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Comprendre le cycle menstruel de 42 jours et l'ovulation

Bien que la durée moyenne d'un cycle menstruel soit estimée à 28 jours, il est important de savoir qu'elle peut varier considérablement d'une femme à l'autre sans que cela ne témoigne nécessairement d'un problème de santé. De manière générale, un cycle est considéré comme régulier si sa durée s'étend de 21 à 35 jours. Cependant, qu'en est-il des cycles plus longs, comme ceux de 42 jours ? Cet article vise à explorer en profondeur les cycles menstruels longs, en particulier ceux de 42 jours, et leur impact sur l'ovulation et la fertilité.

Qu'est-ce qu'un cycle menstruel normal ?

Il est dit court entre 21 jours et 25 jours, normal entre 26 et 30 jours, long entre 31 et 35 jours. Selon une étude menée auprès de 5322 femmes par l’OMS en 1983, 44 % des cycles menstruels d’ailleurs durent plus de 28 jours. Le cycle menstruel débute au premier jour des règles avec l’apparition des saignements et s’achève au dernier jour avant les règles suivantes. La première phase, dite pré-ovulatoire ou folliculaire, court jusqu’à l’ovulation. Après l’ovulation, qui dure 24h environ, c’est la phase lutéale, post-ovulatoire ou progestative. Cette phase post-ovulatoire est fixe : s’il n’y a pas eu fécondation, les règles ont presque toujours lieu 14 jours après l'ovulation. Comme on vient de le voir, dans l’immense majorité des cas c’est la période pré-ovulatoire qui varie : quand elle est plus courte, les cycles sont plus courts, quand elle est plus longue, les cycles sont plus longs.

Cycle menstruel long : quand s'inquiéter ?

Lorsque notre cycle menstruel ne rentre pas dans la « norme », soit autour de 28 jours, on a vite fait de s'inquiéter. Quand parler de cycle menstruel long ou trop long ? Quand consulter ? Définition, causes, traitements éventuels… Une rapide recherche sur n'importe quel moteur de recherche ou dans un livre évoquant le cycle menstruel permet d'obtenir la réponse suivante : 28 jours. Cela dit, cette valeur est en fait assez arbitraire, comme nous l'explique le Pr Deruelle, gynécologue-obstétricien au CHU de Strasbourg. Elle a été fixée ainsi du fait que les règles durent 3 à 5 jours, que l'ovulation se produit autour du 14e jour du cycle, et que les règles reviennent généralement autour du 28e jour. « Les Hommes avec un grand h comme avec un petit h aiment bien donner des chiffres, des normes, et se rapprocher aussi du cycle de la lune. Il y a là quelque chose de l'ordre du spirituel », estime le Pr Deruelle. « On ne peut pas écarter l'idée qu'on a voulu un petit peu normer le cycle menstruel des femmes, dans l'idée aussi de contrôler leur corps », ajoute-t-il. En réalité, il serait bien présomptueux de définir ce qu'est un cycle normal. L'idée est surtout de définir sa propre normalité : si l'on a des cycles d'environ 35 jours depuis des années, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter si ça ne nous gêne pas. A noter aussi : l'arrêt de la pilule contraceptive peut occasionner des cycles longs et irréguliers, le temps que le corps se réhabitue, que tout le système hormonal régissant le cycle se remette en place. Le premier jour des règles correspond à des pertes de sang franches, nécessitant une protection périodique. Ainsi, si les règles surviennent dans l'après-midi du jeudi, le J1 du cycle menstruel est plutôt le vendredi. Pour rappel, les menstruations correspondent à l'élimination de l'endomètre, c'est-à-dire la muqueuse utérine qui s'était épaissie en vue d'une éventuelle grossesse. Le début des règles correspond à la phase folliculaire, période durant laquelle un follicule hébergeant le futur ovule va se développer.

Calcul de l'ovulation avec un cycle de 42 jours

Pour Dre Diane Winaver, gynécologue, peu importe la longueur du cycle menstruel. Qu'il soit long ou court ne complique pas le calcul de la date d'ovulation. L'important est que le cycle soit régulier. En effet, calculer son ovulation avec un cycle irrégulier est beaucoup plus difficile. La période de l’ovulation n’est plus évidente, c’est-à-dire, 14 jours avant la date des règles suivantes. Comme dit précédemment, il est possible de tomber enceinte avec un cycle menstruel long. Pour calculer la date d’ovulation avec un cycle long mais régulier, rien de plus simple : vous pouvez connaître le début de la phase d’ovulation en retirant 14 jours, durée de la phase post-ovulatoire qui ne change pas, du nombre de jours que comporte votre cycle. Ainsi, pour un cycle de 42 jours, l'ovulation se produira environ 28 jours après le début des règles (42 - 14 = 28).

Importance de la régularité du cycle

Pour Dre Diane Winaver, gynécologue, peu importe la longueur du cycle menstruel. Qu'il soit long ou court ne complique pas le calcul de la date d'ovulation. L'important est que le cycle soit régulier. En effet, calculer son ovulation avec un cycle irrégulier est beaucoup plus difficile. La période de l’ovulation n’est plus évidente, c’est-à-dire, 14 jours avant la date des règles suivantes.

Lire aussi: L'ovulation et le cycle de 37 jours : guide complet

Causes possibles d'un cycle menstruel long

Si vous ne venez pas d’accoucher, n’allaitez pas, ni n’avez arrêté la pilule récemment mais que vos cycles sont tout de même supérieurs à 35-40 jours, n’hésitez pas à en parler avec votre gynécologue, car vous pourriez souffrir d’un problème médical sous-jacent comme une anomalie utérine ou ovarienne, ou thyroïdien, fibrome, etc.

  • Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est ainsi une pathologie endocrinienne qui se traduit notamment par un taux de testostérone élevé, des cycles menstruels irréguliers, et des difficultés à ovuler à chaque cycle. De fait, certains cycles peuvent se prolonger, ou même être anovulatoires, c'est-à-dire sans aucune ovulation. A ces symptômes peuvent s'ajouter de l'hirsutisme (apparition de poils visibles à des endroits habituellement masculins), une perte de cheveux, de l'acné voire une prise de poids.
  • Problèmes de thyroïde : Des problèmes de thyroïde (notamment hypothyroïdie et hyperthyroïdie) ont des conséquences sur la production des hormones sexuelles régissant le cycle ovarien. Hypothyroïdie et hyperthyroïdie peuvent ainsi engendrer des cycles courts, ou au contraire être synonymes de cycles longs et irréguliers, et de problèmes d'ovulation.
  • Ménopause : Notons par ailleurs que l'arrivée de la ménopause peut se traduire par un allongement du cycle féminin. « C'est un peu comme un moteur qui aurait des 'ratés' avant de s'arrêter pour de bon », illustre le Pr Deruelle.
  • Dérèglements hormonaux : Enfin, un trouble du cycle menstruel peut aussi découler de dérèglements hormonaux, liés à des pathologies gynécologiques plus importantes (kyste ovarien, cancer de l'utérus…).

Impact sur la fertilité

Comme dit précédemment, il est possible de tomber enceinte avec un cycle menstruel long. Cependant, un cycle menstruel court peut rendre plus difficile la conception d'un enfant, en particulier si la période d'ovulation n'est pas clairement détectée.

Quand consulter ?

De la même manière, si vous ne parvenez pas à concevoir un bébé après six à huit mois d’essais réguliers, parlez-en à votre praticien. Il pourra vous prescrire des examens complémentaires (échographie pelvienne et bilan hormonal ovarien notamment) et étudiera vos courbes de température afin de vérifier qu’il y a bien ovulation. Si nécessaire, il pourra vous prescrire une stimulation ovarienne afin d’augmenter votre fréquence d’ovulation. De plus, parce que la conception se fait à deux, il est tout à fait possible que les problèmes de fertilité soient du côté de votre partenaire.

  • Si les cycles longs sont associés à d'autres symptômes gênants, voire révélateurs d'une pathologie, mieux vaut consulter.
  • Même chose si ces cycles « à rallonge » s'accompagnent d'une infertilité. Face à une patiente présentant des cycles longs gênants et/ou associés à d'autres symptômes (hirsutisme, troubles de l'ovulation, infertilité, grande fatigue, douleurs…), le médecin prescrit généralement des examens complémentaires (échographie pelvienne, bilan sanguin) avant de proposer un éventuel traitement.

Comment calculer votre date d'ovulation ?

Notez sur votre agenda le premier jour de vos règles à chacun de vos cycles. Vous déterminerez ainsi la longueur de celui-ci. Si vous avez un cycle classique de 28 jours, vous ovulez le 14e jour. Exemple : vous avez vos règles le 5 mars, vous ovulerez le 19 mars. Si vous avez un cycle long, de 31 jours par exemple, c’est très simple : il suffit de soustraire la phase lutéale, soit 14 jours, à votre cycle. 31 - 14 = 17. Vous ovulerez donc le 17e jour de votre cycle. Exemple : vous avez vos règles le 10 avril, vous ovulerez donc 17 jours après, soit le 27 avril. Si vous avez un cycle court, de 21 jours par exemple, le principe est le même. Soustrayez les 14 jours de la phase lutéale à votre cycle. 21 - 14 = 7. Vous ovulerez donc le 7e jour de votre cycle. Exemple : vous avez vos règles le 12 mai, vous ovulerez donc 7 jours après, soit le 19 mai.

Reconnaître les signes de l'ovulation

Si votre cycle est très irrégulier d’un mois à l’autre, il peut être compliqué de calculer exactement votre date ou période d’ovulation. Pour mettre toutes les chances de votre côté, il vous faut être attentive à votre corps pour reconnaître les symptômes qui indiquent que vous êtes en phase d’ovulation :

Lire aussi: Guide complet : ovulation et cycle menstruel (26 jours)

  • Vous avez l’impression que vos seins sont tendus, gonflés. Ils peuvent devenir très sensibles et parfois douloureux.
  • Vous ressentez une douleur au niveau de l’abdomen, du côté de l’ovaire qui expulse l’ovocyte du follicule le plus mûr. Parfois, il arrive que deux ovocytes soient libérés au cours d’un seul cycle. S’ils sont fécondés, ils donneront naissance à ce que l’on appelle les « faux jumeaux », ou « jumeaux dizygotes », en jargon médical. Les « vrais jumeaux » sont issus d’un seul ovocyte (ils sont dits « monozygotes ») fécondé par un seul spermatozoïde, mais qui s’est séparé en deux embryons.
  • Vous libérez des glaires cervicales, c’est-à-dire du mucus dont le rôle est de protéger le vagin des infections, et des sécrétions vaginales claires et un peu épaisses.
  • Votre libido est beaucoup plus importante que pendant le reste de votre cycle.

Attention toutefois : si vous n’observez pas ces signes, cela ne veut pas dire que vous n’ovulez pas. Si vous ne souhaitez pas tomber enceinte, il est préférable d’utiliser un contraceptif. Et si vous souhaitez avoir un bébé, tentez votre chance !

Cycle menstruel long : quel traitement ?

Si le fait d'avoir un cycle menstruel long ne nous dérange pas outre mesure et que l'on s'en accommode très bien, il n'y a pas de raison d'essayer de le « normaliser », estime le Professeur Deruelle. En revanche, si les cycles longs sont associés à d'autres symptômes gênants, voire révélateurs d'une pathologie, mieux vaut consulter. Même chose si ces cycles « à rallonge » s'accompagnent d'une infertilité. Face à une patiente présentant des cycles longs gênants et/ou associés à d'autres symptômes (hirsutisme, troubles de l'ovulation, infertilité, grande fatigue, douleurs…), le médecin prescrit généralement des examens complémentaires (échographie pelvienne, bilan sanguin) avant de proposer un éventuel traitement.

Ovulation tardive

On parle d'ovulation tardive lorsque l'ovule est libéré à partir du 21ème jour avant le premier jour des prochaines règles, contre 14 à 16 pour un cycle classique de 28 jours. L'ovulation correspond au moment où l'ovule est libéré d'un follicule mature de l'ovaire en vue d'être éventuellement fécondé dans une trompe par un spermatozoïde. Lors d'un cycle classique de 28 jours, l'ovulation survient en moyenne 14 à 16 jours avant le premier jour des prochaines règles. Certains parlent d'ovulation tardive lorsque l'ovule est libéré bien plus tard, généralement à partir du 21ème jour. "Sur un cycle menstruel classique de 28 jours, l'ovulation a lieu du 12 au 14ème jour, rappelle le Dr Elizabeth Paganelli, gynécologue. Mais sur un cycle menstruel long de 35 jours, on estime que l'ovulation survient au 21ème jour.

Symptômes d'une ovulation tardive

Il existe plusieurs symptômes permettant à la femme de savoir si elle est en période d'ovulation (même tardive).

  • Un changement de la température basale du corps (TBC).
  • Une modification de la glaire cervicale qui devient plus importante, plus fine et visqueuse au moment de l'ovulation.
  • Un changement au niveau du col de l'utérus qui devient plus souple, plus humide et plus largement ouvert pendant l'ovulation.

Conséquences et traitement

L'environnement et les événements peuvent avoir un impact considérable sur l'activité hormonale ovarienne. Chez une femme qui a toujours présenté une ovulation tardive avec des cycles menstruels longs, la seule conséquence sera qu'elle aura mathématiquement moins d'ovulations au cours de l'année, donc des chances plus réduites d'avoir un enfant. "En revanche, si l'ovulation tardive est en lien avec une maladie (maladie de Crohn, par exemple) ou avec un choc émotionnel ou environnemental (deuil, séparation…), on pourra observer une ovulation de moindre qualité. "Oui, bien sûr, répond notre interlocutrice. Si la patiente a des cycles qui l'inquiètent ou si elle projette un bébé il lui faut consulter un médecin gynécologue. Le traitement de l'ovulation tardive dépend bien entendu de la cause.

Lire aussi: Cycle de 34 jours : ovulation et fertilité

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