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L'homéopathie et l'immunité chez l'enfant : un avis scientifique

L'homéopathie suscite un intérêt grandissant en tant qu'approche pour stimuler l'immunité, en particulier chez les enfants. Cet article vise à explorer le potentiel de l'homéopathie dans le renforcement du système immunitaire infantile, en s'appuyant sur des études et des avis de professionnels de la santé.

L'homéopathie : une médecine de terrain pour les enfants

Mon amie et mon médecin traitant m'ont évoqué l'homéopathie pour stimuler l'immunité. Est-ce possible ? Avez-vous des exemples ? Certaines études tendent effectivement à prouver l'intérêt de l'homéopathie, médecine de terrain, chez les enfants présentant des infections répétées du fait d'une immunité déficiente.

L'homéopathie est souvent considérée comme une médecine de terrain, particulièrement pertinente pour les enfants sujets aux infections récurrentes en raison d'une immunité affaiblie. L'homéopathe adopte une approche globale, cherchant à comprendre le fonctionnement général de l'enfant à travers un interrogatoire approfondi et un examen clinique.

Déterminer la constitution et le terrain de l'enfant

L'homéopathe s'efforcera de déterminer la constitution morphologique de l'enfant (carbonique, phosphorique, fluorique, sulfurique) et son terrain selon une des quatre diathèses reconnues (psore, sycose, luèse, tuberculinisme). La connaissance de la constitution et du terrain de l'enfant permettent de savoir comment l'enfant réagira à une agression. Ainsi, certains montent vite en température, d'autres vomissent aisément, etc.

Cette évaluation permet de cerner la constitution morphologique de l'enfant (carbonique, phosphorique, fluorique, sulfurique) et son terrain, basé sur les quatre diathèses reconnues (psore, sycose, luèse, tuberculinisme). Cette connaissance approfondie du terrain et de la constitution de l'enfant est essentielle pour anticiper sa réaction face à une agression. Par exemple, certains enfants peuvent rapidement développer de la fièvre, tandis que d'autres sont plus susceptibles de vomir.

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Adapter le traitement homéopathique au mode réactionnel de l'enfant

La connaissance du mode réactionnel de l'enfant vis à vis des infections permet de seconder correctement les moyens de défense de l'organisme par l'administration de remèdes homéopathiques ciblés.

En comprenant comment l'enfant réagit aux infections, l'homéopathe peut soutenir efficacement les mécanismes de défense de l'organisme en administrant des remèdes homéopathiques ciblés.

Remèdes homéopathiques spécifiques aux agents infectants

Par ailleurs, dans le cadre d'infections chroniques ou répétées, la connaissance de l'agent infectant permet de donner un remède homéopathique fabriqué à partir de l'agent pathogène. C'est ainsi que l'on peut donner Staphylococcinum chez l'enfant atteint par des staphylocoques. Il s'agit de signaler au corps la présence du microbe, en espérant que l'organisme réponde à cette sollicitation. Ensuite, un traitement homéopathique symptomatique sera utile pour combattre certains effets de l'infection sur le corps. Par exemple, on peut traiter la toux. Ceci peut contribuer à la guérison, car la toux fatigue l'enfant, et diminue d'autant l'énergie qui lui reste pour comnbattre l'infection.

Dans le cas d'infections chroniques ou récurrentes, identifier l'agent infectant permet de prescrire un remède homéopathique préparé à partir de cet agent pathogène. Par exemple, Staphylococcinum peut être administré à un enfant infecté par des staphylocoques. Le but est de signaler la présence du microbe à l'organisme, en espérant une réponse immunitaire. De plus, un traitement homéopathique symptomatique peut être bénéfique pour atténuer certains effets de l'infection, comme la toux. Soulager ces symptômes peut favoriser la guérison, car la toux fatigue l'enfant et réduit l'énergie disponible pour combattre l'infection.

Différentes approches homéopathiques

A coté de cette approche classique parfois appelée pluriciste, d'autres voies homéopathiques sont en cours d'exploration, d'évaluation, obsolètes, voire pour certaines déconseillées, et même interdites. L'unicisme est une technique homéopathique dans laquelle on essaye de trouver un remède homéopathique unique sur base d'un ensemble de symptômes et caractéristiques retrouvés chez le malade. Les unicistes utilisent pour ce faire un répertoire. D'ordinaire, il s'agit du répertoire de Kent. Dans ce répertoire, sont listés de nombreux symptômes. Sous chacun d'eux, apparaissent un certain nombre de remèdes homéopathiques, considérés comme utiles pour traiter le symptôme précité. Il s'agit donc de trouver un remède dénominateur commun à l'ensemble des symptômes retrouvés chez le malade. Cette technique s'appelle la répertorisation. La thérapie séquentielle consiste à tenter de neutraliser les traces de toutes sortes d'évènements (maladies, chocs psychologiques…) qui pertuberaient le fonctionnement de notre système immunitaire entre autre. La neutralisation serait obtenue en donnant des remèdes homéopathiques correspondant à chaque évènement, et ce en partant de l'évènement le plus récent pour aller progressivement vers l'évènement le plus ancien. L'immunothérapie infinitésimale est parfois citée. Il s'agit de donner à dose infime les acteurs de notre immunité: interleukine, interféron… Au stade actuel de nos connaissance, cette technique ne peut être recommandée, ne fusse que parce qu'il y a incertitude sur l'innocuité totale de ses remèdes. Certaines techniques dites de biorésonance sont parfois proposés par des thérapeutes. Nous ne rentrerons pas dans le détail de ces techniques, car trop sujettes à caution pour bon nombre de scientifiques.

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Outre l'approche classique, parfois appelée pluriciste, d'autres voies homéopathiques sont explorées, évaluées, ou considérées comme obsolètes, voire déconseillées, voire interdites.

  • L'unicisme : Cette technique consiste à identifier un remède homéopathique unique en se basant sur l'ensemble des symptômes et caractéristiques du patient. Les praticiens de l'unicisme utilisent des répertoires, comme le répertoire de Kent, qui listent de nombreux symptômes et les remèdes homéopathiques associés. L'objectif est de trouver un remède commun à tous les symptômes présentés par le patient, une démarche appelée répertorisation.

  • La thérapie séquentielle : Cette approche vise à neutraliser les traces d'événements (maladies, chocs psychologiques, etc.) susceptibles de perturber le système immunitaire. La neutralisation se ferait par l'administration de remèdes homéopathiques correspondant à chaque événement, en remontant du plus récent au plus ancien.

  • L'immunothérapie infinitésimale : Cette technique consiste à administrer à doses infimes des acteurs de l'immunité, tels que les interleukines et les interférons. Cependant, en l'état actuel des connaissances, cette technique n'est pas recommandée en raison d'incertitudes quant à l'innocuité de ces remèdes.

  • Les techniques de biorésonance : Certaines techniques de biorésonance sont proposées par des thérapeutes, mais elles sont considérées avec prudence par de nombreux scientifiques.

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L'homéopathie n'est pas la seule option pour renforcer l'immunité

Mais il n'y a pas que l'homéopathie qui puisse influencer le terrain immunitaire de l'enfant. Les oligoéléments sont également souvent cités comme améliorant valablement un terrain déficient. La prise de certaines vitamines ou compléments alimentaires telles que la vitamine C, et l'huile de foie de morue restent encore d'actualité. Et enfin, une bonne hygiène de vie est évidemment la première mesure à adopter pour que l'enfant puisse guérir d'une maladie infectieuse.

L'homéopathie n'est pas la seule voie pour influencer le terrain immunitaire de l'enfant. D'autres approches peuvent également être envisagées :

  • Les oligo-éléments : Ils sont souvent mentionnés pour leur capacité à améliorer un terrain déficient.
  • Les vitamines et compléments alimentaires : La vitamine C et l'huile de foie de morue restent des options pertinentes.
  • Une bonne hygiène de vie : C'est la première mesure à adopter pour favoriser la guérison d'une maladie infectieuse.

Micronutrition, phytothérapie et gemmothérapie : des alliés pour l'immunité

La micronutrition est l’analyse des vitamines, oligo-éléments, minéraux et acides gras essentiels qui composent notre assiette, et la façon dont notre organisme les utilise. Comme vu dans l’article consacré à l’alimentation, beaucoup de micronutriments indispensables à une bonne immunité se retrouvent dans une alimentation adaptée et diversifiée (Vitamines du Groupe B, Vitamine C, Vitamine A, Soufre, Omega 3). On parle ici de la Vitamine D3 (Cholécalciférol), qui est naturellement produite par notre peau lors d’une exposition au soleil. Selon les recommandations de la Société Française de Pédiatrie, la supplémentation en Vitamine D doit se faire chez tous les enfants, de 0 à 18 ans. Les méga doses favorisent l’observance, toutefois, les supplémentations quotidiennes (800 UI/j) sont préférables car mieux assimilées. Elles évitent également les risques de surdosage, qui se manifestent chez les enfants par une hypercalcémie (taux excessif de calcium dans le sang) pouvant avoir des conséquences graves, telles qu’une atteinte rénale (dépôt de calcium dans le rein), alertent l’ANSES et l’ANSM. Privilégier les formes naturelles est important : soit animale (extrait de lanoline) soit végétale (extrait de lichen). Le terme d’oligoélément représente un élément présent en très petite quantité. Alors qu’une complémentation en vitamines ou minéraux viendra compenser une carence avérée, la prise d’infimes quantités de minéraux sous forme ionisée va permettre de relancer ou d’optimiser les différentes réactions chimiques métaboliques du corps car ils font naturellement partie de sa composition. L’oligothérapie a un mode d’action qui s’insère complètement au mode de fonctionnement du corps sans provoquer aucune réaction ni déchet (contrairement aux médicaments, aux plantes ou aux compléments alimentaires). Le complexe Cu-Au-Ag sera enfin utilisé comme modificateur de terrain. par la phytothérapie (et la gemmothérapie) qui s’utilise sous forme de tisane, de gélules, de gouttes, etc. Dans la plupart des dossiers que l’EMA (European Medicine Agency) consacre aux plantes médicinales, elle en contre-indique l’usage chez les enfants de moins de douze ans. Il faut donc rester prudents, et favoriser les usages externes (baumes). Chez l’enfant, on préférera en prévention les Hydrolats aux huiles essentielles, pour leur absence de toxicité et leur très bonne tolérance. Ils contiennent un certain nombre de molécules solubles de la plante et une très petite quantité d’huile essentielle (en moyenne 3%). Pour les huiles essentielles, je vous invite à consulter l’article suivant qui les reprend en détail. La gemmothérapie, c’est la phytothérapie du bourgeon des plantes. Le bourgeon contient de nombreux principes actifs tels que les phytohormones, vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes, sève brute, polyphénols, huiles essentielles, mais également le concentré d’information de la plante en devenir. Elle possède un potentiel énorme puisque ses produits sont sans effets secondaires et sont très simples d’utilisation. Quelques gouttes de macérat suffisent. Pour les enfants, on donnera une goutte par année d’âge. L’objectif est de préparer le terrain de l’enfant sensible aux infections ORL, une cure en gemmothérapie de 3 semaines, plusieurs fois dans l’hiver, est donc nécessaire pour en ressentir les bienfaits à moyen terme. Certains laboratoires associent dans leurs formules plantes et micronutriments, qui agissent en synergie sur le système immunitaire des enfants. Les galéniques sont généralement adaptées et les goûts agréables.

  • Micronutrition : La micronutrition examine les vitamines, oligo-éléments, minéraux et acides gras essentiels présents dans notre alimentation, et la manière dont notre organisme les utilise. Une alimentation adaptée et diversifiée fournit de nombreux micronutriments indispensables à une bonne immunité, tels que les vitamines du groupe B, la vitamine C, la vitamine A, le soufre et les oméga-3. La vitamine D3 (cholécalciférol), produite naturellement par la peau lors de l'exposition au soleil, est également essentielle. La Société Française de Pédiatrie recommande une supplémentation en vitamine D pour tous les enfants de 0 à 18 ans. Il est préférable d'opter pour des supplémentations quotidiennes (800 UI/j) car elles sont mieux assimilées et évitent les risques de surdosage, qui peuvent entraîner une hypercalcémie et des complications rénales. Il est important de privilégier les formes naturelles de vitamine D, d'origine animale (extrait de lanoline) ou végétale (extrait de lichen). Les oligoéléments, présents en très petite quantité, permettent de relancer ou d'optimiser les réactions chimiques métaboliques du corps. L'oligothérapie, qui utilise des quantités infimes de minéraux sous forme ionisée, s'intègre au fonctionnement du corps sans provoquer de réactions indésirables.

  • Phytothérapie et gemmothérapie : La phytothérapie utilise des plantes médicinales sous forme de tisanes, gélules, gouttes, etc. Cependant, l'EMA contre-indique généralement l'usage des plantes médicinales chez les enfants de moins de douze ans. Il est donc préférable de privilégier les usages externes (baumes) ou les hydrolats, qui sont moins toxiques et mieux tolérés. La gemmothérapie, quant à elle, utilise les bourgeons des plantes, qui contiennent de nombreux principes actifs tels que les phytohormones, vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes, sève brute, polyphénols et huiles essentielles. La gemmothérapie est simple d'utilisation et ne présente généralement pas d'effets secondaires. Pour les enfants, on donne une goutte de macérat par année d'âge. Une cure de gemmothérapie de 3 semaines, répétée plusieurs fois pendant l'hiver, peut aider à préparer le terrain de l'enfant sensible aux infections ORL. Certains laboratoires combinent plantes et micronutriments dans leurs formules, pour une action synergique sur le système immunitaire des enfants.

Efficacité de l'homéopathie : que disent les études ?

Un essai randomisé et contrôlé paru dans le British Medical Journal montre qu'une préparation homéopathique pour le traitement des rhinites allergiques perannuelles est plus efficace que le placebo. Le Dr D. Le groupe homéopathie a présenté une amélioration plus marquée du flux inspiratoire nasal par rapport au groupe placebo (la différence moyenne était de 19,8 l/min; IC 95 % =10,4-29,1). Les chercheurs ont également noté une amélioration des symptômes dans les deux groupes, sans différence réellement significative. Ces résultats ont été combinés à ceux d'une série de 3 études précédentes. Globalement, l'homéopathie était associée à une réduction de 28 % de la sévérité des symptômes (selon l'échelle employée) alors que cette réduction n'était que de 3 % pour le placebo. Selon Reilly et al, ces résultats tendent à confirmer que les effets de l'homéopathie diffèrent de ceux d'un placebo : "Pour le moment, nous concluons que cette étude n'a pas confirmé notre hypothèse de départ, à savoir que l'homéopathie est un placebo", écrivent les auteurs. Dans un commentaire de cet article, Tim Lancaster (Institute of Health Science, Oxford) tient à souligner que les résultats obtenus par Reilly et al. ne semblent pas provenir d'un biais méthodologique. Il ajoute que de nombreuses inconnues persistent sur "la validité biologique" de l'homéopathie. Le recours à des dilutions limites, où le principe actif est théoriquement absent, et la méconnaissance du mécanisme d'action font partie des principales réserves émises par T. Lancaster.

Un essai clinique randomisé et contrôlé, publié dans le British Medical Journal, a montré qu'une préparation homéopathique est plus efficace qu'un placebo pour traiter la rhinite allergique perannuelle. L'étude a révélé une amélioration plus marquée du flux inspiratoire nasal dans le groupe homéopathie par rapport au groupe placebo. Bien que les symptômes se soient améliorés dans les deux groupes, la différence n'était pas significative. En combinant ces résultats avec ceux de trois études précédentes, il a été observé que l'homéopathie était associée à une réduction de 28 % de la sévérité des symptômes, contre seulement 3 % pour le placebo. Les auteurs de l'étude, Reilly et al., ont conclu que ces résultats suggèrent que les effets de l'homéopathie diffèrent de ceux d'un placebo. Tim Lancaster, de l'Institute of Health Science d'Oxford, a souligné que les résultats de Reilly et al. ne semblent pas être dus à un biais méthodologique. Cependant, il a également noté que de nombreuses questions subsistent quant à la "validité biologique" de l'homéopathie, notamment en raison de l'utilisation de dilutions limites où le principe actif est théoriquement absent et de la méconnaissance de son mécanisme d'action.

Mélatonine et immunité : attention aux risques

Pourtant la mélatonine n'est pas une substance dénuée d'effets indésirables, notamment chez les enfants et chez les personnes qui prennent d'autres médicaments, en particulier des psychotropes. La mélatonine est une hormone fabriquée par une région du cerveau (épiphyse ou « glande pinéale ») pendant la nuit : sa concentration sanguine est alors multipliée par dix. Contrairement à une information très répandue, sa sécrétion ne s'affaiblit pas systématiquement avec l'âge. En France, la mélatonine est disponible sous la forme de deux médicaments (CIRCADIN dosé à 2 mg par comprimé et SLENYTO dosé à 1 mg par comprimé, tous deux à libération prolongée). SLENYTO est indiqué pour le traitement de l'insomnie chez les enfants et les adolescents de 2 à 18 ans, présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) et/ou un syndrome de Smith-Magenis, lorsque les mesures d'hygiène du sommeil ont été insuffisantes. De plus, un cadre de prescription compassionnel (CPC) - nouvelle appellation des recommandations temporaires d'utilisation (RTU) [3] - existe pour SLENYTO. Cet usage hors AMM s'est particulièrement développé aux États-Unis depuis quelques années et commence à devenir plus courant en France. Il repose sur quelques études [5, 6, 7] montrant un effet positif de la mélatonine sur le délai à l'endormissement et la durée du sommeil chez ces enfants. En juin 2022, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains ont publié un point sur dix ans de cas d'intoxication pédiatrique par la mélatonine (2012-2021, patients de 19 ans ou moins [10]). En dix ans, une multiplication par 5,3 du nombre de ces intoxications a été mise en évidence aux États-Unis (soit 260 435 appels). Sur les 260 435 appels enregistrés pendant la période étudiée, 27 795 ont justifié une consultation médicale, dont 4 097 (15 %) ont abouti à une hospitalisation, en soins intensifs pour 287 cas. Ces hospitalisations ont essentiellement concerné des enfants âgés de 5 ans ou moins. Les symptômes étaient neurologiques (somnolence, convulsions), cardiorespiratoires (dépression respiratoire, syncope) et digestifs (vomissements). En 2018, l'ANSM et l'Anses ont recommandé d'éviter la mélatonine chez les personnes souffrant de maladies inflammatoires ou auto-immunes, d'insuffisance hépatique, les femmes enceintes ou qui allaitent et les enfants ou les adolescents (hors AMM ou CPC). Les mises en garde de l'ANSM et de l'Anses nous amènent à considérer les risques d'interactions médicamenteuses avec les produits contenant de la mélatonine, en particulier lors d'un traitement prolongé. La mélatonine, inducteur du cytochrome CYP3A, peut également agir sur la concentration sanguine d'autres substances actives. Au-delà des interactions médicamenteuses stricto sensu, il existe des risques à associer à la mélatonine des médicaments qui ont des effets similaires. Par exemple, le risque de somnolence et de troubles de la mémoire et de la concentration est augmenté lors d'associations entre la mélatonine et le zolpidem ou le zopiclone. De plus, la disponibilité en vente libre de compléments alimentaires contenant de la mélatonine a créé une fausse image de produit sans danger capable d'améliorer l'endormissement, avec parfois des conséquences dramatiques chez les jeunes enfants automédiqués par leurs parents.

Bien que parfois utilisée pour améliorer le sommeil, la mélatonine n'est pas sans effets indésirables, en particulier chez les enfants et les personnes prenant d'autres médicaments, notamment des psychotropes. La mélatonine est une hormone produite par le cerveau pendant la nuit. En France, elle est disponible sous forme de médicaments (CIRCADIN et SLENYTO), ce dernier étant indiqué pour le traitement de l'insomnie chez les enfants et adolescents atteints de troubles du spectre de l'autisme ou du syndrome de Smith-Magenis, lorsque les mesures d'hygiène du sommeil sont insuffisantes. L'utilisation de la mélatonine hors autorisation de mise sur le marché (AMM) s'est développée, notamment aux États-Unis, en raison d'études suggérant un effet positif sur l'endormissement et la durée du sommeil chez ces enfants. Cependant, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains ont constaté une augmentation significative des cas d'intoxication pédiatrique à la mélatonine aux États-Unis. Ces intoxications, principalement chez les enfants de moins de 5 ans, ont entraîné des consultations médicales, des hospitalisations et des symptômes neurologiques, cardiorespiratoires et digestifs. En 2018, l'ANSM et l'Anses ont recommandé d'éviter la mélatonine chez les personnes souffrant de maladies inflammatoires ou auto-immunes, d'insuffisance hépatique, les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants ou adolescents (hors AMM ou cadre de prescription compassionnel). Il est important de considérer les risques d'interactions médicamenteuses avec la mélatonine, en particulier lors d'un traitement prolongé. La mélatonine peut également interagir avec d'autres médicaments ayant des effets similaires, augmentant par exemple le risque de somnolence et de troubles de la mémoire et de la concentration. La disponibilité en vente libre de compléments alimentaires contenant de la mélatonine a créé une fausse image de produit sans danger, pouvant entraîner des conséquences dramatiques chez les jeunes enfants automédiqués.

Idées reçues sur l'homéopathie

Il paraît que l'homéopathie…L’homéopathie fait encore l’objet de nombreuses idées reçues ; des stéréotypes souvent véhiculés par méconnaissance de sa réalité et de sa place dans la pratique médicale. Parmi ceux-ci : l’homéopathie serait la médecine par les plantes ; l’homéopathie serait seulement utile pour les enfants ; l’homéopathie, ça mettrait du temps pour agir ; l’homéopathie ne serait utilisée que par des médecins spécialistes en homéopathie.

L'homéopathie est souvent entourée d'idées reçues, issues d'une méconnaissance de sa réalité et de sa place dans la pratique médicale. Parmi ces idées fausses, on retrouve :

  • L'homéopathie serait une médecine à base de plantes.
  • L'homéopathie serait uniquement efficace pour les enfants.
  • L'homéopathie agirait lentement.
  • Seuls les médecins spécialistes en homéopathie utiliseraient cette approche.

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