Loading...

Que Fait un Gynécologue-Obstétricien Exactement ?

Le gynécologue-obstétricien est un pilier de la santé des femmes, un médecin dont la connaissance approfondie de la physiologie féminine lui permet d'assurer le suivi et le maintien de la santé de l'appareil génital. Son rôle est vaste et varié, allant des contrôles réguliers à l'accompagnement lors de la grossesse et de l'accouchement, en passant par le conseil en matière de contraception et la prise en charge des problèmes de fertilité.

Les Multiples Facettes du Rôle du Gynécologue-Obstétricien

Surveillance et Prévention

Le gynécologue-obstétricien s'assure de la bonne santé de l'appareil génital féminin par des contrôles réguliers. Ces examens permettent de vérifier le col de l'utérus, les ovaires et les seins, jouant un rôle crucial dans la détection précoce de potentielles anomalies ou maladies. Le frottis cervico-utérin (FCU), également appelé frottis cervico-vaginal (FCV), est un examen clé réalisé par le gynécologue. Il consiste à prélever des cellules au niveau du col de l'utérus à l'aide d'une petite brosse douce pour dépister des cellules précancéreuses ou cancéreuses.

Conseil en Contraception et Gestion de la Fertilité

Ce médecin est également un conseiller privilégié en matière de contraception. Il peut conseiller et prescrire le moyen de contraception le plus adapté à chaque femme, en tenant compte de son âge, de son état de santé, de ses antécédents et de ses préférences personnelles. C'est aussi lui qu'il faut consulter en cas de grossesse non désirée. De plus, il est le référent pour tous les problèmes de stérilité, accompagnant les couples dans leur parcours de procréation.

Suivi de Grossesse et Accouchement

En cas de grossesse, le gynécologue suit le bon développement du fœtus et s’assure de l’absence de malformations lors des échographies. L'échographie obstétricale, réalisée par ultrasons, permet de suivre le développement du fœtus, du placenta et du cordon ombilical. Elle aide également à repérer les possibles malformations du bébé. L’échographie obstétricale permet de dater exactement la grossesse, de déterminer le nombre de fœtus, de mesurer la taille de ses membres et de déterminer sa croissance. Elle permet également de vérifier le développement du fœtus. L’échographie du premier trimestre sert à confirmer la grossesse et à déterminer le nombre de fœtus (cas de grossesse multiple). Elle permet également de déterminer la vitalité du fœtus ainsi que la date prévue de l’accouchement. Lors de l’échographie obstétricale du deuxième trimestre, le gynécologue contrôle le déroulement de la grossesse en vérifiant la croissance et la vitalité du fœtus. L’échographie du troisième trimestre se fait lors de la 32e semaine d’aménorrhée. Elle sert à localiser le placenta, à contrôler la quantité de liquide amniotique et à suivre le développement du bébé. Grâce à elle, le gynécologue pourra suivre la croissance du fœtus et sa vitalité. Ce dernier examen permet également de détecter de possibles malformations tardives. S’il est en plus obstétricien, il peut intervenir en cas de complications lors de l’accouchement.

Gynécologue médical vs. Gynécologue-obstétricien : Quelles Différences ?

Il est important de distinguer le gynécologue médical du gynécologue-obstétricien. Le gynécologue médical est celui qui a son cabinet en ville et qui suit la femme de la puberté jusqu’après la ménopause. Il prescrit, par exemple, la contraception et assure la prévention des infections sexuellement transmissibles. De son côté, le gynécologue-obstétricien a les mêmes compétences mais fait surtout de la chirurgie, suit la grossesse, et s’occupe de l’accouchement. Il exerce majoritairement à l’hôpital. Tandis qu'un gynécologue médical partira sur 4 ans de spécialisation après ses 6 ans d'études de médecine + 1 an de première année commune aux études de santé (PACES), le gynécologue-obstétricien s'engagera dans une autre branche qui ajoutera 6 ans de spécialisation après ses 6 ans d'études de médecine + 1 an de PACES. Le gynécologue médical cherchera à mettre en place des traitements et à faire évoluer les habitudes de vie de la patiente, tandis que le gynécologue-obstétricien (qui est très souvent chirurgien gynécologique également) ira plus facilement vers une intervention chirurgicale.

Lire aussi: Tout savoir sur la conservation des biberons

Quand Consulter un Gynécologue ?

Il n'existe pas un âge idéal pour se rendre la première fois chez un gynécologue. Certaines mères prennent un premier rendez-vous pour leur fille dès les premières règles. Cependant, cela n'est pas forcément nécessaire. Néanmoins, en cas de menstruations douloureuses, il convient de consulter un professionnel de santé. La jeune fille doit se sentir prête pour la première consultation. L'initiative doit ainsi venir d'elle. Dans l'idéal, il convient de prendre un rendez-vous pour la première fois avant le début de la vie sexuelle afin que la jeune fille puisse poser des questions relatives à la sexualité et à la contraception.

Il est recommandé de consulter un gynécologue en cas de :

  • Douleurs pendant le rapport sexuel (dyspareunies)
  • Douleurs intimes internes (ovaires, vagin…) ou externes (vulve, seins…)
  • Saignements vaginaux inexpliqués
  • Contraception non-adaptée ou changement de contraception
  • Grossesse
  • Interruption volontaire de grossesse (IVG)
  • Désagréments intimes : démangeaisons, petits boutons, rougeurs…
  • Suivi de cancer : cancer de l'ovaire, cancer du col de l'utérus, cancer du sein, cancer de la vulve…
  • Ménopause : symptômes désagréables, mise en place d'un traitement hormonal…
  • Problèmes de fertilité : difficultés à concevoir…

Déroulement d'une Consultation Gynécologique

En cas de première visite, la consultation chez le gynécologue commence nécessairement par un (long) entretien avec la patiente. Les antécédents médicaux de la patiente sont détaillés, ainsi que ses antécédents familiaux, ses allergies, ses vaccinations, l'âge de ses premières règles… On demande si les règles sont douloureuses, s'il y a déjà eu des périodes sans règles, si la femme a déjà accouché, fait une fausse-couche, une interruption volontaire de grossesse (IVG)… Si la patiente se plaint de douleurs ou de saignements, l'examen gynécologique (avec toucher vaginal) est recommandé : la patiente a toutefois toujours la possibilité de le refuser ! À chaque consultation, le médecin gynécologue fera systématiquement une palpation des seins, ainsi qu'une pesée et une prise de tension artérielle.

Examens Réalisés par le Gynécologue

Le médecin gynécologue peut réaliser plusieurs types d'examens :

  • Le frottis : On l'appelle aussi Frottis Cervico-Utérin (FCU) ou Frottis Cervico-Vaginal (FCV) : il consiste à prélever des cellules au niveau du col de l’utérus (à l’aide d’une petite brosse douce) pour dépister des cellules précancéreuses ou cancéreuses.
  • L'échographie pelvienne : Cet examen permet de visualiser l'utérus, les ovaires et la vessie chez la femme : il peut se faire par voie endovaginale (la sonde doit être introduite dans le vagin) ou par voie sus-pubienne (sans introduire la sonde).
  • La biopsie : En cas de frottis anormal, une biopsie du col de l'utérus sera réalisée : celle-ci consiste à prélever un échantillon de tissu cervical en vue d'un examen histologique. En cas d'échographie anormale (révélant, par exemple, une muqueuse utérine épaisse), une biopsie intra-utérine pourra être nécessaire. Il est à noter que le médecin gynécologue peut également réaliser une biopsie de la vulve (par exemple, pour diagnostiquer un cancer de la vulve).
  • Les prélèvements : Ils peuvent s'avérer nécessaires en cas de suspicion d'infection sexuellement transmissible (IST).

Comment Choisir son Gynécologue ?

Dans un premier temps, passez par une plateforme médicale en ligne pour savoir qui sont les médecins gynécologues qui acceptent les nouvelles patientes autour de chez vous. Ensuite, une seule règle : écouter sa petite voix intérieure ! Si vous ne vous sentez pas à l'aise avec votre médecin gynécologue, si vous avez l'impression de ne pas être écoutée, si vous avez le sentiment qu'il existe une pression (à avoir des enfants, à adopter telle ou telle contraception…) n'hésitez pas à changer de professionnel, vous n'êtes pas abonnée à votre gynéco ! L'Assurance Maladie dispose d'un annuaire en ligne pour trouver un médecin gynécologue près de chez soi. L'annuaire collaboratif Gyn&Co permet aussi de trouver un(e) professionnel(le) délicat(e) et bienveillant(e).

Lire aussi: 4 mois de grossesse : symptômes et évolution

Fréquence des Consultations

Dans l'idéal, il est recommandé un rendez-vous par an pour bénéficier d'un vrai suivi et d'une prise en charge continue. Toutefois, dans la réalité, un rendez-vous tous les 2-3 ans, c'est déjà bien : ne pas attendre 5 ans ! S'il n'existe pas vraiment de "passages obligés" chez le médecin gynécologue, la consultation vers l'âge de 25 ans est importante : c'est à ce moment que l'on débute le dépistage du cancer du col de l'utérus et que l'on peut commencer à parler de grossesse chez les femmes qui ont un désir d'enfant.

Devenir Gynécologue-Obstétricien : Études et Perspectives de Carrière

Si tu envisages de devenir gynecologue obstetricien, tu dois d’abord savoir que cela requiert une bonne condition physique et de savoir résister au stress. Les horaires de travail du gynécologue sont souvent décalés. Il peut être appelé en urgence à tout moment lors de ses gardes. Tu dois également savoir écouter et faire preuve d’empathie. Après ton Bac (idéalement scientifique), tu dois suivre des études de médecine, puis un DES (diplôme d’études spécialisées). Cela représente 11 ans d’études au total. Le salaire du gynecologue obstetricien débutant est d’environ 3000 € brut par mois. Cela peut aller jusqu’à 14000 € bruts par mois. La carrière du gynecologue peut évoluer selon ses envies. Il peut devenir enseignant, ou bien se consacrer à la recherche médicale.

Pénurie de Gynécologues et Accès aux Soins

Si le nombre de gynécologues est stable depuis 13 ans, les femmes, elles, sont beaucoup plus nombreuses. De plus, l'obstétrique a le vent en poupe contrairement à la gynécologie médicale. Les statistiques officielles du ministère de la Santé rapportent qu'au 1er janvier, 7 811 gynécologues étaient en exercice. En 2012, ils étaient 7 820, soit neuf de plus. On peut donc parler de stabilité des effectifs. Le hic c'est qu’aujourd’hui, nous sommes trois millions de Français de plus, et si l'on estime que les femmes en représentent la moitié, il y a par conséquent 1,5 million de femmes en plus à soigner. Résultat, en proportion, il y a aujourd’hui moins de gynécologues pour soigner les Françaises qu'en 2013. Et si l'on entre dans le détail, la situation se détériore encore plus. En 2012, ils étaient quasiment moitié-moitié (3 700 et 3 900). Mais depuis, le nombre de gynécologues médicaux a été divisé par deux, tandis que les effectifs des gynécologues obstétriciens a, lui, quasiment doublé. En résumé, pour de la gynécologie de tous les jours, le gynécologue médical, avec qui on prend rendez-vous en cabinet se fait rare : 1 800, pour 30 millions de femmes de plus de 15 ans. Et dans neuf départements, il n’y en a carrément plus du tout, comme la Meuse, l’Oise, la Corrèze, les Alpes de Haute provence, ou encore l’Yonne. Selon le ministère de la Santé, il fallait attendre 44 jours en moyenne pour un rendez-vous chez le gynécologue en 2017 (il n'existe pas de statistiques plus récentes) et, dans ce qu’on appelle désormais les "déserts gynécologiques", trois mois. Résultat, plus de la moitié des femmes disent renoncer à des soins gynécologiques. Seulement 60% des femmes réalisent les frottis pour le dépistage du cancer du col de l’utérus. C'est insuffisant, selon les autorités de santé. Un tiers n’est pas allé chez le gynéco depuis deux ans. Les inégalités ne s’arrêtent pas là. L’UFC Que-Choisir pointe du doigt les tarifs : trois-quarts des gynécologues libéraux pratiquent des dépassements d’honoraires, avec en moyenne plus de 20 euros par consultation, et même 50 euros en moyenne de dépassement à Paris. Face à cette situation, le ministre de la Santé assurait au début de ce mois de juillet que davantage de gynécologues seraient formés. On rappelle que leur nombre a stagné en 13 ans, quand, dans le même temps, le nombre global de médecins, toutes spécialités confondues, a augmenté de 9,9%. Sachant qu'il faut des années pour former un médecin, en attendant, le suivi gynécologique de nombreuses Françaises est aujourd’hui assuré par des médecins généralistes. Leur formation sur les connaissances liées à la santé des femmes est désormais renforcée. Et les Françaises s’en remettent également davantage aux sages-femmes, qui se voient confier davantage de compétences depuis plusieurs années. Leur nombre a augmenté de 30% en 13 ans.

Lire aussi: Biberons préparés : combien de temps ?

tags: #que #fait #un #gynecologue #obstetricien #exactement

Articles populaires:

Share: