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Comment savoir si on est enceinte après une FIV : symptômes et signes révélateurs

Déterminer si une grossesse a débuté, en particulier après une fécondation in vitro (FIV), peut être une période d'attente angoissante. L'article suivant explore les symptômes et les signes qui peuvent indiquer une grossesse, tout en tenant compte des spécificités des traitements de fertilité et de la variabilité des expériences individuelles.

Le début de la grossesse : nidation et premiers changements hormonaux

On considère qu’une grossesse débute lorsque l’embryon a réussi sa nidation dans l’utérus. Les premiers signes de grossesse sont souvent liés aux changements hormonaux qui se produisent dès la nidation. Les hormones HCG, progestérone et œstrogène influencent le fonctionnement du corps, avant d’être rejoints par la prolactine et l’ocytocine. La HCG, ou Gonade Chorionique Humaine, est mesurée lors des tests de grossesse, car elle augmente rapidement. Sa présence permet également la production d’œstrogène et de progestérone, deux autres hormones fondamentales produites par les ovaires et le corps jaune pour assurer l’implantation de l’embryon.

La nidation : un processus délicat

La nidation est une période délicate de la grossesse durant laquelle l’embryon évolue et prend place dans l’utérus. Le processus de nidation peut entraîner des symptômes associés au début d’une grossesse. Lors de la fécondation, le spermatozoïde et l’ovocyte fusionnent au cœur des trompes de Fallope, donnant naissance au zygote. Ce dernier se développe durant sa migration vers la cavité utérine, où il s’accroche à la paroi utérine au stade de blastocyste. Pour se développer, l’œuf doit adhérer à l’endomètre, ce qui nécessite un dialogue entre l’embryon et la mère.

Les premiers symptômes de grossesse

Les premiers signes qu’on est enceinte sont souvent donnés par les hormones. Cependant, toutes les femmes ne ressentent pas ces changements de la même manière, voire ne les remarquent pas du tout et apprennent leur grossesse par test urinaire ou prise de sang.

Les symptômes fréquents

  • Nausées : Les nausées sont certainement le signe qu’on est enceinte le plus connu, car le plus répandu. Elles ne durent généralement que les trois premiers mois de la grossesse mais peuvent se prolonger selon les femmes. Souvent plus intenses le matin, elles peuvent rester présentes toute la journée.
  • Absence ou retard de règles : L’absence ou le retard de règle peut être un signe que vous êtes enceinte si vous avez l’habitude d’avoir des règles régulières. Il est moins significatif si vos règles ont toujours été capricieuses.
  • Saignements d’implantation : L’implantation de l’œuf dans l’utérus peut entraîner de petits saignements marron au lieu de vos règles habituelles.
  • Seins sensibles : Autre grand classique des premiers symptômes de grossesse, les seins qui gonflent et les mamelons qui foncent permettent de savoir si l’on est enceinte, ou du moins d’avoir quelques doutes. Chez les femmes, la sensibilité des seins est un indicateur précoce de la grossesse.
  • Fatigue : Le premier trimestre de grossesse est souvent accompagné d’une grande fatigue, qu’on doit à la production importante de progestérone. Être épuisée pendant la première semaine après le transfert d’embryon et jusqu’au jour de l’accouchement (et même au-delà) est un symptôme courant avant et pendant la grossesse.
  • Vertiges : Si la question « suis-en enceinte ? » vous revient souvent en tête et que vous êtes victime de vertiges, il se peut que ce soit dû à une anémie de grossesse.
  • Fringales : Les fameuses fringales et les mélanges saugrenus d’aliments inhabituels ne sont pas scientifiquement expliqués… Si le bon sens peut donner envie de « manger pour deux », ce n’est pas toujours vrai et tout dépend des mamans.
  • Humeur changeante : La production en masse d’hormones variées déstabilise l’équilibre habituel du corps, ce qui se ressent jusque dans le cerveau, qui gère moins bien les émotions. Une femme enceinte peut passer en un clin d’œil de la tristesse à l’euphorie et pleurer pour des raisons totalement inattendues.
  • Envies fréquentes d’uriner : L’augmentation des taux d’hormones de grossesse (hCG et progestérone) est à l’origine des fréquentes visites aux toilettes.

Les symptômes de la nidation

La nidation entraîne différents symptômes, dont les plus évidents sont les saignements vaginaux. Ils sont légers et de couleur souvent rose ou brune. Les saignements dus au phénomène de nidation peuvent être confondus avec des menstruations, ils surviennent généralement entre sept et dix jours après l’ovulation (contrairement aux règles qui interviennent 14 jours après l’ovulation). Néanmoins, les pertes de nidation sont généralement plus liquides et légères que celles liées au cycle menstruel. Les saignements d’implantation peuvent être plus ou moins longs et intenses en fonction des femmes : il n’existe pas de norme en la matière.

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Les pertes blanches constituent un phénomène très récurrent dans la vie des femmes et ne représentent donc pas un signe clair de grossesse. Ces pertes sont composées d’un mélange entre les sécrétions vaginales habituelles d’une femme et de glaires cervicales. Elles sont généralement plus épaisses et opaques lorsqu’elles surviennent après l’ovulation. Néanmoins, l’augmentation de la quantité de pertes blanches peut constituer un signe de nidation. Lorsque l’hormone HCG augmente, elle favorise les productions d’œstrogènes et de progestérones, qui sont essentielles au déroulement de la grossesse. Ce ne sont pas les pertes blanches en elles-mêmes, mais leur augmentation qui représente un signe de grossesse.

Les particularités après une FIV

Après un transfert d’embryons, il est naturel d’être plus à l’écoute de son corps qu’habituellement. Durant cette période, les émotions sont en général nombreuses et très intenses, et le moindre symptôme ressenti provoque une certaine inquiétude : que signifie-t-il ?

L'influence des traitements hormonaux

Les traitements de fertilité vont entrainer une perturbation des sécrétions de FSH et LH qui sont indispensables à une bonne production de progestérone. Un traitement de supplémentation par progestérone est donc quasiment systématiquement proposé après une stimulation de l’ovulation. La progestérone, par voie vaginale, sous-cutanée ou orale, diffuse dans l’ensemble du corps et va agir sur différents tissus du corps entrainant donc une augmentation de température, des tensions des seins parfois, des symptômes qui peuvent être pris pour des signes annonciateurs de grossesse. De plus, si la supplémentation est adaptée elle va se poursuivre jusqu’au test de grossesse et peut entrainer un retard des règles.

Les hormones progestérones administrées avant et après le transfert d’embryons, ainsi que la dose de progestérone, sont principalement responsables de ces symptômes. Pendant la grossesse, ces hormones provoquent des ballonnements, des douleurs mammaires et un écoulement de liquide.

Il est possible que les patientes aient à prendre des suppléments de progestérones afin d’aider l’endomètre à être plus réceptif à la nidation à la suite d’un traitement de procréation médicalement assistée.

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Les symptômes sont rarement différents de ceux d’une grossesse naturelle lorsque l’implantation a lieu par FIV ou ICSI. En effet, le traitement hormonal peut engendrer l’apparition de symptômes qui portent alors à confusion. Il ne faut donc pas s’y fier totalement et attendre le bon moment pour réaliser un test de grossesse fiable, malgré l’envie de voir débuter la grossesse et la frustration liée à l’impossibilité de tomber enceinte par la voie naturelle.

Les symptômes spécifiques après un transfert d'embryons

Après un transfert d’embryons, il se peut que des symptômes assez spécifiques surviennent. Saignement abondant avant quatorze jours et similaire à ceux des menstruations, notamment s’il s’agit d’un transfert d’embryons congelés. De la fatigue à une sensation de gêne au niveau des seins y compris des nausées, les symptômes qui se manifestent durant les 7 premiers jours de la grossesse peuvent varier d’une femme à l’autre. Il existe même la possibilité que certaines femmes n’en ressentent aucun.

À la suite d’une fécondation in vitro comprenant ou non une ICSI, un supplément de progestérone est généralement donné aux patientes. Cette hormone peut parfois engendrer des symptômes similaires à ceux de la grossesse. Des sécrétions vaginales abondantes qui apparaissent le plus souvent durant les jours qui suivent le transfert. Des changements ressentis dans les seins : la poitrine est plus dure que la normale et gonflée. Sensation de fatigue causée par l’hormone de progestérone ou par la grossesse : il n’est pas possible de savoir si la grossesse ou les hormones provoquent la sensation de fatigue. L’absence des menstruations quatorze jours après le transfert d’embryons. Des envies fréquentes d’uriner causées par l’hormone HCG.

Les grossesses avec don d'ovocytes

Là encore, les symptômes et leur intensité sont propres à chaque femme, mais il convient de noter que les femmes ayant recours à une FIV-DO sont souvent âgées de plus de 35 ans. Le facteur âge peut être la source d’une amplification des symptômes, car le corps ne tolère plus aussi bien les changements hormonaux. Cependant, le phénomène sera le même pour une grossesse naturelle à un âge avancé.

Comment distinguer les symptômes de grossesse des autres causes ?

Syndrome prémenstruel vs. grossesse

Les symptômes annonciateurs de grossesse ressemblent beaucoup à ceux du syndrome prémenstruel qui annonce, lui, l’arrivée des règles. Il n’est pas possible de faire la différence à coup sûr. Ce qui peut vous mettre la puce à l’oreille, c’est si vous observiez une récurrence des mêmes symptômes à travers plusieurs cycles et que soudainement vous observez des modifications.

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Effets secondaires des traitements de PMA vs. grossesse

Les traitements de fertilité vont entrainer une perturbation des sécrétions de FSH et LH qui sont indispensables à une bonne production de progestérone. Un traitement de supplémentation par progestérone est donc quasiment systématiquement proposé après une stimulation de l’ovulation. La progestérone, par voie vaginale, sous-cutanée ou orale, diffuse dans l’ensemble du corps et va agir sur différents tissus du corps entrainant donc une augmentation de température, des tensions des seins parfois, des symptômes qui peuvent être pris pour des signes annonciateurs de grossesse. De plus, si la supplémentation est adaptée elle va se poursuivre jusqu’au test de grossesse et peut entrainer un retard des règles.

Quand réaliser un test de grossesse ?

Dans le cadre d’un parcours d’AMP, votre centre vous communiquera une date de test pour la prise de sang, généralement 14 jours après la date de l’ovulation (la date d’ovulation correspond au jour de la ponction, ou au surlendemain du déclenchement de l’ovulation). A ce moment, le taux d’HCG est généralement supérieur à 100. Les tests urinaires vendus dans le commerce ou en pharmacie détectent des taux d’HCG de l’ordre de 30 ou 40 unités. Cela veut donc dire que le test urinaire peut être positif un jour avant la prise de sang ou le retard de règles.

Attention si vous faites le test trop tôt et que vous avez eu un déclenchement de l’ovulation avec de l’0vitre||e. L’0vitre||e est un analogue de l’HCG et elle perdure en général 8 jours.

Si le transfert est effectué à J5, alors c’est un blastocyste qui est implanté dans l’utérus. Dans ce cas, le test pourra être réalisé plus tôt que s’il a lieu à J3, soit trois jours après la fécondation. L’hormone HCG est uniquement détectable à partir du quatorzième jour après la fécondation. Un ovule humain sera capable de s’ancrer à la paroi utérine entre huit et neuf jours après l’ovulation.

Grossesse extra-utérine : une complication à surveiller

Après une fécondation in vitro, des complications peuvent parfois survenir. L’une des plus préoccupantes est la grossesse extra-utérine, aussi appelée GEU. Elle engendre le plus souvent une fausse couche et peut aussi mettre la santé de la patiente en danger. Les grossesses extra-utérines surviennent lorsque l’embryon vient s’implanter dans l’appareil reproducteur interne de la femme, mais pas au sein de l’utérus.

Des signes préoccupants peuvent suggérer qu’une GEU est effective. En règle générale, ils apparaissent entre cinq et quatorze semaines après confirmation du départ de la grossesse. Les douleurs dans le bas ventre : c’est le symptôme principal d’une GEU. Des saignements bruns : il s’agit d’un effet lié aux changements hormonaux. Douleurs aux origines difficilement identifiables : ces douleurs sont le plus souvent localisées dans le bas ventre et causées par un saignement originaire de la trompe de Fallope.

Lorsque la grossesse extra-utérine n’est pas détectée, alors l’embryon poursuit son développement. S’il se trouve dans la trompe, il peut la déchirer et engendrer un saignement intra-abdominal conséquent. Une grossesse extra-utérine peut tout à fait être diagnostiquée par une augmentation des taux d’hormones dans le sang : HCG. Une échographie pelvienne peut aussi la révéler. Le plus souvent, les taux de HCG se multiplient par deux tous les deux ou trois jours, et ce durant les dix premières semaines de grossesse.

Conseils et recommandations pendant l'attente

Alors que vous courez sans cesse contre la montre depuis de début de votre projet bébé, jonglant avec des rendez-vous médicaux tous les deux ou trois jours, soudainement, le temps se suspend. Plus de rendez-vous dans votre centre. Plus d’échographies, de prises de sang, d’injections. Et voici les 14 (10 si vous avez eu un transfert d’embryon J5) jours les plus longs du parcours. Ceux où vous attendez, entre espoir et désillusion, à l’affut du moindre signe pour interpréter une éventuelle grossesse.

Pendant cette période, tous les symptômes, maux, signes, humeurs que vous ressentez sont scrupuleusement épiés par vos soins et probablement votre conjoint. Vous cherchez naturellement à les décrypter pour savoir s’ils sont synonymes d’une bonne nouvelle. Ils sont étroitement liés aux effets secondaires suite à la stimulation ovarienne. En effet, en parcours de PMA, ces symptômes sont la conséquence de cette stimulation suite à l’injection d’un taux très élevé d’hormones.

Essayez autant que possible de remplacer vos obsessions et interprétations de symptômes par des activités que vous appréciez. Selon vos envies : pourquoi pas une séance de respiration ou une balade en plein air ? Ou un dîner au restaurant avec votre moitié(e) ou un agréable massage ? Au-delà des conseils qui visent à vous apaiser mentalement, veillez surtout à poursuivre toutes les choses que vous aimez tant habituellement (sauf avis contraire du médecin). « Il n’y a aucune restriction en termes d’activité physique, de relations sexuelles ou de voyages ; on recommande de reprendre une vie tout à fait normale.

Prenez soin de votre corps, et il prendra soin de vous. Ainsi, veillez à lui offrir une alimentation équilibrée emplie de fruits, de légumes, de protéines animales (viande et poisson) et végétales (favorisez les oléagineux) tout en vous hydratant correctement. Si vous le pouvez, gardez vos distances avec le café et le thé.

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