Loading...

Attaque au couteau à Annecy : détails et conséquences

Le matin du 8 juin, la ville paisible d'Annecy a été le théâtre d'une attaque au couteau qui a semé la terreur et l'effroi. Un homme armé a attaqué des enfants dans un parc au bord du lac, blessant grièvement plusieurs personnes. Cet événement tragique a suscité une vague d'émotion et de consternation à travers la France et au-delà.

Les faits

L'attaque s'est déroulée vers 9h30 dans les jardins de l'Europe, un parc populaire situé au bord du lac d'Annecy. Selon des témoins, l'assaillant s'est attaqué à des enfants qui jouaient dans une aire de jeux. Il a sauté dans l'aire, criant, et s'est directement dirigé vers les poussettes, donnant des coups de couteau à répétition sur les petits.

Un homme présent sur les lieux a tenté de mettre l'assaillant en fuite en le frappant avec son sac à dos. L'agresseur a quitté l'aire de jeux, brandissant son couteau et semblant montrer un crucifix qu'il portait autour du cou. Des passants ont filmé la scène, et sur les vidéos, on peut entendre l'assaillant répéter à deux reprises : « In the name of Jesus Christ » (Au nom de Jésus-Christ).

L'assaillant est revenu sur ses pas et a de nouveau blessé deux enfants dans un landau, malgré les efforts désespérés d'une femme qui tentait de les protéger. Il a ensuite tenté de s'enfuir, mais a attaqué un homme de 78 ans qui tentait de protéger son épouse. Les policiers ont ouvert le feu, blessant malencontreusement le vieil homme, avant de parvenir à immobiliser l'assaillant.

Les secours ont été alertés à 9h41, et l'agresseur a été interpellé quatre minutes plus tard.

Lire aussi: Astuces chambre deux enfants

Les victimes

Au moins six personnes ont été blessées lors de l'attaque, dont quatre enfants âgés de 22 mois à 3 ans. Deux des enfants étaient de nationalité française, un était néerlandais et un était anglais. Deux mineurs étaient toujours « en urgence vitale » vendredi matin. Emmanuel Macron a assuré que les nouvelles étaient « positives » concernant l’état de santé des enfants et des adultes blessés. Un homme de 78 ans a également été légèrement touché par la police.

Plus d'un mois après cette violente attaque, les deux enfants victimes de nationalité française sont sortis de l'hôpital. Les deux petits cousins, âgés de deux ans et de deux ans et demi, se trouvaient dans leur poussette dans le parc du Pâquier au bord du lac d'Annecy quand l'homme âgé de 31 ans s'en est pris à eux, les poignardant au niveau du thorax. Leur pronostic vital était alors engagé. Ils ont été pris en charge au CHU de Grenoble. Leur état de santé s'est nettement amélioré. Le petit garçon Ennio a pu quitter l'hôpital il y a plusieurs semaines maintenant. La petite fille Alba est sortie il y a une dizaine de jours. Leur état nécessite toujours une surveillance, notamment pour la fillette qui a aussi été touchée au pancréas.

Deux autres enfants ont été blessés dans cette attaque: une petite Britannique de trois ans et un petit Néerlandais de deux ans. Eux aussi rapidement pris en charge par les secours dans un état d'urgence absolue, ils avaient pu sortir rapidement de l'hôpital. Deux hommes de 70 et 78 ans figuraient parmi les victimes. L'un avait pu rentrer chez lui le soir même de l'attaque, l'autre après quelques jours d'hospitalisation.

L'assaillant

L'auteur présumé de l'attaque est Abdelmasih H., un homme né en 1991 de nationalité syrienne. Il avait obtenu le statut de réfugié en Suède en 2013 et a vécu dans ce pays pendant dix ans. Il a été marié et a un enfant de 3 ans avec une femme de nationalité suédoise, dont il a divorcé l'an dernier.

Il a quitté la Suède huit mois avant l'attaque. L’agresseur présumé, « un réfugié politique qui serait sans domicile fixe, arrivé à Annecy à l’automne 2022 » n’était « ni sous l’emprise de stupéfiants ni sous l’emprise d’alcool ». Il avait fait des demandes d'asile en Suisse, en Italie et en France. Sa demande d'asile en France, introduite le 28 novembre 2022, avait été refusée car il avait déjà obtenu le statut de réfugié en Suède.

Lire aussi: Choisir le lit superposé idéal

Dans sa demande à l'Ofpra, il se présentait comme un « chrétien de Syrie ». Son nom ne figurait dans aucun fichier de police, il n'était connu d'« aucun service de renseignement » et n'a pas d'« antécédent psychiatrique identifié ».

Après son interpellation, l'assaillant n'a donné aucune explication à son geste et a fait « obstruction à la garde à vue ». Il « hurlait » en se roulant au sol et en criant « kill me ! » (tuez-moi).

L'assaillant a lui été mis en examen pour "tentative d'assassinat", au terme d'une garde à vue où il n'a pas expliqué son geste. Il a été placé en détention provisoire. Aux dernières nouvelles, il était incarcéré dans une unité psychiatrique de l'hôpital du Vinatier à Bron, près de Lyon.

L'enquête et les motivations

Au moment des faits, l'assaillant portait « une seule arme, qui est en notre possession ». La procureure d'Annecy a précisé qu'à ce stade, il n'y a « aucun mobile terroriste apparent ». Une « évaluation » est en cours, « comme c’est l’usage ». Le dossier est néanmoins, comme c’est l’usage, toujours en « évaluation » au Parquet national antiterroriste.

L'expertise psychiatrique du réfugié syrien qui, le 8 juin 2023, a attaqué au couteau quatre jeunes enfants et deux adultes dans un parc public d'Annecy est toujours en cours, a indiqué la procureure d’Annecy. "Il a déjà fait l’objet d’une première expertise et une seconde a été sollicitée" a précisé, ce vendredi, Line Bonnet à France Bleu Pays de Savoie. Le premier psychiatre qui l'avait examiné après son interpellation "a relevé l'absence d'éléments délirants francs", sans pouvoir se prononcer sur une éventuelle "pathologie psychiatrique" a également déclaré la magistrate à l’AFP.

Lire aussi: "Promenons-nous dans les bois": Analyse d'une chanson enfantine

Mis en examen pour tentative d'assassinat, il a été entendu par un juge du tribunal d’Annecy en septembre dernier. L'homme "se dit étranger aux faits" et "est toujours incarcéré en unité psychiatrique", a rappelé Line Bonnet. Elle a également précisé "qu’il sera réentendu en juillet". Peu de temps après les faits, il avait été transféré dans un hôpital spécialisé de la région lyonnaise - l'unité hospitalière spécialement aménagée (USHA) du Vinatier de Bron -, après quelques jours passés dans un centre pénitentiaire de Savoie.

Des témoins l'avaient entendu "évoquer sa femme, et sa fille et prononcer le nom de Jésus-Christ" pendant l'attaque. "Deux juges d'instruction ont été saisis sur ce dossier, a poursuivi Line Bonnet. Pour le moment, l'instruction est toujours en cours, elle évolue et il y a encore des actes d'investigations à faire. Je souhaite qu’il y ait un procès mais l'instruction n'est pas terminée donc je ne peux pas savoir exactement ce qu'il en est. Mais c'est mon souhait en tout cas."

Réactions et hommages

L'attaque a suscité une vive émotion et de nombreuses réactions de personnalités politiques. Emmanuel Macron a dénoncé une « attaque d’une lâcheté absolue ». Elisabeth Borne s’est dite « bouleversée » par le drame, et a évoqué « le temps de l’émotion ». Le maire d'Annecy François Astrog a déploré une «effroyable attaque».

Plusieurs personnes sont intervenues pour tenter de maitriser l'assaillant. Maryline, assistante maternelle et réserviste de la gendarmerie, a tenté de réanimer la petite fille de 24 mois et son cousin de 22 mois. "J'ai mes deux mains sur les plaies, je ne peux pas les enlever et à un moment donné, il s'enfonce. Donc, je lui mords à l'intérieur du bras. Et en fait, il rouvre les yeux, il revient un peu à lui. Il a les yeux qui sont attachés aux miens, ils sont vraiment accrochés aux miens. C'est comme s'il m'avait dit que ça allait aller, qu'il était revenu et que c'était bon", dit-elle, avec émotion.

Lilian, loueur de pédalos, a tenté de raisonner l'assaillant. "Je lui demande en anglais : 'qu'est-ce que tu fais ?', 'Pourquoi tu fais ça ?' Je crie, j'ai jamais crié aussi fort. J'essaye de comprendre avec des grands gestes, toujours et dans la communication. Et lui, il dit : 'pour ma fille, pour ma femme'", poursuit-il. Il a également mis en sécurité l'une des victimes, un homme de 78 ans.

Henri, 24 ans, surnommé "le héros au sac à dos", a frappé l'assaillant avec son sac à dos pour tenter de le mettre en fuite.

Ces personnes ont été saluées comme des héros pour leur courage et leur altruisme. Le saisonnier Lilian a été fait chevalier de l'Ordre du Mérite, la réserviste Maryline a été décorée par la gendarmerie.

Le 27 janvier, 19 femmes et hommes ayant joué un rôle dans l’intervention et l’organisation des secours lors de l’attaque au couteau sur le Pâquier d’Annecy en juin 2023 ont été décorés.

Conséquences et suivi

L'attaque au couteau à Annecy a profondément marqué la ville et ses habitants. Elle a soulevé des questions sur la sécurité, l'intégration des réfugiés et la santé mentale.

Les familles des victimes ont été reçues en février par les juges d’instruction et ont eu un point complet sur le déroulement des investigations.

L'enquête se poursuit pour déterminer les motivations de l'assaillant et comprendre comment un tel acte a pu se produire. La justice s'emploie à comprendre son geste. Des témoins l'avaient entendu "évoquer sa femme, et sa fille et prononcer le nom de Jésus-Christ" pendant l'attaque.

Les enfants victimes de l'attaque ont été pris en charge par des équipes médicales spécialisées. Leur état de santé s'améliore progressivement, et ils ont pu sortir de l'hôpital. Cependant, ils auront besoin d'un suivi médical et psychologique à long terme.

Cet événement tragique restera gravé dans la mémoire collective d'Annecy. Il est important d'en tirer les leçons et de mettre en place des mesures pour prévenir de tels actes à l'avenir.

tags: #enfants #poignardés #Annecy #détails

Articles populaires:

Share: