Introduction
Chaque année, à l'approche de décembre, une magie particulière envahit les rues, les illuminant de mille feux. Les sapins se parent de leurs plus beaux atours, et les chants de Noël résonnent, emplissant l'air d'une douce mélodie. Noël, bien plus qu'une simple fête commerciale ou une réunion familiale, est avant tout une célébration chrétienne riche de sens et de traditions. Derrière les décorations scintillantes et les douceurs savoureuses se cachent des symboles de Noël profondément enracinés dans la foi chrétienne. Cet article vous propose un voyage à travers l'histoire et les traditions de la crèche de Noël russe, en explorant ses origines, ses particularités et sa signification spirituelle.
Dans une société où la consommation prend souvent le dessus, redonner du sens à Noël devient essentiel. À l’origine, Noël célèbre la naissance de Jésus-Christ, l’incarnation de Dieu sur Terre. Chaque symbole de Noël a donc un but : transmettre un message spirituel, éveiller la foi et rappeler les valeurs de l’Évangile telles que l’amour, la paix, le don de soi. Les symboles chrétiens de Noël ne sont pas de simples décorations. Ils sont des enseignements visuels qui racontent la Nativité, la venue du Sauveur et le mystère de l'espérance chrétienne. Ils permettent aux familles de célébrer Noël en chrétien, dans une démarche de foi et de tradition.
I. Origines et Signification du Mot "Crèche"
Étymologiquement, le mot « crèche » vient du latin « cripia » qui signifie mangeoire. La crèche est une représentation de la scène de la Nativité, évoquée au départ dans l’évangile selon Saint Luc. Les Écritures racontent qu’en l’absence de place dans l’auberge, la Vierge Marie aurait donné naissance à L’Enfant Jésus dans une mangeoire. C’est notamment au VIème siècle que la première célébration de la nuit de Noël dans la capitale italienne utilisera des statues de la Vierge Marie, de Joseph, de l’âne et du bœuf pour représenter la Nativité.
La crèche de Noël est bien plus qu’une simple décoration : elle est une véritable catéchèse visuelle. Mise en place pour la première fois en 1223 par Saint François d’Assise, dans le village de Greccio en Italie, elle permettait aux fidèles illettrés de vivre la naissance du Christ à travers une mise en scène vivante. Chaque élément de la crèche possède une valeur symbolique profonde :
- L’Enfant Jésus : placé au centre, il représente la lumière du monde, le Sauveur attendu.
- Marie : figure de la foi et de l’humilité, elle nous invite à accueillir Dieu dans notre vie.
- Joseph : symbole de protection, de discrétion et d’obéissance silencieuse.
- Les bergers : les premiers à recevoir l’annonce divine, ils représentent les humbles et les pauvres de cœur.
- Les rois mages : venus d’Orient, ils symbolisent l’universalité du salut et l’adoration rendue au Messie.
- Le bœuf et l’âne : non mentionnés dans les Évangiles, ils symbolisent la fidélité, la patience et la création qui reconnaît son Créateur.
Chaque foyer chrétien est invité à installer une crèche pour vivre Noël dans la contemplation et la prière.
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II. La Crèche Vivante de Saint François d'Assise
C'est saint François d’Assise à qui l’on doit l’invention de la première crèche vivante de l’histoire chrétienne. Aimant particulièrement Noël, « jour d’allégresse et de joie » selon lui, il décida en 1223, de représenter le mystère de Noël dans une grotte située pas très loin de Greccio (Italie). Il y installa un bœuf, un âne, la Vierge Marie, Saint Joseph, L’Enfant Jésus ainsi que les bergers. Ces personnages sont incarnés par des habitants du village voisin. La légende raconte même que lors de l'Eucharistie, un des habitants présents à la célébration, reçut une vision d’un nouveau-né qui apparut dans la mangeoire et c’est Saint François qui le souleva et le prit tendrement dans ses bras. La tradition de la crèche vivante se répandit en Italie dans un premier temps puis dans la majeure partie de l’Europe.
III. L'Évolution de la Crèche : Des Figurines aux Santons
Au XVIe siècle, c’est au tour des crèches de figurines de faire leur apparition et c’est l’Église qui va encourager leur installation dans les églises et dans tous les foyers. En cire, en bois, en verre, en faïence ou même en terre cuite, les figurines représentent tous les métiers traditionnels comme le berger, le boulanger ou le chasseur. Ces personnages viennent apporter le fruit de leur travail à L'Enfant Jésus pour lui rendre hommage. C’est au XIXe siècle que les santons de la crèche provençale deviennent très populaires et on installera ces crèches dans des lieux très insolites : au bureau, dans les cuisines et même dans les salles de bains.
IV. La Crèche de Noël Russe : Un Théâtre de la Nativité
Dans un tout autre style que la crèche alsacienne, il existe des crèches de Noël russes. En Russie, les crèches sont de véritables pièces de théâtre avec un mélange de scènes satiriques et scène de la Nativité. Il arrive même que des spectacles soient réalisés à la lumière des bougies, pour encore plus de magie. La crèche russe, ou Vertep (qui signifie « grotte » en vieux slave), est une maisonnette à deux étages. La crèche russe, lorsque je la vis pour la première fois, fut pour moi un enchantement. Contrairement aux crèches occidentales, c’est un petit théâtre où des figurines nous jouent l’histoire de la Nativité. Ceux qui les animent alternent dialogues et parties chantées traditionnelles. Ce jour-là, c’était un père et sa fille, laquelle s’accompagnait à la vielle à roue. Le petit théâtre, dans une pièce obscure, était illuminé par des bougies. Le récit psalmodié, les chants si purs, la poésie des figurines dans la douce et magique lumière, je n’en ai rien oublié.
IV.I. Histoire du Vertep
Comme l’écrit dans son « esquisse d’une histoire de la crèche en Russie », Boris Goldovski, le vertep est l’un des plus mystérieux phénomènes esthetico-théâtral., reflétant l’image qu’on se faisait du monde à chaque époque. Les Hellènes de l’antiquité connaissaient déjà quelque chose de comparable. On posait une planche sur une colonne où l’on montrait des scènes qui disparaissaient quand on tirait les rideaux. Un castelet à deux étages, pareil à celui du vertep, fût décrit au I° siècle de notre ère par Géron d’Alexandrie. Les poupées en étaient mécaniques et étaient actionnées au moyen d’une manivelle spéciale. A l’étage supérieur se trouvaient les dieux, à l’étage inférieur les Argonautes. Pour parler des mises en scène de la Nativité, d’après Boris Goldovski, elles apparurent bien plus tôt que le XII° siècle, sans doute au V° siècle, sous le pape Clément III. Celui-ci pensait avec sagesse que pour toucher le cœur des gens simples qui ne connaissaient ni le grec, ni le latin, la voie la plus directe c’était une belle illustration d’un sujet biblique. C’est sans doute à ce moment-là que se manifestèrent dans les églises des panoramas en volume de la Grotte de Bethléem, avec l’enfant dans la crèche et les animaux penchés sur lui. De l’avis de quelques savants, la crèche serait arrivée en Russie en même temps que le christianisme, et c’était le plus certainement un panorama. Cependant, les premiers témoignages dignes de foi remontent à la fin du XVI° siècle. On a trouvé sur le territoire de l’empire russe un castelet de vertep portant la date de 1591. Au XVII° siècle, les crèches mécaniques devinrent populaires dans toute l’Europe, et bien sûr, en Russie. De plus, le drame de la Nativité était représenté non seulement dans les maisons particulières, mais dans celles des prêtres. A la fin du XVIII° siècle, à Pétersbourg, s’était constituée une dynastie de fabricants de crèches théâtrales, la famille Kolosov, qui conserva pendant presque un siècle les traditions d’interprétation de ces spectacles. L’apogée des verteps eut lieu au XIX° siècle, quand ils devinrent populaires non seulement en Russie centrale, mais aussi en Sibérie. Il est vrai que certains archiprêtres, parfois, les interdisaient, craignant la contagion du catholicisme. Mais comme la crèche était devenue en grande partie une représentation populaire, et, en conséquence, une réjouissance de Noël non censurée et traditionnelle, de telles mesures ne pouvaient pas lutter. Jusqu’à la fin du XIX° siècle, le vertep voyagea par les villes et les villages, et se « mondanisa », de pièce de théâtre de poupées à sujet tiré des Saintes Ecritures, il se transforma en représentation populaire profane. La crèche consistait en un mystère de Noël en première partie, et une comédie musicale couleur locale en deuxième partie. Mais déjà à la fin du siècle, les saynètes de foire qui se jouaient à l’étage inférieur avaient pris plus d’importance que les évènements de la « galerie supérieure ». Les montreurs de vertep portaient leur boîte merveilleuse à travers les marchés non seulement entre Noël et l’Epiphanie, mais jusqu’au Carnaval. On sait que quelques artistes allèrent avec des crèches jusqu’au marché de Nijni-Novgorod. Or «le centre de tout le commerce russe » ouvrait le 15 juillet !
IV.II. La Révolution et la Renaissance du Vertep
La révolution d’octobre en 1917 et la campagne antireligieuse qui s’ensuivit réglèrent le sort des crèches. Elles se trouvèrent, comme le sapin de Noël, strictement interdites. Bientôt les textes des représentations furent perdus et les secrets de la manipulation des poupées oubliés. C’est seulement en 1980 que l’ensemble folklorique de Dmitri Pokrovski consacra son activité à la résurrection de la crèche traditionnelle. Pokrovski se tourna vers le fameux chercheur et metteur en scène de théâtre de poupées Viktor Novatski. Le folkloriste étudia les crèches biélorusses, ukrainiennes et russes, se pencha minutieusement sur les castelets du théâtre de marionnettes Sergueï Obraztsov et du musée Bakhrouchinski. Un fragment après l’autre, mettant en évidence leurs spécificités caractéristiques, Novatski restaura le texte des représentations et « réanima » les poupées de Noël. Sa version de l’action devint la référence classique. Novatski élucida quelques trucs assez simples du vertep : par exemple, comment les mages font-ils pour s’agenouiller devant l’Enfant ? (Comme il s’en aperçut, le petit billot qui servait à fabriquer les mages était plus court que la draperie qui le recouvrait). Comment s’envole la tête d’Hérode, quand la Mort la fauche ? (la poupée d’Hérode n’était pas faite d’un seul morceau de bois. La tête était posée sur un pivot, avec lequel on manipulait le personnage. Dès qu’on inclinait le pivot, la tête tombait des épaules).
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IV.III. Composition du Vertep
Le vertep est une petite maison à deux étages avec des ouvertures pour manipuler les poupées, dont l’intérieur, selon la tradition, est joliment décoré. Les poupées ne pouvaient changer d’étage. A la galerie supérieure, se déroulaient les scènes concernant la sainte famille et à l’étage inférieur, était représenté le palais du roi Hérode. Dans cette partie-là, aux périodes les plus récentes, on montrait aussi des scènes satiriques et des comédies. Cependant le vertep, ce n’est pas seulement une boîte enchantée, c’est la représentation miniature d’une vision du monde : la partie supérieure était en haut, la partie inférieure en bas, et encore en dessous, l’enfer, représenté par le trou où Hérode est précipité. En hiver, on portait le vertep sur un traîneau, il allait d’isba en isba, donnait des représentations dans les relais de poste. Autour de lui, on plaçait des bancs, on allumait des bougies, le spectacle commençait.
La « troupe » classique du vertep, c’est la Mère de Dieu, Joseph, l’Ange, le Berger, les trois rois-mages, Hérode, Rachel, le Soldat, le Diable, la Mort et le Sacristain, qui avait pour fonction d’allumer les bougies du vertep avant la représentation. L’Enfant, dans la vertep, comme il se doit, est un tortillon serré de tissu blanc ; les moutons, avec lesquels le Berger vient adorer le Christ, de petits amas bouclés de laine floche. Les héros du vertep sont faits de bois ou de chiffons, de matériaux simples et bons marché, faciles à confectionner et à transporter. Cependant, parmi les montreurs de vertep, existait une loi tacite : la poupée qui représentait la Mère de Dieu devait être faite autrement, comme si l’avait fabriquée un autre artiste. Pour cette raison, la Mère et l’Enfant étaient réalisés avec un soin particulier, en s’orientant strictement sur le modèle iconographique. Parfois, à la place des poupées, on mettait même une icône.
IV.IV. Déroulement de la Pièce
A la base de la représentation repose le sujet, nous contant la venue du Sauveur sur la terre. L’Ange annonce la naissance de Dieu. Devant le Nouveau-né viennent s’incliner le Berger, les Rois-Mages, qui racontent leur entrevue avec Hérode, à qui ils ont parlé de la naissance d’un futur grand Roi. L’Ange prévient les Mages de ne pas « revenir auprès d’Hérode » (celui-ci craint que le roi nouveau-né ne lui prenne son pouvoir). Hérode, courroucé, ordonne au Guerrier de « tuer tous les nouveau-nés » à Bethléem. Rachel vient trouver Hérode en le suppliant de ne pas tuer son enfant :.On a entendu des cris à Rama. Des pleurs et de grandes lamentations. Rachel pleure ses enfants, et n’a pas voulu être consolée, car ils ne sont plus (Jer31 :15,Mat 2 :18). L’Ange console Rachel. La Mort surgit devant Hérode, il lui demande un délai, mais celle-ci appelle le Diable qui l’emporte dans la géhenne. Dans la deuxième partie de la représentation, on montre des scènes de la vie quotidienne, et ensuite les héros « prennent congé » des spectateurs. Comme l’écrit Goldovski, la musique qui accompagnait les deux actes du spectacle n’était pas moins importante que le texte. Elle caractérisait toujours les héros avec exactitude et donnait au spectacle lui-même un air de fête. Les compositions où se mêlaient les chansons populaires avec les mélodies à danser mondaines étaient particulièrement prisées.
IV.V. Les Crèches Russes et les Icônes
Dans ce pays, les chrétiens catholiques sont minoritaires et, de ce fait, les crèches de Noël sont très rares. Les artistes qui ont réalisé ces oeuvres se sont donc inspirés des images d'icônes qui les entouraient. Les traits des visages sont souvent graves et incitent au recueillement. Les vêtements sont fréquemment ceux des Saints peints sur les icônes et sont parfois très colorés.
V. La Tradition de la Crèche dans le Monde
La crèche de Noël est une véritable globe-trotteuse et s’est exportée hors de nos frontières telles qu’en Asie ou encore en Amérique du Sud. Par exemple, au Pérou, la scène de la Nativité est un savant mélange de traditions : les personnages sont hauts en couleurs, portants le traditionnel bonnet peruvien et ce n’est pas l’âne ou le bœuf qui entourent le petit Jésus mais bien des tigres et des panthères. En Afrique, les crèches sont souvent fabriquées à partir de matériaux locaux : figurines en glaise, ébène ou bronze. Jésus est parfois sculpté en ivoire. Les crèches en Asie ont été introduites par les missionnaires. Les matériaux utilisés varient selon les régions, mais elles sont souvent fabriquées en bois de bambou. Introduite au XVIe siècle par les Espagnols, la crèche mexicaine se démarque par ses éléments culturels locaux : cactus, cocotiers et santons mangeant des tortillas.
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VI. Quand Installer sa Crèche de Noël ?
En famille, installez votre crèche à la maison le 1er dimanche de l’Avent. Vous pouvez la décorer à votre goût avec de la végétation telle de la mousse, du houx ou encore des pommes de pin ramassés durant l'automne. Au sommet de la crèche, n’oubliez pas de glisser l’étoile du berger, étoile qui guida les Rois Mages vers l’Enfant Jésus. Vous pouvez même mettre des bougies autour de la crèche et chaque soir, venez prier en famille pour préparer vos cœurs !
Pour la petite anecdote, les Provençaux, très attachés aux fêtes de Noël, installent leur crèche le 4 décembre, jour de la Sainte Barbe et y déposent devant 3 coupelles avec à l’intérieur du coton humide et des graines de blés. Si le jour de Noël, le blé est vert, c’est signe d’espérance que les récoltes seront bonnes cette année ! La crèche reste traditionnellement dans les foyers jusqu’au 2 février, jour de présentation de Jésus au Temple.
VII. La Crèche et les Différentes Églises Chrétiennes
Les crèches napolitaines ou les santons de Provence sont particulièrement répandus chez les catholiques. Dans la tradition de l'Église romaine, la crèche de Noël est un incontournable pour célébrer la naissance de Jésus. Installée au début de l'Avent dans les foyers et les églises, elle constitue une véritable catéchèse. D'abord spectacle vivant, elle est devenue une installation de statuettes. Cette tradition est aujourd'hui encore particulièrement populaire. L'Église catholique considère la crèche de Noël comme une véritable catéchèse. Il ne s’agit pas de vénérer la crèche mais de prier devant elle en famille durant la période de l'Avent. Les différentes Églises orthodoxes, dont la plupart ne fêtent d'ailleurs pas Noël le 25 décembre mais dans la nuit du 6 au 7 janvier - selon le calendrier julien, n’ont pas la tradition de la crèche de Noël. La crèche n’est en tout cas pas l'objet d’une dévotion. Les petites figurines ont plutôt un rôle décoratif. Ce qui est vénéré en revanche, ce sont les icônes. Le soir de Noël, les fidèles s’inclinent devant celle de la Nativité. Il existe chez les chrétiens orthodoxes un rituel très ancien lié à Noël : celui de brûler des branches de chêne, de formuler des vœux et réciter des prières. Les apostoliques arméniens, de l’Église autocéphale d’Arménie - le premier État chrétien du monde - fêtent Noël dans la nuit du 5 au 6 janvier. Les Églises orientales primitives ayant toutes créé leur branche catholique, dépendante de l’Église latine de Rome, la tradition de la crèche s’est relativement répandue en Orient.
VIII. L'Interdiction des Crèches et la Résurgence des Traditions
Lorsque les régimes totalitaires (en particulier ceux de gauche) arrivent au pouvoir, une des premières choses qu’ils font généralement est de détruire les symboles culturels sacrés, afin de mieux reconstruire la société depuis la base. À la suite de la Révolution russe, le nouveau gouvernement athée commença une campagne antireligieuse. Tous les symboles jugés religieux ou bourgeois furent éradiqués et remplacés par de nouvelles versions laïques. Saint-Nicolas et le père Noël cédèrent leur place à Ded Moroz ou « Grand-père gel » (une figure populaire provenant des temps païens), et la nouvelle « nativité » le présentait avec sa petite-fille la Vierge des neiges au lieu de Joseph et Marie, parfois avec le « garçon du Nouvel An » à la place de Jésus. Tout cela montre que si vous pouvez lutter contre les traditions, vous ne pouvez pas les détruire complètement. Elles peuvent être cachées, en sommeil, mais une fois les restrictions levées, elles jailliront de nouveau.
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