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Comprendre l'ovulation et le retour des règles : un guide complet

Le cycle menstruel est un processus complexe et essentiel pour la santé reproductive des femmes. Il est important de comprendre les différentes phases de ce cycle, notamment l'ovulation et le retour des règles, pour mieux connaître son corps et planifier une grossesse ou utiliser une méthode de contraception naturelle.

Le cycle menstruel : un aperçu

La durée d'un cycle menstruel varie d'une femme à l'autre, mais elle est généralement comprise entre 23 et 35 jours. Le premier jour des règles (jour 1) marque le début du cycle. Les éventuelles variations de la durée du cycle ont lieu le plus fréquemment au cours de la partie du cycle qui précède l’ovulation (appelée phase folliculaire).

Les phases du cycle menstruel

Le cycle menstruel est divisé en plusieurs phases distinctes, chacune étant régulée par des hormones spécifiques :

  • Phase des règles (ou menstruations) : Cette première phase est marquée par l’écoulement de sang provenant de la muqueuse utérine (ou endomètre) qui se désintègre lorsqu’elle n’accueille pas de grossesse. Les règles durent généralement de 3 à 7 jours. Si vous avez des règles douloureuses, vous constaterez probablement que la douleur est plus vive les premiers jours de vos règles. La quantité de sang varie d’une personne à l’autre et va de 45 ml à 60 ml en général. Lorsque les règles sont très abondantes, la quantité de sang qui s’écoule s’élève jusqu’à 80 ml.

  • Phase folliculaire (ou phase pré-ovulatoire) : Elle commence à la fin des menstruations et se termine au moment de l’ovulation. Sa durée varie en fonction de celle du cycle menstruel. Au début de votre cycle, l’hormone folliculo-stimulante (FSH) est fabriquée par l’hypophyse, située dans votre cerveau. C’est la principale hormone impliquée dans la stimulation de vos ovaires, afin que ceux-ci fabriquent des ovules matures. Les follicules sont les cavités des ovaires remplies de liquide. Chaque follicule contient un ovule non développé. La FSH stimule le développement d’un certain nombre de follicules et le démarrage de la sécrétion de l’hormone œstrogène. Bien qu’un certain nombre de follicules aient initialement commencé à se développer, un follicule devient normalement « dominant » ; l’ovule mûrit au sein du follicule qui grossit. Pendant ce temps, l’augmentation de la quantité d’œstrogène dans votre corps assure l’épaississement de la muqueuse utérine par un apport de sang et de nutriments. C’est ainsi que si vous êtes enceinte, l’ovule fécondé disposera de tous les nutriments et de l’aide dont il a besoin pour se développer. Les taux d’œstrogène élevés sont aussi associés à un aspect « réceptif au sperme » du mucus (ou, selon le terme technique, « glaire cervicale fertile »). Vous remarquerez peut-être une perte claire et visqueuse, pouvant être légèrement blanchâtre. Ce signal qui est une légère élévation de l’hormone FSH produite par l’hypophyse agit sur les follicules en attente (les follicules antraux), et initie leur croissance. Dans les conditions normales, un seul des follicules antraux va se développer jusqu’au stade de l’ovulation - on parle de follicule dominant - alors que les autres, les plus petits, dégénèrent - on parle d’atrésie - et sont définitivement perdus. Le processus de sélection et de croissance du follicule dominant dure 10-14 jours, en général 11-12. La croissance du follicule dominant se termine par un évènement hormonal - le pic LH - qui déclenche l’ovulation. Le pic LH est associé à des taux hormonaux suffisamment élevés pour être détectés dans l’urine du matin par test effectué sur des bandelettes (virement au bleu indiquant le pic LH).

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  • Phase de l’ovulation : L'ovulation correspond au processus qui se déroule généralement une fois par cycle menstruel, lorsque des fluctuations hormonales déclenchent la libération d'un ovule par les ovaires. À la fin de la phase folliculaire, un ovule est prêt à être libéré. Le follicule mature produit tellement d’œstrogènes qu’il pousse l’hypophyse à libérer la LH, ce qui libère l’ovule. L’ovule met alors environ 24 heures à atteindre les trompes de Fallope. Si des spermatozoïdes se trouvent dans la trompe de Fallope à ce moment, la fécondation peut se produire. Dans ce cas, l’ovule fécondé se rend dans l’utérus pour tenter de s’implanter dans la paroi utérine. Le taux d’œstrogène dans votre corps continue d’augmenter, et entraîne finalement une augmentation soudaine du taux d’hormone lutéinisante (le fameux « pic de LH »). Ce pic de LH entraîne la rupture du follicule dominant, et la libération de l’ovule mature par l’ovaire ; l’ovule pénètre ensuite dans les trompes de Fallope. De nombreuses femmes pensent ovuler au jour 14, mais ce n’est qu’une moyenne ; la plupart des femmes ovuleront réellement un autre jour de leur cycle menstruel. Le jour de votre ovulation variera entre les cycles. En règle générale, - La sortie de l’ovule ou ovocyte (œuf) de l’ovaire - se produit 36 heures environ après le début du pic LH.

  • Phase lutéale (ou phase post-ovulatoire) : La phase post-ovulatoire est comprise entre l’ovulation et le dernier jour qui précède le début des règles. Après l’ovulation, le follicule qui a donné l’ovule ou ovocyte (œuf) susceptible d’être fécondé et l’embryon capable de s’implanter va subir des transformations l’amenant à produire l’hormone de la grossesse, la progestérone. Le follicule ainsi transformé s’appelle alors corps jaune. La production de progestérone dure 12-14 jours en l’absence de grossesse. Si l’embryon s’implante et que la patiente est enceinte, l’hormone produite par l’embryon - l’hCG (sert au test de grossesse) - maintient l’activité du corps jaune pendant 6-8 semaines environ. Vers 8-10 semaines de grossesse, la progestérone est exclusivement produite par le placenta et ceci demeure ainsi jusqu’à la fin de la grossesse. Dans le cycle menstruel - avec ovulation, mais sans grossesse - la production de progestérone par le corps jaune dure 12 jours environ et s’interrompt ensuite. Si un spermatozoïde vient féconder l’ovule pendant cette phase, l’œuf qui en découle va se fixer sur la paroi de l’utérus et c’est le début d’une grossesse. Si l’ovule n’est pas fécondé, il meurt. La sécrétion de glaire cervicale s’arrête, mais la température du corps reste toujours plus élevée. Des signes prémenstruels commencent à apparaitre.

Les hormones impliquées dans le cycle menstruel

Votre corps produit des hormones qui contrôlent votre cycle menstruel. Les principales hormones impliquées sont :

  • Hormone folliculo-stimulante (FSH) : Au début de votre cycle, l'hormone folliculo-stimulante (FSH) est une hormone importante. La FSH va entraîner la maturation et l’augmentation de volume du follicule.
  • Œstrogène : Le taux d’œstrogène dans votre corps continue d’augmenter, et entraîne finalement une augmentation soudaine du taux d’hormone lutéinisante (le fameux « pic de LH »). Ces taux élevés d'œstrogène déclenchent une augmentation subite d'une autre hormone, appelée hormone lutéinisante (LH).
  • Hormone lutéinisante (LH) : Ce pic de LH entraîne la rupture du follicule dominant, et la libération de l’ovule mature par l’ovaire. Puis, une forte sécrétion de LH entraîne, elle, la rupture du follicule et la ponte de l’ovule. L'ovulation se produit généralement 24 à 36 heures après le pic de LH.
  • Progestérone : La progestérone permet de renforcer davantage la muqueuse utérine en vue d’accueillir un ovule fécondé. La partie du follicule restée attachée à l’ovaire après l’expulsion de son ovocyte, appelé corps jaune, produit de la progestérone qui s’associe aux œstrogènes pour maintenir la paroi de l'utérus épaisse et prête à accueillir l’ovule fécondé.

L'ovulation : le moment clé de la fertilité

L'ovulation correspond au processus qui se déroule une fois par cycle menstruel, lorsque des fluctuations hormonales déclenchent la libération d'un ovule par les ovaires.

Durée de vie de l'ovule et des spermatozoïdes

Une fois l’ovule (ovocyte) libéré, il se déplace dans les trompes de Fallope, en direction de votre utérus. L’ovule peut vivre jusqu’à 24 heures. L'ovocyte vit pendant 12 à 24 heures.

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La durée de survie des spermatozoïdes est plus variable, mais va généralement de trois à cinq jours. Les spermatozoïdes peuvent rester actifs pendant une période allant jusqu'à cinq jours. Si l'ovule n'est viable que pendant 24 heures environ, les spermatozoïdes peuvent rester actifs jusqu'à cinq jours.

Période de fertilité

Les jours précédant l’ovulation et le jour de l’ovulation lui-même sont ceux pendant lesquels vous êtes la plus fertile… soit les jours pendant lesquels vous êtes la plus susceptible de concevoir. La « période de fertilité » totale, si l'on prend en compte la durée de vie des spermatozoïdes et de l'ovule, est d'environ six jours. Les jours du cycle pendant lesquels vous êtes la plus fertile, et avez donc le plus de chances de concevoir si vous avez des relations sexuelles non protégées, correspondent au jour de l'ovulation et au jour qui le précède : ce sont les deux jours de fertilité maximale. Les quelques jours qui précèdent l'ovulation correspondent à des jours à fertilité élevée pendant lesquels vous avez également une chance de concevoir.

Comment déterminer la date d'ovulation ?

L'ovulation a généralement lieu 12 à 16 jours avant le début des règles suivantes. De nombreuses femmes pensent souvent que l'ovulation se produit le jour 14, mais ce n'est qu'une estimation moyenne. La plupart des femmes ovuleront en réalité un autre jour de leur cycle menstruel, et cela pourra également varier d'un cycle à l'autre.

Pour déterminer votre date d'ovulation, il suffit en définitive de connaître votre cycle menstruel. Celui-ci commence le premier jour de vos règles et s’achève le premier jour des règles suivantes. En moyenne, le cycle menstruel est de 28 jours, mais certaines femmes ont des cycles plus courts, jusqu’à 22 jours, tandis que d’autres ont des cycles beaucoup plus longs, pouvant durer jusqu’à 35, voire 40 jours.

  • Si vous avez un cycle classique de 28 jours, vous ovulez le 14e jour.
  • Si vous avez un cycle long, de 31 jours par exemple, c’est très simple : il suffit de soustraire la phase lutéale, soit 14 jours, à votre cycle. 31 - 14 = 17. Vous ovulerez donc le 17e jour de votre cycle.
  • Si vous avez un cycle court, de 21 jours par exemple, le principe est le même. Soustrayez les 14 jours de la phase lutéale à votre cycle. 21 - 14 = 7. Vous ovulerez donc le 7e jour de votre cycle.

Méthodes pour suivre l'ovulation

  • Calendrier menstruel : Utiliser un calendrier pour suivre son cycle menstruel est une méthode simple mais efficace pour estimer la période de fertilité. Notez sur votre agenda le premier jour de vos règles à chacun de vos cycles. Vous déterminerez ainsi la longueur de celui-ci.
  • Température basale : La température basale du corps est la température du corps au repos. Elle augmente légèrement après l'ovulation en raison de la progestérone. Lorsque vous prenez votre température tous les jours du cycle le matin au réveil, avant de vous lever, et que vous tracez une courbe avec vos résultats, vous établissez ce qu’on appelle une courbe de température. Celle-ci montre une élévation de 4/10ème de degrés juste après l’ovulation. La dernière température la plus basse correspond donc au jour de la ponte ovulatoire.
  • Glaire cervicale : La consistance de la glaire cervicale change au cours du cycle. Quelques jours avant et pendant l’ovulation, les pertes vaginales sont plus fluides, plus brillantes et plus élastiques que d’habitude. En effet, peu avant l’ovulation, la glaire cervicale, mucus sécrété au niveau du col de l’utérus, devient plus fluide et lâche, sous l’effet des œstrogènes secrétés par les ovaires pendant la maturation du follicule contenant l’ovule.
  • Tests d'ovulation : Les tests d'ovulation disponibles en pharmacie détectent la montée de l'hormone lutéinisante (LH) dans l'urine, qui précède l'ovulation de 24 à 36 heures.

Signes et symptômes de l'ovulation

Certaines femmes disent ressentir une légère douleur au moment de l'ovulation, mais beaucoup ne sentent absolument rien ; il n'existe aucun autre signe physique d'ovulation. Pour mettre toutes les chances de votre côté, il vous faut être attentive à votre corps pour reconnaître les symptômes qui indiquent que vous êtes en phase d’ovulation :

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  • Vous avez l’impression que vos seins sont tendus, gonflés. Ils peuvent devenir très sensibles et parfois douloureux.
  • Vous ressentez une douleur au niveau de l’abdomen, du côté de l’ovaire qui expulse l’ovocyte du follicule le plus mûr.
  • Vous libérez des glaires cervicales, c’est-à-dire du mucus dont le rôle est de protéger le vagin des infections, et des sécrétions vaginales claires et un peu épaisses.
  • Votre libido est beaucoup plus importante que pendant le reste de votre cycle.
  • Autre changement corporel, la température s’élève au-dessus 37° juste après l’ovulation.
  • Le jour où les heures précédant l’ovulation, les femmes peuvent ressentir des crampes au niveau du bas-ventre lorsque l’ovocyte est en cours d’expulsion par l’ovaire. C’est le syndrome ovulatoire, la douleur peut être intense mais brève.

Le retour des règles après l'ovulation

Si l'ovocyte n'est pas fécondé et qu'il ne s’est pas implanté dans l'utérus, le follicule s'atrophie et les taux d’œstrogène et de progestérone diminuent. En l’absence de taux élevés d’hormones pour conserver ce phénomène, l’épaisse muqueuse utérine qui s'est formée commence à se détacher et votre corps l’élimine. Si l'ovocyte n'est pas implanté dans l'utérus, le follicule s'atrophie et le taux de progestérone diminue. L'utérus n'a plus besoin de conserver le nid douillet fabriqué pour le bébé, et votre corps se prépare alors pour un nouveau cycle. Tous les symptômes du syndrome prémenstruel (SPM) disparaissent progressivement. L'épaisse muqueuse utérine, qui s'est peu à peu formée sous l'effet des taux élevés des hormones, commence à se dégrader et à être rejetée par l'organisme.

L’arrêt de la progestérone déclenche aussi des contractions de l’utérus qui participent au contrôle du saignement utérin. La survenue des règles est donc le résultat du cycle menstruel et du phénomène ovulatoire.

Outre leur régularité - d’où leur nom - les règles sont aussi caractérisées par le profil de saignement. Typiquement, les règles augmentent jusqu’à un maximum puis diminuent et s’arrêtent. Lorsque les règles sont accompagnées de caillots, la situation est anormale. Cela peut résulter de problèmes anatomiques - par exemple fibromes - qui interfèrent avec la bonne contraction de l’utérus. Des caillots sont aussi rencontrés dans une condition particulière, le saignement anovulatoire.

Facteurs influençant la régularité des règles

La durée du cycle menstruel peut varier d'une femme à l'autre et d'un cycle à l'autre. Elle est en général comprise entre 23 et 35 jours. Chez certaines femmes, le cycle menstruel peut être irrégulier à cause de facteurs spécifiques tels que la prise de médicaments, des traitements chimiques ou encore une période de stress intense.

Par ailleurs, certaines femmes ont des cycles menstruels irréguliers toute leur vie. Se faire bien suivre par un gynécologue ou une sage-femme permet alors de mieux comprendre son corps. Ces professionnels de santé peuvent également vous aider dans le choix de votre contraception pour réguler votre cycle.

Quand consulter un médecin ?

Si vos cycles durent généralement plus de 35 jours, il est possible que vous n'ovuliez pas régulièrement, voire que vous n'ovuliez pas du tout. La majorité des femmes qui n'ovulent pas et qui ne sont pas enceintes peuvent souffrir du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

Il est recommandé de consulter un professionnel de santé dans les cas suivants :

  • Cycles menstruels très irréguliers ou absents
  • Douleurs intenses pendant les règles
  • Saignements abondants
  • Difficulté à concevoir

Troubles de l'ovulation

Il arrive parfois que certaines femmes n'ovulent pas tous les mois, et cela peut être dû à plusieurs raisons. Une absence d’ovulation (anovulation) ou un trouble de l’ovulation (dysovulation) sont les causes les plus fréquentes d’infertilité féminine.

Causes possibles des troubles de l'ovulation

  • Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : Le SOPK est une pathologie innée et peut empêcher l'ovulation (la libération d'un ovule) de manière régulière et constante. Ces femmes peuvent également présenter de l'acné à l'âge adulte ou une augmentation de la pilosité au-dessus de la lèvre supérieure ou sous le menton. Sur les échographies, il est possible d'observer de nombreux petits kystes au sein des ovaires ; ils resteront de petite taille.
  • Troubles thyroïdiens : D'autres pathologies pouvant empêcher l'ovulation comprennent un mauvais fonctionnement de la thyroïde (hypothyroïdie).
  • Hyperprolactinémie : Une production élevée de prolactine (hyperprolactinémie) peut également causer des troubles de l'ovulation.
  • Périménopause : Des troubles de l'ovulation peuvent également être observés au cours de la période précédant la ménopause (périménopause).
  • Insuffisance ovarienne : L’insuffisance ovarienne se caractérise par des ovaires qui ne fonctionnent pas. Il n’y a pas d’ovulation ni de règles. L’insuffisance ovarienne secondaire ou précoce est en fait une ménopause précoce. Le nombre de follicules qui dégénèrent pendant un cycle sont plus nombreux que la normale, conduisant à un épuisement plus précoce des réserves d’ovocytes. Les cycles deviennent de plus en plus irréguliers avant l’âge de 40 ans jusqu’à la disparation complète de l’ovulation.
  • Facteurs liés au mode de vie : Un poids santé est important pour la fertilité. Des facteurs comme le tabagisme, l'alcool et la consommation de drogues peuvent nuire à la fertilité. La perte de poids due à un trouble alimentaire ou à la pratique d’une activité physique intense peut aussi perturber le cycle menstruel.

Diagnostic des troubles de l'ovulation

Lorsqu’une difficulté à concevoir survient, un problème au niveau de l’ovulation peut être suspecté. Le moyen le plus simple consiste à évaluer l’existence d’une ovulation par l’établissement d’une courbe de température. Un test post-coïtal peut aussi être envisagé. Il s’agit d’un test réalisé en laboratoire après un rapport sexuel entre le 11e et le 12e jour du cycle. Il consiste en un prélèvement de la glaire cervicale pour observer sa qualité et son interaction avec les spermatozoïdes. Une échographie pelvienne (par voie vaginale) fait maintenant partie du bilan systématique. Des dosages hormonaux, sous forme de prise de sang à des moments précis du cycle, peuvent aussi être demandés par le médecin. Ils évaluent le taux des hormones comme par exemple la FSH, la LH, la progestérone et les œstrogènes.

Traitements des troubles de l'ovulation

Les traitements ont pour but de rétablir une ovulation normale. Ils peuvent être médicamenteux ou chirurgicaux et agissent à différents niveaux. Le citrate de clomifène est en général le premier traitement prescrit. Ce médicament sous forme de comprimés stimule la sécrétion des hormones FSH et LH qui provoquent la maturation du follicule et l’expulsion de l’ovocyte. S’il n’y a pas de résultat au niveau de l’ovulation, l’injection directe de FSH et LH par piqûres en sous cutané est envisagée. Le drilling ovarien consiste à percer une dizaine de petits trous de quelques millimètres à la surface de chaque ovaire grâce à un instrument délivrant un courant électrique. C’est une opération réalisée sous anesthésie générale par cœlioscopie, c’est-à-dire que le chirurgien va introduire une caméra et ses instruments par une petite incision au niveau du col de l’utérus. L’induction de l’ovulation peut être très mal supportée ou dangereuse pour certaines patientes. Dans ce cas, la maturation in vitro (MIV) peut être indiquée. Les follicules ne sont pas stimulés pour activer leur maturation mais prélevés non matures pour terminer leur croissance in vitro. Sous anesthésie, une aiguille est introduite par le vagin jusqu’aux ovaires pour ponctionner une vingtaine de follicules non matures. Les ovocytes contenus dans les follicules sont ensuite transférés dans une petite boîte qui contient exactement les éléments indispensables à leur maturation comme dans des conditions physiologiques: hormones, facteurs de croissance et sérum de la mère.

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