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Le cycle de température de la glaire cervicale : Un guide complet pour comprendre la fertilité féminine

Une croyance répandue consiste à penser qu'une femme peut tomber enceinte à n'importe quel moment du cycle. Ce mythe est certainement dû à toutes les grossesses "accidentelles" dont on entend régulièrement parler autour de nous. En réalité, la période de fertilité d'une femme est limitée à quelques jours par mois. Comprendre le cycle de la glaire cervicale et sa température est essentiel pour identifier cette fenêtre de fertilité et optimiser les chances de conception.

La fenêtre de fertilité : une période limitée

La période fertile, également appelée "fenêtre de fertilité", ne dure que quelques jours (5 à 7 jours maximum). Cette période est déterminée par la durée de vie des spermatozoïdes et de l'ovocyte. Les spermatozoïdes ont la capacité de survivre plusieurs jours dans le col de l'utérus, grâce à la glaire cervicale qui les maintient en vie. L'ovocyte, quant à lui, n'a qu'une durée de vie de 24 heures environ.

Pour booster vos chances de tomber enceinte, il vaut mieux privilégier les rapports AVANT l'ovulation et au plus tard le jour J. Savoir repérer votre fenêtre de fertilité est donc primordial pour maximiser vos chances de grossesse.

La glaire cervicale : un élément majeur de la fertilité

La glaire cervicale est un élément majeur de votre fertilité : sans elle, pas de fécondation possible ! Grâce à son pH basique, elle permet aux spermatozoïdes de survivre jusqu'à 5 jours dans votre col de l'utérus (plus précisément dans les petites cavités de votre col).

Évolution de la glaire cervicale au cours du cycle

L'observation de votre glaire vous apportera de nombreuses informations sur le déroulé de votre cycle. En effet, la glaire cervicale évolue tout au long de votre cycle féminin : d'abord pâteuse, elle devient de plus en plus fluide à l'approche de l'ovulation.

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  • En début de cycle: Le mucus cervical constitue un réseau dense et difficilement pénétrable par les spermatozoïdes. Après les règles, durant le début du cycle menstruel, le corps produit une grande quantité d’œstrogènes. Cela rend la texture de la glaire cervicale plus épaisse bien que peu abondante et plutôt de couleur blanchâtre.
  • En période ovulatoire: Le mucus cervical change de consistance. Il devient limpide, étirable, mouillé. Pendant l’ovulation, les niveaux d’œstrogènes sont au maximum, ce qui entraîne une texture particulièrement filante dans la glaire cervicale. La production de glaire cervicale est à son pic durant l’ovulation. Elle ressemble à du blanc d’œuf cru.
  • Après l'ovulation: Le mucus cervical s’épaissit pour devenir imperméable aux spermatozoïdes. Si on recueille le mucus, on constate qu’il est pâteux, collant, gélatineux. Il se coagule au col de l’utérus. Durant la seconde moitié du cycle menstruel, juste après la phase d’ovulation, la glaire cervicale devient plus épaisse, collante. Cette texture crée un environnement hostile pour les spermatozoïdes, les empêchant de remonter vers l’utérus.

La température basale : un indicateur de l'ovulation

La courbe de température est un des outils de base de la méthode Symptothermique (sympto = symptômes, thermique = température). Pour mieux comprendre, la température passe par les phases suivantes durant votre cycle : elle commence par un plateau "bas", puis connait une élévation significative, pour enfin se maintenir en plateau "haut" jusqu'à l'arrivée de vos règles. La température ne s'élève qu'une fois que l'ovulation a eu lieu.

Comment prendre sa température basale ?

La température basale doit être prise chaque matin au réveil, avant de se lever ou de faire toute autre activité. Il est important d'utiliser un thermomètre basal et de prendre la température à la même heure chaque jour. Les résultats doivent être notés sur un graphique pour visualiser l'évolution de la température au cours du cycle.

Interprétation de la courbe de température

L’élévation de la sécrétion de progestérone qui suit l’ovulation conduit à une augmentation de la température corporelle d’au moins 0,5°C pendant la phase lutéinique d’un cycle. Quand la température s’élève de 0,2°C à 0,3°C et reste élevée, c’est le signe que l’ovulation vient d’avoir lieu. La température basale (la plus basse au réveil) de votre corps augmente juste avant l’ovulation et jusqu’à la fin du cycle menstruel.

Autres indices de fertilité

Outre l'observation de la glaire cervicale et la prise de température basale, d'autres indices peuvent aider à identifier la période de fertilité :

  • Le col de l'utérus: L'auto-palpation du col de l'utérus est également un très bon moyen de différencier les phases de votre cycle. Tout comme la glaire cervicale, il évolue en au gré des hormones sécrétées par votre corps. D'abord bas et dur, il s'assouplit jusqu'à devenir haut, ramolli, humide et bien sûr légèrement ouvert (pour laisser le passage libre aux spermatozoïdes).
  • Les tests d'ovulation: Les tests d’ovulation peuvent aussi permettre de connaitre précisément le jour de l’ovulation en détectant le pic hormonal précédent l’ovulation.
  • Les applications de suivi de cycle: Il existe des applications de suivi du cycle, mais celles-ci doivent être prises avec des pincettes : rien ne remplacera jamais vos propres observations, la connaissance de votre corps, et surtout votre ressenti. La plupart des applications se contente d'appliquer des calcules basiques en fonction de la durée de vos règles. Néanmoins, il faut reconnaître que de plus en plus d'appli prennent également en compte vos symptômes.

Irrégularités du cycle menstruel

On nous a enseigné en SVT qu'un cycle menstruel dure 28 jours et que l'ovulation survient au milieu de celui-ci, c'est à dire au 14ème. Dans la pratique, les choses sont souvent bien différentes : seulement 30% des femmes fertiles ont effectivement un cycle de 28 jours ! La plupart du temps, la durée du cycle varie entre 27 et 35 jours selon les femmes sans que cela soit "anormal".

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Si vos règles débarquent tous les 33 jours, c’est long, mais si c’est tous les mois pareil, c’est un cycle régulier et c’est ok. Vos menstruations vous organisent un rendez-vous surprise à plus ou moins 5 jours à chaque cycle ? Votre période menstruelle est imprévisible en termes de durée et d’abondance ? Là, on est clairement sur un cycle irrégulier.

Plusieurs explications sont possibles à ces cycles irréguliers :

  • Causes physiologiques: au choix, ce sont vos premières règles, vous venez d’accoucher, vous avez changé de contraception hormonale ou vous êtes en préménopause.
  • Causes liées à votre mode de vie: l’alimentation, le niveau de stress, la pratique extrême d’un sport, des troubles du sommeil peuvent engendrer irrégularité des cycles, voire aménorrhée.
  • Causes pathologiques: certaines maladies, comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un fibrome utérin, des polypes, une endométriose influent sur la régularité des cycles. Si vous avez d’autres symptômes ou douleurs associés, filez consulter votre gynécologue !

Infertilité : causes et solutions

Environ 1 couple sur 5 ne parvient pas à avoir des enfants même s'il le désire. La difficulté à concevoir un enfant est un sujet encore mal connu, qui touche l’intimité des personnes avec des conséquences à la fois personnelles et sociétales. On parle d’infertilité après une période de 12 à 24 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception.

Dans environ ¾ des cas, l’infertilité est d’origine féminine, masculine ou les deux à la fois. Le premier facteur d’infertilité, c’est le recul de l’âge de la maternité.

Causes d'infertilité

  • Facteurs liés à l'âge: La fertilité féminine diminue naturellement à partir de 30 ans, la fertilité masculine à partir de 40 ans, ce qui explique une hausse du risque d’infertilité. Ainsi, les chances de grossesse sont évaluées à 25 % par cycle entre 25 et 30 ans, mais à 12 % seulement à 35 ans et 6 % au-delà de 40 ans.
  • Facteurs environnementaux: L’ensemble des expositions environnementales (non génétiques) auxquelles chaque individu est soumis au cours de sa vie. Cela inclut notamment les pollutions de tous ordres (pollution de l’air, métaux lourds, solvants, polluants organiques persistants, pesticides), les perturbateurs endocriniens, mais aussi le mode de vie : une mauvaise alimentation et un surpoids ou à l’inverse une maigreur excessive chez les femmes, la consommation de tabac ou de drogues…
  • Déséquilibres hormonaux: Certains déséquilibres hormonaux, dus à un mauvais fonctionnement de l’hypothalamus et de l’hypophyse, peuvent expliquer certains cas d’infertilité masculine et féminine.
  • Altération de la production des spermatozoïdes: L’infertilité masculine est majoritairement liée à une altération de la production des spermatozoïdes.
  • Troubles du cycle et causes mécaniques d’infertilité féminine: On distingue les troubles du cycle et les causes mécaniques d’infertilité féminine. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la 1ère cause d’infertilité féminine. Les pathologies tubaires se traduisent par une obstruction des trompes qui relient les ovaires à l’utérus. L’endométriose touche près de 10% des femmes. Des anomalies utérines peuvent être responsables d’une infertilité. Des anomalies de la glaire cervicale.

Diagnostic et traitements

L’interlocuteur privilégié reste votre médecin traitant, votre gynécologue ou une sage-femme. Un entretien approfondi avec vous et votre partenaire, si vous êtes en couple, vise à identifier d’éventuelles causes simples et explicables d’infertilité. Le médecin pourra ensuite proposer une première série d’explorations pour l’homme et la femme : courbes de température, test d’ovulation. Selon la situation, il pourra prescrire des traitements pour stimuler l’ovulation de la femme ou vous adresser rapidement à un centre pluridisciplinaire d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP).

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  • Examens pour la femme: L’analyse de la durée et de la régularité des cycles menstruels de la femme permet à votre médecin d’évaluer la qualité de l’ovulation. La prise de sang permet de mesurer les taux hormonaux. L’échographie pelvienne est pratiquée habituellement par voie vaginale, vessie vide. L’analyse des trompes.
  • Examens pour l'homme: Le spermogramme est généralement prescrit dès le début du bilan. La spermoculture permet de rechercher une éventuelle infection du sperme. Un test de migration et de survie des spermatozoïdes complète systématiquement le spermogramme avant le déclenchement de l’assistance médicale à la procréation.

Contraception : méthodes et choix

Les découvertes médicales des dernières années mettent à la disposition des couples des moyens contraceptifs variés. Afin de bien choisir une méthode contraceptive, les couples doivent tenir compte de certains critères : la fiabilité, la facilité d'utilisation, la réversibilité et l'adaptation à l'âge et au mode de vie.

Méthodes d'auto-observation

Les méthodes les plus anciennement utilisées nécessitent une abstinence périodique.

  • La méthode Ogino: Elle est fondée sur le fait les cellules reproductrices (les ovules et les spermatozoïdes), ont une durée de vie n'excédant pas quelques jours.
  • La méthode des températures: Elle repose sur le fait que l'ovulation se traduit par une augmentation de la température corporelle de quelques dixièmes de degré.
  • La méthode d'observation de la glaire cervicale ou (méthode Billings): Elle permet également l'estimation de la période d'ovulation. Cette méthode nécessite de recueillir un peu de pertes vaginales pour en observer la couleur et la consistance, qui varient en fonction des périodes du cycle menstruel.

Méthodes locales

  • Le préservatif: Le préservatif (tube en latex fin) déroulé sur la verge en érection, avant le rapport sexuel, empêche que les spermatozoïdes émis ne parviennent au contact de l'ovule.
  • Le diaphragme: Posé à l'intérieur du vagin, il constitue une barrière qui empêche la pénétration des spermatozoïdes.
  • Les spermicides: Gel, éponge ou tampon placé dans le vagin, le spermicide assure la destruction des spermatozoïdes.
  • Le stérilet: Le stérilet est placé par le gynécologue, dans l'utérus de la femme. Peu employé avant une première grossesse, il agit en empêchant la nidation de l'œuf dans l'utérus.

Contraception hormonale

  • Les pilules: Il existe plusieurs types de pilules selon la composition chimique et le dosage des hormones.
  • La pilule du lendemain: En cas de rapports sexuels non protégés ou accidentellement mal protégés (oubli de la pilule habituelle, déchirement du préservatif), l'utilisation de la « pilule du lendemain » est possible, rapidement (48 heures maximum après un rapport non protégé) et après consultation médicale.
  • Le RU 486 : une pilule abortive: La prise de la pilule abortive (RU 486) doit s'effectuer sous surveillance médicale, car elle est associée à un médicament qui provoque des contractions utérines entraînant l'expulsion de l'embryon.

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