L'interruption volontaire de grossesse (IVG), ou avortement, est un droit fondamental en France, permettant aux femmes de mettre fin à une grossesse non désirée de manière légale et médicalement encadrée. Cet article vise à explorer les différentes facettes de l'IVG, en mettant l'accent sur les procédures, les risques potentiels et les considérations importantes pour les femmes qui envisagent cette option.
Introduction à l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG)
L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est un acte médical qui consiste à mettre fin à une grossesse non désirée. En France, l'IVG est légale jusqu'à 14 semaines de grossesse (soit 16 semaines d’aménorrhée). Il existe deux méthodes principales pour réaliser une IVG : l'IVG médicamenteuse et l'IVG chirurgicale.
Les Méthodes d'IVG
IVG Médicamenteuse
Cette méthode est possible jusqu’à 7 semaines de grossesse (9 semaines d’aménorrhée). L'IVG médicamenteuse consiste à prendre deux médicaments sous forme de comprimés. Le premier servant à interrompre la grossesse et le second à provoquer l’expulsion de l'œuf ou de l’embryon en générant des contractions de l’utérus. L’IVG médicamenteuse peut être pratiquée sous la supervision d’un médecin généraliste, d’un gynécologue ou d’une sage-femme. Elle peut aussi être réalisée dans un centre de planification (planning familial). L’IVG médicamenteuse peut provoquer des douleurs similaires aux règles.
IVG Chirurgicale
Disponible jusqu’à 14 semaines de grossesse, elle est réalisée en milieu hospitalier ou dans un centre spécialisé. Il s’agit d’une petite intervention chirurgicale qui se déroule à l’hôpital ou dans un centre spécialisé. Elle peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale en fonction de votre état de santé et de votre souhait. En passant par le vagin, le médecin va dilater le col de l’utérus puis venir aspirer l'embryon grâce à un tube. L’IVG chirurgicale est réalisée sous anesthésie locale ou générale. L’embryon est aspiré via une canule insérée dans l’utérus. Après un avortement, le col de l'utérus peut rester ouvert jusqu'à 15 jours dans le cas d'une IVG chirurgicale ou d'un curetage.
Aspects Légaux et Financiers
Depuis le 2 mars 2022, l’IVG est autorisée jusqu’à la fin de la 14ème semaine de grossesse (soit 16 semaines d’aménorrhée). Les mineures peuvent avorter sans consentement parental, à condition d’être accompagnées par un adulte de confiance. En France, l’IVG est prise en charge à 100% par l’Assurance Maladie.
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Risques et Complications Potentielles
Les risques sont rares mais peuvent inclure des saignements abondants, une infection ou des douleurs prolongées. Si vous avez des complications post-IVG (échec, curetage, infections vaginales, lésions), ce sont des contre-indication pour la reprise d'une activité sexuelle. Les professionnels de santé conseillent de ne pas avoir de rapports sexuels post-IVG jusqu'à l'arrêt des saignements (pouvant aller d'une semaine à 15 jours). Ceci pour éviter des risques d'infections gynécologiques.
Fertilité et Lactation Après une IVG
Oui, l’IVG n’affecte pas la fertilité. Oui, une IVG n’affecte pas la lactation. Une contraception peut être mise en place immédiatement après une IVG.
Sexualité et Réappropriation du Corps Après une IVG
La reprise des rapports sexuels après une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) peut être une étape difficile pour certaines femmes. Il est très important de ne pas vous forcer à avoir des rapports sexuels. Faites l’amour seulement si vous en avez envie et pas uniquement pour faire plaisir à votre partenaire ou par sentiment d’obligation. Même si vous êtes à l'initiative du rapport sexuel, vous avez tout à fait le droit de l’interrompre si vous n’en avez plus envie. N’hésitez pas à lui confier vos appréhensions et à formuler ce dont vous avez envie et au contraire ce que vous ne voulez pas. Après une IVG surtout lorsqu’elle est chirurgicale, il arrive que le vagin et l’utérus soient sensibles ce qui peut occasionner des douleurs à la pénétration. En plus des saignements provoqués par l'avortement qui peuvent aussi gêner certaines femmes.
C’est pourquoi il est préférable de vous tourner vers les rapports non pénétratifs. Caresses, sexe oral, utilisation de sextoys… Il existe une multitude de manières de vous faire plaisir. Le meilleur moyen de se réapproprier son corps, c’est de l’explorer soi-même. Avec les doigts ou un sextoy, redécouvrez votre plaisir au rythme qui vous convient.
Questions Fréquemment Posées sur l'IVG
- Comment faire pour avorter en France ? L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est autorisée en France jusqu'à 14 semaines de grossesse (16 semaines d’aménorrhée).
- Où est-ce que je peux avorter ? L'IVG médicamenteuse peut être pratiquée sous la supervision d’un médecin généraliste, d’un gynécologue ou d’une sage-femme. Elle peut aussi être réalisée dans un centre de planification (planning familial). L’IVG chirurgicale est réalisée en milieu hospitalier ou dans un centre spécialisé.
- Est-ce que je peux choisir la manière d’avorter ? Oui, le choix de la méthode d'IVG dépend de plusieurs facteurs, notamment le terme de la grossesse et votre état de santé. Discutez avec votre médecin pour déterminer l'option la plus appropriée pour vous.
- J’ai 16 ans, est-ce que je peux faire une IVG sans que mes parents le sachent ? Les mineures peuvent avorter sans consentement parental, à condition d’être accompagnées par un adulte de confiance.
- Je suis enceinte mais je ne veux pas poursuivre ma grossesse, où aller pour faire une IVG ? Vous pouvez vous adresser à votre médecin généraliste, un gynécologue, une sage-femme, un centre de planification familiale ou un établissement de santé pratiquant les IVG.
La Grossesse et la Sexualité : Écoute de Soi et Confort
Pendant la grossesse, il est normal de se poser de nombreuses questions sur la sexualité. Le corps traverse une expérience inédite et on se demande ce qu’on peut faire et ce qu’on ne peut pas faire. La clé, comme pour beaucoup de choses durant la grossesse, est de s’écouter. Il n’existe aucune règle absolue en matière de sexualité pendant cette période et chaque femme, chaque couple, traverse une expérience qui lui est propre. Certaines femmes auront une libido très forte et donc des rapports sexuels à une fréquence soutenue, tandis que d’autres ne voudront pas entendre parler de relations sexuelles de toute leur grossesse.
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Sauf complication médicale (placenta bas inséré, saignements, menace d’accouchement prématuré avec par exemple une rupture prématurée de la poche des eaux etc.), l’activité sexuelle de la mère ne peut aucunement mettre en danger le fœtus qui est entièrement protégé dans l’utérus avec le col fermé et la poche des eaux. Les craintes concernant rapports sexuels et fausses couches sont répandues chez les femmes enceintes. S’agissant des peurs (ou espoirs selon l’éloignement du terme !) concernant rapports sexuels et accouchement, un rapport ne pourra contribuer au déclenchement de l’accouchement que si le col est mature (ouvert et court). L’orgasme provoque quelques contractions (similaires à celles déclenchées par le fait de marcher longtemps par exemple) et va aussi booster la production d'ocytocine, hormone clé lors de l’accouchement. Le déclenchement “à l’italienne” (avoir un rapport sexuel dans l’espoir que cela déclenche l’accouchement) ne peut donc marcher qu’en présence d’un col mature.
Dans une grossesse sans complication, une seule règle d’or est à retenir : s’écouter ! On recherche le confort avant tout. Il n’y a donc pas de contre-indication quant à une position en particulier tant que le confort est au rendez-vous, ce qui demande, on vous l’accorde, de plus en plus de créativité au fur et à mesure de la grossesse ! Plus que jamais, on réagit directement en cas de douleur en arrêtant et en essayant (ou pas !) des alternatives qui fonctionnent. On peut par exemple essayer les positions où la femme est au-dessus de l’homme pour que le ventre gêne moins.
A noter pour les femmes enceintes qui ont une glaire cervicale plus abondante (ce qui est notamment due à la progestérone), si cela provoque une gêne chez elles vis-à-vis de leur partenaire, on peut conseiller de faire une toilette intime juste avant le rapport. L’utilisation d’une cup ou autre dispositif avant un rapport buccal peut certes être envisagée mais ce n’est pas forcément la solution la plus simple à mettre en place. En cas de douleur, notamment localisée à l’entrée du vagin, lors des rapports (les nombreux changements au niveau du col et du périnée peuvent l’expliquer), on peut utiliser du lubrifiant. Cela peut aider les femmes enceintes qui ont moins de glaire cervicale, notamment en début de grossesse, en raison de nombreux vomissements etc. On peut également conseiller d’essayer de nouvelles positions. L’usage de sex-toys n’est pas interdit pendant la grossesse car ils ne sont aucunement dangereux. Il n’y a notamment aucun risque par rapport à un rapport sexuel avec son partenaire. En application du principe de précaution, il faut néanmoins éviter tout objet qui vibre, que ce soit sur le clitoris ou à l’intérieur du vagin car cela a pour effet de créer des ultrasons qui pourraient gêner le bébé.
La Masturbation Pendant la Grossesse
La masturbation - et la sexualité en général - inquiètent de nombreuses mères en devenir. Le désir sexuel ne disparaît pas pendant la grossesse. Bien au contraire, la libido des femmes enceintes peut parfois exploser ! La sexualité des futures mères reste cependant un sujet tabou, et de nombreux mythes circulent encore au sujet de la masturbation.
Se masturber pendant la grossesse peut bel et bien avoir des avantages pour la santé. Mais entendons-nous bien, ces avantages sont principalement liés au bien-être émotionnel et à la gestion du stress. La libido des futures mères fluctue inévitablement au cours des neuf mois de grossesse. Mais chaque femme est différente ! Certaines se sentiront très bien tout au long de leur grossesse et d’autres seront plus fatiguées et nauséeuses, surtout dans les premiers mois.
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Généralement, pendant le premier trimestre de grossesse (entre 0 et 12 semaines), les femmes accusent le coup face à la fatigue, aux nausées matinales, aux douleurs et aux changements hormonaux. Elles ont tendance à s'inquiéter davantage pour la santé de leur enfant à naître. Autant de raisons pour lesquelles certaines femmes se sentent mal à l'aise à l'idée de se masturber. Le deuxième trimestre de grossesse, surnommé "trimestre d'or" (entre 13 et 27 semaines), est généralement plus propice à la sexualité : les symptômes délétères s'atténuent, l'inquiétude à propos de la santé du fœtus diminue, la libido reprend le dessus et le baby bump n'est pas encore trop envahissant. Quoi qu'il en soit, chaque femme a ses envies et ses préférences : il n'y a pas de règles strictes quant au type et à la fréquence de la masturbation pendant la grossesse !
Au risque de nous répéter, consultez votre médecin à la moindre inquiétude liée à votre grossesse.
Quand éviter la masturbation pendant la grossesse ?
Plusieurs situations contre-indiquent totalement la masturbation (avec ou sans pénétration) ! C'est notamment le cas du placentea praevia et de la menace d’accouchement prématuré. "Le placentea praevia contre-indique la pénétration, mais pas la masturbation. Par ailleurs, si vous avez un historique de fausse-couche ou d’accouchement prématuré, votre médecin peut recommander d’éviter certaines activités sexuelles, y compris la masturbation. Pour cause ? L’orgasme peut potentiellement déclencher des contractions utérines.
Comment se masturber pendant la grossesse ?
Avant toute chose, ouvrez le dialogue avec votre médecin. Choisissez ensuite une position confortable : au fur et à mesure que votre ventre grossit, certaines positions peuvent devenir moins confortables. Utilisez des oreillers et des coussins pour éviter de mettre trop de pression sur votre ventre et de rendre la position plus agréable. Essayez de vous détendre et de vous concentrer sur votre plaisir. Côté technique, procédez normalement : stimulez votre clitoris avec vos doigts (ou en demandant à votre partenaire de vous faire un cunnilingus). Écoutez-vous, votre corps vous guidera pour savoir quand vous devrez peut-être ralentir le rythme ou arrêter totalement votre séance de masturbation. Si vous optez pour la masturbation mutuelle, communiquez ouvertement et honnêtement avec votre partenaire pour lui faire comprendre vos besoins et vos limites. Les femmes enceintes ont tout à fait le droit d'utiliser des sextoys… À condition de ne pas avoir de contre-indications médicales, de les utiliser avec précautions et de bien les nettoyer avant et après utilisation. "Cela dit, tous les sextoys ne sont pas adaptés ! Évitez notamment les jouets vibrants et rotatifs en intra-vaginal. Pour cause ? À noter : si votre médecin vous a déconseillé d'atteindre l'orgasme, vous devrez malheureusement vous passer de séances de masturbation (avec ou sans sextoy) ! "La plupart des femmes concernées sont hospitalisées et trop concernées par la santé de leur enfant à naître pour ressentir une quelconque frustration sexuelle. Les baisers, les caresses et autres marques de tendresse se substitueront au plaisir orgasmique", conclut la sexologue.
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