Introduction
Ces dernières années, la Seine-Saint-Denis a connu une augmentation significative du nombre de crèches interentreprises. Des noms comme Maison Kangourou, Petites Canailles et Petits Chaperons rouges sont devenus courants dans le paysage de l'accueil de la petite enfance du département. Cet article examine l'essor de ces structures, en particulier les crèches Gazouillis, et leur rôle dans la réponse aux besoins croissants en matière de garde d'enfants dans le département.
Un besoin criant en Seine-Saint-Denis
Alors qu'il n'y avait que deux crèches interentreprises il y a cinq ans en Seine-Saint-Denis, il en existe aujourd'hui plus d'une vingtaine réparties dans quatorze villes, offrant un total de 730 places. Cinq d'entre elles ont ouvert ou sont sur le point de le faire, à l'instar de la crèche Gazouillis de Rosny, récemment inaugurée. Ces structures privées, ouvertes aux entreprises, aux administrations, parfois aux habitants, et conventionnées par la Caisse d'allocations familiales (CAF), répondent à un besoin urgent. La CAF impose un barème modulé selon les revenus des parents, rendant ces crèches accessibles à un large éventail de familles.
Jean-Pierre Tourbin, président du conseil d'administration de la CAF 93, souligne que la Seine-Saint-Denis accuse un retard notable dans l'accueil du jeune enfant, ne répondant qu'à 29 % des demandes, alors que la moyenne nationale se situe à 48 %. Ce problème est accentué par la démographie soutenue et le taux de chômage élevé du département. L'absence de mode de garde constitue un frein à l'emploi pour de nombreux foyers.
L'émergence des crèches interentreprises
Les crèches interentreprises rencontrent un écho favorable auprès des employeurs, désireux d'aider leurs salariés à concilier vie de famille et vie professionnelle. Sylvie McPhilemy, directrice de Petite Enfance Gestion, gestionnaire de trois crèches Gazouillis dans le département, se félicite de la volonté de la Caisse nationale d'allocations familiales d'appuyer leurs projets, relayée par le conseil général qui les finance depuis 2008.
Bally Bagayoko, vice-président (sans étiquette) à la petite enfance du conseil général, confirme que l'initiative publique seule ne suffit pas à répondre à la demande. Il considère que l'engagement du secteur privé à ne pas laisser s'échapper les prix et à porter un vrai projet pédagogique est positif.
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L'attrait de la Seine-Saint-Denis pour les acteurs du secteur
Cette bienveillance explique la multiplication des projets depuis trois ans. Les grands noms du secteur, comme People and Baby, la Ronde des Crèches et Babilou, se sont positionnés sur le marché. Gwenola Roger, du groupe Babilou, confirme que la Seine-Saint-Denis est le département où ils ont le plus de projets, avec la création de six crèches en un an et le double prévu pour l'année suivante.
Le 93 attire également de nouveaux venus, comme Club Biberon, créé par Leslie Marx et son frère David. Ils ont inauguré une crèche interentreprises de 36 berceaux à Saint-Denis, dans le quartier Pleyel. Leslie Marx explique avoir identifié la Seine-Saint-Denis en raison des besoins importants et de l'arrivée massive d'entreprises.
Perspectives d'avenir
Le phénomène ne devrait pas s'arrêter, avec l'ouverture prévue de sept nouvelles crèches, totalisant près de 300 places. La Caisse nationale d'allocations familiales soutient financièrement l'émergence de nouvelles structures dans le département. Jean-Pierre Tourbin précise qu'une enveloppe reste disponible jusqu'à fin 2012 pour de nouveaux projets.
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