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Le rôle et les responsabilités du gynécologue-obstétricien

Le gynécologue-obstétricien est un médecin spécialiste des soins de santé féminins. Il s’occupe des femmes de tous les âges, des premières règles à la ménopause, tout au long de leur vie. Aux côtés des femmes dans les moments de joie ou d'inquiétude, le gynécologue obstétricien est un professionnel passionné. Faire entendre à une future maman les battements du cœur de son futur enfant, aider des jumeaux à venir au monde, dépister un cancer des ovaires à temps pour pouvoir le traiter : ces moments forts font rêver plus d'un.

Distinction entre gynécologie médicale et obstétrique

Longtemps, la France a fait figure d’exception en reconnaissant deux spécialités distinctes : la gynécologie médicale et la gynécologie-obstétrique. Si ces deux spécialités partagent un champ commun, leurs approches, leurs missions et leurs formations diffèrent sensiblement. Il est essentiel de comprendre la différence entre gynécologue et obstétricien pour orienter sa carrière médicale.

Le gynécologue médical se consacre principalement à la prévention, au diagnostic et au traitement des pathologies de l’appareil génital féminin, en dehors du contexte de la grossesse. Le rôle principal du gynécologue médical est avant tout préventif.

La gynécologie obstétrique concerne la surveillance de la grossesse et de l'accouchement. Un obstétricien s'occupe de la femme mais aussi de l'enfant qu'elle porte, secondé par une sage-femme ou/et une infirmière. À l’inverse, les maternités, notamment de niveau 1 et 2, recherchent activement des gynécologues-obstétriciens.

Formation et études

Le métier de gynécologue obstétricien est accessible après l'obtention de deux diplômes de haut niveau : le DE (diplôme d'état) de docteur en médecine, commun à tous les médecins français, et le DES (diplôme d'études spécialisées) de gynécologie-obstétrique, qui valide les compétences du jeune professionnel dans la spécialité qu'il a choisie. Il faut effectuer 12 années de formation médicale à l'université avant de pouvoir exercer le métier de gynécologue-obstétricien. L'entrée dans ce difficile parcours a lieu juste après le bac.

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L'étudiant peut alors faire son choix entre une LAS (licence avec option « accès santé ») et un PASS (parcours spécifique « accès santé »). Ces parcours sont disponibles à la faculté de médecine de Clermont-Ferrand. S'il réussit la sélection réalisée à la fin de la première année d'études, il entame le premier cycle des études de médecine, qui permet d'acquérir les bases nécessaires au métier de médecin. Le deuxième cycle, plus pratique, correspond aux années d'externat et le troisième, à l'internat.

Le deuxième cycle des études médicales en France, appelé Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Médicales (DFASM), s’étend sur trois ans, de la quatrième à la sixième année. À l’issue de ce cycle, les étudiants passent les Épreuves Classantes Nationales (ECN), qui déterminent leur rang de classement. Ce classement est crucial, car il conditionne le choix de la spécialité (Diplôme d’Études Spécialisées - DES) et de la ville d’internat. La formation est structurée en trois phases : socle, approfondissement et consolidation.

D'une durée de six ans, l'internat permet de se spécialiser dans le domaine de la gynécologie-obstétrique, à condition d'obtenir une position suffisante dans le classement des étudiants publié à l'issue de l'externat. L’internat dure en moyenne 5 ans. Durant cette période, l’interne se forme aux différentes facettes de la gynécologie et de l’obstétrique, y compris les suivis de grossesse, les accouchements, et les interventions chirurgicales.

En résumé, le parcours de formation pour devenir gynécologue-obstétricien se décompose en plusieurs étapes :

  1. Première année en PASS ou LAS : une formation initiale en sciences de la santé, proposée à Clermont-Ferrand.
  2. Externat : une phase pratique de quatre ans durant laquelle les étudiants effectuent des stages dans divers services hospitaliers, y compris en gynécologie-obstétrique, pour développer leurs compétences.
  3. Concours de l’internat : à l’issue de la 6e année, les étudiants passent un concours national pour accéder à la spécialité de gynécologie-obstétrique en fonction de leur classement.
  4. Internat en gynécologie-obstétrique : l’internat dure en moyenne 5 ans. Durant cette période, l’interne se forme aux différentes facettes de la gynécologie et de l’obstétrique, y compris les suivis de grossesse, les accouchements, et les interventions chirurgicales.

Le parcours pour devenir gynécologue-obstétricien dure environ 11 à 12 ans après le baccalauréat. Les études de médecine sont réputées longues et difficiles. Le métier de gynécologue obstétricien est très prenant.

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Rôles et responsabilités

Le gynécologue-obstétricien est un spécialiste de la physiologie de la femme, et plus particulièrement de la grossesse et de l'accouchement : c'est ce qui distingue sa pratique d'autres branches de la gynécologie, comme la gynécologie médicale ou la chirurgie gynécologique.

Les missions d'un gynécologue obstétricien sont très variées. Des premières règles à la ménopause, le médecin obstétricien accompagne et soigne les femmes de tous les âges, tout au long de leur vie. Assurant le suivi des grossesses normales et pathologiques, ce médecin spécialiste réalise les césariennes et les accouchements difficiles, et intervient en suites de couches. Prescrivant tous les moyens de contraception, il pose les stérilets et effectue les ligatures des trompes, mais aussi les IVG (interruptions volontaires de grossesses). Il dépiste les MST (maladies sexuellement transmissibles) ainsi que les cancers féminins, comme ceux du sein et du col de l'utérus.

Le gynécologue-obstétricien est chargé de :

  • Suivre la santé reproductive des femmes en réalisant des bilans gynécologiques réguliers.
  • Diagnostiquer et traiter des affections telles que les infections, les kystes ovariens, ou les endométrioses.
  • Assurer le suivi des grossesses, y compris les échographies, le dépistage prénatal et la préparation à l’accouchement.
  • Prendre en charge les accouchements, y compris les césariennes, et intervenir en cas de complications.
  • Conseiller et accompagner les femmes en matière de contraception, de fertilité, et de santé sexuelle.

Son rôle inclut la prévention, le traitement, et l’accompagnement des femmes à chaque étape de leur vie reproductive.

Le gynécologue accompagne et contrôle la grossesse de la femme enceinte, lors de visites régulières. Il surveille le développement de l’embryon, puis du fœtus, et l’impact de ce dernier sur la future maman. Après quelques mois de grossesse, le gynécologue peut observer le sexe du bébé à l’aide d’une échographie. S’il est obstétricien (chirurgie) dans un service hospitalier ou une clinique, il supervisera l’accouchement. Au moindre problème, il intervient : péridurale (anesthésie locale), incision du périnée, césarienne… Il surveille également les conséquences de l’accouchement sur la santé de la mère.

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Au-delà de l’accouchement, le gynécologue suit toutes les étapes de la vie de la femme : sexualité, contraception, ligature des trompes… En tant que spécialiste de la lutte contre la stérilité, il peut aussi recourir à des méthodes de procréation assistée. Sur le plan de la prévention, c’est encore le gynécologue qui surveille le col de l’utérus et les ovaires, pour y détecter la moindre anomalie, et qui interprète les mammographies pour dépister un éventuel cancer du sein.

Le gynécologue est le spécialiste de l'appareil génital féminin, des seins et des affections associées. Il doit être consulté dans le cadre de la prescription d'un mode de contraception, du suivi de la grossesse et de la ménopause. La première consultation a le plus souvent lieu au début de l'activité sexuelle, en vue de la prescription d'une contraception. Puis, le suivi doit perdurer toute la vie, à raison d'au moins une visite par an. En dehors de cela, les patientes doivent consulter en cas règles douloureuses, douleurs pelviennes, douleurs aux seins, irrégularité menstruelle, ou toute autre situation anormale… Le gynécologue est aussi l'interlocuteur privilégié dans le cadre de la grossesse et au moment de la ménopause.

Comme le rappelle le Dr Pia de Reilhac, présidente de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale : "La consultation chez le gynécologue doit se faire dans une grande confiance, avec en premier lieu une discussion sur le motif de la consultation, sur l'écoute des questions de la patiente qui conduiront à un examen expliqué à la patiente pour un partage de l'importance de cette consultation." Lors de l'examen clinique, le gynécologue procède au toucher vaginal, à la palpation de l'abdomen et à l'examen des seins. Il introduit un spéculum pour observer la cavité vaginale et le col de l'utérus. Chez une jeune patiente, cet examen n'est pas systématiquement pratiqué. Tous les résultats d'examens précédents sont apportés : mammographie, bilan sanguin, dernier frottis. Il n'est pas nécessaire de s'épiler avant une consultation chez le gynécologue.

Qualités requises

Pour exceller dans cette spécialité, un gynécologue-obstétricien doit avoir un sens aigu de l’écoute et de l’empathie, car il accompagne les patientes dans des moments intimes et parfois stressants, comme la grossesse ou les examens gynécologiques. Il doit également posséder une excellente dextérité pour effectuer des interventions chirurgicales et une grande résistance physique et psychologique, car les horaires de travail sont souvent irréguliers, incluant des gardes de nuit et des interventions d’urgence. Très autonome, le gynécologue obstétricien sait prendre les bonnes décisions dans l'urgence sans perdre son calme. Mais il sait aussi travailler en équipe, en particulier au bloc opératoire.

À l'écoute de ses patientes, un bon gynéco doit aussi faire preuve d'empathie, de délicatesse et de pédagogie lorsqu'il s'agit d'expliquer un geste ou de partager un diagnostic.

Cadre de travail et environnement professionnel

Un gynécologue obstétricien assure ses consultations dans un cabinet médical, qu'il soit privé ou situé au sein d'un établissement de soins. On retrouve bien sûr ce professionnel dans les salles d'accouchement, ou encore au bloc opératoire pour des césariennes et autres gestes chirurgicaux. En cabinet, le gynécologue obstétricien travaille en solitaire. Durant les accouchements et au bloc, il est assisté d'internes en gynécologie, et collabore aussi avec des professionnels exerçant d'autres métiers, de l'anesthésiste à la sage-femme en passant par les infirmiers. À l'hôpital, le gynécologue obstétricien est sous l'autorité d'un chef de service et d'un directeur d'établissement.

Les gynécologues obstétriciens peuvent trouver un emploi aussi bien dans le secteur public que privé. Des hôpitaux aux cliniques, tous les établissements de santé qui disposent de services de gynécologie sont susceptibles de les embaucher. Sans oublier, bien évidemment, les maternités ! Par ailleurs, de nombreux gynécologues obstétriciens travaillent à leur compte au sein de cabinets individuels ou partagés.

À Clermont-Ferrand, le quotidien d’un gynécologue-obstétricien se partage entre les consultations en cabinet, les suivis de grossesse, et les interventions en bloc opératoire. Il intervient également en maternité pour assurer le bon déroulement des accouchements, que ce soit de manière naturelle ou par césarienne. En cas de complications ou d’urgences, il doit être disponible pour intervenir rapidement.

Évolution de carrière

Un médecin gynécologue obstétricien peut progresser dans sa carrière en prenant davantage de responsabilités. Au sein d'un établissement de santé, il peut par exemple viser un poste de chef de service ou de clinique. Pour les professionnels plus attirés par l'aspect scientifique des métiers de la santé, la recherche en gynécologie représente une perspective intéressante. Entre deux publications dans des revues spécialisées, elle est souvent couplée à des missions d'enseignement face aux futurs médecins. Le travail en CHU (centre hospitalier universitaire) permet de partager son savoir.

Rémunération

Le salaire médian des gynécologues obstétriciens ne reflète pas vraiment les réalités individuelles. En effet, dans cette profession, les écarts de rémunérations peuvent être vertigineux. Au début de sa carrière, un tout jeune médecin obstétricien n'empoche en effet qu'un salaire moyen de 3 200 euros bruts par mois. En revanche, un gynécologue renommé et très expérimenté peut prétendre à un salaire brut mensuel allant jusqu'à 14 000 euros. Et entre ces deux extrêmes, on trouve à peu près tous les chiffres. À l'hôpital, le salaire net dépend d'une grille salariale et d'un taux horaire, et s'élever grâce à des avantages comme la prime de fin d'année. À noter : comme dans tous métiers indépendants, les gynécologues obstétriciens libéraux doivent s'acquitter de charges et d'impôts.

Le salaire d’un gynécologue-obstétricien dépend de son mode d’exercice. En hôpital, les revenus peuvent aller de 4 500 à 10 000 euros brut par mois, en fonction de l’expérience et des responsabilités. En libéral, les revenus varient selon le nombre de consultations et d’accouchements réalisés. À Clermont-Ferrand, les revenus fluctuent en fonction de la demande locale et du cadre de travail (hôpital, clinique privée, cabinet individuel).

Responsabilité civile professionnelle

La gynécologie obstétrique est une spécialité particulièrement complexe et fournie de la médecine et de la chirurgie. Cette croisée des chemins entraine une complexité certaine dans la notion de responsabilité civile professionnelle médicale. En effet, le gynécologue doit se prémunir d’une assurance professionnelle détaillant exactement les lieux d’intervention, les types d’actes pratiqués et leurs fréquences. L’ensemble de ces pratiques engendre autant de risque de voir mise en cause sa responsabilité civile professionnelle. Le choix d’un contrat adapté et très pointu est obligatoire pour exercer sereinement.

L’Amif assure les gynécologues obstétriciens dans toutes leurs pratiques professionnelles.

Les conséquences pécuniaires couvertes par la RCP :

  • Dans les activités de prévention, de diagnostic ou de soins réalisées au sein de l’établissement de santé et/ou du cabinet de ville.
  • A la suite d’actes effectués dans le cadre du devoir d’assistance à personne en péril.
  • En raison de fonctions d’expertise médicale ou d’enseignement.
  • Dans le cadre de l’exploitation du cabinet de ville (disparition ou détérioration d’objets de la clientèle, atteintes accidentelles à l’environnement…).

La Protection Juridique Vie Professionnelle incluse :

Pour une prise en charge (selon le contrat) :

  • De la défense des intérêts de l’assuré devant toute juridiction, notamment pénale ou ordinale et pour tout litige résultant de son activité professionnelle.
  • Des frais d’assistance et de représentation dans le cadre d’une procédure amiable ou judiciaire.

Possibilité de renforts des plafonds de remboursements.

Les points forts du contrat RCP médical proposé par l’AMIF :

  • Des tarifs adaptés pour jeunes praticiens en première installation libérale.
  • La prise en charge de la couverture du remplaçant jusqu’à 30 jours par année.
  • Une défense médico-juridique optimale assurée par un réseau d’experts reconnus en RC médicale.
  • La possibilité de paiements échelonnés.
  • Une offre éligible à l’aide à la prime pour souscription RCP de l’assurance maladie.

Le gynécologue-obstétricien dans l'humanitaire

MSF fait aussi appel à des gynécologues oncologues pour ses missions sur le terrain. La prise en charge de patients atteints de cancer est une activité nouvelle pour MSF. Au Malawi, 40% des cancers affectant les femmes sont des cancers du col de l'utérus, responsables de plus de 2 300 décès par an. En 2018, MSF a dépisté ce cancer chez plus de 11 000 femmes dans les districts de Blantyre et de Chiradzulu, et a débuté la construction d'une clinique du cancer du col de l'utérus à l'hôpital Queen Elizabeth, le principal hôpital universitaire du Malawi. Elle comprend désormais 18 lits en hospitalisation, un bloc opératoire, et une clinique de jour. MSF recherche des gynécologues obstétriciens possédant de l'expérience en screening pré-cancer pour des positions de long terme (6 à 12 mois).

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