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Les Compétences de Développement du Nourrisson et les Étapes de Fixation de l'Attention

De plus en plus de parents s'interrogent sur les capacités d'attention et de concentration de leur enfant, et surtout sur leur évolution avec l'âge. Des questions telles que : « À partir de quel âge puis-je demander à Jade de se concentrer ? », « Est-ce normal, à 3 ans, que Timothée soit plus concentré sur sa voiture sonore que sur ce que je lui dis ? », ou encore « Dès la naissance, j’ai eu la sensation que Cindy était capable de se concentrer, car nous échangions de longs regards ensembles ! » sont fréquentes. Il est donc essentiel de comprendre comment se construit l'attention chez l'enfant, comment cette compétence, essentielle pour grandir, apprendre et évoluer, se développe et se construit-elle.

Compétences Dès la Naissance

Avant toute chose, il faut savoir que, dès la naissance, le nourrisson possède des compétences naturelles, non attentionnelles, qui vont participer à l’émergence progressive des processus attentionnels :

  • Le système sensoriel : Il va permettre d’exposer le nourrisson aux diverses stimulations visuelles, auditives, olfactives, gustatives et tactiles de son environnement, vers lesquelles il cherchera à s’orienter de façon instinctive.

  • Le système moteur : Il va permettre d’orienter l'œil du nourrisson dès la naissance, puis de permettre les mouvements de têtes et les actions du corps.

Fort de ces compétences, comment alors se construit l'attention chez l'enfant au cours de ses premières années de vie ?

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De 0 à 1 An : Les Compétences Attentionnelles Initiales

  • L’éveil : C’est l’activation du cerveau. Au cours des phases d’éveil (qui seront de plus en plus longues), le système sensoriel du nourrisson est actif et sa vigilance se met en alerte pour lui permettre d’engager son attention.

  • L’attention automatique : C’est la première forme d’attention à se développer, entre 0 à 6 mois. L’attention du nourrisson est en fait « capturée » automatiquement par les événements extérieurs, nouveaux, soudains, surprenants. Cela se traduit par l’orientation et la fixation de son regard sur ces événements. On remarque d’ailleurs très tôt que les bébés préfèrent les cibles en mouvement (comme les visages des adultes qui font toutes sortes de grimaces étonnantes) plutôt que les cibles statiques. Les premières vont créer de la nouveauté, re-mobilisant sans cesse l’attention automatique de l’enfant, tandis que les secondes vont créer une habituation, c'est-à-dire que l’enfant va s’en désintéresser (et moins les fixer). Cette attention permet à bébé de « surveiller » sans cesse son environnement, mais entraîne une continuelle distraction, car il ne peut pas encore maintenir durablement son attention sur un stimuli.

Plus de connexions !

Entre 6 et 12 mois, le cerveau continue sa maturation et va réaliser une étape clef : la mise en relation de deux régions très importantes :

  • Les centres des systèmes sensoriels et moteurs (situés à l’arrière du cerveau) ;
  • Les centres de contrôle volontaire et de la vigilance (situés à l’avant du cerveau).

Cette connexion va faire apparaître de nouveaux comportements, dits « auto-générés » : Bébé commence à regarder là où il veut bien : ce sont les premiers pas de bébé vers le contrôle de son attention ! Bien sûr, le pouvoir attractif du stimulus nouveau reste très fort et recrute encore majoritairement l’attention automatique.

De 1 à 2 Ans : L’Émergence du Contrôle Attentionnel

  • L’attention volontaire : La connexion créée entre les parties avant et arrière du cerveau continue à se renforcer et permet à l’attention de devenir vraiment autonome ! Le jeune enfant va maintenant pouvoir orienter son attention de façon active et volontaire : il la contrôle délibérément ! Cette attention est plus lente que l’attention automatique (décrite plus haut), puisqu’il faut que l’enfant la décide et l’engage, mais elle est plus durable dans le temps et permet de résister un peu mieux à la distraction. On va donc voir apparaître chez nos enfants :

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    • Des comportements exploratoires plus organisés (ex. Marin ouvre les placards de la salle de bain et sort les choses une par unes des boîtes de rangement) ;
    • Les premiers plans d’action, demandant une attention plus soutenue (ex. Milo décide d’aller prendre la voiture orange dans le salon, puis d’aller jouer avec dans son garage, situé dans sa chambre).
  • L’attention invisible ! : Votre enfant peut maintenant vous écouter sans que vous vous en rendiez compte tout de suite ! C'est-à-dire qu’il peut orienter volontairement son attention vers ce que vous êtes en train de dire à quelqu’un d’autre que lui, sans forcément bouger son corps, sa tête ou son regard. Il a orienté son attention de façon invisible !

De 2 Ans à 7 Ans : Renforcement du Contrôle Attentionnel

Les fonctions de contrôle de l’attention, aussi appelées « fonctions exécutives » et situées à l’avant du cerveau, se développent grandement à cet âge là ! On distingue trois fonctions exécutives principales, nécessaires pour le contrôler l’attention de nos jeunes pré-scolaires :

  • L’inhibition : Elle aide l’enfant à rester concentré sur son activité, en tenant à distance les distracteurs internes (associations de pensées) ou externes (bruits, lumières, etc.) - Ex. Léa continue de réaliser son puzzle, bien que son frère chante à côté.

  • La flexibilité mentale : Elle aide l’enfant à alterner l’engagement de son attention entre plusieurs tâches ou stratégies, en facilitant le passage d'une action à une autre - Ex. Noa se rend compte qu’il n’arrive pas à séparer deux pièces en tirant dessus, il décide de changer de stratégie et d’essayer de les tourner au cas où elles seraient vissées.

  • La planification : Elle aide l’enfant à préparer son action et son niveau d’implication attentionnelle, afin d’atteindre un but précis - Ex. Raphaël sait que pour fermer son manteau, il va falloir être patient et minutieux sur l’attache initiale du zip.

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Ces fonctions de contrôle favorisent le développement de 3 types d’attention différentes, observables à partir de 2/3 ans :

  • L’attention sélective (se manifeste vers l’âge de 2 ans, mais n’est toutefois pas acquise complètement avant l’âge de 8 ans et continue ensuite de s'améliorer jusqu’à l’adolescence) : Cette attention permet à l’enfant de sélectionner une source de stimulation qu’il estime (consciemment ou non) plus importante qu'une autre et de s’orienter vers elle. On parle alors de concentration !

  • L’attention soutenue (connaît une grande amélioration entre 2 ans et 3 ans et demi et continue de se développer jusqu'à l’adolescence) : Cette attention permet à l’enfant de se concentrer sur un stimuli plus longtemps.

  • L’attention partagée (plus l’enfant est jeune, plus il est difficile pour lui de mener plusieurs tâches à la fois). Cette attention permet à l’enfant d'exécuter plusieurs tâches en même temps.

Ainsi, dès 5-6 ans, lors de l’entrée à l’école primaire, tandis que la capacité d’analyse des situations s’est affinée, la concentration a déjà commencé à se stabiliser et l’enfant parvient de mieux en mieux à moduler son attention (bien que plus l’enfant soit jeune et moins il résiste à la distraction). Il peut donc décider d’accorder plus ou moins d’attention à une tâche, en faisant varier son intensité, en fonction de son intérêt, de sa motivation, de son niveau d’éveil et de la situation.

Motricité Fine et Développement

La motricité fine correspond à l’ensemble des mouvements précis, coordonnés et contrôlés des mains et des doigts que l’on va mobiliser dans le but d’accomplir un geste volontaire. Ces mouvements sont essentiels pour l’autonomie au quotidien : pour manger, s’habiller, tenir un stylo… La motricité fine s’acquiert, petit à petit, au fil du développement de l’enfant. Cependant, certains enfants peuvent rencontrer des difficultés dans le développement de cette compétence et ont besoin d’entraîner leurs capacités motrices.

Pour l’ergothérapeute Josiane Caron Santha, on peut distinguer 7 composantes de la motricité fine. Les 7 composantes distinguées par Josiane Caron Santha dans la compétence globale de motricité fine suivent un ordre correspondant aux différents stades de développement de l’enfant. Une meilleure connaissance des éléments constitutifs de la motricité fine vous permettra de détecter quelle composante représente le plus grand défi pour votre enfant.

  1. Préparation de la main et extension du bras : Il s’agit de la préparation de la main et de l’extension du bras vers un objet que l’on souhaite attraper.

    • Exemples de jeux : Pipsquigz (3 hochets aux textures différentes qui se fixent par ventouse) ; Culbuto (jouet qui se dandine sans jamais tomber).
  2. La préhension : C’est la façon dont la main va prendre l’objet. Selon la spécificité de celui-ci (sa forme, sa texture, sa taille, son poids), il faut adapter son type de préhension. En jouant, l’enfant peut apprendre à manipuler des objets très diversifiés afin de mettre en place des stratégies de préhension.

    • Exemples de jeux : Balle looping (balle avec des boucles flexibles pour faciliter la préhension) ; Formes géométriques à trier (60 formes pour varier les activités de tri et de classement).
  3. La stabilisation : C’est la capacité à retenir un objet dans la main pendant son déplacement.

    • Exemples de jeux : Encastrements mono forme (encastrements en bois avec une grosse poignée) ; Compteurs animaux familiers (compteurs pour classer et organiser selon plusieurs critères).
  4. Le relâchement : C’est le geste qui correspond au relâchement des doigts à un moment et un endroit précis pour y déposer un objet.

    • Exemples de jeux : Pyramides d’animaux (jeu d’empilage en bois) ; Jeu d’empilement monkey blocks (blocs partiellement lestés pour des structures impossibles).
  5. Les manipulations dans la main : Les manipulations dans la main se réfèrent à la capacité à déplacer un objet d’un endroit à un autre dans sa main.

    • Exemples de jeux : Plateau XL tri et comptage (plateau en mousse pour développer la motricité fine, le comptage, etc.) ; Cadre habillage Montessori (cadres pour développer les compétences de vie pratique).
  6. La coordination bilatérale : Ce sont les gestes qui nécessitent l’action coordonnée des deux mains en vue d’un acte précis.

    • Exemples de jeux : Kit d’outils découverte (outils dimensionnés pour les petites mains pour les jeux d’eau ou de sable) ; Laçage malin (balle avec des trous pour y glisser des tiges flexibles).
  7. L'utilisation d'outils : La dernière composante de la motricité fine est la capacité à utiliser un outil pour accomplir une tâche.

La Fixation du Regard Chez les Tout-Petits

Il est difficile d’ignorer ce regard intense chez les tout-petits. Beaucoup de parents se demandent pourquoi leur bébé s’attarde à fixer avec insistance une lampe, un rideau ou même le plafond pendant plusieurs minutes. À première vue, cela peut sembler surprenant, mais ce comportement en dit long sur le développement de la vision et sur l’exploration sensorielle qui animent chaque journée d’un nourrisson.

La fixation d’objets par les bébés intrigue souvent, car elle diffère tellement des réactions habituelles des adultes face à leur environnement. Ce phénomène puise ses racines dans le besoin fondamental de stimuler les sens et d’apprendre par l’observation. Au début de la vie, la vision n’est pas aussi performante que celle d’un adulte. En s’adonnant à cette activité silencieuse, le bébé participe activement à son propre éveil sensoriel, posant ainsi les bases de sa future compréhension visuelle.

À la naissance, la vision du nourrisson demeure assez floue. Au fil des semaines, la stimulation visuelle gagne en importance pour booster le développement de la vision. Les objets contrastés, présentant une démarcation marquée entre deux couleurs ou textures, captivent particulièrement les yeux encore novices.

On a tendance à oublier à quel point la curiosité naturelle d’un enfant reste vive dès les premiers instants. Observer attentivement, analyser sous tous les angles, c’est déjà un véritable apprentissage par l’observation. L’exploration sensorielle ne se limite pas à la vue : toucher, entendre, sentir et goûter participent à élargir la palette d’expériences. Chaque moment passé à fixer un mobile, une lumière ou même le visage d’une personne représente un petit pas vers l’autonomie cognitive. Le cerveau de l’enfant traite une multitude d’informations nouvelles à cette occasion, ce qui contribue aussi bien à reconnaître qu’à mémoriser certains repères essentiels à la sécurisation affective.

La reconnaissance des objets et des personnes découle directement de cette première phase d’analyse visuelle. Imiter les comportements perçus passe souvent, avant tout, par ce temps de contemplation silencieuse. Les interactions humaines - sourires, mimiques ou gestes - deviennent peu à peu des modèles. Cette étape ouvre la porte à un dialogue non verbal riche, où chaque regard croisé, chaque sourire échangé posent la base de la communication future.

Il ne faut pas sous-estimer la synergie sensorielle qui se met en place lorsque bébé explore : la vue agit en complément du toucher, de l’ouïe ou de l’odorat. Ce recours permanent à tous les sens favorise la mémorisation et l’identification des choses vues et vécues. Certains objets ou détails retiennent beaucoup plus facilement l’attention d’un nourrisson que d’autres. Couleurs vives, motifs simples et forts contrastes sont gagnants. À cela s’ajoute parfois l’intérêt pour les objets du quotidien, comme un store vénitien, une poignée de porte ou un jouet sonore, tant que leur forme ou couleur attire l’œil curieux.

Ce comportement s’inscrit dans le cadre du développement de la vision et de la découverte progressive de l’environnement. Cette habitude s’accompagne d’un renforcement des facultés d’observation et de reconnaissance des objets et personnes. On constate généralement cette pratique lors des six à huit premiers mois de vie, période clé durant laquelle la maturation des capacités visuelles est en plein essor.

Il est préférable de favoriser cette pratique qui offre une vraie stimulation visuelle et booste l’apprentissage par l’observation. Proposez différents objets colorés ou texturés, variez les motifs et mettez régulièrement à jour le décor pour susciter davantage de curiosité. Il arrive que certains types de fixations inquiètent, notamment si elles s’accompagnent d’absence de réaction aux sons, aux mouvements ou au contact humain. Dans ce cas, il convient de prendre conseil auprès d’un professionnel de santé pour évaluer s’il s’agit d’un retard dans l’évolution sensorielle ou d’un trouble spécifique. Ne jamais oublier que l'équipement d'un enfant peut être déficient.

Développement Psychomoteur de 0 à 3 Ans

Le développement psychomoteur de l’enfant entre 0 et 3 ans est une phase essentielle, faisant partie des fameux « 1000 jours », où l’enfant acquiert progressivement les compétences nécessaires pour être autonome et interagir avec son environnement. Les premiers mois de vie sont une période de transition pour le nouveau-né, qui s’adapte à son environnement extérieur. À ce stade, l’enfant est principalement guidé par des réflexes innés, tels que le réflexe de succion, qui lui permet de se nourrir, ou le réflexe de préhension, où il saisit instinctivement tout objet placé dans sa main, pour s’agripper. Le réflexe de Moro (réflexe de sursaut) est également présent, c’est un réflexe de survie qui va diminuer au fil du temps, indicateur de la maturation du système nerveux.

De 0 à 3 mois

L’enfant a besoin principalement d’interaction avec ses parents et les adultes qui s’en occupent, et de découvrir son environnement.

  • Exemples de jeux : Tapis d’éveil (offre un espace sécurisé pour bouger librement, stimulant ainsi ses muscles et plus tard la motricité) ; Mobiles suspendus ou arche (attirent son attention et encouragent la fixation du regard, améliorant le développement de la coordination œil-main) ; Petits hochets (aident le bébé à découvrir la relation entre ses mouvements et le son produit, développant ainsi son audition et sa coordination) ; Petits livres ou images contrastés (permettent l’interaction et l’échange).

De 3 à 6 mois

L’enfant commence à acquérir un certain contrôle sur ses mouvements. Il découvre ses mains, qu’il observe souvent et porte à sa bouche, un processus essentiel pour l'exploration sensorielle. Le bébé commence à tourner la tête pour suivre des objets du regard, et s’intéresse de plus en plus à son environnement, il devient très « curieux » de voir tout ce qui se passe autour de lui. Il peut attraper des objets proches de lui.

  • Exemples de jeux : Tapis d’éveil avec des jouets à attraper (miroirs et objets texturés encouragent le bébé à étendre les bras et à attraper, ce qui renforce la coordination œil-main et les muscles des bras) ; Cubes ou petits hochets avec textures et sons (stimulent la curiosité du bébé).

De 6 à 12 mois

Le bébé devient de plus en plus actif et commence à se déplacer seul. C’est une période où l’enfant explore activement son environnement, développant ainsi sa force musculaire et sa coordination.

  • Exemples de jeux : Jeux d’encastrement (jouets qui impliquent d'insérer des formes dans les bons trous sont excellents pour le développement de la motricité fine et la compréhension des relations spatiales) ; Balles, cubes de tailles, textures, remplissages et bruits différents ; Panier de jouets ou objets à vider et remplir (le début d’une grande passion à cet âge, vider, puis remplir, et recommencer).

De 12 à 18 mois

La majorité des enfants font leurs premiers pas, marquant une étape cruciale dans leur développement. La marche ouvre de nouvelles perspectives d’exploration et d’autonomie. L’enfant commence à manipuler des objets plus petits avec précision et à comprendre la notion de cause à effet.

  • Exemples de jeux : Chariots de marche (permettent à l’enfant de s’appuyer pour marcher tout en jouant).

De 18 mois à 2 ans

L’enfant perfectionne sa marche et devient plus audacieux, il court, saute et grimpe avec plus d'assurance. Sa coordination générale s’améliore, et il commence à manipuler des objets complexes, comme les puzzles simples. Les jeux symboliques deviennent de plus en plus fréquents : l’enfant imite les actions des adultes, joue à faire semblant et commence à comprendre le concept de rôle.

De 2 à 3 ans

L’enfant continue d’affiner ses compétences motrices. Il devient capable de monter et descendre les escaliers seul, de sauter sur deux pieds, et de manipuler de petits objets avec plus de précision, comme tenir un crayon. L’enfant commence également à interagir davantage avec ses pairs, développant des compétences sociales essentielles.

  • Exemples de jeux : Blocs de construction (encouragent la créativité, la "résolution de problèmes" et la compréhension de l'espace).

Le développement psychomoteur de l’enfant de 0 à 3 ans est une période de découvertes continues et de progrès rapides.

Les Stades de Développement Selon Différentes Théories

Chaque étape de ce développement est déterminée par la manifestation d’une discontinuité. On parle plus fréquemment de trois d’entre eux : Piaget, Freud et Wallon qui s’accordent à voir le développement de l’enfant scandé par des moments obligés, s’appuyant sur des moments antérieurs.

Jean Piaget

Jean Piaget, appelle ces stades des « étapes », qui se succèdent selon un déroulement strict. Tout stade est caractérisé par un temps de préparation et un temps d’achèvement. Jean Piaget a remanié à maintes reprises son système. Ses travaux de psychologie génétique et d’épistémologie visent à répondre à la question fondamentale de la construction des connaissances. Elle se définit par la capacité à établir des hypothèses et effectuer des déductions. Elle marque un progrès au plan de la conceptualisation et de l’abstraction par rapport à la pensée opératoire concrète.

Henri Wallon

Le médecin Henri Wallon propose un système dans lequel coexistent des stades de développement psychomoteur et des stades de développement de la personnalité. Pour lui, le développement est discontinu, parsemé de crises de mutations, et marqué par des conflits. Intrications et chevauchements des différents stades sont nombreux.

Sigmund Freud

Lorsqu’on parle de stades en psychanalyse, on désigne généralement les stades de l’évolution libidinale (rattaché à la libido) de l’enfant :

  • Le stade oral (avant 2 ans).
  • Le stade anal (approximativement entre 2 et 4 ans). Il est caractérisé par une organisation de la libido sous le primat de la zone érogène anale.
  • Le stade phallique (4-5 ans). A ce stade, l’enfant, garçon ou fille, ne connaît qu’un seul organe génital : le pénis, et l’opposition des sexes ne se traduit à ce moment que par l’opposition au terme de « phallique » ou « châtré ».
  • La période de latence (de 5-6 ans à 11-12 ans). On aurait à faire à une sorte de long intermède, d’accalmie entre les deux grandes poussées sexuelles de l’enfance. L’homme est la seule espèce où le développement sexuel se fait en deux poussées successives.
  • La puberté.

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