Introduction
L'histoire se raconte de multiples façons, à travers les écrits, les objets, mais aussi à travers l'art pariétal et les vestiges environnementaux. Cet article explore les gravures rupestres du Sahara, témoins d'une époque révolue, ainsi que d'autres traces du passé, comme les fosses-pièges et les références à l'ours dans le Jura, offrant un aperçu de la vie et des préoccupations des populations qui ont façonné ces régions.
Les gravures rupestres du Sahara : Un livre ouvert sur le passé
Répartition géographique et caractéristiques
Les gravures rupestres sont un témoignage précieux des civilisations passées. En Afrique du Nord, ces gravures sont abondantes dans l’Atlas et les plateaux et massifs touareg. Les gravures de Zenaga se distinguent par un trait creusé, profond et régulier, avec une patine aussi foncée que la roche environnante, ce qui témoigne de leur ancienneté. En revanche, les gravures touarègues n’ont pas de trait creux. L'artiste primitif décapait la patine par larges plaques, parfois sur toute l’étendue de son dessin. Le degré de visibilité de ces gravures dépend de cette différence de teinte.
Datation et interprétation
Il serait fort intéressant de déterminer l’âge de ces dessins, mais on ne peut pas le faire avec la même précision qu’en Europe, où une figure de renne ou de mammouth détermine une ancienneté connue. Il n’y a pas en Afrique du Nord, d'animal dont la disparition puisse donner une garantie analogue. L'expérience permet de reconnaître les endroits propices à la découverte de ces dessins, souvent situés à proximité de points d’eau et de pâturages indispensables pour le séjour du nomade.
Les animaux les plus représentés sont des bœufs, des antilopes, des girafes, des autruches, des gazelles, des mouflons, des méhara, des ânes et des chevaux. Une seule gravure rupestre d’éléphant a été signalée en pays touareg, à Tesnou.
Implications sur l'environnement passé
L’examen des animaux représentés ne permet pas de conclure à des modifications capitales dans la faune. Seuls l’éléphant, la girafe et l’autruche ont disparu, cette dernière tout récemment. L’époque de la disparition de la girafe est plus ancienne, mais imprécise. Mouflons, antilopes, gazelles animent encore les paysages solitaires du Hoggar. On peut tout au plus supposer un léger dessèchement, car si elles ne sont pas à leur place dans le désert vrai, leur habitat normal est la steppe.
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Le bœuf dans le Sahara : Un paradoxe apparent
À première vue, bœuf et Sahara paraissent deux choses opposées. Pourtant, les Touareg du Hoggar emploient quelques bœufs à bosse, au tirage de l’eau des puits, pour l’irrigation des jardins. Le zébu n’est pas un animal à proprement dire Saharien, mais avec quelques précautions il y vit fort bien. Les zébus des ar’rems du Hoggar sont laissés en liberté dans les pâturages et ils s’y débrouillent fort bien tout seuls. Ils sont importés de l’Àdrar des Iforass. Tous les ans, en hiver, les Touareg de ce pays en amènent au Hoggar, pour les vendre, et cela en traversant le Tanez-rouft qui est « une quintessence de Sahara ». En 1924, un troupeau a été conduit depuis l’Adrar jusqu’à El Goléa, soit pratiquement d’un bord à l’autre du Sahara.
Il n’est pas absurde de supposer que si pour quelque raison, le chameau venait à disparaitre, les Touareg le remplaceraient par le zébu et l’âne. Le chameau n’est pas l’animal de bât nécessaire et indispensable au Sahara, il est seulement le plus pratique. D’autre part, il semble prouvé que l'introduction du chameau en Afrique du Nord n’aurait eu lieu qu’à l’époque romaine. Il est logique de penser que les habitants du Sahara, avant d’employer le chameau, utilisaient les bœufs porteurs, comme le font encore les Touareg du Niger ; cela nous expliquerait d’une façon très rationnelle les nombreuses gravures rupestres de bœufs bâtés ou non qu’ils ont tracées.
Technique et signification
Les gravures sahariennes ont été exécutées avec une pointe de silex. L’idée que ces gravures peuvent avoir une signification religieuse se présente immédiatement à l'esprit pour les expliquer. Ces gens vivaient de chasse. À l’heure actuelle, et depuis fort longtemps, les Touareg ne gravent plus. Quelle a été la cause de la décadence et de l’abandon de cet art primitif?
Exemples de stations et de gravures
- Station d’In Tadeini : Bœufs, dont un bœuf bâté.
- Station d’In Azaoua : Antilopes, chevaux, bœufs ou buffles.
- Station d’Iris n’Ouaran : Groupe de girafes.
- Station d’Aoulilaman : Homme, chameaux.
- Station de Timissao : Peinture à l’ocre (cheval ?) dans un abri sous roche.
Autres vestiges du passé : Le Jura et ses mémoires
Les fosses-pièges : Une pratique ancestrale
Les fosses-pièges, utilisées généralement en forêt, étaient des dispositifs destinés à capturer des animaux. C'était à l'origine, une fosse-piège. L'ouverture mesurait 2 m de circonférence. Elles étaient constituées de parois verticales recouvertes de légères branches de noisetier et de mousse. Un appât était fixé à proximité.
L'ours dans le Jura : Mythes et réalités
L'ours a laissé des traces dans la toponymie du Jura, avec des noms de lieux faisant référence à cet animal. Des ossements d'ours ont été retrouvés dans des grottes, témoignant de sa présence passée dans la région. La cohabitation territoriale entre l'homme et l'ours fut toujours difficile.
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Catastrophes naturelles : La mémoire des éléments
La mémoire collective conserve le souvenir de catastrophes naturelles, comme la tornade de 1995 qui a dévasté le territoire Jurassien. Larrivoire et des hameaux de Longchaumois ont été sinistrés à 100 %. Saint-Claude a particulièrement souffert, avec des volets démantelés et des cheminées éclatées.
La cuisine Jurassienne d'antan
La cuisine Jurassienne d'antan, quotidienne de la plupart de nos ancêtres, mettait en valeur les produits locaux. L'art des gaudes est difficile. Pour accompagner tous ces mets, on utilisait du vin de mûres.
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