Introduction
La figure du professeur Émile Daraï, obstétricien-gynécologue, est au centre d'une controverse médiatisée. Chef du centre d'endométriose de l'hôpital Tenon à Paris jusqu'à récemment, il est visé par des plaintes graves qui ont conduit à sa destitution de ce poste. Cet article vise à explorer son parcours et les accusations portées contre lui, tout en mettant en lumière les mesures prises par l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) en réponse à ces allégations.
Parcours Professionnel
Émile Daraï a exercé à l'hôpital Tenon, situé dans le 20ème arrondissement de Paris. Il y a occupé le poste de chef du centre d'endométriose jusqu'au 8 octobre dernier. Son expertise l'a également conduit à être affilié au service de radiologie, gynécologie et obstétrique, ainsi qu'à l'UF chirurgie reconstructrice de l'hôpital Tenon, qui fait partie du Groupe hospitalier des hôpitaux universitaires de l’est parisien, AP-HP. De plus, il est lié aux Sorbonnes Universités, plus précisément à l'université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris.
Accusations et Enquêtes
Le professeur Daraï fait l'objet d'accusations de viol, suite à une première plainte déposée par une jeune femme de 17 ans. Le parquet de Paris a ouvert une enquête le 28 septembre dernier pour "viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans". Une seconde plainte, reçue le 30 septembre, a conduit le parquet de Paris à élargir cette enquête à l'infraction de "viol en réunion". Les investigations ont été reprises par le 2e district de police judiciaire.
Rapport de l'AP-HP et Conséquences
Une commission d'enquête interne de l'AP-HP a été mise en place pour examiner les pratiques du professeur Daraï. Les conclusions de cette commission, révélées par franceinfo, ont mené à sa destitution de son poste de chef de service.
Le rapport de la commission d'enquête interne à l'AP-HP souligne que "le caractère standardisé, rapide, technique et sans affect de la consultation, parfois brutal et sans empathie ne saurait convenir". Toutefois, il ne retient "aucune connotation sexuelle alors que certains manquements ont été relevés dans le recueil du consentement à certains gestes".
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Malgré sa destitution, le professeur Daraï conserve la possibilité d'exercer ses fonctions de gynécologue. Cette décision a suscité des réactions, comme celle d'Agnès, qui avait fait un signalement à l'hôpital Tenon en 2014 après avoir consulté le gynécologue. Elle se dit "assez estomaquée par cette décision" et considère que les conclusions du rapport de l'AP-HP arrivent trop tard.
Dans une lettre adressée au directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch, le médecin se dit "contraint de reconnaître que ces femmes ont pu percevoir l'examen clinique que j'ai pratiqué comme dénué d'empathie et de bienveillance".
Mesures de l'AP-HP
En réponse aux accusations et aux conclusions de l'enquête interne, l'AP-HP a décidé de mettre en place plusieurs mesures. Celles-ci incluent l'affichage d'une "charte de bonnes pratiques" dans l'ensemble de ses services de gynécologie-obstétrique, la fourniture d'un "document d'information" à destination de chaque patiente et le "renforcement de l'efficacité du traitement des réclamations portant sur ses pratiques médicales".
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