La gynécologie et l’orthogénie englobent les soins et les services relatifs à la santé sexuelle et reproductive des femmes. Au Centre Hospitalier Simone Veil, une prise en charge complète est offerte, allant du suivi gynécologique régulier aux services d’orthogénie pour l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Les équipes sont présentes pour accompagner chaque patiente avec bienveillance, discrétion et expertise.
Qu'est-ce que l'IVG ?
L’IVG, ou Interruption Volontaire de Grossesse, désigne un avortement déclenché pour des raisons non médicales, suite à une décision personnelle dans un cadre légal. Le droit à l’IVG est garanti par la loi. L’entrave à l’IVG constitue un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. En France, une IVG peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 14ème semaine de grossesse (SG), soit 16 semaines d’aménorrhée (SA) ou absence de règles après le 1er jour des dernières règles.
Les Méthodes d'IVG
Le Centre Hospitalier Simone Veil propose des solutions pour l’IVG, dans un cadre sécurisé et respectueux des patientes. Il existe deux méthodes principales d’IVG :
- IVG médicamenteuse : Elle peut être réalisée jusqu’à la fin de la 7ème semaine de grossesse (9 semaines d'aménorrhée). Elle consiste en la prise de deux médicaments à quelques heures d’intervalle pour provoquer l’expulsion de l’embryon. 76 % des IVG réalisées sont des IVG médicamenteuses.
- IVG à domicile : Jusqu’à 7 semaines de grossesse, soit 9 semaines d’aménorrhée, ce type d’IVG vous donne la possibilité de prendre le deuxième médicament à domicile, si vous êtes majeure, située à moins d’une heure de route de l’hôpital et accompagnée d’un proche.
- IVG chirurgicale (ou instrumentale) : Cette méthode est pratiquée sous anesthésie générale ou locale, et peut être réalisée jusqu’à 14 semaines de grossesse (16 semaines d’aménorrhée). Elle consiste en une aspiration du contenu de l’utérus, précédée d’une dilatation du col. Lorsque la grossesse est plus avancée, il est nécessaire de réaliser une aspiration au bloc opératoire. C’est une procédure très rapide et très simple avec une petite hospitalisation ambulatoire.
Déroulement des Consultations d’Orthogénie
La demande d’IVG se fait en deux temps :
Le premier temps correspond à la consultation d’information. C’est lors de cette consultation que vous formulez votre demande d’avortement au médecin ou à la sage-femme. Il ou elle vous remet un dossier guide et des informations orales : sur les différentes méthodes d’IVG : instrumentale et médicamenteuse ; sur les lieux de réalisation et notamment le choix dont vous disposez ; sur les risques et les effets secondaires possibles. Cette consultation est l’occasion pour vous de poser toutes les questions que vous pouvez avoir. Le médecin ou la sage-femme vous proposera également un entretien psycho-social. Il est obligatoire si vous êtes mineure. À la fin du rendez-vous, le médecin ou la sage-femme vous délivre une attestation de consultation médicale, pour certifier que cette première consultation a bien eu lieu.
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Le deuxième temps correspond à la remise de votre consentement écrit de demande d’avortement au médecin ou à la sage-femme. Lors de ce deuxième temps vous choisissez votre méthode d’IVG, ainsi que son lieu de réalisation. Il s'agit également d'un moment privilégié avec le médecin ou la sage-femme pour décider de la méthode contraceptive à mettre en place après l’IVG, si vous en avez besoin, et pour réaliser ou vous faire prescrire, si tel est votre choix, un dépistage des infections sexuellement transmissibles, dont l’infection par le VIH, ainsi qu’un dépistage du cancer du col de l’utérus.
Il n’existe plus de délai de réflexion minimal entre le premier et le deuxième temps. Ils peuvent avoir lieu au cours d'une seule et même consultation. Vous prenez le temps de réflexion que vous jugez nécessaire pour votre décision, en tenant compte du délai légal pour la réalisation de l’IVG (14 semaines de grossesse).
Première Consultation
C’est une étape essentielle pour s’assurer que la patiente comprend toutes les options qui s’offrent à elle. Une écoute bienveillante est apportée et des conseils sur la contraception et la procédure de l’IVG sont donnés. Une échographie est réalisée pour dater précisément la grossesse. Elle peut être réalisée à l’hôpital ou en cabinet libéral par le médecin traitant, une sage-femme ou un gynécologue. La plupart des médecins ou sage-femmes demandent une échographie de datation avant de réaliser l’IVG pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une grossesse extra utérine (GEU) en vérifiant l’implantation de l’œuf, et pour préciser la datation de la grossesse. Si elle est souvent pratiquée, l’échographie n’est cependant pas obligatoire notamment si les cycles sont réguliers, la date des dernières règles et la date du rapport à risque connues. L’absence d’accès à l’échographie ne doit pas être un frein à la programmation de l’IVG médicamenteuse. Il existe 2 méthodes échographiques : soit la méthode avec la sonde sur le ventre (sus pubienne/abdominale), soit la méthode avec la sonde introduite dans le vagin (endo-vaginale). La vérification échographique par voie sus pubienne/abdominale (la sonde est appliquée sur le ventre) est le plus souvent préconisé. Si l’échographie est réalisée trop tôt, avant 5 SA (semaines d’aménorrhées) c’est-à-dire 3 semaines de grossesse, et avec un résultat de prise de sang de Beta HCG (Hormones de grossesse) inférieur à 1000 unités, on ne voit rien à l’échographie.
Deuxième Consultation
Cette consultation permet à la patiente de confirmer sa demande d’IVG et au professionnel de s’assurer de programmer celle-ci. Remise de la 2ème attestation médicale par votre professionnel.le de santé certifiant que celle-ci a bien eue lieu. Vous avez le choix entre les différentes méthodes d’IVG jusqu’à 7 semaines de grossesse (9 semaines depuis le début des dernières règles) : médicamenteuse (en établissement de santé ou à domicile) et instrumentale. Votre professionnel·le de santé sera là pour vous guider et vous aider à choisir la méthode qui vous convient le mieux. Une fois ce délai dépassé, seule la méthode instrumentale vous sera proposée.
Suivi Post-IVG
Une consultation de suivi est organisée 14 à 21 jours après l’intervention pour s’assurer de l’efficacité de l’IVG, de l’absence de complications et de discuter des options contraceptives. La visite de contrôle chez le médecin ou la sage-femme : rôle et déroulement. Lors de cette visite, votre médecin ou sage-femme : confirme que la grossesse est bien interrompue grâce à un examen médical et/ou une échographie ou un examen sanguin ; vérifie l’absence de complications liées à l’IVG médicamenteuse ; évoque si nécessaire les moyens contraceptifs les plus adaptés à votre situation.
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Informations Pratiques
Documents à Apporter
Carte Vitale, résultats des examens gynécologiques précédents, carnet de santé, carnet de groupe sanguin, pièce d’identité, une carte ou un contrat d’assurance, ainsi que la lettre de liaison (si vous en avez une). Si vous venez pour une IVG chirurgicale par aspiration ou pour un avortement instrumental, vous aurez aussi besoin de quelques vêtements de rechange.
Prise de Rendez-vous
Les consultations peuvent être réservées en ligne ou par téléphone. Lorsque vous souhaitez réaliser une IVG un rendez-vous doit vous être proposé dans les 5 jours suivant votre appel.
Prise en Charge Financière
Oui, l’IVG est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie dans le cadre d’une hospitalisation ou consultation externe, quel que soit l’âge ou la situation de la patiente. L'IVG médicamenteuse est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie pour toutes les personnes assurées sociales, ayant-droits ou bénéficiaires de l'Aide Médicale d'Etat (AME). L’IVG est prise en charge à 100 % dans le cadre d’un tarif forfaitaire avec dispense totale d’avance de frais.
IVG et Mineures
Les femmes mineures peuvent recourir à une interruption volontaire de grossesse, avec ou sans le consentement de leurs parents. Une jeune femme mineure qui souhaite recourir à une IVG sans le consentement de ses parents doit se faire accompagner dans sa démarche par une personne majeure de son choix (membre de la famille, ami…). Un entretien préalable avec une conseillère conjugale et familiale sera nécessaire avant la programmation de l’IVG. Une autorisation parentale n’est pas obligatoire pour une IVG. Vous devez être accompagnée par un adulte de votre choix. Vous devez assister à une consultation psychosociale pour procéder à l’IVG.
Déroulement Détaillé de l'IVG Médicamenteuse
L’IVG médicamenteuse est une méthode d’avortement qui peut se pratiquer jusqu’à la fin de la 7ème semaine de grossesse, soit 9 semaines après le début des dernières règles.Elle consiste à prendre deux comprimés prescrits par votre médecin ou sage-femme. Cette méthode est possible jusqu’à 7 semaines de grossesse. Elle est possible jusqu’à 9 SA si vous le souhaitez. Elle est possible jusqu’à 9 SA également.
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Les Étapes à Respecter
Deux prises de médicaments sont nécessaires pour interrompre la grossesse.
1er médicament : Mifépristone. Cette première molécule bloque l'action de l'hormone nécessaire au maintient de la grossesse. Le 1er médicament est remis lors de la 2ème consultation par le/la professionnel·le de santé. Cette première molécule bloque l'action de l'hormone nécessaire au maintient de la grossesse. Le 1er médicament est remis lors de la 2ème consultation par le/la professionnel·le de santé. Le premier comprimé : rôle et effets. La prise du premier comprimé : bloque l’action de l’hormone (la progestérone) et arrête la grossesse ; favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin ; provoque des saignements plus ou moins importants. Bon à savoir : Les saignements ne sont pas le signe que la grossesse est arrêtée. Il est donc indispensable de prendre le 2e médicament.
2ème médicament : Misoprosol. Symptômes ressentis : Des douleurs pelviennes (type règles) sont ressenties et accompagnées de saignements. Après la prise de Misoprostol, apparition de contractions utérines qui ont pour rôle d’évacuer la grossesse. Cela peut être inconfortable à douloureux, c’est pour cela que je vous prescrirai des antidouleurs adaptés. Ces contractions sont accompagnées de saignements qui peuvent ressembler à des règles abondantes. Ils durent une quinzaine de jours en moyenne. des troubles digestifs (vomissements, diarrhée). Le second comprimé : rôle et effets. La prise du second comprimé : augmente les contractions ; déclenche l’expulsion de l’œuf ; provoque des contractions utérines plus ou moins douloureuses qui ressemblent à celles des règles ou plus intenses. Ces douleurs sont atténuées par un antalgique ; peut occasionner certains effets secondaires : nausées, vomissements, diarrhées ; entraîne des saignements, quelques heures après ou plus tardivement. Ces saignements durent généralement une dizaine de jours, ils s’arrêtent d’eux-mêmes. Ils sont très importants le jour de la prise du comprimé mais diminuent ensuite. Bon à savoir: l’expulsion de l’œuf se fait dans les 4 heures suivant la prise du deuxième comprimé dans 60 % des cas. Dans 40 % des cas, l'expulsion a lieu dans les 24 à 72 heures.
La prise du second médicament a lieu dans un délai de 24 à 48 heures après la prise du premier médicament. Ce médicament est pris soit à domicile, soit à l’occasion d’une consultation, soit au cours d’une courte hospitalisation. Il augmente les contractions et provoque l’IVG. Les contractions utérines provoquent des douleurs qui ressemblent à celles des règles, parfois plus fortes (douleurs pelviennes), mais qui peuvent être réduites grâce à la prescription d’anti-douleurs. Les saignements souvent assez abondants qui accompagnent l’interruption de la grossesse arrivent parfois très vite après la prise du misoprostol, parfois plus tard. Bon à savoir : Si votre groupe sanguin est rhésus négatif, vous recevrez une injection de gamma-globulines anti-D au plus tard dans les 72 h suivant le début du saignement pour éviter toute lors d’une prochaine grossesse.
Consultation de Contrôle
Il est recommandé, mais pas obligatoire, de réaliser une consultation de contrôle 3 semaines après l’IVG. Nous pourrons discuté du déroulé de l’IVG à votre domicile et suivre l’efficacité de la méthode médicamenteuse en réalisant une prise de sang qui est la seule preuve d’une réussite à 100%. A cette occasion nous pourrons rediscuter de votre méthode de contraception et de votre moral si vous le souhaitez.
Déroulement Détaillé de l'IVG Chirurgicale (Instrumentale)
L’IVG chirurgicale que l’on appelle aussi IVG instrumentale peut être pratiquée au début d’une grossesse et jusqu’à la fin de la 14ème semaine de grossesse, soit 16 semaines après le début des dernières règles (Semaines Aménorrhées). L’IVG chirurgicale consiste en la dilatation du col de l’utérus et l’évacuation du contenu utérin par aspiration. Elle est possible jusqu’à 16 SA. La grossesse avançant, il est nécessaire de réaliser une aspiration au bloc opératoire. C’est une procédure très rapide et très simple avec une petite hospitalisation ambulatoire.
Préparation à l'Intervention
Chez vous: Si vous venez pour une IVG chirurgicale par aspiration ou pour un avortement instrumental, assurez-vous d'être à jeun. Assurez-vous d’avoir une bonne hygiène corporelle. Prenez une douche avant de vous rendre à la clinique. Si vous venez pour une IVG chirurgicale ou pour un avortement instrumental, et si vous des piercings sur la langue ou sur les parties génitales, retirez-les chez vous rendre. Si vous avez de faux ongles, enlevez-en au moins un. Vous ne devez pas consommer de drogues durant les 24 heures qui précèdent l’avortement. Assurez-vous d’avoir sur vous tout ce dont vous aurez besoin pour l’intervention. Faites en sorte d’arriver à l’heure ! Si vous avez du retard, veuillez immédiatement en informer la clinique. En fonction de la raison de votre retard et du type de rendez-vous, nous déciderons de maintenir ce dernier ou de convenir d’une nouvelle date.
L’accueil: Présentez-vous à l’accueil dès votre arrivée à la clinique. Vous donnerez à l’hôtesse votre pièce d’identité et les documents demandés. Elle vous remettra un questionnaire (médical) auquel vous répondrez en salle d’attente. Une fois terminé, vous retournerez à l’accueil pour l’y déposer. À cette occasion, vous pourrez récupérer votre pièce d’identité et vos éventuels autres documents personnels.
L’entretien avec le médecin: Le médecin demandera d'abord à vous parler en privé. Il veut ainsi s'assurer que c’est bien vous qui avez pris la décision d’avorter. Si vous le souhaitez, la personne qui vous accompagne pourra ensuite assister à l'examen préalable et à l'échographie. Si vous ne vous exprimez pas bien (ou pas du tout) en néerlandais, en anglais, en français ou en allemand, le médecin utilisera un service téléphonique pour traduire la conversation dans votre propre langue. Le médecin procédera à un examen préalable et déterminera exactement, au moyen d’une échographie, depuis combien de temps vous êtes enceinte. Selon le stade de la grossesse, l’échographie sera réalisée soit par le déplacement d’une sonde sur votre ventre, soit par voie vaginale. Si vous souhaitez voir l’échographie ou en garder une copie, c’est tout à fait possible. Il suffit de le demander au médecin. Si l’échographie ne laisse pas encore apparaître (clairement) que vous êtes enceinte, nous vous donnons, en général, un nouveau rendez-vous.
L’entretien avec l’infirmière: Après vous être entretenu avec le médecin, vous retournerez en salle d’attente. Si vous devez régler vous-même votre IVG ou si vous voulez vous faire poser un contraceptif à la suite de l’intervention, veuillez en informer l'accueil. Une hôtesse vous expliquera comment procéder. Une infirmière viendra vous chercher pour un deuxième entretien et pour vous préparer à l’intervention. Vous pourrez lui demander des explications supplémentaires. Vous pourrez également vous entretenir avec elle de votre choix en matière de contraception. Si vous n’êtes toujours pas sûre de votre décision, n’hésitez pas à lui en parler. Si vous avez besoin de plus de temps pour vous décider ou si vous avez trop de doutes, ce n’est pas gênant. Vous pouvez tout à fait prendre un nouveau rendez-vous ou annuler définitivement l’avortement.
Le prélèvement sanguin: Si vous êtes enceinte de plus de sept semaines, nous aurons besoin de connaître votre groupe sanguin et votre facteur rhésus. C'est la raison pour laquelle L'infirmière procédera à un prélèvement sanguin. Il est important de connaître le facteur rhésus avant de pratiquer une IVG. Nous devons savoir s’il est positif ou négatif. En cas de rhésus négatif, et selon le stade de la grossesse, nous vous injecterons des anticorps immédiatement après l’intervention. Si vous êtes enceinte de plus de 18 semaines, l’infirmière déterminera également votre taux de fer dans le sang (Hb). S’il est trop faible (cela n’arrive que dans de rares cas), le médecin décidera de reporter l’intervention à une date ultérieure.
L'Intervention
Quand votre tour sera arrivé, vous irez en salle d’intervention. Vous vous installerez dans un fauteuil gynécologique. L’intervention sera réalisée par un médecin orthogéniste (spécialiste en IVG). Il est assisté d’au moins un membre infirmier. Si vous avez opté pour une sédation (profonde), un somnifère à courte durée d’action vous sera administré par une perfusion posée sur votre bras. Vous vous endormirez en l’espace de 30 secondes. Vous dormirez tout le temps de l’intervention. La sédation profonde n’est donc pas une anesthésie générale. Si vous avez opté pour une anesthésie locale, le médecin procèdera par de petites injections dans le col de l’utérus. Vous ne sentirez quasiment rien. Les IVG sur les patientes enceintes de plus de 13 semaines sont généralement réalisées sous sédation profonde.
La durée de l’intervention est de 5 à 25 minutes ; elle varie en fonction du stade de la grossesse. Vous vous réveillerez presque immédiatement après l’intervention. L’infirmière vous reconduira en salle de repos.
Après l'Intervention
Vous resterez en salle de repos pendant encore une heure au moins. Pendant ce temps, nous vous donnerons des antibiotiques pour prévenir les infections. La durée de votre hospitalisation dépend du stade de votre grossesse, de votre état de santé et de votre réaction aux médicaments. Vous ne pourrez sortir qu’après avoir été revue par le médecin ou un membre infirmier. Si vous avez été mise sous sédation (profonde), vous n’êtes pas autorisée à prendre la route durant les 24 heures qui suivent votre sortie (vous ne devez pas faire de vélo, ni conduire une voiture, un scooter ou un deux-roues motorisé). Les effets du somnifère perdurent en effet pendant 24 heures, ce qui vous rend moins vigilant.
Suites Opératoires
Il est tout à fait normal de ressentir de la fatigue. Des douleurs pelviennes modérées et des saignements (types règles) peuvent durer quelques jours. Un soutien psychologique est toujours possible tout au long de la procédure et après.
Complications Possibles
Effets Secondaires Courants
Les effets secondaires peuvent inclure des saignements, des crampes similaires à des règles, et parfois des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhée). Ces effets peuvent durer quelques jours, et un suivi médical est assuré pour éviter les complications.
Complications Rares
Les complications sont très rares. Il peut s’agir d’une infection ou d’une hémorragie, pour lesquelles le/la professionnelle de santé vous aura expliqué les signes devant vous faire consulter en urgence : fièvre (température supérieure à 38°C), importantes pertes de sang, fortes douleurs abdominales, malaise. Un ou plusieurs de ces signes doit vous amener à consulter rapidement un professionnel de santé ou un service d’urgence gynécologique.
Dans de rares cas, la survenue d’une hémorragie est possible. La perforation de l’utérus lors d’une aspiration instrumentale est quant à elle un événement exceptionnel.
Les complications à distance d’une IVG sont rares. Cependant, dans les jours suivant l’intervention, si vous présentez de la fièvre (température supérieure à 38 °C), d’importantes pertes de sang, de fortes douleurs abdominales et/ou un malaise, vous devez rapidement contacter l’établissement où a eu lieu votre IVG ou à défaut le service d’urgences gynécologiques le plus proche de chez vous, car cela peut être un signe de complication.
Efficacité des Méthodes
L’IVG médicamenteuse est efficace à 95%, c’est-à-dire que dans 5% des cas, il est nécessaire de pratiquer une IVG instrumentale ou un autre geste chirurgical en complément. L’IVG instrumentale est quant à elle efficace à 99,7%. Il est tout à fait exceptionnel de devoir refaire la procédure.
Contraception Post-IVG
La reprise de la fertilité après une IVG est immédiate. Il est donc recommandé si nécessaire d'utiliser une contraception. Vous pouvez en discuter au cours de la procédure avec votre médecin ou sage-femme pour choisir celle qui vous conviendra le mieux. Nos spécialistes vous guident pour trouver la méthode contraceptive la mieux adaptée, avec des dispositifs posés immédiatement après une IVG si la patiente le souhaite.
Consultation Psycho-Sociale
La consultation psycho-sociale est systématiquement proposée et obligatoirement réalisée pour les femmes mineures. Elle se déroule entre les deux temps préalables à l’IVG. Si vous êtes majeure et n’avez pas souhaité le réaliser à cette étape de la procédure vous avez la possibilité de le réaliser par la suite à n’importe quelle étape de la procédure d’IVG. Au cours de cette consultation, il vous sera proposé un accompagnement social et psychologique. Vous pouvez demander un rendez-vous en présentiel, ou à distance (si cela vous est proposé) pour cette consultation. Elle a lieu avec un professionnel qualifié, au choix : dans un centre de santé sexuelle (anciennement centre de planification ou d’éducation familiale), dans un Espace vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), dans un service social ou autre organisme agréé.
Questions Fréquentes
Est-ce que l’IVG est douloureuse ? Les contractions de l’utérus liées à l’IVG peuvent être douloureuses, notamment en cas d’IVG médicamenteuse. C’est pour cette raison que le médecin ou la sage-femme vous prescrira systématiquement des anti-douleurs pour vous soulager.
Est-il dangereux d’avorter ? Qu’il s’agisse d’une IVG instrumentale ou médicamenteuse, il existe un risque de complications mais ce risque n’est pas supérieur à celui d’un avortement spontané (fausse couche) ou d‘une grossesse menée à terme. Mis à part les risques de lésions au niveau du col de l’utérus ou des parois de l’utérus qui sont spécifiques à la méthode instrumentale, les complications qui peuvent survenir en lien avec l’IVG sont les mêmes quelle que soit la technique employée. Il s’agit principalement des hémorragies et des infections de l’utérus. Ces deux dernières peuvent également survenir lors d’une évacuation incomplète de la grossesse. Toutefois, comme l’indique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lorsqu’il est pratiqué dans des conditions sécurisées (personnel formé, matériel stérile, établissement équipé, etc.) comme c’est le cas en France, l’avortement est une intervention sans risque. En effet, un avortement réalisé dans de bonnes conditions quelle que soit la méthode permet de réduire très fortement les risques de complications et de les prendre en charge rapidement et efficacement si elles surviennent.
Qu’est-ce que l’injection d’immunoglobulines anti-D ? Uniquement dans le cas où votre groupe sanguin est négatif (on parle de rhésus négatif), le médecin ou la sage-femme vous proposera de réaliser une injection d’immunoglobulines anti-D pour éviter d’éventuelles complications lors d’une future grossesse désirée. Même si cela est rare surtout dans le cas d’une grossesse avant 14 semaines, le sang de l’embryon peut entrer en contact avec le vôtre notamment lorsqu’il y a des contractions ou des pertes de sang. Dans le cas où le sang de l'embryon est de groupe sanguin positif (rhésus positif), votre corps va, à l’occasion de ce contact, fabriquer des anticorps pour éliminer ces cellules sanguines inconnues. Si lors d’une grossesse future et désirée un contact sanguin se produit, ces anticorps pourraient détruire les globules rouges du fœtus ou du nouveau-né si son groupe sanguin est de rhésus positif. Cela peut provoquer des anémies importantes nécessitant de réaliser des transfusions sanguines chez le nouveau-né. Cette complication peut concerner toutes les femmes enceintes de rhésus négatif quelle que soit l’issue de la grossesse (IVG, fausse couche, grossesse menée à terme). Afin de l’éviter on pratique une injection d’immunoglobulines anti-D qui vont venir détruire les anticorps fabriqués pour lutter contre les cellules rhésus positif et prévenir toute complication lors d’une prochaine grossesse. Elle doit être renouvelée à chaque nouvelle grossesse, désirée ou non.
Qu’est-ce que les β-hCG ? Les β-HCG correspondent à l’hormone produite par l’embryon en cas de grossesse. C’est la détection de cette hormone dans l’urine ou le sang qui permet de savoir si vous êtes enceinte. Le test urinaire : Il peut être réalisé dès la date présumée des règles. Disponible en pharmacie, en grande surface ou en ligne, il détecte dans l’urine la présence de l’hormone β-HCG, produite par l’embryon en cas de grossesse. Pour une fiabilité optimale, il est conseillé de le faire avec les premières urines du matin, plus concentrées en hormones. Le test sanguin : Il peut être effectué à partir de 14 jours après un rapport sexuel pouvant avoir conduit à une grossesse. Réalisé en laboratoire, il consiste en une prise de sang permettant de mesurer précisément le taux de β-HCG et de dater la grossesse. Il peut être fait à tout moment de la journée, avec ou sans ordonnance (remboursé uniquement sur prescription médicale). À noter : Un test réalisé trop tôt peut être faussement négatif, car l’hormone β-HCG n’est détectable qu’environ 10 jours après la fécondation.
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