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Émilie Steinbach : Parcours d'une Neuroscientifique Engagée pour l'Optimisation de la Santé

Introduction

Émilie Steinbach est une figure marquante dans le domaine de la neuro-nutrition et de la biologie intégrative. Son parcours, allant des troubles d'apprentissage à la publication d'un livre sur l'optimisation de la santé, témoigne d'une quête personnelle et professionnelle dédiée à la compréhension des liens complexes entre le corps et l'esprit. Cet article explore sa biographie, ses recherches, et ses contributions à la vulgarisation scientifique.

Un Parcours Académique et Personnel Inspirant

Émilie Steinbach est docteure en biologie intégrative et neuroscientifique, spécialisée en neuro-nutrition. Elle a mené ses études doctorales dans le domaine de la nutrition, de la microbiologie et des maladies métaboliques. Ses projets de recherche se sont concentrés sur la neurophysiologie du sommeil et la biologie mitochondriale.

Son intérêt pour l'impact du mode de vie sur la santé découle d'une expérience personnelle. Diagnostiquée très jeune avec plusieurs troubles de l'apprentissage, notamment un TDAH, elle a intuitivement découvert que son cerveau n'était pas isolé du reste de son corps. Son mode de vie, et surtout son alimentation, influençaient son humeur et ses symptômes. Ce parcours personnel l'a motivée à étudier comment chacun peut agir pour prévenir l'apparition de certains troubles, voire améliorer sa santé, même face à une maladie.

Feed Your Brain® : La Vulgarisation Scientifique au Service du Grand Public

En parallèle de sa carrière académique, Émilie Steinbach a fondé l'entreprise Feed Your Brain® afin de transmettre les dernières connaissances scientifiques au grand public. Son objectif est de rendre accessible l'information rigoureuse sur le fonctionnement du cerveau et son interaction avec le reste du corps.

Son livre, "Votre santé optimisée", est un exemple concret de cette démarche. Il s'agit d'un protocole de vie quotidien en 10 étapes, du réveil au coucher, couvrant l'alimentation, le sommeil, l'activité physique, la stimulation intellectuelle, l'exposition à la lumière, et bien d'autres aspects. L'ouvrage est le fruit de treize années d'études et de son histoire personnelle, conçu pour être à la fois sérieux et accessible, même à la plage.

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L'Alimentation et la Santé Cérébrale : Un Lien Indéniable

L'alimentation influence fortement notre santé mentale (la manière dont on se sent) et notre santé cognitive (le fonctionnement de notre cerveau). Avoir une alimentation comme celle dont elle parle dans son ouvrage permet de prévenir des troubles de l'anxiété à la dépression jusqu'à la maladie d'Alzheimer.

Dans une étude observationnelle portant sur plus de 1 000 personnes âgées, avec une moyenne d'âge de 80 ans, les participants suivant rigoureusement ce régime ont montré un ralentissement du déclin cognitif, équivalant à maintenir un cerveau 7 ans plus jeune et une réduction de 53 % des cas de maladie d'Alzheimer. Une autre étude a montré qu'adopter ce type de régime permettait d'améliorer l'humeur de participants souffrant de dépression et même la rémission de la dépression en seulement trois mois pour un tiers des participants.

Émilie Steinbach met en avant l’importance du premier repas de la journée. Selon elle, un petit-déjeuner riche en protéines stimule la production de neurotransmetteurs comme la dopamine et la noradrénaline : « La part de protéines au petit-déjeuner peut booster la synthèse de neurotransmetteurs comme la dopamine ou la noradrénaline, qui ont un impact sur notre capacité cognitive et notre motivation ».

Le Tissu Adipeux : Un Organe Actif et Communicant

Un autre point central des recherches de la chercheuse en neurosciences concerne le rôle du tissu adipeux, longtemps perçu comme un simple amas graisseux sans réelle fonction. Or, selon la scientifique, cette vision est réductrice, car le tissu adipeux est en réalité un organe à part entière, actif et impliqué dans de nombreuses fonctions biologiques.

Contrairement à l’idée reçue selon laquelle la graisse serait uniquement une réserve d’énergie passive, elle joue un rôle fondamental dans la communication entre les organes, notamment avec le cerveau. « Le gras, c’est un organe à part entière (…) il envoie plein de signaux différents », explique-t-elle. Parmi ces signaux, la leptine occupe une place essentielle. Cette hormone, sécrétée par les cellules graisseuses, est responsable de la régulation de l’appétit.

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En temps normal, lorsqu’une personne prend du poids, son corps libère davantage de leptine afin d’envoyer un message au cerveau indiquant qu’il est temps de réduire l’apport alimentaire. « Normalement, quand on accumule du gras, on libère de plus en plus de leptine, qui envoie un message au cerveau pour arrêter de manger », précise la chercheuse. Cependant, ce mécanisme peut se dérégler en cas d’excès de poids, notamment chez les personnes souffrant d’obésité. À force d’être constamment exposé à des niveaux élevés de leptine, le cerveau finit par ne plus y être réceptif. Il entre alors dans un état de résistance à la leptine, ce qui signifie qu’il ne reçoit plus correctement le signal de satiété. Résultat : la sensation de faim persiste, poussant à manger plus, ce qui entretient un cercle vicieux difficile à briser.

L'Importance de la Masse Musculaire, Surtout à la Ménopause

À partir de la périménopause, avec la chute des oestrogènes, les femmes connaissent à la fois une forte accélération de leur masse musculaire et une redistribution de la localisation de leur masse grasse vers l'abdomen. Ces changements transforment non seulement la silhouette - la fameuse transition de la forme « poire » vers une forme plus « pomme » - mais augmente aussi significativement les risques cardiovasculaires et métaboliques.

Il faut bien comprendre que tout le gras n'est pas mauvais : avant la ménopause, le stockage des graisses chez la femme est en grande partie sous-cutané, autour des cuisses, des fesses, des hanches - ce qu'on appelle le « gras gynoïde ». Il est bénéfique. Mais à la ménopause, les graisses ont tendance à migrer vers des zones plus profondes et plus dangereuses (dans l'abdomen, c'est le gras viscéral). La fonte musculaire, comme elle le disait, s'accélère. Or le muscle est un véritable organe de santé car il soutient les articulations, améliore l'équilibre et diminue les douleurs, réduit les risques de fractures, de diabète de type II, il nourrit notre bonne humeur et protège même du déclin cognitif. Il est aussi un allié précieux pour la gestion du poids, car il consomme plus d'énergie au repos que la masse grasse et aide à stabiliser la glycémie et l'insuline.

Renforcer sa masse musculaire, surtout à partir de la périménopause, c'est donc bien plus qu'une affaire d'apparence. C'est un investissement direct dans sa longévité, son autonomie, sa vitalité et même sa santé mentale ou cognitive. Bouger régulièrement, notamment avec des exercices de renforcement musculaire, permet de mieux dormir, de mieux gérer le stress, de retrouver confiance en soi… et de rester capable de courir après ses petits-enfants à 80 ans. Le muscle, c'est la vie, il n'est jamais trop tard pour en prendre conscience.

Conseils aux Femmes en Transition Hormonale

C'est une période où beaucoup de femmes souffrent d'insomnies, de dépression ou d'anxiété, de changements de composition corporelle que certaines subissent avec une grande souffrance. Elle invite toutes les femmes qui connaissent des bouleversements hormonaux à trouver un médecin, un gynécologue qui les écoute et les conseille au mieux. Vivre une transition hormonale ne doit pas être le début de nombreuses souffrances.

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Au-delà du mode de vie, pour lutter par exemple contre de très nombreux symptômes de la periménopause, il existe les traitements de remplacement hormonal. Les études montrent notamment que les femmes prenant des oestrogènes à l'apparition de la ménopause ont une réduction des bouffées de chaleur, retrouvent un sommeil de qualité, préservent une meilleure santé osseuse et cardiovasculaire. En tant que neuroscientifique, elle aimerait insister sur un aspect dont on parle encore moins : les femmes sous thérapies de remplacement hormonal préservent de meilleures capacités intellectuelles et connaissent une réduction du risque de la maladie d'Alzheimer. Idéalement, on combine ce traitement à une stimulation intellectuelle quotidienne : le travail, les passions, les relations sociales et familiales. Evidemment, ces traitements sont à conseiller par un médecin selon l'historique de santé de chacune.

Mode de Vie, Sommeil et Lumière Naturelle : Les Piliers de la Santé

Émilie Steinbach insiste sur le fait qu’un mode de vie équilibré ne repose pas uniquement sur la nutrition, mais aussi sur un sommeil réparateur et une exposition régulière à la lumière naturelle, des éléments qu’elle considère comme des piliers fondamentaux de la santé. Le sommeil joue un rôle majeur dans la régénération cellulaire et l’équilibre hormonal. Elle recommande d’adopter des rythmes réguliers et de limiter la consommation de caféine en fin de journée pour améliorer la qualité du sommeil.

L’exposition à la lumière naturelle est également essentielle : « Il faut savoir qu’on gagne énormément de points de vie si on passe 20 minutes à la lumière du jour dans une matinée, c’est essentiel », affirme-t-elle. Ce simple geste permet de réguler l’horloge biologique et d’améliorer l’humeur et l’énergie tout au long de la journée.

L'Impact du Mental et des Croyances sur la Santé

Enfin, la neuroscientifique souligne l’impact du mental et des croyances sur la santé. Nos pensées, nos interactions sociales et notre perception du monde influencent directement notre bien-être physique. « La manière dont je raconte ma vie, par exemple, influence fortement le cours de ma vie. Oui, nos croyances, nos pensées, les gens qu’on fréquente, tout ça fait partie du mode de vie » précise t-elle.

Agir à Tout Âge pour Optimiser sa Santé

Selon l'adage, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Elle est tout à fait d'accord. Nous pouvons tous agir pour optimiser notre santé physique, mentale et cognitive, peu importe notre âge. Notre mode de vie influence bien plus notre santé que nous le pensons. Par exemple, face à la maladie d'Alzheimer, les facteurs génétiques contribuent à expliquer un peu moins de 3 % des cas ! Les facteurs du mode de vie pourraient représenter a minima 40 % du risque de développer une démence. Cela signifie qu'ils sont au coeur des stratégies de prévention. C'est source d'espoir pour tous : nous sommes acteurs de notre santé, à tout âge.

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