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La congélation ovocytaire au Canada : Âge limite et considérations essentielles

Depuis la première grossesse réussie grâce au don d'ovocytes en 1983, la technologie de la congélation ovocytaire a considérablement progressé, devenant une option de plus en plus populaire pour les femmes souhaitant préserver leur fertilité. Cet article explore les aspects clés de la congélation ovocytaire, en particulier l'âge limite et les implications au Canada, en tenant compte des évolutions récentes et des perspectives d'avenir.

L'évolution du don d'ovocytes et de la congélation ovocytaire

Le don d'ovules est devenu une technique de plus en plus demandée dans les centres de fertilité, offrant une solution aux couples qui, autrement, ne pourraient pas avoir d'enfants. Dans de nombreux cas, il s'agit de l'étape qui suit d'innombrables traitements précédents infructueux.

En France, depuis la révision de la loi bioéthique en 2021, les femmes de 29 à 37 ans peuvent conserver leurs ovocytes pour des raisons personnelles, et non plus seulement médicales. Cette technique d'autoconservation ovocytaire permet de préserver les chances de grossesse pendant plusieurs années.

Le processus de congélation ovocytaire

Le processus de congélation ovocytaire démarre par une stimulation ovarienne, un traitement d’une dizaine de jours à base d’injections quotidiennes. Cette stimulation s’accompagne de visites médicales régulières pour surveiller la réponse des ovaires au traitement et déterminer le moment idéal où effectuer la ponction d’ovocytes en fonction de la taille des follicules et des taux hormonaux.

Une fois les ovocytes prélevés, ils sont conservés dans les centres agréés après avoir été congelés par vitrification et stockés dans l’azote liquide.

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L'âge limite pour la congélation ovocytaire

Bien qu'il n'y ait pas d'âge limite strict établi par la loi au Canada, l'âge auquel une femme choisit de congeler ses ovocytes a un impact significatif sur le succès potentiel de la procédure. Il est recommandé de le faire entre 25 et 35 ans car après le nombre et la qualité d’ovocytes baissent et l’intérêt de la congélation est moindre. Or, « ce sont majoritairement des femmes de 35-40 ans qui en font la demande parce qu’elles réalisent que leur horloge biologique tourne et c’est souvent trop tard », constate l’obstétricien.

Facteurs à considérer avant la congélation ovocytaire

Avant de procéder à la congélation ovocytaire, plusieurs facteurs doivent être pris en compte :

  • Bilan de fertilité : Un bilan de fertilité est essentiel pour évaluer le rapport bénéfice/risque du prélèvement d’ovocytes, c’est-à-dire pour déterminer si la personne dispose d’une réserve ovarienne suffisante pour procéder à une intervention en ayant des chances de succès.
  • Motivations personnelles : Il est important de comprendre les raisons qui motivent la décision de congeler ses ovocytes. Ce sont avant tout les observations de terrain qui permettent de l’appréhender. Comme d’autres professionnels, Hélène Malmanche relève qu’une partie très importante de ses patientes sont célibataires. Ce sont aussi des femmes en couple ayant des doutes sur leur désir d’enfant. L’autoconservation est « un outil de gestion de l’incertitude conjugale », analyse la sage-femme.
  • Coût : Bien que la stimulation et la ponction soient remboursées par la Sécurité sociale en France, la conservation des ovocytes représente un coût estimé à 40 euros par an. En Espagne et en Belgique, le budget est estimé entre 2 000 et 3 000 €. Ce tarif inclut la stimulation ovarienne, le prélèvement et la vitrification des ovules. Pour bénéficier par la suite d’une dévitrification et procéder à une FIV (fécondation in vitro), il faudra ajouter environ 1 500 €.

Les enjeux de l'ouverture aux centres privés

L’annonce d’Emmanuel Macron consistant à « ouvrir aux centres privés l’autoconservation ovocytaire » devra donc passer par une modification de la loi. En effet, le texte de 2021 spécifie que l’autoconservation ovocytaire doit être assurée dans des établissements hospitaliers publics ou privés à but non lucratif, et non par des centres privés, contrairement à ce qui existe, par exemple, en Espagne. Cette décision résulte d’inquiétudes anciennes autour de la marchandisation des gamètes, mâles comme femelles.

Si la loi fait l’objet de nouveaux débats, la directrice générale de l’agence appelle à s’interroger sur l’encadrement des centres privés, en réfléchissant à un système de traçabilité des gamètes, mais aussi aux questions de coût, « en limitant par exemple le dépassement d’honoraires » de manière à maintenir une égalité d’accès aux soins.

Les défis et les perspectives d'avenir

Dès 2021, les demandes ont dépassé les capacités des trente-trois Cecos, puisque, à leur mission historique d’accompagner les couples infertiles dans leur parcours de PMA avec tiers donneur s’ajoutaient les nouveaux profils de femmes seules ou en couple homosexuel. « La demande à laquelle ils font face a été multipliée par huit », constate Marine Jeantet, directrice générale de l’Agence de la biomédecine, l’établissement public qui supervise la PMA. Conséquence, les délais de prise en charge sont rallongés, alors que « le facteur temps est crucial ».

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L’Agence de la biomédecine a recensé près de vingt mille demandes d’autoconservation ovocytaire pour seulement quatre mille prises en charge, selon les données compilées jusqu’en août 2023. Certains centres n’ayant pas ouvert de listes d’attente, on ne peut pas mesurer la part invisible de Françaises qui n’ont pas pu faire une demande ou qui se sont orientées vers des centres à l’étranger.

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tags: #congelation #ovocyte #canada #age #limite

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