L'incontinence urinaire touche près de 5% de la population française et est entourée de nombreux préjugés. Si vous êtes sujet à des fuites urinaires, ces préjugés peuvent vous affecter et engendrer un sentiment de honte. Cet article vise à explorer les causes de cette honte et à proposer des solutions pour mieux vivre avec l'incontinence.
I. Préjugés et réalité de l'incontinence
Un préjugé courant est de penser que l’incontinence touche uniquement les femmes seniors. Or, les femmes plus jeunes peuvent également y être sujettes pour diverses raisons. Par exemple, 50% des femmes enceintes vont être touchées par des fuites urinaires lors de leur grossesse. En effet, le périnée supporte beaucoup de tensions comme le poids du bébé, le placenta et le liquide amniotique qui l’entoure. Ces tensions vont venir affaiblir le périnée. Un périnée affaibli peut provoquer des fuites urinaires car il n’est plus en mesure d’assurer l’un de ses rôles : celui d’assurer l’ouverture et la fermeture de la vessie et du rectum. De plus, l’accouchement peut, lui aussi, blesser le périnée et engendrer des fuites urinaires. Ces fuites peuvent apparaitre directement après la grossesse ou bien plus tard.
Les hommes sont eux aussi sujets aux fuites urinaires. Elles peuvent être dues à des dérèglements physiques.
Il est important de déconstruire ces idées reçues pour mieux comprendre que l'incontinence peut toucher tout le monde, à tout âge, et qu'il n'y a pas de honte à avoir.
II. Hydratation et incontinence : démêler le vrai du faux
On peut penser que boire trop d’eau peut engendrer des envies d’uriner plus fréquentes. Mais en réalité, boire moins d’eau provoque une urine plus concentrée, ce qui sollicite davantage la vessie. Il est donc essentiel de maintenir une bonne hydratation, même en cas d'incontinence.
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III. Solutions et traitements contre l'incontinence
On peut croire que l’incontinence est irrémédiable, mais en réalité, il existe des solutions. Dans un premier temps, il est important de consulter un médecin dès que vous commencez à avoir des fuites urinaires régulières. Ainsi, il pourra diagnostiquer votre type d’incontinence et vous orienter vers un spécialiste. Si vous êtes une femme, vous pouvez également consulter votre gynécologue.L’une des premières solutions recommandée est la rééducation périnéale. En effet, le périnée joue un rôle primordial dans la continence. Une fois celui-ci endommagé, le risque de fuites urinaires est élevé. Si la rééducation périnéale ne suffit pas pour soigner votre incontinence, en fonction de vos fuites, un spécialiste pourra vous orienter vers des traitements plus adaptés. Dans les cas les plus extrêmes, une opération peut être réalisée pour limiter les fuites urinaires.
Pour que votre quotidien soit le moins impacté possible, il existe des équipements innovants. Des marques proposent des protections urinaires efficaces et confortables pour répondre à tous les types d’incontinence. Les protections urinaires féminines pour incontinence légère sont particulièrement discrètes et confortables. Le port de protection et l’urine en contact de la peau peut engendrer des irritations. Pour les limiter, laver votre zone intime à chaque fois que vous changez de protection.
IV. L'incontinence : un symptôme, pas une fatalité
L’incontinence urinaire n’est pas une maladie, mais généralement le symptôme d’un dérèglement physique. Elle peut se déclencher de manière plus ou moins sévère selon les femmes. Elle peut tout à fait être empêchée et contrôlée, notamment grâce à la rééducation périnéale. Pour autant, il ne faut surtout pas hésiter à en parler pour trouver les solutions qui conviennent le mieux.
Il est crucial de comprendre que l'incontinence est souvent un symptôme traitable et qu'il existe de nombreuses options pour améliorer la qualité de vie.
V. Vaincre la honte et retrouver confiance
C’est certainement l’idée reçue qui cause cette réticence à en parler, puisqu’elle déclenche une gêne, si ce n’est même un sentiment de honte. Il faut lever le tabou, l'isolement, le mutisme et la honte de soi. Et le premier pas, c'est de vulgariser le sujet.
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Avec les protections urinaires, vous pouvez choisir une protection adaptée, qui vous offrira confort et discrétion. Vous avez une multitude de choix.
De nombreux témoignages montrent la difficulté d'accepter le port de couches et la honte associée. Une personne se souvient d'une expérience au lycée où une fuite avait été remarquée par ses camarades, engendrant un sentiment de honte. Une autre témoigne de la difficulté de cacher ses protections volumineuses et de la gêne ressentie lors des mictions.
Pourtant, il est possible de surmonter cette honte. Une personne vivant avec l'incontinence depuis de nombreuses années compare le port de couches au port de lunettes, préférant sortir et faire ses besoins dedans plutôt que de rester à la maison. Une autre, incontinente urinaire et fécale depuis 25 ans, affirme n'avoir plus aucune honte et se garnit bien le matin pour être tranquille toute la journée.
Il est essentiel d'accepter son image et de s'accepter avec des fuites urinaires. Pour éviter de basculer dans l’isolement, il est nécessaire d’assumer son image.
VI. Conseils et astuces pour mieux vivre avec l'incontinence
- Astuces vestimentaires : Il faut éviter les joggings ou les pantalons trop serrés. Il est préférable de porter des pantalons un peu amples avec des toiles assez épaisses qui n'épousent pas trop les formes. On peut aussi utiliser des bodies nuits et jours pour éviter à ses couches de descendre de trop, ou des boxers assez fermes. Mettre une longue jaquette peut aussi aider à dissimuler les protections.
- Choisir les bonnes protections : Il existe une large gamme de couches pour adultes, comme les couches-culottes, les changes complets ou les culottes absorbantes. Les couches-culottes conviennent mieux aux personnes mobiles, tandis que les changes complets sont plus adaptés aux personnes alitées ou ayant une forte incontinence. Il est important de choisir une couche avec un niveau d’absorption adapté à la gravité de l'incontinence.
- Hygiène et soins de la peau : Le port de protection et l’urine en contact de la peau peut engendrer des irritations. Pour les limiter, laver votre zone intime à chaque fois que vous changez de protection. Les crèmes au zinc sont également très efficaces pour prévenir les irritations.
- Parler de son incontinence : Il est important d'en parler à ses proches, à son médecin et de rejoindre des communautés en ligne pour se sentir moins seul. En parler, ça apaise, ça fait du bien, on se sent moins seul.
VII. L'incontinence et la maladie d'Alzheimer
La maladie d'Alzheimer peut entraîner une incontinence, aussi bien urinaire que fécale. Si l’incontinence est relativement fréquente chez les personnes âgées, elle l’est d’autant plus chez les patients atteints de démence. L’incontinence n’est pas à proprement parler un symptôme de la maladie d’Alzheimer. Elle est pourtant fréquente chez les personnes âgées atteintes de démence.
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L’incontinence chez les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer s’explique par plusieurs facteurs liés aux conséquences de cette pathologie qui touche le cerveau et les capacités cognitives du patient :
- Difficultés à identifier leurs besoins physiques, en raison d’un dysfonctionnement neuronal.
- Oubli de l’emplacement des toilettes ou difficultés à les distinguer des autres pièces.
- Désorientation, surtout lorsque la personne se trouve dans un lieu qui ne lui est pas familier.
- Perte d’autonomie physique rendant l’accès aux toilettes plus lent.
- Utilisation de certains médicaments qui affaiblissent les sphincters ou à effet diurétique.
- Difficulté à exprimer verbalement son besoin de se soulager à un aidant familial ou professionnel.
Il est important de consulter un médecin pour exclure d'autres causes possibles de l'incontinence et de mettre en place des stratégies pour faciliter l'accès aux toilettes, adapter l'alimentation et communiquer efficacement avec le patient.
VIII. Témoignages et expériences personnelles
De nombreux témoignages soulignent la difficulté de vivre avec l'incontinence et la honte associée. Une jeune femme harcelée à l'école à cause de ses couches a développé des idées suicidaires. Une autre a vu sa relation intime affectée par son incontinence.
Ces témoignages mettent en lumière l'importance de briser le tabou et de parler ouvertement de l'incontinence pour aider les personnes qui en souffrent à se sentir moins seules et à trouver des solutions.
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