Shawinigan, une ville au cœur du Québec, possède une histoire riche et diversifiée, marquée par son développement industriel, ses transformations économiques et ses attraits naturels. Cet article explore les différentes facettes de l'histoire de Shawinigan, en mettant en lumière ses moments clés, ses figures emblématiques et ses enjeux contemporains.
Les Racines Industrielles de Shawinigan
Au début du XXe siècle, Shawinigan a connu un essor industriel fulgurant grâce à l'exploitation de son potentiel hydroélectrique. La Shawinigan Water and Power Company a joué un rôle central dans ce développement, en construisant des centrales hydroélectriques sur la rivière Saint-Maurice. Ces installations ont fourni l'énergie nécessaire à l'implantation de nombreuses industries, notamment dans les secteurs de l'aluminium, du papier et de la chimie.
La nationalisation de la plupart des producteurs privés d’électricité du Québec en 1963 a marqué un tournant dans l'histoire de la région. La société d'État Hydro-Québec a reçu en héritage les résultats des études préliminaires sur le potentiel hydroélectrique des rivières de la baie James réalisées par la Shawinigan Light and Power, qui exploitait des centrales hydroélectriques sur la rivière Saint-Maurice. Ses études préliminaires portaient sur les rivières dans le sud de la région de la Baie-James, limitrophe du bassin versant de la Saint-Maurice.
Le Projet de la Baie-James : Un Héritage de Shawinigan Light and Power
L’élément déclencheur est survenu en 1970 lors de l'élection d'un nouveau premier ministre du Québec, Robert Bourassa, un jeune économiste prônant une modernisation économique axée sur le développement des ressources naturelles québécoises jusqu’alors inexploitées. Le 30 avril 1971, devant un rassemblement du Parti libéral du Québec, Robert Bourassa dévoilait son projet de construire plusieurs centrales hydroélectriques sur les rivières de la région de la Baie-James, soit sur les rivières Nottaway, Broadback, Rupert et Harricana dans le sud, soit sur la Grande Rivière au nord. La décision en faveur du second projet est prise en mai 1972. Le projet initial portait sur la construction de quatre centrales sur la Grande Rivière et la dérivation des rivières Caniapiscau, Opinica et Eastmain vers le bassin versant de la Grande Rivière, doublant ainsi son débit à l’embouchure. Étant donné que des évaluations environnementales n’étaient pas requises en droit québécois à cette époque, la construction d'un chemin de 620 km du sud vers les rivières de la baie James a débuté dès 1971. Il a été complété en octobre 1974 au coût total d’environ 400 millions de dollars canadiens. Bien que les Cris du Québec utilisaient la région pour la chasse, la pêche et le piégeage, aucune route d'accès permanente n’existait avant 1971; les voies d'accès existantes prenaient fin à Matagami et à Chibougamau.
L’opposition initiale au projet était vive chez les 5 000 Cris de la Baie-James, les 3 500 Inuits du Nord du Québec et certains groupes de conservation de la nature qui affirmaient que le gouvernement du Québec n’avait pas respecté son engagement de 1912 de s’entendre gré à gré avec les autochtones de la région et que le projet hydroélectrique détruirait leurs territoires traditionnels de chasse, de pêche et de piégeage. Après des négociations difficiles, ponctuées de plusieurs requêtes devant les tribunaux, les gouvernements du Canada et du Québec et les représentants des Cris et des Inuits du Québec se sont entendus en novembre 1975 sur la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. La Convention accordait aux Cris et aux Inuits des droits exclusifs de chasse et de pêche sur des territoires d’une superficie totale d’environ 170 000 km² ainsi que des compensations financières à court et à moyen termes d’environ 225 millions de dollars. En contrepartie, le gouvernement du Québec obtenait le droit de développer les ressources hydrauliques, minérales et forestières du Nord du Québec. La Convention prévoyait aussi un suivi environnemental très serré de tous les aspects du projet, allant de la construction des réservoirs et des routes à l'installation des lignes de transmission à haute tension, et prévoyait la mise sur pied d’un processus d’évaluation environnementale pour tout futur projet dans la région.
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La première phase du projet de la Baie-James couvre une période d’environ 14 ans. En 1986, la construction des principaux ouvrages était entièrement achevée, dont les centrales Robert-Bourassa (anciennement La Grande-2), La Grande-3 et La Grande-4, avec une capacité installée de 10 800 mégawatts, et cinq réservoirs d’une superficie totale de 11 300 km². Les centrales de cette première phase du projet de la Baie-James produisent annuellement environ 65 TWh d’électricité et fonctionnent à environ 60 % de leur capacité maximale. La deuxième phase du projet s’étend jusqu’en 1996 et comprend la construction de cinq centrales additionnelles sur la Grande Rivière et ses affluents (La Grande-1, La Grande-2A, Laforge-1, Laforge-2 et Brisay) d’une capacité installée de 5 200 mégawatts. Les centrales de cette deuxième phase du projet produisent environ 18,3 TWh d’électricité annuellement et fonctionnent à 60 % ou 70 % de leur capacité maximale. Pendant la construction de la deuxième phase du projet de la Baie-James, le gouvernement du Québec et Hydro-Québec ont annoncé leur intention de procéder avec la construction du Complexe Grande-Baleine, centré sur la Grande rivière de la Baleine, la Petite rivière de la Baleine et la rivière Coast, dans le Nunavik, au nord de la région de la Baie-James.
Prévu nommément dans la Convention de la Baie-James et du Nord québécois de 1975, le Complexe Grande-Baleine comprend l’aménagement de trois centrales sur la Grande rivière de la Baleine, qui a une dénivellation de 400 m sur une distance de 370 km, la dérivation des eaux de la Petite rivière de la Baleine et de la rivière Coast vers le bassin versant de la Grande rivière de la Baleine et la création de quatre réservoirs hydrauliques. Les deux bassins versants ont une superficie totale de 59 000 km², dont 20 % est couverte d'eau douce. Les chasseurs et pêcheurs cris et inuits des villages jumelés de Whapmagoostui et de Kuujjuarapik, à l'embouchure de la Grande rivière de la Baleine, auraient perdus certains territoires de chasse limitrophes, mais l’ouverture de nouvelles routes aurait facilité l’accès aux zones de chasse de l’intérieur et leur aurait permis de mieux répartir leurs activités de chasse et de pêche sur l’ensemble du territoire. Avec une puissance installée de 3 210 mégawatts, les trois centrales du Complexe Grande-Baleine auraient produit 16,2 TWh d’énergie annuellement, dont 11,1 TWh à la centrale Grande-Baleine-1 à quelque 40 km des villages de Whapmagoostui et de Kuujjuarapik. Les Cris de la Baie-James, dont les Cris de Whapmagoostui, et les Inuits du village de Kuujjuarapik se sont opposés avec fermeté à ce nouveau projet, craignant l'impact sur leurs communautés et sur l'environnement. Les Cris de la Baie-James, qui étaient toujours en train d’assimiler les changements culturels et économiques massifs associés à l’ouverture de la route de la Baie-James en 1974, s'inquiétaient de l’impact du prolongement de la route de Radisson vers le village de Whapmagoostui et de la reprise des grands chantiers de construction dans la région.
Dès le début des années 1980, le débit naturel de la Grande Rivière et des rivières Eastmain, Opinica et Caniapiscau avait subi des changements importants et environ 4 % des territoires traditionnels de chasse des Cris avaient été inondés par les réservoirs, dont 10 % des territoires des chasseurs du village de Chisasibi. Au début de 2002, le gouvernement du Québec et le Grand Conseil des Cris, alors dirigé par le Grand Chef Ted Moses, ont signé un accord historique, " La Paix des Braves ", afin de jeter les bases d’une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris de la Baie-James. L’accord prévoit la construction du dernier volet du projet original de la Baie-James, à savoir la construction d’une centrale hydroélectrique sur le cours supérieur de la rivière Eastmain, avec une capacité installée de 480 mégawatts, et d’un réservoir d’une superficie de 600 km² (centrale Eastmain-1 et réservoir Eastmain). Le projet Eastmain-1, faisant partie intégrale du projet de la Baie-James de 1975, n'est assujetti à aucune évaluation environnementale supplémentaire. Le 11 janvier 2007, les travaux de construction des centrales hydroélectriques Eastmain-1A et Sarcelle ainsi que les ouvrages nécessaires à la dérivation du cours supérieur de la rivière Rupert ont été officiellement lancés lors d'une annonce à laquelle participaient le Premier ministre du Québec, Jean Charest, le Président-directeur général d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, et le Grand chef des Cris du Québec, Matthew Muskash. Le projet nécessitera un investissement d'environ 5 milliards de dollars canadiens entre 2007 et 2012. Ce projet prévoit la dérivation d'environ 50% du débit de la rivière Rupert (et 70% au point de la dérivation) vers le nouveau réservoir Eastmain et le Complexe La Grande, ainsi que la construction de deux nouvelles centrales, Eastmain-1A et Sarcelle, avec une capacité installée de 888 mégawatts. Des terres d'une superficie de 346 km² seront inondés par le nouveau bief reliant le bassin versant de la rivière Rupert au réservoir Eastmain. La dérivation de la rivière Rupert a été autorisée par les gouvernements du Québec et du Canada à la fin de 2006 malgré l'opposition de certains Cris des communautés affectées (Waskaganish, Nemaska et Chisasibi) et de plusieurs groupes écologistes du sud du Québec.
Les évaluations environnementales du projet de dérivation de la rivière Rupert, menées conjointement par les gouvernements du Québec et du Canada et des représentants du Grand Conseil des Cris du Québec, furent complétées en 2006. Les deux rapports d'évaluation étaient favorables au projet de dérivation. Le projet hydroélectrique a été rendu possible en 2004 a mis fin à tous les litiges qui opposaient le Grand Conseil des Cris et le Gouvernement du Québec au sujet du développement du territoire de la Baie-James et a ouvert la voie à une évaluation environnementale conjointe du projet de la rivière Rupert. Le projet de la dérivation de la rivière Rupert est le troisième projet proposé par Hydro-Québec pour la rivière Rupert. Le Complexe NBR envisagé au début des années 1970 par les ingénieurs d'Hydro-Québec pour les rivières Nottaway, Broadback et Rupert, et prévu à la Convention de la Baie-James et du Nord québécois de 1975, comprenait la construction d'une dizaine de centrales hydroélectriques d'une puissance installée d'environ 8 000 mégawatts et une production annuelle de 53 TWh. Neuf barrages étaient alors prévues sur la rivière Rupert, dont la première à moins de 5 km du village de Waskaganish, ainsi que la dérivation des eaux de la rivière Eastmain vers la rivière Rupert, au sud. En 1990, Hydro-Québec a proposé une variante du Complexe NBR axée sur la construction d'une série de sept barrages sur la rivière Broadback et de deux barrages sur le cours supérieur du Rupert, avec une production annuelle de 45 TWh d'électricité; entre-temps, le cours supérieur de la rivière Eastmain avait été détourné vers la Grande Rivière). Chacun des projets de 1975 et 1990 prévoyait la création de nouveaux réservoirs qui aurait entraîné l'inondation d'environ 4 500 km² de terres. La construction du Complexe hydroélectrique La Grande comprenait la dérivation des rivières Caniapiscau, Opinica et Eastmain vers le bassin versant de la Grande Rivière et l’inondation d’environ 11 000 km² de forêt boréale. Le débit de la rivière Eastmain à son embouchure a été réduit de 90 %, près du village cri d'Eastmain, celui de la Caniapiscau par 45 % à sa confluence avec le fleuve Koksoak, et celui du Koksoak par 35 % à son embouchure près du village nordique de Kuujjuaq.
L'activité bactérienne intense dans les années suivantes la création des nouveaux réservoirs, qui dure habituellement de 20 à 30 ans en région boréale, convertit une partie du mercure présent dans la terre et les matières organiques submergées en méthylmercure (CH3Hg). Sous cette forme, le mercure est neurotoxique et s'accumule dans la chaîne alimentaire aquatique, notamment dans des espèces de poissons piscivores, tels que le grand brochet, le touladi et le doré jaune. Après la découverte de la présence de mercure à des niveaux élevés dans le sang des Cris de la région de la Baie-James, avant même la création des réservoirs sur la Grande Rivière, les autorités de santé locales ont dressé des consignes particulières concernant la consommation du poisson. Bien que la consommation du poisson sauvage est encore fortement recommandée par les autorités sanitaires, en raison de sa grande valeur nutritive, la capture de poissons à certains endroits spécifiques des nouveaux réservoirs est, pour l'instant, déconseillée et la consommation du poisson prédateur (ou piscivore) devrait être resteinte, surtout chez les femmes enceintes. Lors de certaines études de suivi, seuls quelques habitants du village cri de Whapmagoostui - qui mangent du poisson provenant des rivières vierges du Nunavik - affichaient encore un taux élevé de mercure. Les environnementalistes craignaient à l’origine que le projet de la Baie-James aurait un impact important sur les oiseaux migratoires; or, les réservoirs hydrauliques n’ont submergé que 1 % des zones utilisées par les oiseaux et leur population est demeurée stable depuis plus de 30 ans. De plus, le panache d’eau douce au large de l’embouchure de la Grande Rivière, qui est nettement plus grand en période hivernale, semble ne pas avoir d’impact significatif sur la vie aquatique et faunique de la région. Lors de la construction et le remplissage du réservoir Caniapiscau, qui s'étendait de 1981 à 1984, des variations importantes du débit de la Caniapiscau auraient contribué à la noyade de 10 000 caribous, soit environ 1,5 % du troupeau de la rivière George. Toutefois, depuis 1985, le débit réduit de la rivière Caniapiscau et du fleuve Koksoak a eu pour effet de réduire le risque d’inondation sur le cours inférieur de la Caniapiscau pendant la période de la migration des caribous, de la fin de l’été au début de l’automne. Dans le sillage de la conférence de Kyoto sur les changements climatiques de 1997, s’est élevé un débat sur les émissions de gaz à effet de serre produites par les grands réservoirs hydrauliques, notamment à cause de la production de méthane par l’activité biotique du milieu aquatique. La signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois en novembre 1975 représente un point tournant dans l’histoire des relat…
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Shawinigan Aujourd'hui : Tourisme et Nature
Aujourd'hui, Shawinigan mise sur ses attraits naturels et son offre touristique pour assurer son développement économique. La ville est située à proximité du parc national de la Mauricie, un véritable joyau naturel qui attire de nombreux visiteurs chaque année. Les activités de plein air, telles que la randonnée, le ski de fond et la raquette, sont très populaires dans la région.
Le Parc National de la Mauricie
La journée étant déjà bien entamée, nous avions opté pour le Sentier Du Camping, un sentier facile, idéal pour une première randonnée dans la neige, d’une distance de 4,5 km (ou 3,1 km en prenant un raccourci prévu et également balisé). Notre première sortie nature dans la neige s’est achevée un peu avant que la nuit recouvre entièrement le paysage. Pour commencer notre journée complète sur place, nous voulions faire des raquettes dans la Vallée Rocanigan. D’autres activités (trottinette des neiges, patin à glace, yourte chauffée, mini-ferme) sont également proposées dans ce lieu très apprécié des locaux comme des touristes, d’après ce que nous avions vu sur Internet. Après quelques minutes de marche sur un sentier assez facile, nous avons pu observer les Chutes de Shawinigan, totalement gelées, et la Rivière Saint-Maurice, en contrebas, recouverte par une couche de glace et, ça et là, une couche de neige. Nous avons ensuite poursuivi notre randonnée, pluvieuse mais heureuse, à travers ce joli coin de nature en suivant le sentier intermédiaire. Comme au Parc National de la Mauricie, quelques feuilles subsistaient encore sur les arbres, de la mousse volait dans la légère brise qui soufflait ce matin-là. On a aussi rencontré quelques oiseaux, voletant de branches en branches ou fouillant la neige pour y trouver quelques trésors.
Les Boisés de la Rivière Noire
C’est d’ailleurs tout près du parc régional des 7 chutes que nous attend notre première étape. C’est les Boisés de la Rivière Noire. On a vraiment vécu une belle expérience. On va se connecter à cette belle nature, été comme hiver. Le domaine est vraiment grandiose, magnifique. Donc, je parlais des chalets-yourtes. On va trouver aussi des pods et puis des prêts à camper un petit peu plus rustiques. Et puis toutes les activités qu’on va pouvoir vivre sur place et les services assurés par l’équipe des Boisés. Tania, peux-tu nous raconter un petit peu l’histoire des Boisés de la rivière Noire ? Oui, certainement. C’est le propriétaire. Moi, je travaille pour le propriétaire. Ça fait deux ans. Le propriétaire est arrivé ici il y a cinq ans. Et à partir de là, il s’est dit, je veux faire connaître ça à toutes les familles du Québec et d’ailleurs aussi. Et puis, tranquillement, il s’est mis à construire des pods. Puis on est arrivé avec les prêts à camper. Et ça fait cinq ans, on est rendu avec 15 chalets, 15 établissements qui sont éparpillés au milieu de cette forêt, sur le territoire qui est immense. On a aussi un lac et on a un petit ruisseau qui longe tous les chalets. Et puis on offre à tous ceux qui viennent deux embarcations, deux kayaks. Vous avez l’option des paddle boards l’été. Ça c’est jusqu’au 15 octobre. Puis ensuite, il y a l’hiver qui est très populaire ici. On a plusieurs activités aussi l’hiver ici. Je ne sais pas si vous voulez que j’en parle maintenant. Oui, bien les gens skient dans les rues ici, beaucoup, le ski de fond. On a quand même la Matawinie qui est tout près d’ici, 24 km de sentier. Mais ici, les gens, c’est beaucoup la raquette. On fait une grande patinoire qui est ouverte le soir et le jour. Puis on a une glissade. Fait que les gens viennent glisser, la glissade est vraiment bien. On a une petite cabane pour se réchauffer avec un foyer à bois, de la petite musique. Puis on a une petite chaise berçante. Oui, oui. Moi, je peux confirmer. Oui, oui, oui. On a beaucoup d’œufs. Ça, c’est génial. Je me suis régalé aussi. Vous m’avez apporté un petit repas hier soir. Oui, on a plusieurs choix. On a la fondue pour deux, on a le repas barbecue. On s’en vient avec plusieurs idées du terroir aussi. On va avoir d’autres repas style 5 à 7. On est rendu avec notre vin. On a aussi notre bière. Vous pouvez vous procurer de la bière ici directement aux Boisés. À cet endroit-là, on peut faire des événements où on peut se réunir tout simplement, que ce soit de Noël, un mariage et tout. On peut vous dire que les équipements sont au top du top. Le barbecue, tout ce qu’il faut pour cuisiner. C’est très beau. On a même la baignoire dans la chambre, dans la partie supérieure. Et puis, un petit détail, sur la terrasse, on a un spa. Oui. Tous les pods et les chalets et les yourtes ont leur propre spa. Puis certains qui ont leur sauna aussi. Alors vraiment tout pour décrocher vraiment, être en prise directe avec la belle nature de Lanaudière sans faire aucun compromis sur le confort.
Le Trou du Diable : Une Microbrasserie Renommée
Le Trou du Diable est une des microbrasseries les plus réputées au Québec, avec un rayonnement national et international (la preuve : on a un sous-boc, estampillé Le Trou du Diable, trouvé ici, à Toulouse). En 2006, durant la première année d'existence du Trou du Diable, 60 000 litres de bières ont été brassés. Et, concernant le dernier point, on comprend très vite pourquoi ! L’endroit est beau et chaleureux ; chaque table possède un motif sculpté dans le bois unique et magnifique, des tableaux sont exposés sur les murs, le plafond en bois et les lumières tamisés donnent un côté cocon à ce pub ; on s’y sent bien, on est accueillis avec le sourire, la carte des bières est riche et joliment présentée.
Défis et Perspectives d'Avenir
Malgré ses atouts, Shawinigan doit relever des défis importants pour assurer sa pérennité. La diversification économique, la revitalisation du centre-ville et la création d'emplois de qualité sont autant d'enjeux auxquels la ville doit faire face. Par ailleurs, la protection de l'environnement et la gestion durable des ressources naturelles sont des préoccupations croissantes, compte tenu des impacts des activités industrielles passées et présentes.
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La Seigneurie du Triton : Un Patrimoine Historique
Seigneurie du Triton, pourvoirie de légende. Pour arriver sur le territoire de cette pourvoirie qui est vraiment mythique, puisqu’elle attirait jadis il y a plus d’un siècle tout simplement les plus grands de ce monde, les Roosevelt, les Churchill, les Rockefeller entre autres. Eh bien point de route. On va se rendre jusqu’à Lac Edouard. On va signaler notre arrivée dans une cabine téléphonique de type londonien, une cabine rouge, et on s’annonce. Et puis là, au ponton, on vient nous chercher. On va vivre une mini-odyssée sur la rivière et on arrive sur le site de cette pourvoirie. La rivière est vraiment spectaculaire, comme tu t’en doutes. Parqué comme ça au milieu de nulle part, ce qu’on vous fait passer 26 kilomètres de montagne russe, 10 kilomètres de chemin de terre battu, 2 kilomètres de bateau. Non, c’est une farce. Bienvenue au Triton. Tout a commencé grâce au monsieur qui est juste au centre du foyer, le monsieur Alexander Luders Light. Vous êtes obligés de retenir le nom, il n’y a pas de questionnaire à la fin du séjour. M. Light était venu ici la première fois dans les années 1870. Pour ce faire, il longeait la rivière Batiscan et il est arrivé ici où il est situé à la table. C’est un territoire qui était vierge, qui n’était pas chassé, pas trappé et inoccupé par tout peuple autochtone. Donc, pour un amateur de chasse et pêche, il fait une lettre tombée dans la terre. Le gouvernement du Québec était beaucoup plus généreux dans ce temps-là, il le cachait moins, puis il a offert tout ce qui est ici entouré de roues. Ça comptait plus de 200 lacs. Ça coûtait, sous un bail à vie de location, 150 $. Il faut pour vous, mais moi, je ne m’attends pas à ça. Fait que M. Light s’est construit un petit chalet en bois rond qu’on trouve aujourd’hui plus à l’arrière, pis il s’est mis à amener des amis, chasser, pêcher ici. Par contre, pour un monsieur à la retraite, lui, 300 membres, il a trouvé ça un petit peu dur à gérer. L’année suivante, un bon administrateur, il s’est pas cassé la tête. Il a juste inversé ses chiffres. Il a pris 150 membres, il a monté ses tarifs à 300 $, il a pas perdu d’argent, puis il est allé chercher un membership beaucoup plus sélect. Pour vous donner un ordre d’idée de tarif, 300 $ à l’époque, c’était le salaire moyen annuel d’une famille au Québec. Aujourd’hui, ça équivaudrait autour de 45 000 $ de valeur juste pour être membre du club. C’était des riches Américains qui venaient principalement de la région de New York. Et eux, le seul moyen d’accéder ici, c’était par train. Puis on voit la voie ferrée longer le côté gauche. Puis où il y avait des petits points, il y avait des voies de stationnement. Donc ils arrivaient avec leur locomotive privée, les appartements, l’équipe de majordome, ils se stationnaient, puis ils partaient pendant 2-3 semaines en périple avec les guides dans le bois. Ils ont alors construit l’auberge principale dans laquelle on se trouve présentement en 1896. Puis M. Light, c’était un homme qui était un petit peu avant son temps sur la nature, il était vraiment visionnaire. Parce que quand il a construit l’auberge principale, les seuls arbres qu’il a coupés sur le site se trouvent sous l’auberge et servent encore aujourd’hui de maintien. Tout le bois de construction est arrivé de Colombie-Britannique, travaillé en usine près de Québec à Saint-Germain-de-Portneuf, monté jusqu’ici. Puis, il y avait déjà émis des lois, des règlements, donc les guides ne devaient laisser aucune trace de leur passage. Donc, s’ils faisaient de la nourriture pour la clientèle, il fallait qu’ils enterrent les cendres et tous les restes étaient ramené…
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