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Les Effets de la Testostérone sur le Cycle Menstruel : Comprendre les Hormones et leurs Interactions

Pendant le cycle menstruel, de nombreux changements se produisent dans le corps d'une femme. Pour mieux les comprendre, il est essentiel de connaître les hormones impliquées, leurs fonctions régulatrices spécifiques et comment elles affectent le cycle. Cet article explore en profondeur les hormones clés du cycle menstruel, leurs rôles, leurs interactions et l'impact de la testostérone.

Comprendre les Hormones du Cycle Menstruel

Les hormones sont des substances chimiques naturelles produites par l'organisme. Même de petites quantités peuvent avoir un impact significatif sur le corps. Les hormones du cycle menstruel ont des fonctions régulatrices spécifiques et peuvent influencer l'humeur, le niveau de stress, l'anxiété et l'irritabilité.

Quatre hormones principales interviennent dans le cycle menstruel :

  1. Œstrogène: Hormone "féminine" qui joue un rôle crucial dans le développement des caractéristiques sexuelles féminines (pousse des seins, répartition des graisses). Elle épaissit l'endomètre, modifie la glaire cervicale pour faciliter le passage des spermatozoïdes, lubrifie le vagin, acidifie le vagin pour éviter les infections, améliore la libido, booste le cerveau et la mémoire, prévient des maladies cardio-vasculaires, et agit comme antidépresseur.
  2. Progestérone: Hormone de la gestation, elle protège une éventuelle grossesse. Elle a un effet sédatif, diminue la libido, augmente la température du corps, augmente le niveau d’anxiété, et relâche légèrement les muscles.
  3. Hormone Lutéinisante (LH): Hormone messagère produite par l'hypophyse. Un pic de LH déclenche l'ovulation, qui a lieu entre 36 et 48 heures après le pic.
  4. Hormone Folliculo-Stimulante (FSH): Hormone messagère produite par l'hypophyse. Elle stimule la croissance des follicules qui entrent dans la compétition pour savoir lequel aura le droit d’ovuler.

Les Phases du Cycle Menstruel et leurs Hormones

Le cycle menstruel s'organise en quatre phases successives, toutes interconnectées :

1. La Phase Menstruelle

C'est le début et la fin d'un cycle menstruel. L'endomètre (la muqueuse utérine) n'est plus maintenu car les taux hormonaux ne sont plus suffisants. Il se desquame et s'évacue sous la forme des règles. Le début de la phase menstruelle peut être marqué par une inflammation de l’organisme.

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  • Nutriments et aliments à favoriser en phase menstruelle : Magnésium, Potassium, Aromates, Aliments naturellement anti-inflammatoires, Soupes cuisinées maison et jus de légumes, Chocolat noir.

2. La Phase Folliculaire

Le cerveau demande aux ovaires de se remettre au travail. Plusieurs follicules mûrissent et sécrètent des œstrogènes. La fertilité démarre déjà. Cette phase peut être courte ou s'allonger jusqu'à plusieurs mois dans les cas les plus critiques.

  • Rôle des hormones : La FSH lance le signal du redémarrage du cycle et stimule la croissance des follicules. Les follicules produisent des œstrogènes.

3. La Phase Ovulatoire

Lorsqu'un follicule est mûr, il libère l'ovule qu'il contient. C'est l'ovulation, un moment clé pour l'équilibre menstruel où la moindre complication chamboule l'équilibre hormonal. L'ovulation ne survient pas forcément au 14e jour du cycle. Lors de cette phase, les taux d'œstrogène et de testostérone sont à leur maximum.

  • Rôle des hormones : Un pic de LH déclenche l'ovulation.

4. La Phase Lutéale

Elle est la suite logique de la phase ovulatoire. Ce qu'il reste du follicule après l'ovulation se transforme en corps jaune. Son rôle est de sécréter la progestérone, une hormone qui s'oppose à l'œstrogène et à la testostérone. En l'absence de fécondation, la phase lutéale se termine après 12 à 14 jours avec la chute de la progestérone.

  • Rôle des hormones : Le corps jaune sécrète de la progestérone.

Le Rôle Crucial de l'Œstrogène

Les ovaires sécrètent surtout des œstrogènes, qu'on pourrait appeler l'hormone de la fertilité. L'endomètre s'épaissit dans l'utérus et le col de l'utérus sécrète un mucus fertile : la glaire cervicale. Le rôle de cette dernière est de favoriser la survie des spermatozoïdes et leur parcours jusqu'à l'ovule.

L'œstrogène a des effets collatéraux importants :

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  • Boost des neurotransmetteurs : Favorise le bien-être et l'envie de socialiser.
  • Stockage des graisses : Réduit la faim et la dépense calorique, tout en favorisant le stockage dans les réserves adipeuses.
  • Hydratation de la peau : La muqueuse vaginale est davantage hydratée, ce qui favorise les rapports sexuels. Mais l'œstrogène favorise l'hydratation et l'élasticité de la peau de façon générale.

Le problème avec l'œstrogène, c'est que les femmes ont tendance à en produire trop. Les causes sont à chercher dans l'hygiène de vie, mais aussi dans l'environnement avec l'omniprésence des perturbateurs endocriniens. La carence en œstrogène est aussi possible, et pas seulement à l'arrivée de la ménopause.

La Progestérone : Préparation à la Grossesse

La progestérone est le pendant inverse de l'œstrogène : son rôle est de préparer le corps à la grossesse. Après l'ovulation, l'enjeu principal pour l'organisme est de tout mettre en œuvre pour qu'un éventuel embryon s'implante dans l'utérus :

  • L'endomètre se modifie et devient très nutritif, ce qui entraîne des dépenses caloriques supplémentaires.
  • L'utérus réduit ses contractions : tout le corps bénéficie d'ailleurs du relâchement musculaire (y compris l'intestin, ce qui peut induire de la constipation). La qualité du sommeil est aussi favorisée.
  • Le système immunitaire réduit son activité, afin d'éviter qu'il ne s'attaque à l'embryon.
  • La sensibilité de la femme à son environnement est décuplée.
  • Les os se maintiennent, afin de poursuivre le travail commencé par les œstrogènes dans la première moitié du cycle menstruel.

La Testostérone : Un Acteur Important

La testostérone, souvent considérée comme une hormone masculine, joue également un rôle important chez les femmes. Elle connaît également un pic autour de l’ovulation. Son rôle est de favoriser la libido et la compétitivité, le développement musculaire ou encore les sécrétions de sébum qui protège la peau de la déshydratation. Lorsqu’une femme manque de testostérone, elle a davantage de risque de dépression et manque d’énergie.

  • Elle booste l’énergie et la libido, améliore la mémoire, diminue la masse grasse et favorise le sommeil.

Déséquilibres Hormonaux et Conséquences

Le déséquilibre hormonal peut s'installer insidieusement : règles douloureuses, abondantes, acné, cycles irréguliers, syndrome prémenstruel, difficulté à perdre du poids… Mais aussi, dans les formes les plus sévères : endométriose, fibrome, syndrome des ovaires polykystiques ou encore trouble dysphorique prémenstruel !

Le déséquilibre hormonal est un cercle vicieux. Au cœur du cycle menstruel, il y a la balance œstrogène-progestérone : deux hormones sécrétées par les ovaires, mais pas en continu. Elles s'organisent en une stratégie très complémentaire, afin de favoriser la reproduction.

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Alimentation et Cycle Menstruel

L'alimentation est au cœur du bien-être menstruel, coude à coude avec la gestion du stress. Il y a trois grandes raisons à cela :

  • Les hormones sont essentiellement fabriquées à partir de protéines.
  • Le cycle menstruel est connecté aux autres fonctions du corps : la glycémie peut modifier la testostérone, qui elle-même peut inhiber l'ovulation.
  • Notre corps neutralise et élimine au fur et à mesure les hormones qu'il a utilisées : le foie, les intestins et les reins sont chargés de cette mission cruciale. En outre, le côlon permet d'ajuster les niveaux hormonaux, soit en quelque sorte, de capturer les hormones en fin de course pour les remettre en circulation.

Quelle Alimentation pour Chaque Phase du Cycle Menstruel ?

Le fait de s’alimenter en fonction des phases du cycle est-il si saugrenu qu’il en a l’air au premier abord ? Pas tant que ça. Après les règles où le corps a perdu beaucoup de nutriments, l’organisme a besoin de retrouver de l’énergie ainsi que des matières premières pour la fabrication des hormones.

Si subsiste de la fatigue, notamment lorsque les œstrogènes ont du mal à être sécrétés, on risquera davantage de se tourner vers les excitants. Alors que le corps poursuit son travail d’élimination des œstrogènes, la progestérone commence à être sécrétée.

Après l’ovulation et jusqu’aux menstruations, on veillera à consommer des protéines et des féculents à index glycémique bas tels que les céréales complètes, les légumineuses et les noix oléagineuses. En effet, après l’ovulation, le métabolisme a besoin de 80 à 280 calories (de qualité !) supplémentaires par jour.

Aménorrhée : Absence de Règles

On distingue :

  • L’aménorrhée primaire : lorsque la jeune femme n’a jamais eu de cycle menstruel.
  • L’aménorrhée secondaire : la femme a connu des cycles menstruels, mais ses règles disparaissent.

Il existe plusieurs raisons aux aménorrhées. Dans le cas des carences alimentaires et chez les sportives de haut niveau, il sera intéressant de s’assurer que la femme apporte chaque jour suffisamment de protéines et lipides de bonne qualité à son organisme. Le zinc, la vitamine A et la vitamine E sont aussi essentiels pour sécréter l'œstrogène et permettre à la muqueuse utérine de s’épaissir.

Dans le cas où la femme ne souffre pas de carence alimentaire, on trouve souvent une hyperprolactinémie : un excès de l’hormone prolactine, l’hormone de l’allaitement, alors même que la femme n’allaite pas et n’a même parfois jamais allaité de sa vie.

Endométriose

Cette maladie touche une femme sur dix et mêle souvent hyperœstrogénie et inflammation chronique. Les cellules de l’endomètre migrent en dehors de la cavité utérine et sont soumises aux mêmes variations hormonales : elles saignent aussi pendant les menstruations.

Dans ce cas, il faudra veiller à s’adapter aux troubles de la femme. Tout ce qui peut réduire l’inflammation chronique, l’élimination des œstrogènes est bienvenue. La femme peut appliquer les conseils alimentaires des phases ovulatoire et menstruelle tout au long de son cycle.

Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK)

Les symptômes principaux de ce syndrome sont les cycles irréguliers associés à l'hirsutisme : les cheveux tombent mais les poils poussent beaucoup et parfois à des endroits incongrus. L’acné, la prise de poids et l’augmentation des risques cardiovasculaires font aussi partie du tableau.

On distingue quatre types de SOPK (insulino-résistant, surrénalien, inflammatoire, et post-pilule) et tous sont concernés par les mêmes déséquilibres hormonaux : les hormones hypophysaires FSH et LH s’inversent et ne permettent plus l’ovulation. La sécrétion d’œstrogène est réduite au profit de la testostérone.

Contraception Hormonale et Cycle Menstruel

Les contraceptifs sont, par nature, des perturbateurs endocriniens. Lorsque la femme souhaite arrêter sa contraception hormonale, le cycle menstruel peut connaître des loupés, voire ne carrément pas revenir.

Hyperœstrogénie et Perte de Poids

Il existe de nombreuses causes d’une perte de poids difficile malgré un bon équilibre alimentaire : stress chronique, hypothyroïdie et… hyperœstrogénie ! Cette dernière se caractérise par une accumulation de masse graisseuse autour des hanches ou répartie harmonieusement sur le corps.

Variations Hormonales et Humeur

Les variations des niveaux d'hormones du cycle menstruel peuvent avoir des effets sur le corps et les émotions. Pendant cette période, tu peux éprouver des tensions dans les seins, des ballonnements, des maux de tête, des fringales ou de la fatigue.

Variations Hormonales et Libido

Les changements hormonaux qui surviennent au cours du cycle menstruel peuvent affecter le désir sexuel : l’accroître ou au contraire le minimiser. Plus d'une femme sur deux a envie de faire l'amour pendant ses règles. Lors de la phase d'ovulation et des quelques jours qui la précèdent, autrement dit la phase pré-ovulatoire, la libido est à son maximum ! Vos règles agissant comme un "lubrifiant naturel" et vos hormones étant en feu, l’idée de faire l’amour pendant cette période est plus qu’envisageable.

A contrario de la libido qui explose pendant ses règles, celle-ci a tendance à chuter juste avant leur arrivée. Et pour cause : certaines femmes souffrent du syndrome prémenstruel.

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