Loading...

Cité Doudou Basse Sénégal : Histoire et Tourisme

Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux pays ont développé une industrie touristique axée sur le tourisme balnéaire. Cependant, avec la montée de la conscience environnementale, ce type de tourisme stagne, voire connaît un déclin dans certaines destinations. Le Sénégal, quant à lui, possède de nombreux atouts touristiques, résultant d'une offre riche et variée, mais d'une demande peu diversifiée. Parmi ses attraits naturels, géographiques, climatiques et humains, on peut citer un ensoleillement constant, une multitude de parcs nationaux et de réserves, une culture riche et variée grâce à la diversité ethnique et linguistique, et la Téranga, symbole de l'hospitalité légendaire érigée en valeur sociale nationale.

Le Tourisme Littoral au Sénégal : Genèse et Développement

Le développement du tourisme sur le littoral sénégalais a été motivé par la promotion de nouvelles destinations balnéaires « tropicales » pour répondre aux enjeux du tourisme de masse des années 1970. Comme le décrit Alain Corbin, l'espace littoral a subi des transformations profondes pour passer d'un état répulsif à un état attractif. Plusieurs projets touristiques portés par l'État se sont concentrés sur cet espace littoral, notamment la Petite-Côte et la Basse-Casamance, considérant le secteur littoral comme un réservoir de richesses capable de répondre à une mise en tourisme du territoire.

En raison de sa capacité à attirer les investissements privés et des enjeux financiers majeurs qu'elle représente, l'activité touristique s'est inscrite au cœur de la problématique de développement économique et social du Sénégal. Cette volonté a été réaffirmée dès 1959 dans le premier plan stratégique de développement économique et social du pays, où le tourisme a été choisi comme levier de soutien aux finances publiques. Cependant, son développement s'est fortement orienté vers l'aménagement du littoral, offrant un produit exclusivement balnéaire qui, après des années de succès, est entré dans une ère de déclin progressif.

Pour maintenir l'économie touristique, il est nécessaire de mettre en place une autre forme de tourisme pour relancer l'activité dans cette zone et la rééquilibrer à l'échelle du pays, à travers une nouvelle politique d'aménagement de l'espace et le développement du tourisme en milieu naturel. Le Sénégal doit étendre son activité touristique sur l'ensemble de son territoire et non la confiner uniquement sur le littoral.

Méthodologie de l'étude du tourisme au Sénégal

Pour étudier cette problématique, une recherche documentaire a été menée, comprenant la consultation d'ouvrages, de documents et de rapports administratifs sur le développement du tourisme littoral. Cette méthode a permis de recueillir des statistiques fiables pour une analyse quantitative de la demande, de la répartition et de l'évolution du tourisme au Sénégal. Une démarche qualitative a également été entreprise à travers des entretiens individuels avec des professionnels du tourisme, des touristes résidents et non-résidents des sites touristiques de Saly Portudal et du Cap Skirring. Cette démarche a permis de clarifier les différentes typologies d'aménagement, d'approfondir le regard des touristes sur le territoire et d'identifier leurs attentes.

Lire aussi: Postes en physiologie pédiatrique: France et Suisse

Le Littoral Sénégalais : Un Potentiel Touristique Surexploité

Le Sénégal dispose de 718 km de plage de sable fin, s'étendant de Saint-Louis à la Casamance, ce qui en fait la première destination balnéaire en Afrique francophone. Le produit balnéaire se concentre surtout dans la Petite-Côte (région de Thiès) avec ses plages aux multiples facettes, comme la station de Saly.

Dans les années 1960, le tourisme international de masse a été encouragé par un aménagement touristique littoral dirigé par l'État. Les premières opérations d'aménagement et de planification touristiques devaient apporter des retombées fructueuses dans les régions pauvres. Un organisme a été créé pour financer le secteur touristique, et un autre pour aménager la frange littorale pour abriter des unités hôtelières internationales et promouvoir les investissements.

Si l'activité balnéaire est un fait ancien sur le littoral sénégalais, elle est longtemps restée secondaire et limitée à la Petite-Côte. Ce n'est qu'à partir des années 1960 que l'irruption brutale du tourisme de masse a bouleversé l'économie littorale sénégalaise et affecté les activités traditionnelles. La mise en tourisme du littoral a connu un développement spectaculaire.

Au début des années 1990, l'introduction des résidences para-hôtelières, pour répondre à un souci de diversification de l'offre d'hébergement, a provoqué une recrudescence d'aménagements ponctuels dans un grand nombre de sites littoraux recherchés comme Saly Niakh Niakhal, Somone, Nianing et Palmarin sur la Petite-Côte, et Diembéring, Kabrousse et Abéné en Basse-Casamance.

Cependant, programmées pour soutenir l'activité touristique, les résidences secondaires se révèlent comme un élément conquérant supplémentaire, de grands « dévorateurs » d'espaces, au point d'étayer la thèse selon laquelle le tourisme est devenu une nouvelle forme de colonialisme. L'aménagement spontané, sous la pression du tourisme de masse, n'épargne ni l'environnement terrestre ni l'environnement marin.

Lire aussi: Protection Maternelle et Infantile

Les Conséquences de la "Résidentialisation" du Littoral

Tout le littoral est aujourd'hui en proie au phénomène de « résidentialisation ». On y dénombre officiellement, sur la seule localité de la Petite-Côte par exemple, près de 57 résidences secondaires avec une capacité de 954 lits. En réalité, ce sont plusieurs centaines de réceptifs non répertoriés par l'État qu'on retrouve sur cette zone littorale. Sans plan d'ensemble, elles se développent de manière anarchique. Ces occupations de l'espace côtier, plus particulièrement du front de mer, constituent une sérieuse préoccupation du point de vue de la répartition spatiale et de l'occupation des sols. C'est pourquoi le littoral est devenu la véritable zone problème en termes de contrôle foncier. Des résidences secondaires ou particulières isolées s'y créent ex nihilo sans le moindre contrôle ni le moindre respect des lois et règlements en vigueur en matière d'occupation du sol et du rivage, en provoquant le gonflement et le bourgeonnement des villes et des villages périphériques.

La mise en tourisme de masse du littoral crée un nouveau rapport avec la mer. Cet espace littoral est devenu, en quelques décennies, une zone d'attraction touristique majeure. Les pratiques touristiques occidentales qui s'y développent, fortement liées à des formes paysagères, sont en train de décliner, voire de disparaître. Dans ce contexte, le tourisme au Sénégal demeure une activité déséquilibrée géographiquement.

La carte touristique du pays indique que l'essentiel des intenses concentrations touristiques se situent principalement sur le littoral (Saint-Louis, Dakar, Delta du Saloum et Basse-Casamance). Tous les plans de développement touristique du Sénégal sont orientés sur le littoral. Il en est de même de l'étude des trois importants projets d'aménagement touristiques (Pointe Sarène, Mbodienne et Joal Finio). La réalisation de ces projets tarde à voir le jour pour plusieurs causes.

Dans la pratique, tous les plans d'aménagement et de planification touristiques n'ont pas été respectés comme initialement prévu. À ce jour, seule la station balnéaire de Saly Portudal a fait l'objet d'un aménagement avec des infrastructures de base (voirie et réseaux divers).

Les potentialités touristiques des régions littorales sont surexploitées au moment où l'arrière-pays, avec ses immenses richesses touristiques, demeure peu mis en valeur. Les actions d'aménagement, de défrichement et de terrassement des zones touristiques situées au niveau de la plage, du littoral ou de la mangrove sont de nature à favoriser la dégradation insidieuse du milieu en perturbant le fragile équilibre et la vie des espèces faunistiques et floristiques in situ.

Lire aussi: Horaires et accès à la Cité Mome PMI

L'image du Sénégal étant trop orientée « soleil d'hiver », la destination se vend davantage grâce à la promotion de son environnement littoral que par le biais d'attributs « typiques ». Dans un environnement très concurrentiel où de nouvelles destinations comme le Cap-Vert attirent de plus en plus de clientèles balnéaires, la tâche de promouvoir ce produit devient alors difficile pour le pays. Il est impératif d'être à l'écoute de la clientèle et de l'ensemble des professionnels du secteur et des populations locales pour trouver de nouvelles formes alternatives de tourisme. Il apparaît normal de rassembler les différents atouts et de valoriser la diversité de l'offre. Les différents investissements publics comme privés doivent être plus cohérents.

Derrière l'apparente diversification des structures d'accueil se cache une monotonie de l'offre dominée par le balnéaire. Les styles architecturaux se ressemblent. De même, toutes les catégories d'hébergement comme les hôtels haut de gamme, les résidences, les auberges ou les campements offrent la même panoplie d'activités sportives et distractives (piscine, tennis, planche à voile, ski nautique et discothèque). Les plus luxueux vont jusqu'à proposer de la thalassothérapie et surtout du golf.

L'Impact Économique du Tourisme au Sénégal

Le tourisme est aujourd'hui à la base de la croissance économique de la Petite-Côte et de la Basse-Casamance. En l'espace d'un quart de siècle, il s'est imposé comme la deuxième source de revenus du pays après la pêche. Les flux touristiques, essentiellement balnéaires, représentent près de 54 % des arrivées touristiques au Sénégal et assurent l'essentiel des retombées économiques du tourisme. Le produit intérieur brut (PIB) du pays a progressé en moyenne de plus de 5 % par an depuis 1995.

L'intérêt du tourisme sur l'économie sénégalaise, dans le contexte actuel, est particulièrement apprécié. Il génère une manne financière importante à l'économie par les consommations, les subventions et les investissements extérieurs. La part du tourisme dans le PIB est de l'ordre de 2,5 %. Ainsi, avec plus de 101,4 milliards de francs CFA en 1999 à environ 234 milliards en 2004, le secteur du tourisme (balnéaire) demeure le second pourvoyeur de recettes en devises après la pêche. En outre, les recettes fiscales provenant du tourisme littoral représentent près de 75 % des recettes globales générées par le secteur. Sur les 25 000 emplois directs et 75 000 emplois indirects créés par l'activité touristique, les trois quarts seraient localisés en milieu littoral.

Les Effets Négatifs du Tourisme de Masse

En dépit de ces résultats, on ne doit pas néanmoins sous-estimer les effets négatifs de la croissance du tourisme dans ce milieu littoral. Les hôtels de bord de mer forment des plates-formes en contrebas qui ne sont accessibles qu'à leurs clients. La construction massive d'unités hôtelières le long du rivage exclut la population autochtone à l'accès à la mer et à la plage qui deviennent des « propriétés privées ». Ce sont là autant de facteurs qui nécessitent de reconsidérer les logiques touristiques et les stratégies de développement de ce secteur d'activité au Sénégal.

Le bilan du tourisme de masse au Sénégal est plus que mitigé. Il a des coûts socioculturels non négligeables sur les sociétés d'accueil et est considéré comme une source de pédophilie, de proxénétisme, de prostitution, de toutes les tares et déviances. Ce modèle touristique longtemps construit sur les trois « S » (sun, sand, sea) est en passe de faire croire que le Sénégal, plus particulièrement les stations littorales, sont des destinations du tourisme sexuel.

Selon Dème, le tourisme balnéaire sénégalais entraîne 12 catégories de coûts socio-économiques. Les retombées économiques du tourisme balnéaire profitent peu aux populations locales. Il est d'ailleurs en train de vivre la plus grave crise de son histoire en raison des mécanismes de domination économique et de dépendance sur lesquels l'activité s'est développée. Tous les investissements proviennent de l'extérieur. Les clientèles sont également en majorité envoyées par les voyagistes français, italiens ou espagnols qui ont mis en place un circuit économique fermé qu'ils contrôlent du début à la fin. Pour mieux les contenir dans leur bulle, les voyagistes préparent les touristes à éviter les éventuels contacts avec le milieu extérieur au site d'hébergement et de villégiature.

Une grosse partie des bénéfices générés par l'activité appartient à ces multinationales étrangères qui contrôlent la quasi-totalité des structures hôtelières littorales où sont favorisés en vase clos des modes de vie des Français, Italiens ou Espagnols fondés sur leur propre système de références et sur leur interprétation du désir des touristes.

Aujourd'hui, la situation globale du tourisme balnéaire est devenue alarmante. Les flux touristiques ne cessent de dégringoler, voire de stagner. Le tourisme sénégalais, notamment le balnéaire, est confronté à d'énormes difficultés, au point que les acteurs sont unanimes à penser que c'est tout « le secteur qui est malade ». Depuis quelques années, l'État et les professionnels cherchent éperdument à soigner l'image du pays à l'extérieur, mais également à mettre en place une politique cohérente, dynamique, pour relever le secteur de sa léthargie totale.

Les modalités de développement actuel de l'activité posent de profonds déséquilibres socio-économiques. En analysant la valeur et la richesse des potentialités touristiques et en les comparant avec les recettes générées par le tourisme balnéaire, on est frappé par le niveau de pauvreté des populations locales, tant en milieu urbain qu'en milieu rural. En effet, les industries nationales sont exclues de la compétition au profit de grandes firmes.

Diversification du Tourisme : L'Exemple de la Casamance et d'Oussouye

La Casamance, avec sa capitale Ziguinchor, offre un contraste saisissant. Autrefois un paradis touristique dans les années 70-80, elle a subi les conséquences de la guerre pour l'indépendance dans les années 90. Malgré son état délabré, elle conserve un charme indéniable avec ses maisons coloniales et ses jardins luxuriants.

La région regorge de sites exceptionnels, tels que l'Île des Féticheurs (Île d'Ehidj), un lieu préservé et mystique, ou encore Bouyouye, un village solaire qui a conservé ses cases traditionnelles. Le Cap Skirring, station balnéaire en développement, contraste avec le village authentique de Diembering, où la vie locale est sincère et préservée.

Oussouye, petite ville typiquement africaine située à environ 35 kilomètres de Cap Skirring, offre une expérience authentique avec son marché coloré et ses ateliers artisanaux, notamment la confection d'objets en vannerie et la production de noix de cajou. La visite de la case à impluvium, un ancien style de construction destiné à protéger les populations, est également un incontournable.

Le Tourisme Familial et Solidaire : Une Alternative Prometteuse

Le Sénégal offre de nombreuses opportunités pour un tourisme familial et solidaire, axé sur la rencontre et le partage avec les populations locales. Des activités telles que la pêche en pirogue dans le delta du Saloum, les cours de danse africaine et de fabrication de colliers sur l'île de Gorée, ou encore les cours de cuisine pour apprendre à préparer la tiéboudienne, permettent une immersion authentique dans la culture sénégalaise.

Le Delta du Siné Saloum, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, est un lieu privilégié pour observer la faune et la flore locales, découvrir les bolongs et les mangroves, et partager des moments de convivialité avec les familles locales. Saint-Louis, avec son patrimoine architectural unique, et l'île de Gorée, haut lieu de mémoire de l'esclavage, sont également des étapes incontournables pour un voyage enrichissant en famille.

Des hébergements tels que la maison d'hôtes KEUR NIAYE à Toubacouta ou la maison d'hôtes Au fil du fleuve à Saint-Louis privilégient l'accueil personnalisé et la participation à la vie locale. Manger chez l'habitant est une expérience unique pour découvrir la terranga sénégalaise et savourer la cuisine locale.

Les Défis du Tourisme Sénégalais et les Perspectives d'Avenir

Malgré ses atouts, le tourisme sénégalais fait face à plusieurs défis, tels que les longs temps de route, la saleté en dehors des villes, le manque de compétitivité de la destination, et l'absence de stratégie claire pour la relance du secteur.

Pour surmonter ces obstacles, il est impératif d'organiser les États généraux du tourisme, d'impliquer tous les acteurs dans la recherche de solutions, de définir un plan d'action précis, et de dégager les financements nécessaires aux réformes. Il est également essentiel de diversifier l'offre touristique, de promouvoir le tourisme durable et solidaire, et de valoriser les richesses culturelles et naturelles de l'ensemble du territoire sénégalais.

Le Sénégal a le potentiel de devenir une destination touristique de premier plan en Afrique, à condition de mettre en œuvre une stratégie ambitieuse et cohérente, axée sur la qualité, l'authenticité, et le respect de l'environnement et des populations locales.

Le rôle des chefs de canton dans l'administration coloniale

La colonisation européenne n'a pas eu lieu dans un vide politique indigène. Après la phase de conquête coloniale, un commandement indigène a été progressivement établi en fonction des besoins de la colonisation et de son action administrative. Le système français consistait à placer les chefs indigènes dans une sorte de fonctionnariat, d'intermédiaire de la politique coloniale. Ces chefs, dont l'autorité était limitée au canton, étaient des acteurs centraux du recrutement des travailleurs et assuraient un ensemble de fonctions politiques, économiques et sociales.

Le statut des chefs de canton en AOF restait flou tout au long de la période coloniale et n'était que lentement et imparfaitement officialisé à travers plusieurs textes locaux et circulaires de gouverneurs généraux. Le chef de canton était à la fois un instrument loyal du pouvoir colonial et un garant de l'autorité dite « coutumière » ou « traditionnelle ».

Cependant, les chefs indigènes savaient s'octroyer une marge de manœuvre non négligeable, qui reformulait jour après jour la politique coloniale locale. Le commandement indigène ne constituait pas une catégorie homogène et était composé d'un ensemble d'acteurs aux intérêts mouvants, multiples et variés.

Dans les années 1930, les agissements et abus de certains chefs de canton ont été l'objet de critiques et d'accusations, en particulier de travail forcé, ce qui a poussé les autorités coloniales à réagir en diligentant des enquêtes administratives.

La circulaire de William Ponty en 1909 mettait l'accent sur la nécessité d'un « contact plus direct entre l'administrateur et l'administré » et sur l'utilité de la mise en place d'une véritable « politique des races » dans la fédération. La circulaire de Van Vollenhoven en 1917 définissait le chef indigène comme un simple intermédiaire, un « instrument » de la politique coloniale. Les circulaires Brévié de 1932 complétaient ces directives en définissant le statut des chefs et en créant un espace de discussion au sein de commissions provinciales, cantonales et villageoises.

L'organisation du commandement indigène posait plusieurs problèmes. Le canton colonial n'avait jamais eu de véritables bases ethnologiques ou historiques et ne représentait qu'une simple subdivision territoriale. Cette nouvelle organisation administrative imposait un système de gouvernance artificielle modifiant les rapports de pouvoir entre les chefs de canton et les sociétés colonisées.

Au Sénégal, l'article 13 de l'arrêté local du 11 janvier 1935 fixait les attributions des chefs de canton, qui étaient à la fois administratives, sanitaires, de police, de justice, économiques et financières. Les chefs de canton étaient le relais entre l'administration coloniale française et le commandement local indigène, veillaient à l'ordre public, géraient les registres de recensement, et participaient au recrutement des travailleurs pour les chantiers routiers ou les entreprises privées.

Les fonctions des chefs de cantons étaient à la fois un moyen de leur donner prestige et autorité tout en les gardant activement sous contrôle. Un chef bien noté avait la garantie d'être reconduit dans ses fonctions.

tags: #cite #doudou #basse #senegal #histoire #et

Articles populaires:

Share: