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Rôle du Récepteur LH et Développement Embryonnaire XY : Implications d'une Inactivation

Introduction

Le développement embryonnaire est un processus complexe et finement orchestré, où le sexe de l'individu est déterminé génétiquement à la fécondation. Chez les mammifères, la présence du chromosome Y oriente le développement vers un phénotype mâle, tandis que son absence conduit à un phénotype femelle. Au cœur de cette différenciation sexuelle se trouve une cascade de gènes et d'hormones, dont le récepteur de l'hormone lutéinisante (LH) joue un rôle crucial. Cet article explore les implications d'une inactivation du récepteur LH dans le développement embryonnaire XY, en mettant en lumière les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués.

Détermination du Sexe et Gènes Clés

La détermination du sexe est un processus complexe qui commence au moment de la fécondation. Le sexe génétique est déterminé à la fécondation, selon le chromosome sexuel apporté par le spermatozoïde. La présence d'un chromosome Y est un facteur déterminant dans la différenciation testiculaire.

Le Gène SRY

Le gène SRY (Sex-determining Region of the Y) joue un rôle primordial dans la détermination du sexe. La protéine déduite du gène SRY possède un domaine permettant sa liaison à l'ADN. Chez la souris, la transcription de Sry pendant la vie fœtale est limitée à la période de formation des crêtes génitales entre 10,5 et 12,5 jours post coïtum (jpc). Les premières cellules dans lesquelles ce gène s'exprime sont les précurseurs des cellules de Sertoli. Chez les autres mammifères, dont l'homme, le gène SRY est transcrit pendant une période plus longue dans les cellules de Sertoli, de la formation des crêtes génitales jusqu'après la différenciation de ces cellules.

Le Gène SOX9

Le gène SOX9 est un autre acteur clé dans la différenciation sexuelle. Des expériences in vivo sur des souris transgéniques ont montré que la protéine SOX9 est indispensable à la transcription de l'AMH. Dans les gonades foetales de mammifères, l'expression de l'AMH se produit en effet après celle de SOX9. Chez le mâle de mammifère, la détermination testiculaire est déclenchée par SRY dans les précurseurs des cellules de Sertoli. Le gène SOX9 est alors fortement transcrit et, en interaction avec SF1, initie l'expression du gène de l'AMH.

Le Gène DAX1

Le gène DAX1 joue un rôle dans la régulation de la différenciation sexuelle. Chez la souris, des lignées transgéniques surexprimant DAX1 montrent effectivement un effet sur la différenciation testiculaire qui est alors retardée (mais pas empêchée). Chez la femelle, on sait seulement que DAX1 inhibe l'action de SF1 et on a récemment identifié un gène (Wnt4) capable d'empêcher la différenciation des cellules de Leydig et leur production de testostérone (peut-être par l'intermédiaire de DAX1).

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Rôle du Récepteur LH dans la Différenciation Sexuelle Masculine

Le récepteur LH est un récepteur membranaire couplé aux protéines G, essentiel pour la signalisation de l'hormone lutéinisante (LH). Cette hormone, produite par l'hypophyse, joue un rôle crucial dans la reproduction chez les deux sexes. Chez les mâles, la LH stimule les cellules de Leydig dans les testicules à produire de la testostérone, une hormone stéroïdienne essentielle pour le développement des caractères sexuels masculins et la spermatogenèse.

Cellules de Leydig et Production de Testostérone

Dans les cellules de Leydig, le facteur SF1 active l'expression de gènes d'enzymes intervenant dans la stéroïdogénèse et de la testostérone est produite. La testostérone est indispensable au développement du phénotype masculin.

Conséquences d'une Inactivation du Récepteur LH

L'inactivation du récepteur LH, qu'elle soit due à une mutation génétique ou à un blocage pharmacologique, peut avoir des conséquences importantes sur le développement embryonnaire XY. En l'absence de signalisation LH, les cellules de Leydig ne sont pas stimulées à produire de la testostérone.

Formation des Gamètes Mâles et Rôle des Cellules de Sertoli

La formation des gamètes masculins, ou spermatogenèse, est un processus complexe qui aboutit à la production de spermatozoïdes. Ce processus se déroule dans les tubes séminifères des testicules et est étroitement régulé par les cellules de Sertoli.

Spermatogenèse

La spermatogenèse est le processus de formation des gamètes masculins vers le spermatozoïde. Il y a formation d’un noyau haploïde et d’une structure cellulaire différentier : les flagelles. Les chromosomes sont d’un seul exemplaire soit n(23) chromosomes. Donc le caryotype va être chez les spermatozoïdes X ou Y, déterminant le sexe de l’enfant. Le flagelle est immobile quand il quitte les testicules et devient active dans l’épididyme.

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Rôle des Cellules de Sertoli

Les cellules de Sertoli jouent un rôle de nutrition permettant la coordinence et le contrôle de la spermatogenèse. Elles font 70µm de hauteur et 20µm de diamètre, réunies entre elles par un système de jonction différent le long de l’épithélium, incluant des jonctions serrés et des systèmes de jonction plus perméable. Elles ont un rôle de protection, formant une barrière hémohématotesticulaire. Elles sécrètent de nombreux fluide testiculaire et des hormones : antimüllérienne (faisant disparaître le canal de MÜLLER à la 9ème semaine), inhibine (bloquant la multiplication des spermatogonies et inhibant le FSH), et activine (favorisant FSH et la multiplication spermatique).

Cycle de l'Épithélium Séminifère

On reconnaît 6 stades du cycle de l’épithélium séminifère soit 32 jours dans l’espèce humaine. C’est un facteur nutritionnels (vasculaire) indispensable à la spermatogenèse qui est très sensible aux agressions extérieurs comme la variation de la température.

Formation des Gamètes Femelles et Rôle des Cellules Folliculeuses

La formation des gamètes femelles, ou ovogenèse, est un processus qui aboutit à la production d'ovocytes. Ce processus se déroule dans les ovaires et est étroitement régulé par les cellules folliculeuses.

Ovogenèse

Les ovogonies vont se multiplier de façon active entre la 15ème semaine et le 2ème mois, elles vont être stimulées par la thymuline et l’activine. Les ovogonies vont se multiplier dans le cortex se sont des cellules rondes de 15 µm de diamètre. L’ovocyte va devenir très actif et va commencer à entrer en première division meïotique avec synthèse de l’ADN. L’ovocyte va se bloquer au stade diplotène de la prophase de la première division meïotique, un blocage lié à la présence de l’Ovocyte Maturation Inhibiteur (OMI).

Folliculogenèse

A la naissance il y a 1 million de follicules, ces follicules vont continuer par évoluer à la puberté et il n’y en aura moins que 400 000 follicules de disponible et un bon nombre vont dégénérer. Il existe des systèmes de jonction inter-cellulaire entre les cellules folliculeuse au contacte de la membrane plasmique de l’ovocyte permettant d’avoir un contact directe avec l’ovocyte. Les follicules primaires devienne de plus en plus gros 180µm de diamètre.

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Ovulation

Il y a l’ovulation, ponte folliculaire avec élimination de la masse visqueuse ; on a un ovocyte II avec un premier globule polaire des cellule de la corrona radiata et des cellules cumulus oophorus, capté par le pavillon de la ponte et grâce au mouvement des cellules de l’épithélium et des muscles, la cellule va migrer jusqu’à l’ampoule tubaire. La fécondation doit avoir lieu très vite l’ovocyte dégénère dans les 24 heures voire entre 12 à 16 heures qui suivent la ponte.

Follicule de De Graaf

Le follicule de DE GRAFF : de 300 à 400 follicules qui se développeront. Les autres follicules dépendent du degré de maturation, les follicules I, II et cavitaires dégénèrent si ils sont inférieur à 1mm. La sélection est hormono-dépendant et induite par la baisse transitoire de FSH. Les cellules sécrètent de l’œstrogène qui auront un rôle de rétrocontrôle négatif sur la synthèse de FSH. LH (hormone lutéénisante) achèvent la maturation et permet l’ovulation.

Cycle Ovarien

L’ensemble des variation anatomiques et fonctionnel de l’appareil de fécondation, le tractus génital, l’axe hypotalamo-hypophysaire. Le cycle débute le 1er jour des règles indiquant la menstruation ; 28 jours = 1 cycle. Les gonadotrophines sont les FSH et LH ; le FSH à un taux qui augmente durant la première phase du cycle jusqu’à la fin de la 2ème semaine et la veille du pic de LH. La progestérone apparaît durant la phase lutéal. Lors de la première semaine il y a recrutement des follicules en trop ; les cavitaires se développent, présentent une thèque interne avec des cellules riches en récepteur LH, c’est ici que sont synthétisé des œstrogènes et des androgènes. Les cellules de la granulosa riche en récepteurs FSH convertissent les androgènes de la thèque en œstrogène et sécrète l’inhibine maximale vers la 7ème jours. La fonction de l’oestradiol au début du cycle inhibe les sécrétion de LH et FSH, mais au bout de la 2ème semaine il a un rôle très excitateur sur LH.

Fécondation et Développement Précoce

La fécondation est l’ensemble des éléments qui aboutissent à la fusion formant un œuf diploïde le zygote est: 46,XX ou 46,XY. Le spermatozoïde adhère à la zone pellucide grâce au récepteur de la membrane : la galactosyltransférase. Il y a un influx brutale de calcium au niveau de la tête du spermatozoïde qui provoque la fusion entre la membrane externe de l’acrosome et la membrane plasmique. Il y a alors rupture de la membrane et formation de vésicule avec libération des enzymes de l’acrosome (l’acrosine hydrolyse la zone pélucide) qui deviennent alors activés. Puis le spermatozoïde entre dans l’espace péri vitellin et se place tangentiellement à la membrane plasmique de l’ovocyte, cette fusion permet l’incorporation de la tête du spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte il se place sous la membrane de l’ovocyte.

Il y a fusionnement des membranes qui provoque la décharge d’ion calcique dans le cytoplasme de l’ovocyte c’est la réaction corticale. Les granules corticaux sont libérés dans l’espace peri-vitellin. Il y a un phénomène d’exocytose, les granules coticaux de l’ovocyte dans la membrane plasmique, lors de la maturation, seront éliminé à travers la membrane plasmique dans l’espace peri-vitellin. Il y a reprise de la division meïotique II. L’ovocyte va donner naissance à 2 cellules filles asymétriques qui font 120µm de diamètre entouré par une zone pellucide donnant le 2ème globule polaire il y a n chromosomes et un noyau à chromatine à aspect vésiculeux c’est le profolicule de 20 à 30 µm.

Migration et Nidation de l'Œuf

L’œuf migre de l’ampoule tubaire vers la lumière aboutissant dans la cavité utérine, liée à la structure de la trompe et à sa fonction. Dépend de l’imprégnation hormonale, si déficient en oestogènes la migration ralentie. Les anomalies par défaut de migration sont liées à une anomalie de l’œuf mais aussi à l’environnement s’il y a une infection de la trompe entraînant une cicatrice fibreuse bloquant l’œuf c’est la SALPINGITE. Il existe aussi l’ENDOMETRIOSE : HECTOPIE le tissu ayant l’aspect de l’endomètre au niveau des trompes.

GEU : Grossesse Extra Utérine

Se sont des GEU : GROSSESSE EXTRA UTERINE est plus fréquent chez les femmes portant des stérilets, ¼ des cellules fécondé meurt et ne dépasse pas ce stade.. D’une durée courte chez l’Homme. C’est "l’éclosion de l’œuf ".

Nidation

Les microvillosités disparaissent au niveau pellucidaire favorisant l’adhérence avec l’épithélium de surface de l’endomètre libérant des gouttelettes de liquide qui joue un message au niveau de la surface de l’endomètre, le blastocyte va s’accoler à l’épithélium de l’endomètre du côté du pôle embryonnaire, il y a fusion du trophoblaste avec l’épithélium maternelle. L’union se fait au 1/3 supérieurs et au 2/3 inférieurs de l’utérus.

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