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François Pacôme : Une Famille d'Artistes, Entre Théâtre et Écran

La famille Pacôme est indissociable du paysage artistique français, marquée par le talent de Maria Pacôme, figure emblématique du théâtre de boulevard et du cinéma, et de son fils, François Pacôme, qui a su tracer son propre chemin dans le monde du spectacle. Cet article explore la vie et la carrière de François Pacôme, en retraçant également le parcours de sa mère, Maria Pacôme, afin de mieux comprendre l'héritage artistique qui l'a façonné.

Maria Pacôme : Une Reine du Boulevard et du Cinéma

Maria Pacôme, de son vrai nom Simone Pacôme, née le 18 juillet 1923 à Paris et décédée le 1er décembre 2018, a marqué le monde du spectacle par son talent et sa personnalité attachante. Son parcours a été jalonné de succès au théâtre, au cinéma et à la télévision.

Une Jeunesse Marquée par la Guerre

Simone Pacôme a connu une jeunesse difficile pendant la Seconde Guerre mondiale. Son père, militant communiste, a été déporté à Buchenwald, où il est décédé. Son frère aîné a été fusillé par les Allemands. Pour survivre, elle a travaillé comme vendeuse dans un magasin de chaussures.

Débuts et Notoriété au Théâtre

Après la guerre, elle s'inscrit au cours Simon, où elle rencontre le comédien Maurice Ronet, qu'elle épouse en 1950. De leur union naîtra un fils, François, qui deviendra lui-même acteur. Elle ne commence sa carrière de comédienne que six ans plus tard, après son divorce d'avec Maurice Ronet.

Elle accède à la notoriété en 1958 avec "Oscar", de Claude Magnier, qu'elle crée avec Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo et qu'elle reprendra en 1971 avec Louis de Funès. Maria Pacôme, bien que se définissant comme une "fieffée paresseuse", prend la plume pour écrire des pièces au rythme enlevé. Sa dernière œuvre, "L'éloge de ma paresse", a été créée en décembre 2002 à Paris et reprise en 2004.

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Succès au Cinéma

Maria Pacôme a également été un visage apprécié au cinéma. Elle a joué dans "Les tribulations d'un Chinois en Chine" (Philippe de Broca, 1965) où elle retrouvait Jean-Paul Belmondo, "Tendre voyou" (Jean Becker, 1966), "Le distrait" (Pierre Richard, 1970), "Les sous-doués" (Claude Zidi, 1980). Puis il y a eu ce second rôle remarqué en 1992 dans le bien nommé "La crise" de Coline Serreau. Incarnant la mère au bord de la crise de nerfs de Vincent Lindon, elle provoque des crises de rires dans une scène restée mémorable où elle s'énerve contre lui ("Tes problèmes je m'en fous").

Une Artiste Polyvalente

Lasse d'être cantonnée à des rôles de femmes excentriques, elle s'était lancée, à la fin des années 70, dans l'écriture, rédigeant sept pièces dont "On m'appelle Emilie", "Les seins de Lola", "Les désarrois de Gilda Rumeur" et sa dernière en 2002, "L'éloge de ma paresse". Maria Pacôme, "joyeuse dépensière" et amatrice de voitures rapides, reconnaissait avoir parfois accepté des rôles pour l'argent.

François Pacôme : Un Acteur Discret Mais Talentueux

Fils de Maria Pacôme et de Maurice Ronet, François Pacôme est né dans un environnement artistique stimulant. Bien qu'il ait d'abord exercé un autre métier (graphiste dans la publicité), il a finalement suivi les traces de ses parents et est devenu acteur.

Un Parcours Initiatique

François Pacôme a suivi un parcours classique de cours de théâtre et a travaillé assez vite, mais il s'est longtemps considéré comme un comédien "dilettante". Ses deux parents étant comédiens, il avait d'abord refusé l'atavisme qui s'est finalement imposé avec le temps.

Débuts au Théâtre aux Côtés de sa Mère

François Pacôme a débuté au théâtre aux côtés de sa mère, Maria Pacôme. Au début, ce n'était qu'une opportunité de travailler le soir pour avoir le temps de démarcher la journée une autre agence de pub que celle qu'il venait de quitter. Il a eu peur (modérément), s'est amusé (beaucoup), mais n'était pas au point, il lui manquait «le feu sacré».

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Le Doublage : Un Entraînement Formidable

François Pacôme a également travaillé dans le doublage, qu'il considérait comme un formidable entraînement. Au début de sa carrière, il ne rêvait pas de faire du doublage, mais plutôt des tournages ou de la scène. Il voyait le doublage comme un moyen d'avoir ses heures ASSEDIC, puis par la suite comme un formidable training. Les premiers mois, son cœur tapait si fort quand il était à la barre qu'il pensait que l'ingénieur du son allait l'entendre. Il a même pensé qu'il n'aimait pas beaucoup sa voix.

Une Carrière Diversifiée

Durant sa carrière, François Pacôme s’est fait un nom sur les planches, avec un style de jeu caractérisé par une intensité dramatique, qui pouvait aussi bien s’adapter à des rôles comiques qu’à des personnages plus sérieux. Il a principalement obtenu des seconds rôles à la télévision dans plusieurs fictions à succès telles que Navarro, Sous le soleil, Divorce ou Hôtel de Police.

Au théâtre, François Pacôme a joué dans Confidence pour clarinette, au théâtre de la Gaîté Montparnasse ou encore Les désarrois de Gilda Rumeur au Théâtre Saint-George de Paris. Il a également été la voix française de Neil Patrick Harris dans la série à succès, How I Met Your Mother, mais aussi dans Friends, Sept à la maison, FBI : Portés disparus et Olive et Tom.

Décès

François Pacôme est décédé à l'âge de 59 ans des suites d'une maladie.

Héritage et Influence

La famille Pacôme incarne une passion pour le théâtre et le cinéma qui s'est transmise de génération en génération. Maria Pacôme a marqué le paysage artistique français par son talent et son humour, tandis que François Pacôme a su trouver sa propre voie, explorant différents aspects du métier d'acteur. Leur contribution au monde du spectacle reste un héritage précieux pour les générations futures.

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Anecdotes et Réflexions

François Pacôme s'était réconcilié avec ses crayons, longtemps abandonnés, et redessinait avec plaisir. Il faisait de la plongée, et essayait de faire de beaux voyages, là où il était possible de la pratiquer. Il a toujours été fondu de moto, en a eu beaucoup, des belles et de moins belles, souvent noires, toujours très grosses.

Maria Pacôme avait demandé à son fils de l'aider à mourir à l'étranger. "Elle le souhaitait quand les choses sont devenues vraiment compliquées. Elle m'a demandé de faire les démarches pour elle pour ce qu'on appelle mochement le suicide assisté, en Suisse", avait-il fait savoir, avant d'apprendre qu'il n'avait pas pu respecter la volonté de sa maman. "C'est 10 000 euros si on veut mourir dans la dignité. Il faut y aller trois fois avant. Et puis, au moment où c'est vraiment devenu critique et où maman l'a désiré, elle m'a dit 'Je ne peux pas faire 3 voyages en Suisse. Je ne suis plus en l'état'", avait-il conclu.

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