La germination des pommes de terre est un problème courant qui peut entraîner des pertes de récoltes importantes. Cet article explore les causes de la germination des pommes de terre et propose des stratégies efficaces pour la prévenir et la maîtriser. Il aborde les aspects biologiques, les méthodes culturales, les outils de biocontrôle et les pratiques de jardinage qui peuvent aider à maintenir la qualité et la quantité des récoltes de pommes de terre.
Introduction
La germination des pommes de terre est un processus naturel qui peut être déclenché par divers facteurs, tels que les conditions de stockage, la température et l'humidité. Comprendre les causes de la germination est essentiel pour mettre en œuvre des stratégies de prévention efficaces. Cet article fournit une analyse approfondie de la biologie de la germination des pommes de terre et propose des solutions pratiques pour interrompre ce processus.
Biologie de la germination des pommes de terre
Le mildiou, une maladie cryptogamique, est un facteur important qui peut affecter la germination des pommes de terre. Cette maladie, qui a dévasté des champs entiers de pommes de terre en Irlande au milieu du XIXe siècle, entraînant une grave famine, se propage rapidement dans des conditions favorables. Les symptômes apparaissent sur toutes les parties aériennes de la plante, les feuilles étant les premières touchées. Des taches translucides apparaissent sur les feuilles, évoluant vers un aspect huileux avec un centre nécrotique noirâtre et une marge livide. En conditions humides, un duvet blanchâtre, correspondant à la fructification du champignon, peut être observé. La maladie peut rapidement atteindre les tiges, formant des chancres irréguliers.
Le mildiou se conserve sous forme mycélienne et produit des oospores, qui hibernent dans le sol et sont à l'origine des contaminations primaires. Ces oospores produisent des sporanges, qui germent et pénètrent dans les tissus de la plante, formant des zoospores flagellées mobiles dans l'eau. Ces zoospores germent et envahissent les cellules végétales. Le développement de la maladie nécessite la présence d'eau liquide sur le feuillage pendant une durée prolongée, avec une humidité relative supérieure à 90 %.
Méthodes culturales pour prévenir la germination
Plusieurs méthodes culturales peuvent être utilisées pour prévenir la germination des pommes de terre :
Lire aussi: Guide Complet Accouchement Naturel
Choisir des variétés tolérantes : Optez pour des variétés de pommes de terre plus résistantes au mildiou. Les étiquettes des plants certifiés et les conseils des revendeurs peuvent vous orienter dans ce choix.
Favoriser le séchage du feuillage : Le mildiou germe dans l'eau liquide sur les feuilles et par forte hygrométrie ambiante. Pour favoriser le séchage :
- Arrosez de préférence le matin par beau temps pour permettre un ressuyage rapide du feuillage.
- Laissez de l'espace entre les plants pour faciliter la circulation de l'air.
- Sarclez régulièrement le sol pour limiter la prolifération des herbes qui retiennent l'humidité.
- Évitez la proximité des tomates ou la plantation sur un précédent de culture de tomates, car le même champignon pathogène infecte les deux plantes.
- Préférez la rotation des cultures pour retarder l'apparition des symptômes en début de saison.
Retirer les feuilles malades : En cas de suspicion d'attaque, retirez les premières feuilles malades et détruisez-les. Le retrait des premiers plants malades permet de limiter la propagation du champignon.
Outils de biocontrôle
L'utilisation de décoction de prêle en préventif, dans les conditions favorables au développement du champignon (temps chaud et humide ou orageux), semble limiter les dégâts. Cependant, l'efficacité de telles préparations n'est pas démontrée à ce jour.
Pratiques de jardinage pour optimiser la croissance
Pour optimiser la croissance des pommes de terre, il est essentiel de suivre certaines pratiques de jardinage :
Lire aussi: Couches lavables faites maison : le guide
- Semis de légumes à cycle court : Même en plein mois de juillet, il est possible de continuer à cultiver votre potager en semant des légumes à cycle court. Si certaines de vos parcelles sont inoccupées, c'est l'occasion idéale de les valoriser avec des variétés à croissance rapide.
- Rubans de graines : Si vous êtes pressé ou si vous avez des difficultés à espacer correctement vos graines, optez pour des rubans de graines.
- Protection contre la chaleur : Pour éviter que vos jeunes semis ne souffrent de la chaleur et du dessèchement, pensez à les ombrer. Un simple journal humide posé délicatement sur les semis peut maintenir l'humidité et réduire la température du sol.
- Voile d'ombrage : Le voile d'ombrage permet de réduire la température intérieure de plusieurs degrés, tout en maintenant une luminosité suffisante pour la croissance des plantes. Il limite également le stress thermique, les brûlures foliaires et l'avortement des fleurs ou jeunes fruits.
- Pulvérisation sous serre : Par temps chaud, utilisez un pulvérisateur manuel pour vaporiser vos cultures sous serre. Cette brume permet de faire baisser la température ambiante et d'augmenter l'humidité, pour limiter la perte d'eau par les feuilles et réduire le stress hydrique.
- Taille des tomates : Lorsque vos tomates conduites en cordon atteignent la hauteur de leur tuteur, ou qu'elles ont formé environ six grappes de fruits, taillez-les en coupant la tête de la tige principale. Cela permet à la plante de concentrer son énergie sur la maturation et la qualité des fruits.
- Retirer les feuilles basses des tomates : Aidez les tomates à mûrir en retirant les feuilles basses. Cela permet à la lumière d'atteindre tous les fruits, et aux tomates de prendre leur belle couleur rouge.
- Taille et pincement des légumes-fruits : Taillez et pincez les plants de légumes-fruits comme l'aubergine, la courgette, la tomate, le concombre ou le poivron et de fruits le melon pour favoriser la floraison, et donc d'augmenter la formation des fruits.
- Éclaircissage des pommiers : Éclaircir les pommiers permet d'obtenir de plus grosses pommes, tout en évitant le phénomène d'alternance et en maintenant l'arbre en bonne santé.
- Arrosage du compost : La chaleur intense peut assécher rapidement un tas de compost, et stoppe l'activité des micro-organismes essentiels à la décomposition. Veillez donc à arroser régulièrement.
- Ombrières pour les semis : Poser des ombrières permet de protéger les semis de fin de saison (carottes, laitues, betteraves, choux d'automne), les légumes-feuilles sensibles à la montée en graines (salades, épinards ou radis) ou les légumes-fruits qui pourraient être victimes de coups de soleil (tomates, aubergines, poivrons).
- Filet anti-grêle : La mise en place d'un filet anti-grêle en juillet est une assurance récolte.
- Choix des nutriments : Les légumes-fruits sont gourmands en nutriments, et les ressources nutritives du sol s'épuisent rapidement au fur et à mesure de leur croissance. Choisissez le bon rapport de nutriments pour vos cultures.
- Arrosage massif en cas de stress hydrique : Lorsque les feuilles de vos plants montrent des signes de stress hydrique sévère, la première intervention consiste en un arrosage massif et très lent au pied de chaque plante affectée.
- Taille thérapeutique : Une taille thérapeutique peut être envisagée pour les parties les plus endommagées. Supprimez les feuilles et les branches complètement desséchées ou gravement brûlées par le soleil.
- Étais pour les branches chargées de fruits : Utilisez des perches robustes en bois terminées par une fourche naturelle ou taillée en V ou de solides poteaux pour les grosses branches basses.
- Suppression des gourmands : Supprimer les gourmands est souvent nécessaire pour les légumes-fruits comme les tomates, les aubergines, certains melons et parfois même les concombres.
- Pincer les aromatiques : Pincer les aromatiques est une opération importante pour des aromates comme le basilic, la menthe, la mélisse, la ciboulette, la coriandre, l'origan et même le thym et la sarriette après leur floraison.
- Cultures de fin d'été et d'automne : Misez sur des variétés à croissance rapide ou des cultivars résistants au froid et à la montaison tardive.
- Semis d'arrière-saison : Les semences d'arrière-saison souffrent souvent de la chaleur et du manque d'humidité. Privilégiez un semis en pleine terre si possible, dans un endroit qui bénéficiera d'une ombre partielle aux heures les plus chaudes de la journée.
- Purin d'ortie et de consoude : Le purin d'ortie, riche en azote et oligo-éléments, permet de stimuler la croissance et renforce la résistance aux stress et ravageurs. Le purin de consoude quant à lui est riche en potasse et en calcium, et favorise la fructification, le grossissement des fruits et prévient les carences.
- Semis de vivaces annuelles : Profitez des températures estivales pour semer certaines vivaces annuelles comme les campanules, digitales, œillets de poète ou primevères.
- Bouturage : Juillet est la bonne période pour bouturer : les tissus sont encore tendres (tiges semi-ligneuses, ni trop jeunes ni trop lignifiées) ce qui favorisera un enracinement rapide.
- Couper les fleurs fanées : En coupant les fleurs dès qu'elles sont fanées, vous empêcherez la plante d'entrer dans un processus de fructification et favorisez la pousse de nouvelles fleurs.
- Éclaircissage avant les vacances : Avant de partir en vacances en juillet, ne vous contentez pas d'un arrosage copieux. Procédez également à un éclaircissage des légumes comme les carottes, radis, ou laitues, pour favoriser la croissance des plants restants, mais aussi pour réduire la compétition hydrique durant votre absence.
La sclérotiniose
Cette maladie fongique affecte de multiples cultures comme les salades, chicorées, endives, carottes, persil, échalotes, oignons, poireaux, haricots, tournesols, colza, choux, aubergines, pommes de terre, etc.
La sclérotiniose se développe généralement dans des conditions humides et relativement fraîches (10-15 °C). Les facteurs qui favorisent son apparition incluent une humidité élevée, un ensoleillement limité, un excès d’azote et un sol argileux humide l’hiver.
Pour prévenir et contrôler la sclérotiniose, il est recommandé de pratiquer une rotation des cultures, d'espacer les plants suffisamment, d'éliminer rapidement tout plant suspect, d'éliminer les débris et de contrôler l’humidité.
Températures et croissance des plantes
Chaque plante a ses températures optimales pour pousser. Le zéro de végétation correspond à la température minimale en dessous de laquelle la plante s’arrête de croître. Si la température optimale de croissance de la plupart des potagères se situe entre 15 et 25°C, l’arrêt de la pousse des végétaux varie d’un légume à l’autre.
En respectant les températures bénéfiques de chaque plante, les plages de cultures peuvent être courtes dans certaines régions. Pour y remédier, il existe de nombreuses astuces, comme faire ses semis en avance sur la saison, au chaud et protégé.
Lire aussi: Comment déclarer votre grossesse ?
La serre est un bon moyen pour prolonger ses cultures, voire les rendre possibles dans certains endroits trop froids. Il est possible de limiter les différences de température dans la serre en installant de la masse thermique dedans permettant de diffuser la chaleur accumulée la journée pendant la nuit.
Semis et récoltes
En avril, semer, c’est investir dans des récoltes gourmandes de l’été et de l’automne. Prenez votre temps, respecter le rythme de la nature, et savoure chaque moment passé au jardin. Les semis sont une véritable promesse de vie… Début avril est idéal pour semer les dernières tomates si ce n'est pas encore fait. La terre doit être meuble et bien drainée. Utilisez des étiquettes pour noter ce que vous avez semé et à quelle date.
tags: #comment #avorter #la #germination #des #pommes