L'avancée de l'âge maternel est une des principales raisons pour lesquelles les femmes doivent opter pour ce traitement avec don d'ovules afin de devenir mères. Cet article explore en profondeur la fécondation in vitro (FIV) en Inde, en particulier en ce qui concerne les femmes de 50 ans. Il aborde les taux de réussite, les facteurs influençant le succès, les options disponibles et les considérations importantes pour les patientes envisageant cette voie.
Les Indications de la FIV avec Don d'Ovocytes
Plus de 1000 cycles de dons d'ovules sont effectués chaque année en France, et 300 enfants en naissent. Le don d'ovocytes est devenu une technique très demandée dans les centres de fertilité pour les couples qui autrement ne pourraient pas avoir d’enfants. Dans de nombreux cas, il s’agit de l’étape qui suit d’innombrables traitements précédents infructueux.
Les principales raisons pour lesquelles les femmes doivent opter pour ce traitement avec don d'ovules afin de devenir mères sont les suivantes :
- Âge maternel avancé: Au fil des ans, le nombre et la qualité des œufs diminuent. Après 35 ans, il est plus fréquent que les ovules commencent à accumuler des mutations, qui compromettent la viabilité des embryons ou même conduisent à des avortements répétés.
- Faible réserve ou absence de fonction ovarienne: ceci en raison d'une insuffisance ovarienne primaire, d'une insuffisance ovarienne prématurée, de la ménopause ou d'une chirurgie des ovaires.
- Altérations génétiques: en cas de présentation d'une maladie génétique héréditaire qui peut être transmise aux descendants et qui ne peut être détectée par le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI).
- Échecs répétés de la FIV avec ses propres ovules: La faible réponse à la stimulation ovarienne, la mauvaise qualité des ovules et/ou des embryons (comme dans le cas des patientes atteintes d'endométriose), l'échec de la fécondation et/ou de l'implantation ou les fausses couches répétées sont les principales raisons pour lesquelles une grossesse peut ne pas être obtenue dans le cadre d'un traitement de FIV.
En bref, soit en raison de l'absence d'ovules, soit en raison de leur mauvaise qualité, lorsqu'une femme ne peut pas tomber enceinte avec ses propres ovules, elle peut recourir à un traitement d'ovodonation pour devenir mère.
Les Taux de Réussite de la FIV avec Don d'Ovocytes
Lorsque l’on fait référence au succès procréatif, il s’agit de naissances, et pas seulement de grossesse. Cependant, le plus souvent, les pourcentages de réussite des traitements de fertilité sont mesurés en fonction de la grossesse.
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Les probabilités de tomber enceinte sont plus hautes en cas de FIV-DO, car les ovules de donneuses viennent de femmes jeunes, en bonne santé et disposant d’une bonne réserve ovarienne. Quand une femme a recours au don d’ovocytes, la technique qui lui est proposée est la fécondation in vitro (FIV), qu’il s’agisse d’une FIV conventionnelle ou de la technique plus sophistiquée appelée ICSI (injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde, de l'anglais intracytoplasmic sperm injection).
Taux selon fécondation d'ovules frais ou congelés
Selon les résultat d’une étude réalisée en 2014 par la SEF (Sociedad Española de Fertilidad) à partir de 8238 transferts embryonnaires provenant de 9008 cycles de don d’ovocytes, le pourcentage de grossesse par transfert en Espagne est de 55,9% et le taux d’accouchement, c’est-à-dire, le taux de nouveau-né par transfert est de 36,4%. Les résultats mentionnés ci-dessus concernent les cycles de don d’ovocytes frais. Si les embryons sont créés à partir d’ovules de donneuse qui ont subi un processus de vitrification, les taux de réussite sont plus bas :
- Taux de grossesse par transfert : 39,7%
- Taux de natalité par transfert : 24,7%
Cependant, l’étude ne mentionne pas si le sperme vient d’un donneur ou du partenaire. Par conséquent, nous ne pouvons pas savoir s’il s’agit d’une FIV double don (don d’ovocytes + don de sperme). Elle ne tient pas compte non plus d’autres facteurs comme l’âge de la receveuse et la qualité des embryons, qui ont un impact fondamental sur le succès du traitement.
Taux de réussite selon l'âge de la patiente
Alors que le taux de grossesse moyen obtenu pour un cycle de FIV avec les ovocytes de la patiente tourne autour de 35-43%, le taux peut augmenter à approximativement 55-63% de réussite par cycle de FIV avec don d’ovocytes. Les variations dépendent de la réceptivité de l’utérus. Il est prouvé que les taux de nidation et de grossesse sont plus bas chez les femmes de 45-50 ans que chez les femmes plus jeunes. Parallèlement, le taux de fausse couche augmente significativement à partir de 45 ans. En moyenne, le taux de réussite de la FIV-DO (taux de grossesse) est de 69% pour les patientes de moins de 45, alors qu’il atteint tout de même 63% quand la receveuse a 45-50 ans.
Il est prouvé que le transfert d’un blastocyste à J5 (5 jours après la fécondation) permet aux patientes d’atteindre de meilleurs taux de grossesse par rapport au transfert d’un embryon à J3. Nous vous proposons ci-dessous les taux de natalité par transfert d’embryons frais à J5, en fonction de l’âge de la receveuse :
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- Moins de 35 ans : 68,1%
- Entre 35 et 37 ans : 52,7%
- Entre 38 et 40 ans : 52%
- Entre 41 et 42 ans : 37%
Les probabilités de succès augmentent avec le nombre de tentatives. En général, la plupart des femmes tombent enceintes après un maximum de 3 ou 4 tentatives de FIV-DO.
Grossesse après FIV ou IA avec sperme de donneur
Deux traitements d’infertilité différents font appel à du sperme de donneur :
- Insémination artificielle (IA) avec sperme de donneur : le sperme est introduit manuellement dans l’utérus par l’intermédiaire d’une canule. Cette technique implique nécessairement l’usage des ovules de la future mère.
- Fécondation in vitro avec don de sperme : on peut utiliser des ovules de donneuse (FIV double don) ou les propres ovules de la patiente, prélevés au préalable à l’aide d’une ponction ovarienne. La fécondation des ovules peut être réalisée par FIV conventionnelle ou par ICSI.
En ce qui concerne la fécondation in vitro avec sperme de donneur, on n'observe aucune différence avec la moyenne des traitements de FIV, car la quantité de sperme utilisée est infime et la qualité du gamète masculin n’intervient que dans une faible mesure dans les traitements comme l’ICSI. D’un autre côté, on observe une grande différence entre les traitements d’insémination artificielle si l’on compare ceux réalisés en utilisant les gamètes du partenaire et ceux qui utilisent les gamètes provenant d’un donneur. Alors que les chances de tomber enceinte par insémination artificielle en utilisant le sperme du conjoint (IAC) atteignent 12-15%, elles montent à 18-25% en cas d’insémination artificielle avec sperme de donneur (IAD).
Le taux de grossesse par cycle pour les femmes de moins de 40 ans y est de 22%, alors que pour les femmes de 40 ans et plus il est de 13%. L’âge de la patiente est donc un facteur très important à prendre en compte dans le cadre d’une insémination artificielle, car la qualité des ovules se réduit significativement à mesure que les années passent.
Sur toutes les grossesses obtenues par IAD, 88,5% aboutissent à la naissance d’un seul bébé et 11,5% sont multiples, desquelles 10,1% sont gémellaires, 1,2% de triplés et 0,2% présentent plus de trois sacs gestationnels. Après plusieurs tentatives d’insémination artificielle, les chances de grossesse augmentent, car le taux de grossesse est cumulatif. Cela signifie que si la femme ne tombe pas enceinte dès le premier cycle, les probabilités de succès du traitement de PMA augmentent à la deuxième, troisième ou quatrième tentative. 60-70% des femmes tombent enceintes suite à un maximum de 4 cycles d’insémination artificielle. Si le succès n’est pas au rendez-vous après 4 tentatives, il est recommandé de tenter la fécondation in vitro, une technique de procréation assistée plus complexe qui offre de meilleurs taux de réussite. Dans les cas de FIV double don, la qualité des embryons est meilleure, car les ovules et les spermatozoïdes employés sont plus « forts », ce qui entraîne de meilleures possibilités de nidation et de développement des embryons. Malgré tout, les autres facteurs, comme l’âge de la receveuse, la réceptivité utérine, les caractéristiques de l’utérus, le développement des embryons, etc. vont maintenir leur influence.
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FIV en Inde: Un Aperçu
L'Inde est devenue une destination de plus en plus populaire pour le tourisme médical, y compris les traitements de fertilité. Ce pays offre des spécialistes qualifiés et des cliniques dotées de normes de haute technologie similaires à celles des États-Unis, mais à un coût beaucoup plus abordable.
Aspects financiers
Lors de mon enquête en 2013, une FIV coûtait environ 1 000 euro aux patients (70 000 roupies). Cela représente un quart des tarifs français, mais ce coût est entièrement à la charge des patients, dont les assurances rechignent à rembourser ces soins onéreux aux taux de réussite improbables. Par ailleurs, il faut également remettre ces chiffres dans le contexte économique général dans la mesure où selon une « estimation de l’ambassade de France à Delhi, le salaire moyen est de l’ordre de 40 euro par mois9 ». L’investissement dans un traitement de fertilité est donc loin d’être une décision prise à la légère. Dans un pays où il est difficilement envisageable de rester sans enfant, je n’ai donc pas été étonnée de m’entendre dire par gynécologues, biologistes et infirmières que certains couples mettaient toutes leurs économies dans les traitements.
Réglementation et Cadre Légal
En 2013, la Fédération internationale des sociétés de fertilité (International Federation of Fertility Societies - IFFS, 2013 : 13) estime à 500 ou 600 le nombre de cliniques sur le sol indien. Cependant aucun relevé systématique organisé par une institution mandatée n’existe pas plus que l’obligation de s’enregistrer comme clinique de fertilité, ce qui rend une estimation précise très difficile. En termes d’encadrement, l’Inde possède des guides de recommandations, publiés par l’Indian Council of Medical Research et l’Indian Society for Assisted Reproduction proposant des accréditations. Néanmoins, aucune législation, institution de contrôle ou obligation de recevoir une autorisation pour ouvrir une clinique ne s’impose aux institutions médicales, laissant de larges marges de manœuvre à ces dernières pour contourner les recommandations publiques (Gupta, 2008 : 12). De la même manière, les tarifs ne sont pas homogènes et sont fixés par chaque hôpital, selon leurs prestations.
Importance Culturelle et Sociale
En Inde, la stigmatisation de l’infertilité est une réalité évoquée par tous les interlocuteurs rencontrés. On en trouve la présentation dès la première page du projet de loi indien (ICMR - Indian Council of Medical Research, 2010 : 1). Par ailleurs, à propos de l’hindouisme particulièrement prégnant dans les cliniques qu’il a étudiées6, Aditya Bharadwaj (2003) évoque une « triade sacrée » composée par les deux parents de sexe différent et l’enfant. Dans ce cadre, l’adoption est peu envisageable car elle donne de la visibilité à l’infertilité et propulse la sexualité sur la scène publique (ibid. : 1879). Dans ce contexte, l’infertilité est définie dans le projet de loi à partir du contrôle que l’on peut avoir sur elle, via les nouvelles technologies « qui impliquent de manipuler le gamète - le spermatozoïde ou l’ovocyte - en dehors du corps » (ibid., ma traduction). L’extériorisation des cellules par rapport au corps des patients est donc promue comme un outil pragmatique par lequel faire famille.
Pourquoi une FIV-DO ou un don de sperme peut être un échec ?
En dépit du fait que les traitements de PMA avec ovocytes de donneuse présentent des taux de grossesse plus élevés, le but n’est pas toujours atteint. Parfois, les embryons n’arrivent pas à s’accrocher ou une fausse couche a lieu. Cela peut survenir pour différents motifs :
- Altération utérines : polypes, myomes, endométriose, adhérences intra-utérine (syndrome d’Asherman) et utérus cloisonné, entre autres, qui peuvent empêcher ou rendre difficile la nidation. Il faudrait une intervention chirurgicale avant de tenter tout traitement de PMA.
- Altérations immunologiques : le système immunitaire doit fonctionner correctement pour que l’embryon puisse s’implanter et se développer. Le corps maternel doit « tolérer » l’embryon.
- Altérations de la coagulation sanguine (trombophilie) : une coagulation correcte est nécessaire pour augmenter les probabilités de nidation et de progression de l’embryon.
- Causes génétiques : les spermatozoïdes peuvent contenir une altération génétique qui empêche l’embryon de croître.
- Mauvaise qualité des embryons : les spermatozoïdes peuvent être de moindre qualité, ce qui a des répercussion sur l’embryon obtenu. Il est également possible, bien que peu fréquent, que les ovocytes de la donneuse ne présentent pas la qualité suffisante. Dans ce cas, il faudrait changer de donneuse.
Quant au succès des traitements d’insémination artificielle et de FIV, même avec du sperme de donneur, il dépend aussi d’autres facteurs comme l’âge, l’épaisseur et l’aspect de l’endomètre, la cause et la durée de l’infertilité, ainsi que le protocole et le traitement hormonal pour la stimulation ovarienne.
Afin de déterminer la raison pour laquelle le traitement peut échouer, le médecin spécialiste se doit d’analyser toutes les variations du processus. Il pourrait s’agir de changer simplement la méthode de stimulation ou le traitement, si c’est la réponse au traitement qui n’est pas adaptée. L’alternative est le changement de technique : si la grossesse n’a pas lieu après 3 ou 4 tentatives d’insémination artificielle, il convient d’essayer la fécondation in vitro, ou, si la tentative était de FIV ave…
Considérations Éthiques et Médicales
La question de savoir s’il convient d’appliquer une limite d’âge supérieure à tous les traitements et à tous les pays divise les communautés médicales et scientifiques depuis un certain temps. La FIV pour les femmes plus âgées devrait-elle être limitée en raison des chances de succès plus faibles et des risques plus élevés de problèmes médicaux liés au traitement ?
Des risques démultipliés existent. Même avec un ovocyte jeune, l'utérus de ces femmes a vieilli, les tissus ne sont plus aussi bien vascularisés… Elles encourent beaucoup plus de risques d'avoir un problème grave pendant leur grossesse qu'une femme de 30-35 ans.
Il est recommandé aussi d'éviter, pour les grossesses très tardives, les grossesses multiples, qui sont plus à risque.
Conseils pour Choisir une Clinique de Don d'Ovocytes à l'Étranger
Lorsque vous choisissez une clinique de don d’ovocytes à l’étranger, vous devez tenir compte de plusieurs éléments. La première chose et la plus importante sont les lois concernant les traitements de l’infertilité dans le pays. Ainsi, dès que vous savez exactement de quel type de procédures vous avez besoin, vérifiez quels pays autorisent ces procédures. Voici quelques conseils sur la recherche d’une destination. La première chose qui vient à l’esprit lorsqu’on recherche une clinique est, bien sûr, son expérience, ses taux de réussite et le personnel de la clinique. Un autre aspect est l’origine ethnique de la donneuse. Si les futurs parents veulent une donneuse d’une origine ethnique concrète, cela peut compliquer l’ensemble du processus de décision et avoir un impact sur les coûts. Une donneuse d’origine hispanique ne devrait pas poser de problème, mais certains phénotypes sont beaucoup moins disponibles et plus difficiles à trouver dans certains pays.
Le choisir de la destination n’est que la partie émergée de l’iceberg. Reste maintenant à faire le choix le plus important : celui de la bonne clinique. Ce choix impactera les aspects les plus importants du traitement mais surtout la qualité des services.
- Combien de cycles ?
- Expérience du personnel - c’est un facteur crucial. Vous voulez simplement les médecins les meilleurs et les plus expérimentés.
- Efficacité - découvrez les taux de réussite de la FIV et de tous les autres traitements dont vous pouvez avoir besoin.
Aspects Financiers et Budget
Dans la plupart des cas, le don d’ovules à l’étranger est moins coûteux. Vous pouvez économiser de 25 à 75 % sur votre traitement. Cela peut également vous permettre de bénéficier d’une FIV abordable tout en profitant de vacances dépaysantes. Tout cela pour le seul prix du traitement dans votre pays. Cependant, vous devez être prudent car certaines cliniques n’incluent pas toutes les procédures et les coûts des médicaments dans le prix indiqué. Soyez très prudent lorsque vous regardez le coût présenté par la clinique. Le prix annoncé peut légèrement différer du coût final. Ce n’est pas parce que les cliniques sont malhonnêtes, mais parce que selon les patients il peut y avoir besoin de procédures ou de médicaments légèrement différents. Très souvent, le prix standard n’inclut pas les médicaments - ce qui peut se comprendre car parfois les patientes ont déjà leurs propres médicaments et n’ont donc pas besoin de les inclure dans le coût du traitement. N’hésitez pas à demander une estimation du prix total, incluant toutes les dépenses. Vérifiez les normes de la clinique, l’expérience du personnel et le taux de réussite moyen. Les cliniques offrant des coûts inférieurs peuvent également avoir des taux de réussite inférieurs.
Les patients recherchant un don d’ovocytes à l’étranger ont tendance à oublier d’inclure dans leur budget les frais de voyage et d’hébergement. Ceux-ci font que le prix final est plus élevé de ce que nous avons prévu initialement. C’est pourquoi les gens utilisent souvent cette occasion pour combiner le traitement avec leurs vacances annuelles.
Agences de Tourisme Médical
Si vous n’avez pas le temps de comparer les prix et de faire des recherches, vous pouvez envisager d’utiliser les services d’une ou plusieurs agences de tourisme médical. Ces agences peuvent vous aider à trouver les meilleures options au meilleur prix.
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