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L'univers animalier du zoo de San Diego : Exploration de la Polar Bear Plunge et de la Giant Panda Research Station

Le zoo de San Diego est un lieu d'immersion exceptionnel où la faune du monde entier est présentée dans des environnements recréés avec soin. Cet article vous invite à explorer deux zones emblématiques du zoo : la Polar Bear Plunge et la Giant Panda Research Station.

La Polar Bear Plunge : Un voyage au cœur de l'Arctique

En atteignant le sommet de l'allée "Panda Canyon", se dévoile la Polar Bear Plunge, un écosystème dédié à la présentation des espèces originaires des zones nordiques et de l'Arctique. Inaugurée le 29 juin 1996, cette installation immerge les visiteurs dans un décor rappelant le grand nord canadien. Les vastes parcelles tropicales cèdent leur place aux cyprès, séquoias et épineux, tandis que les descriptifs des espèces sont gravés dans la pierre et les bancs sont de simples tronçons de bois à même le sol.

La volière sibérienne : Un aperçu de la diversité des palmipèdes

La visite de cette zone débute par une vaste volière d'immersion originale, axée sur les palmipèdes et échassiers sibériens. Le long d'un sentier forestier menant à un vaste bassin imitant une petite plage sauvage, les visiteurs peuvent observer différentes espèces d'anatidés, telles que l'eider royal (Somateria mollissima), le harle bièvre (Mergus merganser), le garrot albéolé (Bucephala albeola), le harle piette (Mergus albellus), le garrot arlequin (Histrionicus histrionicus), l'harelde boréale ou de Miquelon (Clangula hyemalis), l'érismature roux américain (Oxyura jamaicensis jamaicensis) et l'oie de Ross (Anser rossii).

Grâce à une partie en aqua vision, il est possible d'admirer l'évolution sous-marine de certains de ces canards plongeurs à travers des baies vitrées aménagées le long du bassin. Les zones forestières de la volière, composées de pins des montagnes (Pinus mugo), de mahonias à feuilles de houx (Mahonia aquifolium), de manzanitas (Arctostaphylos), de pennisetums (Pennisetum setaceum) et des fameux séquoias à feuilles d'if (Sequoia sempervirens), abritent également des rolliers européens (Coracias garrulus), des huppes fasciées orientales (Upupa epops suturata) et des grues demoiselles de Numidie (Anthropoides virgo).

Les chats manuls : Des félins discrets et fascinants

En sortant de la volière et en la contournant, les visiteurs découvrent les chats manuls (Otocolobus manul), également appelés chats de Pallas. Ces félins disposent de deux volières de type forestier, aménagées autour de pins naturels et enrichies de buissons, de structures d'escalade et de nids artificiels. Un couple de manuls est présenté à San Diego, avec un individu par volière. Le zoo a déjà enregistré la naissance de dix-neuf chatons en trois ans.

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Au centre de ces deux volières se trouve l'observatoire principal de l'enclos des rennes de la sous-espèce sibérienne (Rangifer tarandus sibiricus), moins courante en captivité que la sous-espèce européenne ou finnoise.

L'enclos des ours polaires : Un panorama nordique saisissant

Après avoir contourné les derniers rochers bordant l'allée, les visiteurs arrivent à l'enclos principal de la Polar Bear Plunge, celui des ours polaires (Ursus maritimus). Vaste et conçu pour offrir un panorama nordique, cet enclos donne directement sur celui des rennes, séparé par un simple fossé. L'illusion est telle que les visiteurs peuvent observer les ours en premier plan avec les rennes en arrière-plan.

L'observation des ours polaires est facilitée par trois points de vue différents. Le premier, situé à l'entrée de l'enclos, offre un aperçu de toute sa longueur grâce à de vastes baies vitrées. Le second, en façade, permet une observation en aqua vision, offrant une vue générale de la zone et permettant d'admirer les ours lorsqu'ils sont dans l'eau. Enfin, de l'autre côté de l'enclos, près du circuit des tours bus, un simple fossé bordé d'une petite haie permet une observation sans clôture des animaux.

L'histoire des ours polaires à San Diego

L'ours blanc est l'un des animaux emblématiques de San Diego et est présenté au zoo depuis ses premières années. Le premier spécimen d'ours polaire est arrivé en 1917, un an seulement après la création du zoo. En 1926, la société zoologique a présenté ses ours dans l'une des toutes premières fosses de présentation au monde, avec de faux rochers et un bassin. Ces fosses ont été réhabilitées en 1960 dans un style polaire rappelant les icebergs et la banquise du pôle Nord. En 1996, la nouvelle zone de près de deux hectares, plus proche du milieu naturel, a été inaugurée.

À partir de ce moment, le zoo s'est axé sur la présentation de jeunes animaux sauvages orphelins. Plusieurs oursons ont été accueillis provisoirement, le temps de leur trouver de nouveaux centres d'accueil. En juin 2006, quatre animaux étaient présents lors des visites :

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  • Kalluk et Tatquiq, nés dans la nature en janvier 2001 et recueillis par le zoo de San Diego en mars 2001 après la mort de leur mère. Kalluk, plus gros et plus joueur, n'a pas la dominance sur sa sœur.
  • Chinook et Shikari, deux sœurs nées au Canada en février 1995 et accueillies au zoo en mai 1996 après être devenues orphelines à l'âge de deux mois. Chinook est plus foncée que Shikari en raison de ses roulades dans la terre et le sable.

Après la mort de Shikari le 23 avril 2007, la société zoologique a décidé de tenter une cohabitation entre les trois animaux restants pour éviter un changement de comportement de la jeune femelle. Les premières tentatives ont entraîné quelques conflits entre les deux femelles, mais chacun a rapidement trouvé sa place dans ce nouveau groupe, faisant de cette insertion une grande réussite. Chinook, Kalluk et Tatquiq sont donc maintenant visibles dans le grand enclos.

L'enrichissement de l'environnement des ours polaires

L'enclos des ours polaires représente une vaste plage avec rochers, galets, souches et structures de bois pour l'escalade. Le fond de l'enclos, qui renferme les loges de nuit, est constitué de massifs rocheux d'où coulent deux cascades qui se jettent dans un premier bassin intermédiaire. De là s'écoule un cours d'eau serpentant au milieu de l'enclos pour terminer dans le bassin principal de 500 000 litres. De l'autre côté des massifs rocheux, les ours disposent de zones pour fouiller et se reposer avec terre, sable et herbe, visibles uniquement depuis le circuit en tour bus.

L'enrichissement de l'environnement est particulièrement remarquable. L'enclos est équipé de bidons, de bouées dures et gonflables, de blocs de glace avec des fruits, de plateformes flottantes, de bois de cervidés et même de poissons vivants pour stimuler les ours. De plus, chaque printemps, les trois animaux reçoivent plusieurs conteneurs de neige pour tapisser leur enclos et créer des structures de glisse et de jeu.

La conservation des ours polaires : Un engagement fort

La société zoologique de San Diego est très impliquée dans la préservation des différentes espèces d'ours, et elle est considérée comme l'un des leaders de la conservation de l'ours polaire. Elle est impliquée depuis plusieurs années dans un vaste programme d'étude comportementaliste et sensitive de l'ours blanc avec le CRES et l'«Hubbs-Sea World Research Institute».

En collaboration avec la «Polar Bear International», qui étudie seize populations sauvages d'ours blancs, la société zoologique a mis en place un nouveau programme in situ axé sur la population sauvage de la baie de l'Hudson. Touchée par les effets du réchauffement climatique, cette population a vu ses effectifs passer de 1200 animaux à moins de 900 en vingt ans.

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Cette étude a permis de constater une baisse du taux de natalité et une forte augmentation du taux de mortalité chez les individus les plus vieux et les plus jeunes. Des changements dans le comportement des animaux ont également été observés, avec une évolution vers de nouvelles proies comme les eiders, les caribous ou les phoques veaux marins en raison de la fonte des glaces.

Cette étude sur le terrain permettra d'en savoir plus sur ce grand carnivore et d'établir un recensement mondial des différentes populations d'ours blancs afin de déterminer les populations les plus touchées par le réchauffement climatique.

En parallèle, le zoo a mis en place depuis 2006 le projet «Teen Arctic Ambassador», qui a permis à une vingtaine de jeunes de partir à Churchill, au Canada, en compagnie de spécialistes et de chercheurs du zoo pour rencontrer l'ours blanc et se sensibiliser à la conservation.

La Giant Panda Research Station : Un sanctuaire pour les pandas géants

En sortant de la Polar Bear Plunge, les visiteurs peuvent se diriger vers la Giant Panda Research Station, l'une des zones les plus célèbres du zoo de San Diego.

Le grand panda (Ailurupoda melanoleuca), symbole du Fonds mondial pour la nature (WWF), est devenu l'un des grands symboles du zoo de San Diego. Depuis la naissance de Hua Mei, premier grand panda à naître sur le territoire américain en 1999, la société zoologique de San Diego a prouvé ses compétences et sa position de leader dans le maintien et l'élevage d'espèces rares.

Un partenariat sino-américain de longue date

Bien que les pandas géants ne soient présentés au zoo que depuis 1996, l'histoire entre la Californie et la Chine remonte à 1979, date à laquelle a été signé le premier partenariat entre les institutions zoologiques chinoises et la société zoologique de San Diego. San Diego était déjà mondialement connu pour son zoo exemplaire et pour sa réussite dans l'élevage d'espèces animales rares.

À cette époque, il ne s'agissait pas encore de présentation ou d'élevage de grand panda, mais plutôt d'une coopération entre institutions dans le but d'enrichir les collections de chacun et d'ouvrir de nouvelles portes sur l'élevage international.

L'enrichissement de la collection zoologique : Une priorité

Lorsque Charles Schroeder a pris la direction du zoo en 1953, il a fait de l'enrichissement de la collection zoologique une priorité. L'acquisition de nouvelles espèces s'est faite au début sans grand souci, par le biais des différentes expéditions qu'organisait la société zoologique à travers le monde ou par l'achat direct à différents revendeurs.

Mais lorsque dans les années 60, les premières menaces de disparition des espèces se sont fait entendre, et que le trafic animal pour alimenter les zoos mondiaux a été dévoilé au grand jour, il a fallu rapidement recourir à de nouvelles formes de commerce. Les grandes institutions zoologiques étaient conscientes qu'il fallait maintenant trouver d'autres solutions, et Schroeder a mis en place un système d'échange d'espèces entre parcs.

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