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Comprendre et Gérer les Épisodes Psychotiques : Définition, Causes et Traitements

Les psychoses représentent un ensemble de troubles mentaux complexes, souvent caractérisés par une rupture avec la réalité. Ces affections, qui touchent principalement les jeunes adultes, peuvent avoir des répercussions importantes sur la vie sociale et professionnelle des individus concernés. Cet article vise à explorer en profondeur la définition d'un épisode psychotique, ses causes potentielles, les différents types de troubles psychotiques, ainsi que les approches thérapeutiques disponibles.

Qu'est-ce qu'une Psychose ?

Une psychose est définie comme un trouble mental sévère entraînant une déconnexion du patient avec la réalité. Cette rupture se manifeste généralement par des hallucinations et des délires. Les troubles psychotiques altèrent la perception, les pensées et les croyances d'une personne, la conduisant à des expériences sensorielles ou des convictions qui ne sont pas partagées par la réalité objective. Par exemple, une personne en état psychotique peut entendre des voix ou croire que d'autres contrôlent ses pensées.

Un épisode psychotique décrit la période pendant laquelle une personne manifeste activement ces symptômes. L'apparition de ces symptômes peut être soudaine ou progressive, et ils peuvent affecter des individus de tous âges, origines et milieux socio-économiques. En général, les premiers signes se manifestent entre l'adolescence et l'âge de 35 ans.

Les Différents Types de Troubles Psychotiques

Plusieurs troubles mentaux peuvent provoquer des épisodes psychotiques. Parmi les plus courants, on retrouve :

  • La schizophrénie : Ce trouble chronique est caractérisé par une perte de contact avec la réalité, affectant les pensées, les sentiments, les émotions et les comportements.
  • Le trouble délirant : Ce trouble se concentre principalement sur les pensées et les idées, souvent de nature paranoïaque ou grandiose.
  • L'épisode psychotique bref : Similaire aux symptômes de la schizophrénie, cet épisode survient de manière soudaine en réponse à un stress intense tel qu'un décès, une violence, une maladie ou une catastrophe naturelle.
  • Le trouble psychotique induit par une substance : La consommation d'alcool, de drogues ou de certains médicaments peut entraîner une perte de contact avec la réalité.

Les Causes des Troubles Psychotiques

Les troubles psychotiques sont généralement d'origine multifactorielle. La combinaison de plusieurs facteurs peut contribuer au développement de ces affections. Parmi les facteurs de risque potentiels, on peut citer :

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  • Facteurs génétiques : Les antécédents familiaux de psychose ou d'autres troubles mentaux peuvent augmenter le risque de développer un trouble psychotique.
  • Facteurs environnementaux : Le stress, les traumatismes, l'abus de substances et certaines infections peuvent jouer un rôle dans le déclenchement d'épisodes psychotiques.
  • Facteurs biologiques : Des anomalies dans la structure ou la fonction du cerveau, ainsi que des déséquilibres chimiques, peuvent contribuer au développement de troubles psychotiques.

Symptômes d'un Épisode Psychotique

Un épisode psychotique se manifeste par une variété de symptômes, qui peuvent être classés en deux catégories principales : les symptômes positifs et les symptômes négatifs.

Symptômes Positifs

Les symptômes positifs sont ceux qui ne sont pas observés chez les individus sains. Ils comprennent :

  • Hallucinations : Perceptions sensorielles qui se produisent en l'absence de stimuli externes réels. Les hallucinations peuvent être auditives (entendre des voix), visuelles (voir des choses qui n'existent pas), olfactives (sentir des odeurs qui ne sont pas présentes) ou tactiles (ressentir des sensations sur la peau sans stimulation).
  • Délires : Croyances irrationnelles et inflexibles qui ne sont pas fondées sur la réalité. Les délires peuvent être de persécution (croire qu'on est persécuté), de grandeur (croire qu'on a des pouvoirs spéciaux ou qu'on est une personne importante) ou de référence (croire que des événements ou des objets ont une signification particulière pour soi).
  • Troubles de la pensée et du langage : Difficultés à organiser ses pensées et à s'exprimer clairement. Cela peut se manifester par un discours incohérent, des changements de sujet fréquents ou des difficultés à suivre une conversation.
  • Agitation : Augmentation de l'activité physique et de l'irritabilité.
  • Troubles psychomoteurs : Mouvements involontaires, gestes impulsifs ou répétés, réactions inadaptées.

Symptômes Négatifs

Les symptômes négatifs correspondent à un affaiblissement des capacités psychologiques classiques. Ils comprennent :

  • Aplatissement affectif : Diminution de l'expression des émotions.
  • Alcoolisme : Manque de motivation et d'énergie.
  • Retrait social : Tendance à s'isoler et à éviter les interactions sociales.
  • Difficultés cognitives : Problèmes de concentration, de mémoire et de prise de décision.

Diagnostic et Évaluation

Le diagnostic d'une psychose nécessite une évaluation approfondie par un professionnel de la santé mentale. Le processus de diagnostic comprend généralement :

  • Un examen médical : Pour exclure d'autres conditions médicales qui pourraient causer les symptômes.
  • Une évaluation psychiatrique : Pour évaluer les symptômes, les antécédents médicaux et familiaux, ainsi que le fonctionnement social et professionnel.
  • Des tests psychologiques : Pour évaluer la pensée, la mémoire et d'autres fonctions cognitives.

Le médecin généraliste joue un rôle crucial dans le processus de diagnostic. Il interroge le patient sur ses symptômes afin d'éliminer d'autres diagnostics et d'évaluer la gravité des symptômes. Des consultations rapprochées avec le médecin sont nécessaires pour évaluer l'efficacité de la prise en charge et détecter la présence d'effets indésirables du traitement médicamenteux.

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Traitement des Troubles Psychotiques

Les troubles psychotiques se soignent. Le traitement vise à réduire les symptômes, à améliorer le fonctionnement et à prévenir les rechutes. Les approches thérapeutiques courantes comprennent :

Médicaments

Les neuroleptiques ou antipsychotiques sont les principaux médicaments utilisés pour traiter les psychoses. Ils agissent en modifiant l'activité des neurotransmetteurs dans le cerveau, ce qui peut réduire les hallucinations, les délires et les troubles de la pensée. L'instauration de ce type de traitement nécessite une très bonne observance de la part du patient afin d'éviter tout risque de rechute. Il est essentiel de ne pas interrompre le traitement sans avis médical.

Psychothérapie

Une psychothérapie, généralement de type cognitivo-comportementale, s'avère souvent bénéfique en complément du traitement médicamenteux. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est une psychothérapie brève qui porte sur les interactions entre les pensées d'un individu, ses émotions et ses comportements. Elle aide les patients à identifier et à modifier les schémas de pensée et de comportement qui contribuent à leurs symptômes psychotiques.

Prise en charge psychosociale

La prise en charge psychosociale comprend une variété d'interventions visant à améliorer le fonctionnement social, professionnel et personnel des patients. Ces interventions peuvent inclure :

  • Thérapie familiale : Pour aider les familles à comprendre et à soutenir le patient.
  • Soutien social : Pour aider le patient à se connecter avec d'autres personnes et à réduire l'isolement.
  • Réadaptation professionnelle : Pour aider le patient à trouver et à conserver un emploi.

Troubles Délirants Persistants

Les troubles délirants persistants sont des états délirants chroniques (plus de 6 mois d'évolution) non dissociatifs. Ils correspondent aux délires paranoïaques avec les sous-types passionnels, interprétatifs et le délire de relation des sensitifs, la psychose hallucinatoire chronique et la paraphrénie. Ils surviennent après l’âge de 35 ans. Les interprétations se retrouvent surtout dans les délires paranoïques, les hallucinations psychosensorielles et intra-psychiques sont surtout retrouvées dans la psychose hallucinatoire chronique ; l’imagination se retrouve surtout dans la paraphrénie.

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Troubles Délirants : Les Différentes Formes Cliniques

La nosographie française distingue différents types d’états délirants chroniques non dissociatifs. Les différentes formes cliniques du trouble ont de nombreuses caractéristiques sémiologiques communes dont un âge de survenue après 35 ans, une évolution chronique (plus de 6 mois d’évolution) non déficitaire et une absence de syndrome dissociatif.

Parmi les mécanismes délirants, différents éléments dépendent de la forme clinique : les interprétations se retrouvent surtout dans les délires paranoïaques ; les hallucinations psychosensorielles (auditives, visuelles, cénesthésiques, olfactives, gustatives…) et intrapsychiques (automatisme mental avec syndrome d’influence) sont surtout retrouvées dans la psychose hallucinatoire chronique ; l’imagination se retrouve surtout dans la paraphrénie.

Les thèmes délirants peuvent être de la persécution (liée au mécanisme interprétatif), de la mégalomanie, de la filiation, de la revendication, ou être mystiques, cosmiques.

Le délire est structuré, construit ou systématisé, sauf dans la psychose hallucinatoire chronique. Il faut en préciser l’extension, soit en secteur si les idées délirantes restent centrées sur une thématique ou sur un objet, soit en réseau si ces idées délirantes s’enrichissent progressivement et s’étendent à l’ensemble de la vie (professionnelle, affective, relationnelle) du sujet.

La participation affective du sujet est variable (anxiété, humeur fluctuante). Il faut rechercher une personnalité prémorbide (paranoïaque, sensitive) à distance d’un épisode délirant aigu. Enfin, il faut faire un examen clinique somatique afin d’éliminer une cause organique. Les troubles délirants persistants tels qu’ils sont décrits dans la littérature médicale française n’existent pas dans la classification DSM-5 de l’American Psychiatric Association.

Le Délire de Jalousie

Le délire de jalousie a souvent un début insidieux avec l’installation d’une idée source d’interprétations multiples mais le (la) conjoint(e), l’époux(se) peut réellement tromper l’autre. Ce type de délire interprétatif touche surtout les hommes ayant une possible personnalité paranoïaque sous-jacente. Le délire est interprétatif avec une adhésion totale lors des décompensations aiguës. La participation affective du délire est marquée par des actes hétéro-agressifs, des moments d’autodépréciation. Les principales complications de ce type de délire sont la dépression avec un risque suicidaire, une consommation excessive voire addictive d’alcool favorisant le passage à l’acte.

Le Délire d'Érotomanie

Il touche les femmes, âgées de plus de 35 ans, célibataires le plus souvent, de bon niveau socioprofessionnel. Défini par la conviction délirante d’être aimée, l’objet du délire est une personne de niveau social plus élevé le plus souvent. Le délire est interprétatif, avec une adhésion totale lors des décompensations aiguës. L’évolution est marquée par la dépression, le risque suicidaire, les troubles du comportement agressifs, les conduites addictives.

Les Délires de Revendication

Les délires de revendication peuvent se développer lors d’un échec ou d’un conflit, avec la conviction délirante d’être victime d’un préjudice. La revendication tourne autour de différents thèmes et est associée à une tendance procédurière : inventeur méconnu (croit s’être fait voler son idée), quérulent processif (fait des procès à répétition), sinistrose (majoration inconsciente des séquelles éventuelles d’un état pathologique pourtant guéri, d’un désir de réparation, souhait d’obtenir l’indemnité la plus élevée possible), filiation (conviction délirante d’être issue d’une ascendance illustre), hypochondrie (préoccupations corporelles, hors de toute réalité, centrées sur la maladie, transformation corporelle, centrée souvent sur les modifications d’un organe particulier), idéaliste passionné (passionné par une cause politique, mystique…).

Le Délire de Relation des Sensitifs

La construction de ce délire chronique se fait à partir de plusieurs interprétations diverses centrées sur le fait que tout ce que le sujet perçoit a une signification rapportée à lui-même (idées de référence). Ce tableau, à thématique de persécution, est systématisé en réseau. Il peut y avoir des dépôts de plaintes, des dénonciations, des troubles du comportement auto- ou hétéro-agressifs, une tentative de meurtre du persécuteur désigné dans les moments féconds. Ce type de délire se développe chez des sujets ayant une personnalité prémorbide sensitive. Il naît progressivement suite à une déception amoureuse, professionnelle ou un conflit et se construit sur des interprétations délirantes. Les principales thématiques sont la persécution, la référence. Il existe une tonalité dépressive. Le sujet supporte passivement les persécutions dont il est l’objet.

La Psychose Hallucinatoire Chronique

Il s’agit d’un trouble délirant persistant caractérisé par une richesse hallucinatoire, la rareté des interprétations délirantes, l’absence de démence et une apparition tardive surtout chez les femmes de plus de 35 ans, célibataires ou veuves, isolées sur le plan social et/ou affectif. Dans les classifications internationales, il est évoqué le terme de schizophrénie d’apparition tardive qui est donc comparée à une forme moins sévère, à début tardif et à manifestations productives de la schizophrénie. Il existe de possibles facteurs déclenchants aspécifiques comme un décès, l’éloignement, une rupture avec son milieu amical ou familial, une pathologie. Le tableau clinique débute brutalement par un trouble psychotique bref (état délirant aigu) polymorphe dans ses mécanismes (hallucinations, automatisme mental) et ses thèmes ou plus progressivement.

La psychose hallucinatoire chronique est un délire chronique dont les mécanismes sont multiples : hallucinations auditives, visuelles, olfactives, gustatives, cénesthésiques ; automatisme mental (sentiment de perte du contrôle de sa vie psychique et des limites de sa personne ; pensées, actes devinés, imposés, commentés par une ou plusieurs voix intérieures (impression de vol, de devinement de la pensée ; écho, anticipation de la pensée, de la lecture et de l’écriture) avec possible syndrome d’influence (obligation d’accomplir des actes, parfois acte suicidaire imposé ou actes médico-légaux) ; interprétations ; intuitions.

Les patients se défendent en discutant avec leurs voix, en multipliant les précautions, d’où les comportements pathologiques à type de fugue, de protection des oreilles, du sexe, de leur domicile, de plaintes fréquentes à la police ou aux représentants de l’État. Les thèmes délirants sont le plus fréquemment la persécution, la possession par un tiers, le sentiment de grandeur, de puissance, le sexe, l’influence. À la différence des autres délires chroniques, la psychose hallucinatoire chronique n’est pas systématisée (du fait de son caractère polymorphe). L’adhésion au délire est totale et il existe un vécu sur un mode anxieux ou dépressif.

L’évolution chronique est d’aggravation progressive. Il existe des phases de rémission avec des décompensations délirantes, un enkystement du délire (persistance d’éléments délirants à bas bruit comme quelques hallucinations, par exemple), une dépression, un risque suicidaire, un isolement social.

La Paraphrénie

Décrite par Emil Kraepelin, il s’agit d’une forme intermédiaire de délire chronique, survenant le plus souvent chez l’homme âgé de plus de 35 ans, de mécanisme imaginatif prépondérant. Le système délirant coexiste le plus souvent avec une pensée normale. Les fonctions intellectuelles et sociales du sujet sont préservées. Le diagnostic est souvent fait secondairement la plupart du temps, le patient venant consulter pour un autre motif.

Le début du trouble est marqué soit par un accès délirant aigu brutal, soit par un insidieux, progressif (retrait affectif, bizarreries…). Il existe une richesse de la production imaginative.

Les thèmes sont fantastiques (filiation, création, métamorphoses corporelles ou cosmiques), la mégalomanie et la grandeur (parti­cipation aux événements historiques, interplanétaires, identification aux rois, aux dieux…), l’influence (emprise, procédés magiques, scientifiques…), la persécution (empoisonnement, complots, harcèlement par d’innombrables persécuteurs comme le démon, le diable, le mâlin…), la pensée magique, le remaniement spatial et/ou temporel et de la réalité. Le délire est systématisé en secteur, avec une adhésion totale au délire, une participation affective intense (exaltation dans l’expression du délire).

Deux formes cliniques de paraphrénie sont décrites :

  • la paraphrénie fantastique, avec des mécanismes imaginatifs, hallucinatoires, riches, complexes, un automatisme mental, des thèmes mégalomaniaques, de science-fiction, de mythologie, oniriques ;
  • la paraphrénie confabulante, avec des mécanismes imaginatifs, des thèmes mégalomaniaques, de filiation, une fabulation, une impression de déjà-vu, une illusion.

Prise en Charge Thérapeutique

La prise en charge thérapeutique est similaire pour ces différentes formes cliniques. L’hospitalisation est nécessaire lors des phases de décompensation délirante. Il faut privilégier l’hospitalisation libre. En cas de refus de soins, il faut envisager des soins psychiatriques sous contrainte de type soins psychiatriques en péril imminent, afin de ne pas impliquer de tiers, surtout dans les délires d’interprétation, ou sur décision du représentant de l’État en cas de danger ou de sécurité d’autrui mise en jeu.

Pour les décompensations délirantes, il faut prescrire des traitements neuroleptiques sédatifs (loxapine, Loxapac ; cyamémazine, Tercian p. ex.) ou des benzodiazépines (diazépam, Valium p. ex.) pour sédater une agitation, une conduite agressive. Sur le plan curatif, il faut envisager, après bilan préthérapeutique (hémogramme, ionogramme sanguin [kaliémie], transa­minases, GGT, ECG), des antipsychotiques atypiques (rispéridone, Risperdal ; olanzapine, Zyprexa ; aripiprazole, Abilify p. ex.). En cas de mauvaise observance, un traitement d’entretien par neuro­leptiques d’action prolongée (Risperdalconsta p. ex.) pourra être envisagé (dans la psychose hallucinatoire chronique p. ex.).

En situation aiguë, une psychothérapie de soutien sera associée. Un suivi ambulatoire doit être programmé avec un travail en réseau entre le médecin traitant, le centre médico-psychologique (CMP) dépendant du secteur de soins dont dépend le patient.

Psychanalyse et Psychose : Une Approche Alternative

La psychanalyse propose une perspective différente sur la psychose, en mettant l'accent sur l'inconscient et les mécanismes psychiques sous-jacents. Bien que Freud ait initialement exprimé des réserves quant à l'applicabilité de la psychanalyse aux psychoses, des psychanystes tels que Lacan ont développé des approches spécifiques pour travailler avec les patients psychotiques.

La Méthode Psychanalytique

La méthode psychanalytique se déduit du désir du psychanalyste. Le désir de Freud n’était pas purement, ni même essentiellement thérapeutique. Ce qu’il en reconnaissait lui-même, c’était plutôt un désir de conquête.

La première condition d’une cure, c’est la demande d’un patient, avec le type de transfert qui la rend possible, à savoir une adresse à un sujet non pas savant, mais supposé savoir par le patient. Qu’il ne soit pas savant, ce n'est pas l'exigence qu'il soit ignorant!

Mais le moteur de la cure, c'est le désir du psychanalyste, et ce désir est assez difficile à cerner. S'il n'y avait pas eu ce désir de Freud et des quelques-uns qui l'ont suivi, il y aurait jamais eu de psychanalyse. Alors ce n’est pas un désir pur, au sens qu'il serait totalement détaché de considérations morales ou sentimentales. C'est pour moi le tressage d'un triple souci de science, de soin, et d'éthique, qui subvertit d'ailleurs chacun de ces trois termes.

Une façon de dire serait que le désir de l'analyste, c'est celui de quelqu'un qui, étant allé au-delà de son fantasme fondamental, voudrait amener quelqu'un d’autre à vivre cette expérience, atteindre un certain réel, au-delà de toutes les significations qui se sont imposées à lui comme sujet.

Transfert et Psychose

Freud pensait qu'il n'y avait pas de transfert chez les psychotiques, et Marcel Czermak nous met au contraire en garde: “les psychotiques résistent mal au transfert“. Ajoutons aussi: “du transfert de l'analyste“, puisque l'analyste transfère aussi sur le savoir énigmatique des psychotiques, ça l'intéresse… enfin, ça intéresse certains.

“Le transfert ,dit Lacan dans Les quatre concepts, c'est la mise en acte de la réalité de l'inconscient“. Ce qui ne veut pas dire que ce soit un passage à l’acte, mais c'est une mise en acte de la réalité de l'inconscient, et Freud montre que la réalité de l'inconscient, c'est la réalité sexuelle.

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