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Gros Nichon, Lactation, Mère et Fille : Informations et Perspectives

L'allaitement maternel est une pratique naturelle et bénéfique tant pour la mère que pour l'enfant. Le lait maternel est un aliment complet, dont la composition varie pour s'adapter aux besoins spécifiques du nourrisson. De nombreuses recherches se penchent sur les facteurs influençant cette composition, allant de l'alimentation de la mère à la fréquence des tétées. Une question intrigante a récemment émergé : la taille de la poitrine maternelle a-t-elle une influence sur la composition du lait ? Cet article explore cette question, en s'appuyant sur des études scientifiques et des témoignages d'experts, afin de fournir une information complète et nuancée sur le sujet.

L'importance de l'allaitement maternel

Les bienfaits de l'allaitement maternel sont largement reconnus. Le lait maternel fournit une nutrition optimale pour le nourrisson, renforce son système immunitaire et favorise son développement cognitif. De plus, l'allaitement crée un lien affectif fort entre la mère et l'enfant.

Le lait produit par le parent allaitant contient tout ce qu'il faut pour le bon développement du bébé, même si la composition n'est jamais identique. Il est difficile de savoir pourquoi celle-ci varie d'une personne à l'autre et d'un moment à l'autre car, même si des études ont été réalisées sur le sujet, les facteurs entrainant ces variations sont méconnus et mal compris.

La taille de la poitrine et la composition du lait : une étude récente

Une étude récente menée à Wroclaw, en Pologne, et publiée dans l'American Journal of Human Biology en février 2024, s'est intéressée à la relation entre la taille de la poitrine et la composition du lait maternel. Les chercheurs ont recruté 162 femmes allaitant exclusivement entre février 2017 et juillet 2018. Les participantes ont ensuite été sélectionnées selon certains critères pour s'assurer d'avoir un échantillon homogène. Pour chaque femme, la poitrine et la zone sous la poitrine ont été mesurées. Pour elles comme pour les enfants, l'indice de masse corporelle (IMC) et le pourcentage de graisse corporelle ont été relevés. Les mères devaient remplir un questionnaire sur leur statut socio-économique, leur historique reproductif et leur schéma d'allaitement au sein. Enfin, elles ont fourni des échantillons de leur lait, qui ont été collectés avec un tire-lait d'hôpital en milieu de matinée, un moment étant identifié comme optimal pour standardiser la composition du lait.

Contrairement à ce qu'ils attendaient, les résultats ont montré que la composition du lait change bien selon la taille des seins. Ainsi, les participantes avec une poitrine plus importante produisaient du lait contenant moins de lactose, tandis que celles dont les seins sont plus petits avaient une plus forte concentration en lactose dans le leur. Ces résultats étaient identiques selon l'adiposité de la mère, son apport en nutriments et en calories, la fréquence des tétées, la taille de son nourrisson, son âge ou encore son statut socio-économique.

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Interprétation des résultats : une question d'hormones ?

Les auteurs de cette étude indiquent que cette découverte est particulièrement intéressante, car la production du lactose que l'on trouve dans le lait humain se fait uniquement dans les glandes mammaires. Pour expliquer ce résultat, ils émettent l'hypothèse d'une influence hormonale. En effet, le fait d'avoir une grande poitrine est lié à des niveaux plus élevés d'estradiol et de progestérone, des hormones qui peuvent diminuer la production globale de lait et inhiber la synthèse du lactose en réduisant les niveaux de la protéine alpha-lactalbumine dans le lait.

"Il s'agit de la première étude à rapporter une relation négative entre la concentration de lactose dans le lait maternel et la taille des seins maternels au cours d'une lactation pleinement établie. L'étude montre par ailleurs également que la fréquence des tétées joue aussi sur la concentration de lactose : lorsqu'elles sont plus fréquentes, le lait contient de plus grandes quantités de ce nutriment. Cela est probablement dû au fait qu'il y a une plus importante production de prolactine, une hormone stimulant la production de lait, indique les chercheurs. De la même façon, les mères qui avaient un apport calorique plus important avaient moins de lactose dans leur lait.

La taille de la poitrine n'est pas synonyme de qualité du lait

Attention, cette étude ne signifie pas que le lait des parents allaitants qui n'ont pas des petits seins est de mauvaise qualité. Il a simplement une composition différente et apporte d'autres nutriments au bébé, cela ne doit donc pas être source de complexe. De la même façon, il ne faut pas forcer pour atteindre une plus grande fréquence de tétées ou surveiller son alimentation de façon excessive. Il faut respecter le rythme du bébé et avoir une alimentation équilibrée et suffisante.

Il est important de souligner que la taille de la poitrine n'est pas un indicateur de la capacité à allaiter. Comme le souligne Chantal Birman, sage-femme, la taille de la poitrine n’est pas liée à la quantité de lait produite par la mère. C’est même plutôt l’inverse. En effet, ce sont les glandes mammaires qui sont déterminantes pour l'allaitement. Les gros seins ont plus de tissu adipeux (graisse), mais pas forcément plus de glandes mammaires.

“Pendant l’allaitement, les seins commencent à se dégonfler. Le moment où les seins sont les plus gros, c’est au moment de la montée de lait. Mais c’est le moment où il y aura le moins de lait dans les seins”. Elle assure également que la taille des seins ne signifie pas que la mère produit du lait ou non : “Le fait que les seins se dégonflent est la deuxième raison pour laquelle les femmes arrêtent d’allaiter : elles pensent qu’elles n’ont plus de lait”. Cela signifie simplement qu'après quelques jours d'allaitement la production de lait est "en phase" avec les besoins de votre bébé.

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Les freins à l'allaitement : facteurs physiques et psychologiques

Il était évident de retrouver des facteurs physiques (seins plus gros que la moyenne, fatigue, problèmes de lactation, etc.) ainsi que des facteurs psychologiques (manque de confiance, image corporelle négative, stigmatisation) dans les résultats de l’étude sur les freins à l’allaitement chez les femmes en surpoids. Chang YS, Glaria AA, Davie P, Beake S, & Bick D. Breastfeeding experiences and support for women who are overweight or obese: A mixed methods systematic review. Weight-Related Concerns as Barriers to Exclusive Breastfeeding at 6 Months, Emily Zimmerman in Journal of Human Lactation, 2019, Vol.

Dans une société où l’allaitement maternel n’a pas toujours la place qu’il mérite, les idées reçues sont légion. Avant la naissance de votre bébé : « Vu la taille de tes seins, ça risque d’être compliqué ! » « Prépare-toi à avoir mal..eet je ne te dis pas l’état de tes seins si tu allaites! » « Tu vas devenir esclave de ton bébé si tu l’allaites ! » « Tu ne vas pas être libre de boire et manger ce que tu veux ! » « Fais attention de ne pas devenir sa tétine géante ! Et lorsque bébé est là : « Il tète encore ! tu dois manquer de lait, il devrait dormir maintenant.. » « Tu es sûr que ton lait est assez riche ? Tu vois bien qu’il a encore faim ce bébé ! » « Si tu lui donnes un biberon de lait infantile le soir, tu verras il fera ses nuits… » « Il fait vraiment chaud, tu devrais lui donner aussi de l’eau pour ne pas qu’il se déshydrate, ton lait n’est pas suffisant » « Ça ne sert à rien de continuer à allaiter ton bébé, il a déjà 6 mois, ce n’est que de l’eau maintenant !

Conseils et recommandations pour un allaitement réussi

Quelles que soient la taille et la forme de vos seins, il est tout à fait possible d’allaiter. Une petite poitrine n’indique pas un défaut de glande mammaire, tout comme une poitrine généreuse ne suppose pas nécessairement une lactation abondante. Des seins asymétriques ne prédisent pas non plus de difficultés supplémentaires. Même si vous décidez de ne pas allaiter, vous aurez tout de même une montée de lait due aux changements hormonaux déclenchés par l’accouchement, et cela se fera entre J2 et J7; on ne donne plus de médicament pour stopper la lactation car ils sont dangereux pour la santé. Si le bébé ne va pas au sein, la lactation s’arrêtera alors progressivement. Une césarienne ne va pas nécessairement retarder la montée laiteuse mais vous serez moins mobile et cela peut être plus éprouvant. Voir à ce sujet notre article dédié « Allaiter après une césarienne ». En tout cas si vous vous massez régulièrement les seins et apprenez les gestes de l’expression manuelle en amont, vous saurez mieux vous soulager voir à ce sujet notre article dédié « Les bienfaits du massage des seins ».

Il ne faut jamais remettre en question la qualité de votre lait. Il est parfaitement adapté à votre nouveau-né et change en fonction de son âge, de son état de santé et de son environnement, le protégeant constamment jusqu’à son sevrage. Voir à ce sujet nos articles dédiés : « Le colostrum » , « Allaiter jour après jour ». De plus, votre lait évolue en cours de tétée, en fonction du moment de la journée et son goût diffère en fonction de ce que vous mangez. Alors ayez CONFIANCE en votre corps ! Et sachez que même si vous êtes malade avec de la fièvre, vous pouvez continuer à allaiter votre bébé, les anticorps que vous sécrétez se retrouveront dans votre lait et protègeront votre bébé. La prise d’antibiotiques n’est pas une raison pour sevrer votre bébé, contrairement à ce que vous pouvez entendre, c’est de la désinformation. Ce n’est pas parce que vous allaitez que vous devez vous priver de certains aliments que vous aimez : si vous mangez varié et équilibré vous ne souffrirez pas de carence et si vous n’abusez pas d’aliments difficiles à digérer ou trop acidifiants pour le corps vous ne risquerez pas d’incommoder votre bébé et une fois que votre allaitement prendra un rythme de croisière, vous pourrez vous accorder de temps en temps si vous le souhaitez une petite boisson alcoolisée après une tétée.

Il est important de se rappeler ce que votre bébé a vécu dans votre ventre avant de naitre pour pouvoir mieux appréhender ses besoins intenses de bras et de tétées jour et nuit, cette CONNEXION qu’il cherche instinctivement à établir avec vous dont sa survie dépend. C’est le concept de continuum. La chaleur et l’odeur de votre corps lui sont nécessaires, vos seins prennent le relais du placenta en le nourrissant sur mesure de cet élixir de vie qu’est votre lait. Votre bébé nait avec des réflexes archaïques qui lui permettent de chercher le sein et de téter. Quelle que soit la cause, ayez confiance en votre bébé, il est programmé pour téter et lorsque toutes les conditions seront réunies il le fera vraiment. En attendant il sera important de lancer votre lactation en massant vos seins, et en exprimant le lait à la main puis au tire-lait. Il est possible aussi que des troubles de succion ou des positions non adaptées gênent le CONFORT des tétées et que certaines interventions soient nécessaires afin d’avancer sur la bonne voie. Il n’est pas normal en tout cas d’avoir mal lorsque votre bébé tète, vous ne devriez pas avoir les mamelons blessés, si c’est le cas, il est important de se rapprocher d’une personne compétente pour vous aider à surmonter cette difficulté. Voir à ce sujet notre article dédié « Les crevasses ». Il est possible que l’on vous propose des bouts de sein en silicone à la maternité, veillez à bien les utiliser avec un suivi professionnel dès votre retour à la maison afin que ce ne soit qu’une solution temporaire en pesant les plus et les moins de leur usage dans VOTRE situation.

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Les défis de l'allaitement et comment les surmonter

Cela commence en maternité où vous ne serez pas toujours écoutée, rassurée comme vous le souhaiteriez. En fonction du personnel que vous croiserez, il est même probable que vous vous sentiez parfois agressée verbalement… ah ces mots assassins ! « Mais Madame vous ne voyez pas que vous affamez votre bébé ! » Ou bien « Faites attention de ne pas devenir une tétine géante pour votre bébé… ne le gardez pas tout le temps sur vous… » lorsque durant la deuxième nuit, votre bébé reste particulièrement éveillé et agité, cherchant constamment à téter…ce qui est tout à fait courant, et normal. Armez-vous de confiance et résistez à ces injonctions ! Pas facile, car avec les changements hormonaux et le tsunami émotionnel que la naissance de votre enfant occasionne, votre vulnérabilité est à son paroxysme. Il suffit que votre bébé soit de petit poids ou au contraire de poids supérieur à la norme pour qu’on vous harcèle et qu’on sème le doute sur votre capacité à produire suffisamment de lait pour votre bébé. Préparez-vous en tout cas à subir des pressions sur le poids de votre bébé car on les pèse tous les jours dans les maternités françaises et on s’attend à ce qu’ils aient repris un peu de poids à J3 après une perte physiologique. Il est important de savoir qu’un bébé reprend en général son poids de naissance autour de J10 (parfois avant, parfois un peu après).

Lorsque vous serez rentrée chez vous, on vous fera peur si votre bébé partage votre lit ou s’endort sur vous la nuit au lieu de vous expliquer simplement les règles de sécurité à respecter. Dès que votre bébé aura atteint un certain poids et un certain âge (variant en fonction de la personne qui vous conseillera) on vous fera croire qu’il ne devrait plus réclamer à téter si souvent et qu’il devrait maintenant « faire ses nuits ». On vous conseillera alors d’utiliser une tétine à moins qu’on ne l’ait déjà fait dès la maternité(?) afin d’espacer les tétées même si votre bébé n’est pas d’accord et votre corps non plus. Réfléchissez, remettez en question ces conseils s’ils ne vous semblent pas justes ! Puis, lorsque votre bébé aura quatre mois, on vous dira qu’il faut commencer la diversification alimentaire alors que les recommandations de l’OMS, de l’HAS et de Santé Publique France parlent de six mois d’allaitement exclusif… Le lait maternel est l’aliment principal durant la première année de vie de l’enfant, et si celui-ci n’est pas allaité c’est le lait infantile qui constitue l’essentiel de son alimentation. Il n’y a pas urgence à commencer la nourriture solide, d’autant plus que le bébé ne montre en général des signes d’intérêt qu’autour de 6-7 mois. Ne grillons pas les étapes !

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