Introduction
Genezio, étoile montante du rap français, s'est rapidement fait remarquer grâce à sa série de freestyles Vibestars. Originaire de Villeneuve-Saint-Georges, dans le 94, il s'est imposé avec un style unique, mêlant rap et influences de rumba congolaise. Cette musique, héritée de ses parents, lui permet d'exprimer authentiquement ses émotions et de dépeindre son quotidien de jeune de quartier, ainsi que sa nouvelle vie d'artiste. Son EP « Vibestars : Saison 1 », sorti en avril, a posé les fondations d'une série du même nom. Genezio, signé sur les labels Lossa Records et Lowwood, est fier de ses racines et souhaite les valoriser dans sa musique et son discours.
Un savant mélange des genres
Révélé il y a quelques années avec une musique oscillant entre rap et chant, Genezio aime les mélanges et les expérimentations. Il le prouve à nouveau sur son troisième EP, « VIBESTARS : SAISON 2 », où il décortique, analyse et combine ses contrastes émotionnels et musicaux. Genezio tend à devenir un véritable scientifique musical, transformant les éprouvettes en enceintes, les sons de guitare en mesures. Il s'inscrit dans un créneau où rap et chant ne font qu'un, un mélange souvent qualifié de "mélo".
Originaire de Villeneuve-Saint-Georges, Genezio fusionne les sonorités de la rumba congolaise avec ses influences trap et parfois drill. Selon lui, sa musique est un mélange d'euphorie et de mélancolie, un contraste d'orange et de bleu/violet qui donne vie à de nouvelles couleurs.
Vibestars : une série pour approfondir son identité
L'espace de deux années aura suffi à Genezio pour dévoiler trois opus : « VIBESTARS-Pré saison », « VIBESTARS : SAISON 1 » et « VIBESTARS : SAISON 2 », permettant d'apporter, touche par touche, les teintes qui composeront sa grande toile. Avec « Vibestars », Genezio souhaite approfondir sa touche artistique. Il a commencé avec cinq sons sur la pré-saison, puis onze sons avec la saison 1. Sur la saison 2, il avait besoin de s'inscrire tout seul, de rafraîchir son délire, d'apporter quelque chose de nouveau.
Genezio se considère comme un rappeur qui a développé des talents de chanteur. Il aspire à devenir un artiste aux multiples facettes, en ajoutant toujours quelque chose de différent à sa musique et à sa manière d'être. Il ne veut pas se limiter ni se mettre de barrières.
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L'importance des alter ego
Genezio a révélé avoir commencé la musique en groupe sous un autre nom : « L’instruvor », se définissant comme un « mangeur d’instrus ». Il explique qu'il fonctionne avec plusieurs versions de lui-même et que l'art lui permet de développer des alter ego. Par exemple, il est passé de « l’instruvor » sur « VIBESTARS : SAISON 1 » à « Gé LA PEPITE » sur la saison 2. Il n'énonce pas tous ses alter ego, car il essaie d'être tellement complet artistiquement qu'il peut avoir plusieurs faces. Il essaie de combiner le côté comique, le côté sérieux, le côté triste, en fonction de la vibe, de l'envie de rapper ou de chanter, d'où le nom de VIBESTARS.
Une musique entre mélancolie et joie
La musique de Genezio est souvent mélancolique dans ses textes, mais joyeuse dans ses sonorités. Il aime faire des mixtures et se considère comme un scientifique lorsqu'il rentre en studio. Son but premier est de chercher des sonorités inédites, de mélanger ses influences.
Il se décrit comme un enfant de la bounce d'Atlanta et souhaite transmettre les mêmes émotions que celles qu'il met dans sa musique, sans barrière musicale. L'émotion vient avant tout, la technique après. Il teste beaucoup, et même en cas d'échec, il considère cela comme une expérience.
Inspiration et influences
Pour préparer ses projets, Genezio réfléchit beaucoup et se voit un peu comme RZA du Wu-Tang Clan, avec un esprit de méditation. Il cherche à savoir ce dont les gens ont besoin, comme un chef cuisto qui doit impressionner ses convives.
Au début, il a été influencé par le rap français, notamment Sinik, Booba, Rohff ou Sexion d’Assaut. Puis, il a commencé à écouter ce qui se faisait aux États-Unis, avec Chris Brown, Tyga, T-Pain, Young Thug, Lil Wayne, Meek Mill, Rick Ross et Chief Keef. Il a retrouvé cette volonté d'innover et d'apporter un nouvel air à la musique. Il souhaite créer un mouvement et y entraîner tout le monde, comme XXXTentacion ou Playboi Carti ont pu le faire. Il a également éduqué son oreille à écouter de tout : musiques françaises, congolaises, et même des openings qui l'ont mené vers la musique asiatique.
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L'importance des racines congolaises
D'origine congolaise, Genezio intègre naturellement des influences de la rumba congolaise dans sa musique. Ses origines ressortent inconsciemment et représentent un lien indéfectible avec le Congo. Il est allé souvent au pays depuis son enfance et a toujours baigné dans sa culture grâce à ses parents. La répétition des morceaux de rumba a éduqué son oreille et constitue une de ses plus grandes influences.
Il n'est pas retourné au Congo depuis quatre ans, mais il s'est promis d'y revenir avec une grosse date. Il essaie de construire une base solide en France pour ensuite tout casser là-bas. Il voit la vie par chapitres et souhaite finir son chapitre ici avant de passer à un autre chapitre au Congo, ce qui représenterait un véritable accomplissement pour lui.
"Dans le pire j'ai cherché mieux"
Dans le premier morceau de son EP, "SI", Genezio exprime l'idée que même dans le pire, il faut chercher le mieux. Il se décrit comme joyeux de nature, mais avec beaucoup de mélancolie cachée. Il vient d'en bas, d'endroits défavorisés, et il sait qu'il y a toujours mieux à aller chercher.
"Enfants du ghetto" : un hommage à ses racines
Genezio a nommé un de ses morceaux "Enfants du ghetto" en référence à son enfance dans le 94, à Villeneuve-Saint-Georges. Il décrit sa ville comme un mélange d'Atlanta et de New York, avec une mentalité bounce et de nombreux artistes talentueux. Sa ville est le berceau de sa musique et de son univers. Pour aller où l'on veut, il faut savoir d'où l'on vient.
Dans ses textes, Genezio parle souvent de ne pas oublier d'où l'on vient. Dans "L’ATTERRISSAGE", il semble parler de quelqu'un qu'il connaît et qui a oublié ses racines. Pour enregistrer ce son, il était en séminaire et s'inspirait du Wu-Tang Clan et de RZA, qui parlaient de l'atterrissage et de ses deux faces possibles. À la fin du morceau, il sample le dialogue "L'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage" du film "La Haine" de Mathieu Kassovitz. Cela représente l'idée que l'on peut décoller facilement, mais que l'atterrissage est incertain.
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Un artiste engagé
Genezio souhaite être perçu comme un artiste qui unit et fédère, car c'est sa culture et son éducation d'être dans l'entraide. Il considère les jeunes comme le futur et souhaite leur donner tout ce qu'il n'a pas pu avoir, comme certaines clés de compréhension de la vie. Il estime qu'il faut donner un maximum d'amour, car on ne sait jamais ce qui peut arriver. Son producteur Loss lui a beaucoup appris à être dans cette mentalité.
Projets futurs
Genezio aimerait continuer la série "VIBESTARS" sur deux ou trois volets, mais il n'est pas sûr de sortir une suite. Il aimerait travailler sur un format d'album et chercher une autre direction artistique. Il souhaite explorer, ne pas se fermer l'esprit et sortir de sa zone de confort. Il a encore des mixtures à faire et souhaite montrer l'ensemble du tableau.
"Enfant du Ghetto" : un clip en collaboration avec Landy
Genezio a continué la promotion de son projet « Vibestars Saison 2 » avec la sortie du clip de son titre "Enfant du ghetto" en collaboration avec Landy. Les deux artistes relatent certains aspects de la vie de rue dans ce visuel réalisé par FUFU et Thomas Le Beguet. C'est le troisième titre de son album que Genezio illustre après les sorties de "Gé voulait" et "Gé l’histoire".
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