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Définition de l'ovulation folliculaire : un processus clé de la fertilité féminine

L'ovulation folliculaire est un processus essentiel du cycle menstruel féminin et de la fertilité. Il s'agit de la libération d'un ovule mature par le follicule ovarien, qui se déplace ensuite dans la trompe de Fallope où il peut être fécondé par un spermatozoïde. Comprendre ce processus est essentiel pour les femmes qui souhaitent concevoir, éviter une grossesse ou simplement gérer leur santé reproductive.

Le cycle ovarien et la phase folliculaire

Le cycle ovarien, d'une durée moyenne de 28 jours, est rythmé par des variations hormonales complexes. La phase folliculaire, qui initie le cycle féminin, débute le premier jour des menstruations et se termine lors de l'ovulation. Cette phase, d'une durée moyenne de 14 jours, correspond à la maturation des follicules ovariens.

Dès lors que les follicules tertiaires sont formés au sein des ovaires, une nouvelle vague de follicules est engagée sous contrôle hormonal.

Recrutement, sélection et dominance folliculaires

Le recrutement est la phase de la vague folliculaire au cours de laquelle une cohorte d'une vingtaine de follicules reprend sa croissance sous l'impulsion de la FSH (Hormone Folliculo-Stimulante). La FSH stimule la conversion d'androgènes en œstrogènes et conduit à l'apparition des récepteurs à la LH (Hormone Lutéinisante) sur les cellules de la granulosa, membrane interne du follicule ovarien. Les œstrogènes sécrétés par les follicules, en synergie avec la FSH, augmentent le niveau d'œstradiol.

La sélection est la phase de la vague folliculaire au cours de laquelle 3 ou 4 follicules recrutés préalablement sont capables de passer d'une phase FSH-dépendante à une phase LH-dépendante. Le terme déviation est aussi employé.

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La dominance est la phase de la vague folliculaire au cours de laquelle le plus gros des follicules sélectionnés prend le pas sur ses subordonnés et devient le follicule dominant.

Rôle des hormones FSH et LH

Premièrement, un taux élevé de FSH, associé à la LH, stimule la production d'oestradiol. Dans un second temps, la diminution du taux de FSH est due à la production d'inhibine, une hormone sécrétée par les follicules (ou cellules de Sertoli chez le mâle) qui inhibe sélectivement la sécrétion de FSH. La stabilité des taux élevés d’œstrogènes et d'inhibine contribue à la sélection du follicule dominant.

La diminution du nombre de follicules est due à leur sélection. En effet, avant sélection, les follicules sont FSH dépendants alors que le follicule dominant a acquis les récepteurs à la LH qui lui permettent de subsister quand la quantité de FSH diminue. Il est devenu LH dépendant. Le follicule dominant continue à grandir en raison de l'augmentation de sa propre sensibilité à la FSH.

Atrésie folliculaire

Pourquoi y a-t-il une atrésie ? L'atrésie est une forme particulière de l'aplasie : elle se dit d'un follicule ovarien qui ne termine pas sa phase terminale de croissance et de maturation, évoluant donc vers la régression. Une sécrétion réduite de FSH peut être une cause.

L'ovulation : le point culminant du cycle

L'ovulation a lieu le 14ème jour d'un cycle de 28 jours, sous le contrôle de la LH. L'ovulation ne concerne donc que le follicule de De Graaf. Les follicules tertiaires qui n’ont pas été sélectionnés dégénèrent. Ainsi, une petite fille possède 1 à 2 millions de follicules à la naissance. La phase de stimulation ovarienne permet d’éviter la phase de dégénérescence des follicules non-sélectionnés pour l’ovulation.

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Suite à l’ovulation, le follicule subit une transformation en corps jaune. Celui-ci joue un rôle très important pour l’implantation de l’embryon dans l’endomètre et le maintien de la grossesse. En absence d’embryon en revanche, le corps jaune dégénère ce qui initiera un nouveau cycle menstruel.

Les follicules en croissance sécrètent des œstrogènes. Le corps jaune produit de la progestérone.

Mécanisme de l'ovulation

Le cycle menstruel se divise en plusieurs phases :

  • Phase folliculaire : Elle débute le premier jour des règles et se termine avec l'ovulation. Elle est marquée par la maturation des follicules ovariens, stimulée par la production d'hormones folliculostimulantes (FSH).
  • Ovulation : Vers le 14ème jour du cycle, un pic de l'hormone lutéinisante (LH) provoque la rupture du follicule mature, libérant ainsi l'ovule dans la trompe de Fallope. Ce processus se déroule généralement sur une période de 24 à 36 heures.
  • Phase lutéale : Après l'ovulation, le follicule rompu se transforme en corps jaune, qui sécrète de la progestérone pour préparer l'utérus à une éventuelle grossesse.
  • Menstruations : Si l'ovule n'est pas fécondé, le corps jaune se désagrège et les hormones chutent, ce qui entraîne le détachement de la muqueuse utérine et le début des menstruations.

L’ovulation est un moment très important du cycle menstruel, car elle permet d’optimiser les chances de tomber enceinte ou, au contraire, d’éviter une grossesse.

Symptômes de l'ovulation

L’ovulation provoque des symptômes physiques dont certains peuvent être communs à toutes les femmes ou alors ils vont être soit moins prononcés, soit totalement absents. Ces symptômes sont :

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  • La modification de la glaire cervicale : il s’agit du liquide visqueux et transparent produit au niveau du col de l’utérus. Cette glaire devient plus claire et élastique, semblable à du blanc d'œuf cru.
  • La hausse de la température corporelle : la température corporelle au repos augmente légèrement après l'ovulation.
  • La douleur abdominale légère : connue sous le nom de « mittelschmerz », cette douleur (crampes) peut être ressentie d'un côté de l'abdomen.
  • Des seins gonflés et plus sensibles : pendant l’ovulation, certaines femmes vont avoir des seins sensibles et légèrement gonflés.
  • Une augmentation de la libido : certaines femmes connaitraient une augmentation de leur désir sexuel à cause du pic d’œstrogènes qui se produit quelques jours avant l’ovulation.

Importance de l'ovulation

L'ovulation est essentielle à la conception, car c'est le moment où un ovule mature est disponible pour être fécondé par un spermatozoïde. Sans ovulation, la fécondation et donc la grossesse ne pourraient pas se produire. De plus, le suivi de l'ovulation est crucial pour les couples qui cherchent à concevoir, ainsi que pour ceux qui cherchent à éviter une grossesse.

Facteurs influençant l'ovulation

L’ovulation peut être influencée par plusieurs facteurs internes et externes :

  • Le stress : qu’il soit physique ou émotionnel, il peut perturber l’équilibre hormonal et affecter l’ovulation.
  • Le poids : trop bas ou trop élevé, le poids peut affecter la régularité de l’ovulation en altérant les niveaux hormonaux.
  • Un excès d’exercice : l’exercice excessif peut entrainer des perturbations hormonales et ainsi, affecter l’ovulation.
  • L’alimentation : un déséquilibre alimentaire peut aussi affecter les cycles ovulatoires.

Problèmes de santé affectant l'ovulation

Par ailleurs, certains problèmes de santé peuvent également affecter l'ovulation :

  • Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : il entraîne des cycles anovulatoires (sans ovulation) en raison d'un déséquilibre hormonal. Les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) rencontrent souvent des problématiques supplémentaires lors de la FIV en raison du déséquilibre hormonal induit. Les ovaires polykystiques peuvent avoir de nombreux petits follicules, mais ils se développent de manière instable. La qualité des follicules chez les patientes atteintes de SOPK peut également varier. Ils peuvent contenir des ovocytes immatures, ce qui affectera le succès global de la FIV.
  • L’insuffisance ovarienne prématurée : aussi connue sous le nom de « ménopause précoce », cette insuffisance se caractérise par la perte de la fonction ovarienne avant l'âge de 40 ans.
  • L’hyperprolactinémie : un taux élevé de prolactine, une hormone qui inhibe l'ovulation, peut perturber le cycle menstruel.

Traitement des troubles de l'ovulation

Le traitement des troubles de l'ovulation dépend de la cause sous-jacente. Il peut s’agir :

  • De changements du mode de vie.
  • De médicaments pour stimuler l'ovulation.
  • D’interventions chirurgicales dans certains cas.
  • De traitements hormonaux permettant de rétablir l’ovulation régulière.

Tests et technologies de suivi de l'ovulation

Plusieurs méthodes permettant de suivre son ovulation sont disponibles :

  • La méthode du calendrier : elle consiste à noter la date du premier jour des menstruations de chaque cycle et à compter 14 jours pour déterminer la date approximative de l'ovulation.
  • Le graphique de la température corporelle basale : mesurer la température corporelle chaque matin avant de se lever peut aider à identifier une augmentation pouvant être liée à l’ovulation.
  • Des kits de test d'ovulation : ils détectent la présence de l'hormone lutéinisante (LH) dans l'urine, qui augmente juste avant l'ovulation.
  • La surveillance de la glaire cervicale : le fait d’observer les changements de la glaire cervicale peut aider à prédire l’ovulation. Les taux d’œstrogène élevés sont aussi associés à un aspect « réceptif au sperme » du mucus (ou, selon le terme technique, « glaire cervicale fertile »). Vous remarquerez peut-être une perte claire et visqueuse, pouvant être légèrement blanchâtre.

Les analyses de sang et l’échographie sont également des méthodes utilisées par les professionnels de santé pour mesurer les niveaux hormonaux dans le premier cas, et pour surveiller la croissance folliculaire et l’ovulation dans le second cas. Par ailleurs, de nombreux outils et applications permettant de calculer sa période d’ovulation sont disponibles.

Lors des premières visites, les gynécologues effectuent un examen échographique des follicules antraux pour vérifier leur état. Après cela, la première étape critique du protocole de FIV est de stimuler la croissance folliculaire pour obtenir un plus grand nombre d’ovocytes pour la fécondation (idéalement 10-15). Elle consiste à utiliser des injections quotidiennes pendant 11 à 12 jours pour inciter les ovaires à faire mûrir plusieurs follicules au lieu d’un seul (comme ils le font naturellement chaque mois), et donc produire plus d’ovocytes pour les féconder, les cultiver et produire plus d’embryons. Lorsque les follicules atteignent la taille optimale (environ 18-22 mm), la ponction ovocytaire est programmée 36 heures après l’injection de déclenchement de l’ovulation. Cela soutient la maturation des ovocytes de la même manière que dans le cycle naturel.

Follicules ovariens : structure et développement

Un follicule ovarien est un petit sac rempli de liquide dans l’ovaire qui contient un ovule qui n’est pas encore arrivé à maturité pour la fécondation des spermatozoïdes. Les follicules sont situés à l’intérieur des ovaires, et leur nombre est défini dès la naissance. Chaque follicule contient un ovocyte immature. Vous pourriez vous demander combien d’ovocytes se trouvent dans un follicule ? Un seul follicule contient un ovocyte. Au fil de la vie d’une femme, un nombre limité de follicules quitte la réserve des follicules dormants pour entamer le processus de maturation, appelé folliculogenèse. Cependant, seul un petit nombre de follicules parvient à maturité chaque mois. Les follicules qui ne libèrent pas d’ovocyte se désintègrent. Ce processus est connu sous le nom d’atrésie et peut se produire à tout stade du développement folliculaire. Il est scientifiquement prouvé que plus de 90 % de tous les follicules primordiaux subissent ce processus de dégénérescence.

Folliculogenèse : les étapes du développement folliculaire

La folliculogenèse est le processus qui décrit les étapes du développement folliculaire.

  • Follicule primordial: Tous les follicules commencent par des follicules primordiaux. À la naissance, les ovaires contiennent environ 1 à 2 millions de follicules primordiaux. Il faut parfois près d’un an pour que les follicules primordiaux se développent et atteignent le stade ovulatoire. Les follicules primordiaux sont microscopiques, ne mesurant que 25 micromètres (0,025 millimètres) de taille. Cependant, une fois que les signaux hormonaux déclenchent le développement folliculaire et qu’ils commencent à mûrir et à croître, ils deviennent des follicules antraux d’une taille allant jusqu’à 10 mm.
  • Follicule primaire: Certains follicules primordiaux passent au stade primaire chaque jour. A partir de la puberté, un certain nombre de follicules primordiaux commencent leur maturation lors de chaque cycle ovarien. L'ovocyte de premier ordre (qui est encore au stade dictyotène) commence à augmenter de taille, tandis que les cellules épithéliales qui l'entourent, les cellules folliculaires, aplaties dans le follicule primordial, deviennent cubiques.
  • Follicule secondaire: Les cellules de granulosa commencent à augmenter la production d’œstrogènes. L’intérieur du follicule forme également de minuscules poches de fluide folliculaire riche en nutriments.
  • Follicule tertiaire: Un autre nom pour les follicules tertiaires est celui de follicules antraux. Leur développement se fait à travers les follicules secondaires qui forment l’antrum. Dès lors que les follicules tertiaires sont formés au sein des ovaires, une nouvelle vague de follicules est engagée sous contrôle hormonal.
  • Corpus luteum: Une fois que l’ovulation a eu lieu et que le follicule est vide, il se transforme en corpus luteum. Le corps jaune est constitué de cellules de la thèque folliculaire et de cellules de la granulosa.

Structure du follicule ovarien mature

Un follicule ovarien est pourvu de deux enveloppes, les thèques interne et externe. La thèque interne sécrète des hormones, surtout des hormones femelles telles que les œstrogènes, mais aussi des hormones mâles comme la testostérone. Follicule ovarien arrivé au terme de sa maturation, destiné à se rompre, au 14ème jour du cycle menstruel. Lors de l’ovulation, ce follicule se rompt et libère dans la cavité péritonéale l’ovule qui est recueilli par le pavillon tubaire. Après l’ovulation, le follicule rompu est une formation cavitaire de 15 à 25 mm de diamètre, incluse dans la corticale ovarienne, remplie de liquide folliculaire, limitée en périphérie par la membrane de Slavjanski, sur laquelle reposent 5 à 6 assises de cellules de la granulosa, contient une zone hémorragique autour de laquelle s’organisent les trois couches de la paroi folliculaire, granulosa, thèque interne et thèque externe, pour former une glande endocrine transitoire, le corps jaune. Le corps jaune ne se développera pleinement que si l’ovule est fécondé. Les cellules de la granulosa, volumineuses, au cytoplasme chargé d’un pigment jaune donnant sa couleur à cette glande endocrine temporaire, ou cellules lutéiniques de la granulosa, sécrètent la progestérone. Les cellules de la thèque interne, plus petites que les précédentes, sécrètent des oestrogènes; ce sont les cellules lutéiniques thécales.

Réserve ovarienne et âge

Les femmes naissent avec un stock définitif de follicules, qui contiennent les ovocytes. Contrairement aux hommes qui produisent continuellement des spermatozoïdes, le stock d’ovocytes ne se renouvelle jamais. En moyenne, une femme naît avec environ un million de follicules. Cependant, à la puberté, il ne reste plus que 300 000 à 400 000 follicules, dont seulement 400 environ atteindront le stade de l’ovulation au cours de sa vie reproductive. La fertilité atteint son pic entre 20 et 30 ans. Durant la période de fertilité, une femme devrait idéalement avoir au moins 6 follicules visibles lors de l’échographie.

Lorsque les femmes atteignent la puberté, elles possèdent environ 400 000 à 500 000 follicules primordiaux. Il est impossible de déterminer le nombre d’ovules dans un ovaire. Les follicules primordiaux étant microscopiques, les professionnels de la santé ne peuvent pas les voir sur une échographie. À la naissance, les femelles ont environ 2 000 000 d’ovules dans leurs ovaires. Lorsqu’elles atteignent la puberté, ce nombre diminue pour atteindre environ 400 000. À la ménopause, il reste environ 1 000 ovules dans les ovaires. Il n’y a qu’un seul ovule dans chaque follicule, et le nombre de follicules constitue la réserve ovarienne d’une personne. Cependant, les auteurs d’une étude de 2018 expliquent que tous les follicules n’atteignent pas la phase de maturité pour libérer un ovule. Une diminution des follicules matures entraîne un statut de réserve ovarienne faible, ce qui signifie qu’il y a une faible chance qu’une personne conçoive.

L’Âge d’une femme peut affecter le nombre et la qualité des follicules. La Réserve ovarienne indique le nombre de follicules restants dans les ovaires.

Ménopause

La ménopause est le moment où les femmes n’ont plus de règles et ne peuvent plus tomber enceintes naturellement. Celles qui ont traversé la ménopause peuvent ressentir une sécheresse vaginale. Les niveaux hormonaux peuvent également être faibles, ce qui amène le corps à produire moins d’œstrogènes et de progestérone. À la ménopause, il reste environ 1 000 ovules dans les ovaires.

Importance du suivi de la croissance folliculaire en PMA

Les médecins en PMA s’aident généralement d’un tableau de croissance des follicules pour évaluer leur maturité, leur augmentation de taille constante, et s’assurer que la stimulation ovarienne est réussie. La plupart des gens ignorent que les follicules ovariens jouent un rôle essentiel dans la fertilité. En effet, ils sont l’un des composants les plus importants du système reproducteur féminin, et le nombre de follicules dans les ovaires est souvent un facteur déterminant influençant la conception, qu’elle soit naturelle ou réalisée par FIV.

Le tableau de croissance des follicules pour la FIV est une part centrale de tout protocole de FIV. La croissance des follicules est suivie de près par des échographies et des tests sanguins. Un ou plusieurs follicules deviennent dominants et continuent de croître, atteignant 18-20 mm ou plus. Une fois que les follicules dominants atteignent la taille souhaitée, les médecins administrent une injection de gonadotrophine chorionique humaine (hCG) pour induire la maturation finale.

Selon les études, les follicules plus grands sont plus susceptibles de fournir des ovocytes matures de bonne qualité par rapport aux follicules plus petits. La taille des follicules correspondait à différents ovocytes. Passons maintenant au tableau de croissance des follicules pour la FIV, qui aide à déterminer combien d’ovocytes une femme peut potentiellement avoir.

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