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Test de l'enceinte Sonos Roam : L'aventure audio nomade

Jusqu'alors spécialisée dans les enceintes domestiques, Sonos se lance dans l'aventure avec sa toute première enceinte nomade, la bien nommée Roam. L'arrivée d'une marque comme Sonos sur le marché des enceintes portables peut surprendre, compte tenu de son historique. Pour la première fois, la marque américaine sort de sa zone de confort en proposant un modèle véritablement nomade et baroudeur : la Roam.

Cette enceinte Bluetooth compacte n'oublie pas ses origines, ce qui fait son originalité par rapport à la myriade de concurrents déjà bien implantés. En effet, la Sonos Roam conserve toutes les fonctionnalités connectées propres à l'univers Sonos (multiroom, accès aux services de streaming musicaux, webradios et assistants vocaux d'Amazon et Google…) grâce à sa double connectivité sans-fil wifi/Bluetooth. Une fois de retour à la maison, la réintégration de l'enceinte au système audio est aussi transparente que possible.

La Roam met également en avant d'excellentes performances acoustiques, optimisées par la présence de la fonction Auto TruePlay, le système de calibration acoustique automatique de Sonos.

Design et robustesse

Sonos n'a pas pour habitude de faire dans l'extravagance en matière de design, et cela ne risque pas de changer. La Roam s'inscrit dans la plus pure tradition Sonos, avec une conception très épurée, presque minimaliste, des lignes arrondies et des coloris on ne peut plus classiques (noir ou blanc, selon la version). L'enceinte est protégée par des pièces en plastique, en caoutchouc et par une large grille métallique. On ne peut objectivement rien reprocher à cette enceinte en matière de fabrication. Les finitions sont très soignées, les éléments utilisés sont parfaitement robustes et n'ont montré absolument aucun défaut au cours de notre période de test. Cette impression de robustesse est d'ailleurs renforcée par la certification waterproof de l'enceinte (IP67) et par sa capacité à résister à de petites chutes occasionnelles. La Roam est donc parfaitement taillée pour l'aventure et peut être plongée dans l'eau sans risque.

La Sonos Roam 2 conserve le design compact et minimaliste de sa devancière, avec une forme de prisme légèrement arrondi. Ses dimensions réduites (168 x 62 x 60 mm) en font l'une des plus petites enceintes Bluetooth du marché. L'utilisation de silicone tendre et adhérent pour les patins et les faces latérales assure une excellente stabilité, que l'enceinte soit placée à l'horizontale ou à la verticale. La Roam 2 se transporte aisément, d'autant qu'elle ne pèse que 430 grammes. À l'extérieur, sa certification IP67 lui assure une résistance à l'immersion pendant 30 minutes.

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Connectivité et fonctionnalités

L'ambition de Sonos de faire de la Roam une enceinte véritablement portable n'a, semble-t-il, pas contraint la marque à changer ses habitudes. Les possibilités de connexion audio filaires sont donc totalement absentes : pas d'entrée mini-jack, et encore moins d'option pour utiliser l'enceinte via USB-C. La connexion se fait donc exclusivement en sans-fil, soit par Bluetooth (à un seul et unique appareil à la fois, il n'y a pas de fonction multipoint) ou alors via wifi (compatibilité avec AirPlay 2 et Spotify Connect) pour un usage domestique. La connexion via wifi est d'ailleurs indispensable pour pouvoir utiliser l'enceinte à la sortie du carton : une première configuration de cette dernière, simple et rapide, à l'aide de l'application Sonos S2 est nécessaire pour activer la connexion Bluetooth. Une fois cela fait, l'enceinte est utilisable en Bluetooth à n'importe quel moment.

Une fois cette première configuration réalisée, il ne faudra qu'une poignée de minutes aux habitués de Sonos pour prendre en main l'enceinte. Les néophytes ne sont heureusement pas laissés pour compte, car l'application smartphone est là pour les aider grâce à de multiples tutoriels intégrés. Il n'y a d'ailleurs toujours aucun reproche que l'on puisse faire à cette dernière en usage domestique : elle est très complète, son interface est à la fois fluide et intuitive. Un vrai bonheur à utiliser. Il faudra malheureusement faire une croix dessus lorsque l'enceinte et le smartphone n'ont plus accès au réseau wifi de la maison, limitant ainsi les possibilités de personnalisation et l'accès à certaines informations pratiques (notamment le niveau de batterie) ; un peu dommage pour une enceinte nomade… L'intégration d'aides vocales dans l'enceinte en supplément des multiples indications sonores/lumineuses n'aurait pas été de trop pour un guidage encore plus précis. Qu'on se rassure, toutes les commandes attendues sur ce genre d'enceinte sont directement intégrées sur la Roam : gestion de la lecture, du volume d'écoute (dont le réglage est d'ailleurs particulièrement précis), navigation entre les pistes, appairage Bluetooth, mise hors/sous tension de l'enceinte… rien ne manque.

Lorsqu'elle est connectée au réseau domestique via Wi-Fi, la Sonos Roam s'intègre parfaitement au système Sonos. Un système certes fermé, mais qui se distingue encore et toujours par sa richesse, sa fiabilité et sa grande facilité d'utilisation. Ainsi, la petite enceinte du constructeur accède à de nombreuses fonctionnalités connectées. Elle peut bien évidemment être groupée avec une ou plusieurs enceintes Sonos, et former une paire stéréo avec une seconde Roam présente ; il est en revanche impossible de l'utiliser en tant qu'enceinte surround dans une configuration home-cinema au moment où nous rédigeons ces lignes.

La gestion du multiroom (groupement d'enceintes, réglages des volumes individuels) est on ne peut plus simple. La fonctionnalité Sound Swap, intronisée sur ce modèle, complète le tableau avec la possibilité de basculer en quelques secondes (en maintenant le bouton "play" de la Roam appuyé pendant quelques secondes) le contenu en cours de lecture sur l'enceinte la plus proche du système. Cette fonction n'est hélas pas miraculeuse : il faut impérativement que ledit contenu soit lu par le système Sonos, et qu'il ne provienne pas d'une source Bluetooth ou AirPlay, auquel cas la demande de l'utilisateur restera sans réponse.

Du côté des services compatibles, on ne peut que saluer la liste étourdissante de plateformes de streaming musical (Spotify, Deezer, Amazon Music, Qobuz, Tidal, Apple Music), de webradios, et l'excellente fonction de recherche unifiée, participant grandement à la simplicité de la prise en main. Et pour couronner le tout, les plus connectés seront ravis d'apprendre que la Roam peut également faire office d'enceinte “intelligente” avec un support de Google Assistant ou Amazon Alexa. Et en parlant d'assistant vocal, justement, la Sonos Roam s'avère être un relai relativement efficace entre l'utilisateur et les assistants vocaux de Google et d'Amazon. Si l'on fait fi de la capacité d'analyse et de la pertinence des réponses de chaque assistant, les micros intégrés offrent ici une captation de bonne qualité. Aucun problème donc pour s'adresser à son assistant préféré dans un environnement calme via l'enceinte : nos requêtes parviennent à destination sans parler particulièrement fort, même dans une pièce voisine, à plusieurs mètres.

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Les choses se corsent un peu lorsque l'enceinte émet elle-même du son à volume modéré ou que l'environnement se fait un peu plus bruyant (conversations à proximité, bruit de l'eau qui coule du robinet, par exemple). Rien de surprenant, puisqu'il suffit d'être à quelques mètres et de parler en direction de l'enceinte pour se faire entendre, comme on le ferait avec un être humain. Il est également possible d'interagir avec l'assistant dans des conditions bruyantes, dès lorsqu'on s'approche et que l'on s'adresse à voix haute et intelligible. La latence résultant de la connexion Bluetooth est conséquente avec la Sonos Roam. Sans compensation, on perçoit un décalage notable entre le son et l'image, qui peut vite devenir handicapant et agaçant.

Le principal défaut de la Sonos Roam a été corrigé : on peut désormais utiliser l’enceinte en Bluetooth sans l’avoir préalablement connectée à un réseau Wi-Fi et paramétrée avec l’app Sonos. Il suffit donc d’appuyer sur le bouton d’appairage à l’arrière et de l’associer à un smartphone.

Comme toutes les enceintes Sonos, la Roam 2 est gérée par l’application Sonos. Cette dernière la détecte automatiquement à sa première mise sous tension et propose de la connecter au réseau Wi-Fi de façon simplifiée. La calibration acoustique TruePlay intégrée à la Sonos Roam 2 est justement l’une de ces fonctions spéciales. Des réglages de tonalités sont également disponibles, pour modifier le volume des sons graves et aigus. De même, un mode loudness est présent pour renforcer les basses fréquences. La Roam 2 s’intègre parfaitement à l’écosystème Sonos et Apple. En Wi-Fi, on peut créer des groupes d’enceintes Sonos ou AirPlay pour jouer plus fort ou mieux répartir le son dans l’espace, très simplement depuis son smarpthone. Par ailleurs, la Sonos Roam 2 est compatible avec les assistants vocaux Sonos Assistant et Amazon Alexa.

Lorsque la Roam 2 est à portée de son réseau Wi-Fi, on gagne à l’utiliser au travers de cette connexion. D’une part pour les possibilités d’association à d’autres enceintes AirPlay ou Sonos, mais aussi pour le gain de qualité qu’elle procure. En Wi-Fi, la transmission audio est sans perte (lossless) et la couverture radio de plusieurs dizaines de mètres.

Autonomie

Lors de nos multiples essais, la Sonos Roam nous a offert en moyenne 9 h d'utilisation après une charge complète, ce qui est un peu moins que la valeur annoncée par le constructeur (10 h). Cette durée varie selon l'utilisation (volume d'écoute, mode de connexion…) pour descendre à 8 h ou atteindre les 10 h promis. Quoi qu'il en soit, dans le meilleur des cas, il s'agit-là d'un résultat correct, sans plus, dans la moyenne de ce que proposent les enceintes de même format. En cas de doute sur le niveau de batterie en déplacement, il faudra surveiller la petite led orange, seul indicateur intégré à cet effet sur l'enceinte… Précisons que la Roam dispose d'une fonction de veille automatique au cas où vous oublieriez de l'éteindre après utilisation ; elle prolongerait son autonomie à 10 jours. Nous avons néanmoins remarqué que l'utilisation de Google Assistant en usage domestique inhibe cette veille auto, même lorsque l'assistant n'est pas sollicité pendant longtemps, vidant ainsi inexorablement la batterie de l'enceinte.

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Sonos annonce 10 heures d’autonomie et le compte y est, avec 10h30 mesurées en utilisation mixte Wi-Fi et Bluetooth à 50 % du volume. Comptez environ 2 heures pour recharger totalement l’enceinte avec un chargeur PD délivrant 10 W, voire avec le chargeur sans fil Qi que Sonos propos en option (49 euros).

La Sonos Roam SL de Sonos offre une autonomie de 10 heures, respectant la promesse de la marque. La recharge complète s’effectue en 2 heures avec un câble USB-C. Cependant, l’enceinte doit être chargée à au moins 10 % pour être utilisable.

Qualité sonore

L'approche de la Roam en matière de reproduction sonore ne laisse planer aucun doute sur sa filiation. Certes, la première enceinte portable de Sonos n'est pas un monstre de précision et de neutralité, mais elle prodigue une expérience d'écoute agréable avec un rendu riche et homogène. Comme beaucoup d'enceintes du constructeur, la Roam montre une préférence certaine pour la première partie du spectre, et notamment pour les graves, lui donnant ainsi une sonorité particulièrement ronde et chaleureuse. La réponse dans cette région du spectre a d'ailleurs de quoi impressionner au premier contact, l'enceinte descendant également assez bas (jusqu'à 80 Hz environ) compte tenu de son gabarit. On obtient une belle présence dans le grave, avec une emphase relativement prononcée sur l'impact de la grosse caisse, du tom basse, et plus généralement des larges percussions.

La petite Roam atteint cela dit rapidement ses limites acoustiques : dès lors que le contenu lu est trop exigeant dans cette région (parce que le mixage est déjà très généreux dans le grave, du fait du nombre important de sources opérant dans cette zone ou sur des kicks de grosse caisse très rapides et brefs…), le rendu perd en précision, la scène se fait plus compacte et on ressent un certain effet de boite. Le niveau d'écoute - qui conditionne la montée de la distorsion - et la surface sur laquelle repose l'enceinte ont également une incidence sur ce phénomène. Il ne faut heureusement pas y voir une fatalité, puisqu'il est possible de limiter ce comportement à l'aide de l'égaliseur intégré dans l'application Sonos et en plaçant le réglage sur le niveau -1.

On peut alors profiter au mieux de la belle extension dans le grave, et plus généralement du bel équilibre des médiums jusqu'aux aigus, de l'aspect particulièrement naturel de la reproduction des voix, quand bien même la sibilance se fait parfois entendre dans les aigus (sur les sons “s”, et les cymbales principalement). Il est également possible de pousser un peu plus sur le volume d'écoute, notamment pour une écoute en extérieur. La réserve de puissance de la Roam est d'ailleurs conséquente. Encore une fois, pour les raisons évoquées plus haut, il n'est pas possible de l'exploiter à 100 %, mais elle suffit amplement pour “sonoriser” une chambre, un bureau, mettre une musique d'ambiance en soirée ou en extérieur, et ceci sans ruiner le plaisir d'écoute. La Roam propose un rendu monophonique. Même si elle est assez peu directive, il convient tout de même de l'orienter vers le point d'écoute (en position verticale ou horizontale) pour bénéficier du rendu le plus équilibré possible. Enfin, la restitution de la scène sonore est satisfaisante, on arrive à discerner correctement la majorité des sources présentes.

Au fil des années et modèles d’enceintes ou de barres de son, il est surprenant de constater à quel point Sonos parvient à maintenir la signature sonore si caractéristique de ses enceintes. Son petit format interdit à la Roam 2 de reproduire les sons les plus graves et puissants, mais cela ne l’empêche pas de diffuser un son d’une cohérence médusante en Wi-Fi comme en Bluetooth ; au bout du compte, on n’a pas l’impression qu’il manque quoi que ce soit. L’un des atouts de la Roam 2, c’est la restitution des voix, bien incarnées et qui s’extraient facilement du flot musical. En outre, la résolution globale est excellente, avec une belle finesse des hautes fréquences, qui profite à tous les instruments et particulièrement aux cordes et percussions. Toutes ces qualités sont autant perceptibles à l’intérieur, en environnement calme, qu’à l’extérieur au milieu de la foule à la plage, par exemple. La Roam 2 peut jouer relativement fort (84 dB environ) et elle sera audible en toutes circonstances.

Si la Sonos Roam 2 n’impressionne pas avec de grands écarts dynamiques, elle brille par un respect des petites variations de niveau, qui donnent au son beaucoup de fins détails.

La Sonos Roam SL offre un son ouvert et clair, en mono, sans réelle scène sonore. La restitution est musclée en raison du loudness actif par défaut. Nous recommandons de le désactiver, sauf pour les écoutes à faible volume.

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