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Couches Lotus Baby Natural Touch : Composition et sécurité

Il y a quelques années, le choix d'une couche pour bébé se limitait principalement à sa capacité d'absorption. Aujourd'hui, les parents prennent en compte de nombreux critères, tels que la tolérance cutanée, l'impact environnemental, la composition et les labels de garantie. La transparence sur la composition des produits et les engagements des marques est essentielle pour orienter ce choix.

L'évolution de la perception des couches pour bébés

En février 2017, l'association 60 Millions de Consommateurs a mis en évidence la présence de résidus potentiellement toxiques dans les couches pour bébés. Suite à cela, plusieurs études médiatisées ont incité les marques et les parents à prendre conscience de cet enjeu. Il est parfois difficile pour les parents de se faire une opinion éclairée sur ce qu'est réellement une couche saine, en raison des campagnes d'achats de mots clés, des publicités et de la sponsorisation de publications sur les réseaux sociaux.

Lotus Baby Natural Touch : Une réponse aux préoccupations des parents

Présente depuis une cinquantaine d'années dans le domaine des produits d'hygiène, la marque Lotus a lancé en mai 2017 sa gamme Lotus Baby Natural Touch, comprenant des couches, des lingettes, des culottes et des cotons pour bébés. Lotus Baby souhaite offrir des produits à la fois confortables, absorbants et sûrs. La marque a communiqué dès son lancement sur la composition de ses produits sur son site web, et cette information figure désormais sur les paquets de couches et de culottes, afin de répondre aux exigences légitimes des parents.

Pour garantir l'innocuité de ses couches, Lotus Baby a fait tester ses produits par un laboratoire indépendant et un toxicologue indépendant, en plus des tests réalisés en interne. La marque a également expliqué son processus de conception de couches saines, en soulignant sa volonté de proposer des produits sains pour les bébés et la sélection minutieuse des matières premières. Lotus Baby a choisi de ne pas blanchir au chlore élémentaire et de ne pas ajouter de parfum ni de lotion dans ses couches, contrairement à d'autres marques. Plusieurs années de recherche et développement ont été nécessaires pour concevoir les couches et culottes Lotus Baby, qui sont certifiées FSC, EU Ecolabel et Skin Health Alliance.

Lotus Baby appartient à une société suédoise et adopte une démarche écologique. La pâte de cellulose du coussin absorbant des couches et culottes Lotus Baby est certifiée FSC, provenant de forêts gérées de manière responsable et durable. Les couches Lotus Baby sont également certifiées EU Ecolabel, ce qui implique le respect de critères stricts, notamment l'absence de parfum et de substances classifiées toxiques par l'Union Européenne. Toutes les couches et culottes Lotus Baby sont produites dans des usines européennes, sans recours à des sous-traitants.

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Prix publics recommandés pour les couches et culottes Lotus Baby Natural Touch : 9,69€ pour les petits paquets et 13,99€ pour les grands paquets (références standards uniquement).

Les enquêtes et les réglementations concernant la toxicité des couches

Une enquête complémentaire menée fin 2020 par la DGCCRF a confirmé "l'absence de dépassement des seuils sanitaires" et "l'amélioration de la qualité de 9 références" de couches jetables pour bébés. Dans les 9 références prélevées, aucun allergène ni aucun HAP n'a été détecté. En ce qui concerne le formaldéhyde, les contaminations ont diminué, bien que cette substance ait été détectée, voire quantifiée, dans toutes les références prélevées.

En juillet 2020, la DGCCRF avait analysé la composition de 32 modèles de couches vendus en France, et les résultats étaient déjà encourageants, montrant une amélioration de la composition des couches depuis la mise en garde du gouvernement aux fabricants en janvier 2019. Aucune couche ne présentait de substances toxiques (pesticides, allergènes, phtalates, dioxines, hydrocarbures, furanes…) au-delà des seuils recommandés par l'Anses.

L'Anses a proposé en décembre 2020 de restreindre à toute l'Union européenne les substances chimiques des couches jetables destinées aux bébés de 0 à 3 ans, dans le cadre de la réglementation européenne des produits chimiques REACH. Cette proposition vise à limiter au maximum la présence d'environ 200 substances, telles que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dioxines, furanes, PCB et formaldéhyde, en fixant des concentrations de seuils à ne pas dépasser et en proposant une méthode d'analyse harmonisée au niveau européen. L'Anses propose également de renforcer le contrôle des matières premières et des processus de fabrication pour limiter les contaminations des couches.

Classements et études comparatives

Dans son numéro d'octobre 2020, 60 Millions de Consommateurs a publié un classement des couches pour bébé, incluant les marques Pampers Harmonie, la Marque Repère Mots d'enfants de E.Leclerc Nature, et Love&Green. Love & Green et Lillydoo ainsi que Mots d'Enfants figuraient parmi le top 3 des couches les mieux notées pour leur performance et leur composition. Dans son précédent classement, 60 Millions de Consommateurs avait désigné les marques Joone Protection Premium comme les plus sûres pour les fesses de bébé, car elles ne contenaient aucune trace de résidus toxiques, bien que leur prix soit relativement élevé.

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L'UFC-Que Choisir avait également évalué la quantité de substances indésirables dans une sélection de 12 couches pour bébé, en recherchant notamment le glyphosate, les hydrocarbures HAP et 26 allergènes listés par l'Union européenne.

Au total, 23 références de couches pour bébé en vente sur le marché français ont été analysées entre 2016 et 2018, révélant la présence de différentes substances chimiques dangereuses pouvant migrer dans l'urine et entrer en contact prolongé avec la peau des bébés. Certaines de ces substances sont ajoutées intentionnellement, comme des substances parfumantes pouvant entraîner des allergies cutanées.

Réactions des marques et des associations

Suite à la publication de ces études, des familles et une association ont saisi le Conseil d'Etat afin de connaître le nom des 23 marques en question, face au refus des ministères de l'Économie, de la Santé et de la Transition écologique de communiquer cette information.

Deux semaines après la publication du rapport de l'Anses révélant la présence de substances toxiques dans les 23 marques de couches (testées de façons anonymes), les fabricants ont été reçus par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

Globalement, les résultats des enquêtes de 60 Millions de Consommateurs et de l'UFC-Que Choisir sont encourageants, avec un nombre croissant de couches ne contenant aucune trace de substances indésirables. Ces enquêtes soulignent également les efforts de certaines marques de couches en matière de réduction de la pétrochimie, de démarche de développement durable et de transparence sur les étiquettes.

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Il est important de noter que les marques de couches pour bébé se disant "écologiques" ne sont pas forcément dépourvues de substances toxiques.

Trois fabricants de couches pour bébé, appartenant au groupe Naturopera, ont lancé une pétition pour demander au gouvernement une réduction de la TVA à 5,5% sur les couches écologiques, considérant qu'il s'agit d'un produit de première nécessité et souhaitant les rendre accessibles au plus grand nombre de parents.

Les substances potentiellement toxiques détectées et leurs risques

"60 Millions de consommateurs" a détecté des substances potentiellement toxiques "en très faible quantité" chez certaines marques de couches-culottes. Lors d'une première série d'analyses, publiées en février 2017, dix des douze produits testés contenaient des résidus toxiques.

Le détail des tests réalisés montre des évolutions contrastées selon les marques : les couches Pampers, leaders du marché, ont désormais de "bons résultats", tandis que la marque Mots d'enfants, de Leclerc, contient désormais des composés organiques volatils. L'autre marque bien notée en 2017, Love & Green, contenait en 2018 des traces de glyphosate, tout comme les couches Lotus Baby, Pommette (Intermarché) et Lillydoo. La marque la mieux notée en 2018 est Joone, qui est aussi la plus chère.

"Dans tous les cas, les teneurs de substances indésirables restent très faibles. Le risque sanitaire semble donc minime a priori. Mais il ne peut être écarté, notamment pour le glyphosate", soupçonné d'agir comme un perturbateur endocrinien.

Globalement, 60 Millions de consommateurs regrette que la plupart des marques continuent à ne pas afficher sur le paquet la composition exacte de leurs produits : "Pour arriver au zéro résidu toxique dans les couches, quelles que soient les matières premières utilisées ou le sous-traitant, un contrôle plus sévère des processus de fabrication s'impose", recommande l'enquête, ainsi qu'"une réglementation plus stricte".

Pesticides, perturbateurs endocriniens, dioxines, PCB, furanes chlorés, glyphosate, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)… La liste des substances chimiques potentiellement présentes dans les couches pour bébés est longue.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a dévoilé les résultats d'une enquête montrant que les taux de ces substances chimiques auraient diminué depuis le début de la polémique.

Seules six références sur 32 garantissent un taux de présence du formaldéhyde inférieur à 10%. Pour 23 d'entre elles, l'Anses ne peut exclure un dépassement au delà des 10%.

Le formaldéhyde, connu pour ses effets irritants, est classé comme étant cancérigène pour l'homme. Sa présence dans les couches pour enfants n'est toutefois pas un acte volontaire de la part des industriels : "Le formaldéhyde n'est pas une substance ajoutée, elle est liée à la contamination des matières premières, par exemple par la cellulose, présente dans le bois. Leur présence est liée au contexte environnemental", assure Loïc Tanguy, directeur de la répression des fraudes.

Quentin Guillemain, président de l'association pour la santé des enfants, estime que c'est la fabrication qui crée ces substances, et qu'il existe d'autres méthodes de fabrication, comme le fait de ne pas blanchir les couches.

Bien que ces produits chimiques soient interdits en Europe depuis plusieurs années, aucune réglementation sur la composition des couches jetables n'est aujourd'hui en vigueur.

Transparence et communication des marques

Aucun paquet de couche ne présente la composition. Il est écrit qu'on peut la consulter sur leur site Internet.

Sur le site internet de Pampers, on constate un schéma sommaire, suivi du détail de la composition de chaque partie, mais sans description exacte. L'utilisation de chaque composant est simplement justifiée par un témoignage de «professeur», ou par des exemples d'utilisation dans d'autres produits.

L'entreprise soutient que ses couches ne contiennent «ni formaldéhyde ou générateur de formaldéhyde». Contacté par Le Parisien, Antoine Giuntini, directeur de BabyCare chez Pampers, se dédouane et soutient que «les traces ne viennent pas de nos couches mais de l'extérieur. L'Anses reconnaît que sur ce type de traces très infimes, il faut parfaire les analyses. Les composants peuvent aussi se retrouver dans l'air.

Risques et recommandations

L'Anses estime que certaines substances chimiques détectées dans les couches jetables peuvent présenter des risques pour la santé. Pour Gérard Lasfargues, son directeur général délégué, « on ne peut pas exclure un risque puisqu'un certain nombre de substances dépassent les seuils sanitaires ». Il faut toutefois relativiser : il n'y a « pas de danger grave et immédiat » et « aucune donnée épidémiologique » ne permet aujourd'hui « de mettre en évidence une association entre des effets sanitaires et le port de couches ».

La ministre de la Santé Agnès Buzyn tente, elle aussi, de rassurer : « Il n'y a pas de risque immédiat pour la santé des enfants et il faut évidemment continuer à mettre des couches à nos bébés. »

Les spécialistes ont d'abord focalisé leur attention sur les produits rajoutés intentionnellement par les fabricants sur le voile en contact avec la peau des bébés : des lotions et des parfums aux appellations chimiques complexes dont les taux dépassent les seuils sanitaires, ainsi que des produits aromatiques à base d'hydrocarbures, des dioxines et des furanes qui, eux aussi, sont présents en trop grand nombre et susceptibles de provoquer des allergies cutanées, de perturber l'appareil reproducteur et, à long terme, de provoquer des cancers.

Le second souci porte sur les matières premières utilisées comme la cellulose de bois présente, à la place du coton d'antan, dans la partie « matelas » des couches et mélangée avec un produit chimique, le SAP ou polyacrylate de sodium, aux propriétés super-absorbantes. On y retrouve de faibles traces de pesticides, comme du glyphosate, utilisé en marge de la pousse du bois transformé en cellulose.

Si l'on souhaite limiter les principaux risques pointés par l'Anses, il faut privilégier les couches garanties « sans parfum ajouté ». Plus généralement, on se tournera davantage vers des couches dites « écologiques », à l'instar de Tidoo ou Love and Green, plutôt que vers les « classiques » comme Pampers ou Lotus. Ces marques garantissent des produits sans chlore, sans parfums ajoutés ou encore sans lotion à base de petrolatum (paraffine liquide). Impossible par contre d'éviter la cellulose de bois car tous les fabricants l'utilisent dans la partie absorbante des couches.

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