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Comment éviter les infections sexuellement transmissibles (IST)

Les infections sexuellement transmissibles (IST), anciennement appelées maladies sexuellement transmissibles (MST), sont des infections courantes qui peuvent être contractées lors de relations sexuelles vaginales, anales ou orales, ou par contact cutané. Elles sont causées par des agents infectieux tels que des virus, des parasites ou des bactéries. Cet article vise à fournir des informations complètes sur les IST et les moyens de les prévenir.

Prévention générale des IST

La prévention des IST passe par une approche globale incluant l'information, la vaccination et l'utilisation de moyens de protection lors des rapports sexuels.

Le préservatif : une protection essentielle

Le port du préservatif, masculin ou féminin, est le moyen le plus efficace de se protéger contre le VIH et les différentes IST. Il est recommandé de choisir des préservatifs certifiés CE, de préférence lubrifiés et avec réservoir. Il est important de vérifier la compatibilité du lubrifiant avec le préservatif, en évitant les corps gras qui fragilisent le latex. Il ne faut pas superposer deux préservatifs, car cela augmente le risque de rupture. Pour la fellation, il existe des préservatifs non lubrifiés et aromatisés.

Dépistage régulier

Le dépistage des IST est recommandé dans certains cas, comme après un rapport sexuel non protégé avec un nouveau partenaire. Certains dépistages sont obligatoires, comme celui de la syphilis en début de grossesse. Il est important de se faire dépister régulièrement, car les IST se transmettent facilement et ne provoquent pas toujours de symptômes visibles. En 2020, Santé Publique France rapportait 4856 diagnostics de VIH. Parmi ces cas de séropositivité, 30% étaient à un stade avancé, ce qui réduisait les chances de prise en charge et augmentait les risques de transmission de la maladie aux partenaires sexuels des patients infectés.

Vaccination

La vaccination est un moyen de prévention efficace contre certaines IST virales, comme l'hépatite B et le papillomavirus humain (VPH). La vaccination contre le VPH est particulièrement importante pour les jeunes, car elle peut prévenir l'apparition de cancers de l'utérus, du rectum, etc.

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IST bactériennes et parasitaires

Les IST bactériennes ou parasitaires les plus courantes sont la chlamydia, la syphilis, la gonorrhée et la trichomonase. Une fois diagnostiquées, ces IST peuvent être facilement soignées.

Chlamydia

Les chlamydioses sont des infections urogénitales dues à des bactéries du genre Chlamydia. Ce sont les infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes. Dans un cas sur deux, elles passent inaperçues. Lorsque des signes sont présents, ils sont peu inquiétants : écoulements discrets, brûlures en urinant, douleurs du bas-ventre ou pendant les rapports sexuels. La lymphogranulomatose vénérienne, ou maladie de Durand-Nicolas-Favre, est une forme particulière de chlamydiose, plus fréquente chez les voyageurs séjournant en région tropicale. Elle est présente en Afrique, en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Asie du Sud-Est, mais aussi dans les grands ports internationaux (à Rotterdam notamment). Des cas de plus en plus nombreux sont signalés en France.

Syphilis

La syphilis est due à une bactérie. Cette maladie contagieuse se manifeste tout d’abord par une ulcération, en général au niveau des organes génitaux ou de la gorge, qui n’est pas douloureuse et qui passe souvent inaperçue. Sans traitement antibiotique, de petites taches rose pâle ou rouges peuvent ensuite apparaître sur le corps. Même s’ils restent indispensables, les préservatifs n’offrent pas une protection absolue contre la syphilis, dans la mesure où la contamination peut avoir lieu lors d’un baiser profond. Certains dépistages sont obligatoires, comme celui de la syphilis en début de grossesse.

Gonorrhée (Blennorragie)

La blennorragie (ou gonococcie) est transmise généralement lors d’un rapport sexuel non protégé, très rarement par contact avec du linge souillé. Chez l’homme, l’infection se manifeste par une inflammation de l’urètre qui se traduit par des brûlures intenses en urinant (d’où son surnom de « chaude-pisse ») accompagnées d'un écoulement purulent jaunâtre. Chez la femme, l’infection passe souvent inaperçue. La prévention de cette maladie repose sur l’utilisation systématique des préservatifs et le respect des règles d’hygiène (lavage des mains et sous-vêtements propres). Si les maladies sexuellement transmissibles touchent aussi bien les femmes que les hommes, il semblerait que les hommes soient plus sensibles à certaines d’entre elles. C’est notamment le cas de la gonorrhée qui touche davantage les patients de la gent masculine âgés entre 20 et 39 ans.

Trichomonase

La trichomonase est une infection parasitaire qui affecte le plus souvent le vagin chez les femmes, mais peut aussi infecter l'urètre chez les hommes. Elle se transmet par contact sexuel.

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Gale

Cette maladie est causée par un petit parasite qui creuse des galeries sous la peau. Elle se manifeste par des démangeaisons de plus en plus fortes, surtout au moment du coucher, et des traînées rougeâtres, visibles en relief sur la peau.

Chancre mou

Le chancre mou est une infection bactérienne due au bacille de Ducrey (Hæmophilus ducrey). Il se manifeste par de petites ulcérations, souvent douloureuses, au niveau des organes génitaux. Le port du préservatif est le seul moyen de prévention, mais il n’offre pas une protection absolue.

IST virales

Les IST virales les plus répandues sont l’hépatite B, l’herpès génital, le papillomavirus humain (VPH) et le VIH.

Hépatite B et C

Les hépatites B et C se transmettent par les fluides corporels (sang, sperme, etc.). L’hépatite B se transmet lors de contacts sexuels (ce qui est beaucoup plus rare dans le cas de l’hépatite C). Ces hépatites peuvent devenir chroniques et entraîner à terme de sérieux dommages au niveau du foie. La prévention de la contamination passe par l’utilisation systématique du préservatif, comme pour le VIH.

Herpès génital

L’herpès génital est dû à un virus. Il se manifeste par l’apparition de petites vésicules localisées au niveau de l’appareil génital, de l’anus ou des fesses. Ces vésicules entraînent souvent des démangeaisons, des brûlures, voire des douleurs, mais elles peuvent également passer inaperçues. Le virus de l’herpès étant contagieux, l’utilisation de préservatifs est indispensable. Néanmoins, il est possible d’être contaminé par les vésicules situées à proximité des organes génitaux, là où le préservatif ne protège pas. Il est donc préférable de s’abstenir d’avoir tout rapport sexuel pendant une poussée d’herpès.

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Papillomavirus humain (VPH)

Les condylomes sont de petites excroissances dues à des Papillomavirus humains (HPV) et qui ressemblent à des verrues sur les organes génitaux et l’anus. Ils se manifestent parfois plusieurs années après la contamination et ne sont pas toujours visibles à l’œil nu. Ces virus peuvent favoriser l’apparition de cancers (cancer de l’utérus, du rectum, etc.). La contamination se fait par voie sexuelle, l’utilisation du préservatif est donc indispensable. Néanmoins, il n’offre pas une protection absolue. Le condylome se transmet de peau à peau et les lésions peuvent se situer à des endroits non protégés par le préservatif.

VIH/SIDA

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) provoque l’affaiblissement des défenses immunitaires de l’organisme en détruisant certains lymphocytes. Le sida reste, à ce jour, une maladie grave malgré la mise au point de médicaments bloquant efficacement la prolifération du virus. Le port d'un préservatif est le moyen le plus efficace de se préserver du VIH et des différentes IST.

Conseils spécifiques pour les voyageurs

Pour certains, les vacances sont l’occasion de rencontres amoureuses et de plaisirs sexuels. Il est donc important de prendre des précautions supplémentaires lors de voyages, en particulier dans les pays où les mœurs sexuelles sont assez libres ou où l'accès aux soins de santé est limité.

Précautions sanitaires générales

Dans les pays en voie de développement, il est préférable de refuser toute transfusion sanguine et tout acte chirurgical, sauf en cas de nécessité absolue. Évitez si possible les soins par voie injectable. Ces mesures vous protégeront également d’autres maladies infectieuses, par exemple les hépatites. Si des injections sont impératives, prenez garde à ce que les aiguilles et les seringues soient à usage unique. Pour en être sûr, faites ouvrir les emballages sous vos yeux. En voyage, évitez les tatouages, les perçages d’oreilles, les piercings, les barbiers, l’acupuncture et autres pratiques locales impliquant l’utilisation d’instruments coupants ou piquants.

Contraception en voyage

En voyage, les oublis de pilule sont fréquents et il est préférable de tenir compte du décalage horaire : si les pilules progestatives classiques tolèrent un retard de prise de douze heures, les pilules microdosées ne permettent qu’un retard de deux heures. Au-delà, elles perdent leur efficacité. En cas de décalage horaire important, le mieux est de faire comme les hôtesses de l’air : porter deux montres, l’une à l’heure locale, l’autre à l’heure française pour savoir quand prendre sa pilule ! Les implants intradermiques (contraceptifs placés sous la peau et dont l’effet dure environ trois ans) peuvent être indiqués pour les séjours longs et aventureux. Les stérilets sont également pratiques, tout comme les diaphragmes ; mais ces derniers doivent être utilisés avec un gel spermicide qui craint parfois la chaleur. La contraception est un sujet à aborder avec votre médecin de manière détaillée et plusieurs semaines avant le départ.

Prévention des mycoses vaginales

Les mycoses vaginales sont dues à des champignons de la famille des levures. Elles se traduisent par des démangeaisons de la vulve et du vagin, ainsi que par des écoulements épais et blanchâtres. Pour éviter ce type d’infection, évitez les bains prolongés en piscine ou en jacuzzi, portez des vêtements amples en coton ou en matière naturelle ; évitez les savons trop détergents pour la toilette intime.

Après le voyage

Si votre voyage a été l’occasion de nombreuses rencontres amoureuses, et en particulier dans des pays où les mœurs sexuelles sont assez libres, pensez à faire un test de dépistage. C’est le seul moyen de savoir si vous êtes infecté.

Signes d'alerte et conseils

Les infections sexuellement transmissibles se transmettent facilement et ne provoquent pas toujours de symptômes visibles. Certains signes doivent cependant alerter sur le développement d’une IST tels que des écoulements anormaux du vagin, du pénis ou de l’anus ainsi que des démangeaisons ou des brûlures au niveau de l’appareil génital. Des troubles de la fertilité peuvent également être les symptômes d’une IST. Vous avez un doute, ou besoin d’un conseil concernant les IST ?

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