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Contrôle des naissances : un panorama des méthodes disponibles

La contraception, ou contrôle des naissances, est un sujet crucial pour la planification familiale et la santé reproductive. Elle permet aux individus et aux couples de choisir le moment de la conception et d'avoir des relations sexuelles sans le risque d'une grossesse non désirée. Il existe une multitude de méthodes contraceptives, chacune avec ses propres mécanismes d'action, avantages et inconvénients. Cet article offre un aperçu complet des différentes options disponibles, allant des méthodes naturelles aux interventions médicales.

Types de contraception

Les méthodes de contraception peuvent être classées en plusieurs catégories principales :

  • Méthodes naturelles
  • Méthodes barrières
  • Contraception hormonale (courte et longue durée d'action)
  • Stérilisation (masculine et féminine)
  • Contraception d'urgence

Méthodes de contraception naturelles

Ces méthodes reposent sur l'identification des périodes fertiles du cycle menstruel et l'abstention de rapports sexuels pendant ces périodes, ou l'utilisation d'une méthode barrière. Elles n'utilisent aucun moyen médical agissant sur le cycle menstruel ou sur l’appareil reproductif.

  • Abstinence périodique (méthode Ogino-Knaus ou méthode du calendrier) : Elle consiste à compter les jours du cycle menstruel pour identifier la période fertile. Cette méthode se base sur l'hypothèse erronée que l'ovulation a toujours lieu au même moment. Elle nécessite une période d'observation de 12 cycles menstruels sans contraception hormonale. Son taux d'échec est élevé (15-25 %).
  • Méthode des jours fixes : Similaire à l'abstinence périodique, elle consiste également à compter les jours du cycle. Elle est réservée aux femmes ayant des cycles réguliers de 26 à 32 jours et nécessite une formation préalable. Les rapports vaginaux doivent être évités du 8ème au 19ème jour du cycle. Son taux d'échec est de 12 %.
  • Méthode des deux jours : Cette méthode repose sur l'observation de la glaire cervicale. Les rapports vaginaux sont possibles uniquement s'il n'y a pas eu de glaire la veille et le jour J. Son taux d'échec est de 14 %.
  • Méthode d'observation de la glaire cervicale : Elle consiste à observer quotidiennement la glaire cervicale, qui devient plus abondante et fluide lors de l'ovulation. Les rapports sexuels doivent être évités dès l'apparition de la glaire après les règles et quelques jours après l’observation de la glaire filante. Son taux d'échec est élevé (23 %).
  • Méthode symptothermique : Cette méthode combine la surveillance de la glaire cervicale, de la température basale et la palpation du col de l'utérus. Elle nécessite une formation et une période d'observation de 12 cycles menstruels. Son taux d'échec est faible (2 %).
  • Méthode MAMA (méthode de l'allaitement maternel et de l'aménorrhée) : Elle repose sur l'effet contraceptif de la prolactine sécrétée pendant l'allaitement. Pour être efficace, elle doit répondre à des conditions strictes : être dans les six premiers mois qui suivent la naissance, être en aménorrhée et effectuer un allaitement complet ou quasi-complet. Son taux d'échec est de 2 %.
  • Retrait (coït interrompu) : Il consiste à retirer le pénis du vagin avant l'éjaculation. Cette méthode est peu efficace car du sperme peut être présent dans le liquide séminal avant l'éjaculation. Son taux d'échec est élevé (22 %).

Points à retenir sur les méthodes naturelles :

  • Elles sont généralement moins efficaces que les méthodes médicalisées.
  • Elles peuvent être utilisées par des personnes pour qui la survenue d'une grossesse serait acceptable.
  • Elles demandent un long temps d’apprentissage et sont contraignantes pour les deux partenaires.
  • La plupart nécessitent d’avoir des cycles réguliers et ne sont donc pas adaptées aux adolescentes ou aux femmes en périménopause.

Méthodes barrières

Ces méthodes empêchent physiquement les spermatozoïdes d'atteindre l'ovule.

  • Préservatifs masculins et féminins : Ils créent une barrière physique qui empêche les spermatozoïdes d'entrer dans le vagin. Seul le préservatif protège des IST (infections sexuellement transmissibles).
  • Diaphragme : C'est une coupelle en silicone que la femme insère dans son vagin pour bloquer l'entrée de l'utérus.
  • Cape cervicale : Similaire au diaphragme, elle est plus petite et se fixe sur le col de l'utérus.
  • Crèmes spermicides : Elles contiennent des substances chimiques qui tuent les spermatozoïdes.

Contraception hormonale

Ces méthodes utilisent des hormones de synthèse pour empêcher l'ovulation ou modifier la glaire cervicale, rendant la progression des spermatozoïdes plus difficile.

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Contraception hormonale à courte durée d'action

  • Pilule contraceptive : Elle se présente en plaquettes de 21 ou 28 pilules. Il faut prendre une pilule tous les jours pendant trois semaines à la même heure, puis arrêter pendant une semaine pour permettre les règles. Il existe différents types de pilules, notamment les pilules œstro-progestatives (contenant des œstrogènes et de la progestérone) et les pilules progestatives (contenant uniquement de la progestérone).
  • Patch contraceptif : Il s'applique sur la peau et libère des hormones à travers la peau. Il est changé chaque semaine pendant trois semaines, suivi d'une semaine de repos.
  • Anneau vaginal : C'est un anneau en plastique souple qui est inséré dans le vagin et libère des hormones. Il est placé une fois par mois et retiré après trois semaines.
  • Injection contraceptive : Une injection d'hormones est administrée par un professionnel de la santé tous les un à trois mois.

Contraception hormonale à longue durée d'action

  • Implant contraceptif (Nexplanon®) : C'est un petit bâtonnet inséré sous la peau du bras qui libère de la progestérone pendant trois ans.
  • Dispositif intra-utérin (DIU) : C'est un petit dispositif en plastique ou en cuivre inséré dans l'utérus par un gynécologue. Certains DIU libèrent de la progestérone. Les DIU ont une durée de placement entre 5 et 10 ans.

Stérilisation

Ces méthodes sont des interventions chirurgicales permanentes qui empêchent la grossesse.

  • Ligature des trompes : Elle consiste à bloquer ou couper les trompes de Fallope, empêchant l'ovule de rencontrer les spermatozoïdes. Elle est réalisée par laparoscopie et nécessite une anesthésie générale.
  • Essure : C'est un implant placé dans les trompes de Fallope à travers une hystéroscopie.
  • Vasectomie : Elle consiste à couper les canaux déférents, empêchant les spermatozoïdes de sortir des testicules. L'intervention est réalisée sous anesthésie locale et ne nécessite pas d'hospitalisation. Son effectivité n’est pas immédiate, il faut vérifier à travers d’un spermogramme que les éjaculations n’ont aucun spermatozoïde.

Contraception d'urgence

La contraception d'urgence est utilisée après un rapport sexuel non protégé ou en cas d'échec de la contraception habituelle.

  • Pilule du lendemain : Elle contient une forte dose d'hormones qui empêche l'ovulation ou la fécondation. Elle doit être prise le plus tôt possible après le rapport sexuel non protégé, idéalement dans les 72 heures.

Contragestion

La contragestion consiste à empêcher la fixation de l'embryon dans la paroi utérine.

  • Pilule à base de RU 486 : Elle fonctionne comme une anti-progestérone, empêchant la progestérone de maintenir la muqueuse utérine.

Interruption de grossesse

  • IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) : Elle est autorisée en France jusqu'à 12 semaines de grossesse.

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