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Marlon Brando: Une Vie de Rebellions et de Transformations

Marlon Brando, une icône du cinéma et de la mode masculine, a marqué le XXe siècle par son talent exceptionnel et son style inimitable. De ses débuts à Broadway à ses rôles légendaires à Hollywood, Brando a constamment défié les conventions, tant à l'écran que dans sa vie personnelle. Son influence sur la culture populaire reste indéniable, faisant de lui une figure incontournable.

Naissance et Jeunesse d'un Rebelle

Lorsque Marlon Brando naquit le 3 avril 1924 à la maternité d'Omaha, dans le Nebraska, personne n'aurait pensé qu'il deviendrait l'un des acteurs les plus talentueux du XXème siècle et qui contribuerait à changer le jeu des acteurs au cinéma. Ses parents, Dorothy Pennebaker et Marlon Brando Sr, commis voyageur de son état, sont devenus alcooliques suite aux déceptions que la vie leur a apporté, et comme ses soeurs aînées, Jocelyn et Frances, le jeune Marlon (surnommé Bud par tous) éprouvera un mélange d'amour et de haine pour eux, mais surtout un cruel manque d'affection. Le départ de sa jeune gouvernante, Ermi, partie se marier porte un coup fatal au petit garçon qui toute sa vie craindra d'être abandonné par les femmes, et de ce fait multipliera les aventures.

Il a six ans, la famille déménage pour aller habiter près de Chicago. Bud est un cancre et passe son temps à faire les quatre cents coups avec les enfants du voisinage. Mais malgré son côté rebelle, Bud a le coeur sensible, prenant soin des animaux blessés et des filles au physique ingrat. La vie des enfants est encore chamboulée lorsque les parents se séparent alors que Bud à onze ans et Dorothy emmène sa famille vivre chez sa mère en Californie. C'est l'époque où il découvre un intérêt pour les travaux manuels et le sport, les seules matières qui lui valent les félicitations des adultes qui le prennent la plupart de temps pour un bon à rien.

Ses parents se réconcilient deux ans plus tard et la famille retourne dans l'Illinois. Mais l'alcoolisme de Dorothy ne s'arrange pas et il lui arrive souvent de fuguer, obligeant ses enfants, alors adolescents, à courir les bars à sa recherche. Bud, lui, à l'époque rêve de devenir batteur de jazz et s'entraîne sur des barils de bière. Mais au vu de son caractère indiscipliné et de ses mauvaises notes, son père décide de l'envoyer à l'académie militaire Shattuck, dans le Minnesota, où il a lui-même fait ses études.

Cependant le jeune garçon déteste l'autorité et encore plus l'idéologie militaire où le soldat est un numéro. Bud décide alors de mettre l'école à feu et à sang sans pour autant se faire prendre. "Je suis à l'origine d'une des grandes énigmes de l'histoire de Shattuck… La cloche de la tour de Shattuck sonnait en permanence. Elle sonnait l'heure, le quart, la demie, le moins le quart. Elle sonnait les cours, les repas, le coucher, le rassemblement et les exercices. C'était la voix de l'autorité et je la haïssais. Je finis par ne plus tenir et, une nuit, je montai au sommet de la tour… J'avais l'intention de saboter le mécanisme de la sonnerie, mais je découvris que le seul moyen de réduire la cloche au silence était d'en voler le battant ; celui-ci devait peser plus de 70 kilos… J'attendis que la cloche sonne le quart, ce qui faillit me rendre sourd, je décrochai le battant, le hissai sur mes épaules et redescendis péniblement les marches… je traînai le battant à 200 mètres de là et je l'enterrai… Le lendemain matin un merveilleux silence régnait dans l'école. Les maîtres se ressemblèrent devant le clocher, levèrent les yeux, secouèrent la tête en se demandant ce qui avait bien pu se produire… On était en guerre. La plus petite parcelle de métal servait aux tanks, aux fusils, aux avions : on ne pouvait remplacer le battant. C'était une bonne nouvelle pour moi, mais une catastrophe pour le personnel enseignant, car les maîtres s'étaient toujours fiés à la cloche pour convoquer les cadets aux diverses activités… Tout le monde fut convoqué au rassemblement et l'on somma le coupable de se dénoncer. Personne ne s'avançant, le bataillon entier fut consigné à résidence… Les maîtres étaient sûr que le coupable finirait bien par se vanter de son larcin : en punissant tout le bataillon, l'un ou l'autre cadet finirait bien par le dénoncer. J'eus l'habileté d'annoncer que je constituais un comité ad hoc pour mener l'enquête sur le crime, m'attirant bien entendu l'estime de la direction…

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Après un été de vagabondage, Bud retourne à Shattuck. C'est à ce moment que grâce à son professeur d'anglais, il découvre Shakespeare et participe à des pièces représentées à l'académie. Mais après avoir fait l'école buissonnière, il est renvoyé. "Ma mère trouvait important que je décide moi-même de mon avenir ; mon père me proposa de me payer des études pour que j'apprenne un métier. A l'exception du sport, je n'avais jamais fait qu'une chose pour laquelle on m'avait complimenté. Ses soeurs aînées y habitant déjà, l'une suivant des cours d'art dramatique, l'autre de peinture, Marlon avait eu l'occasion d'aller à New York et rêvait d'y vivre. Ainsi, le jeune homme décide de partager l'appartement de sa soeur Frances à Greenwich village.

Débuts à New York et Révélation Théâtrale

À New York, il vit de divers petits boulots et découvre la musique afro-cubaine qui lui donne envie de faire carrière comme danseur moderne. Pendant un an, il fréquente la New School for Social Research et s'inscrit à un cours de théâtre où il fait une rencontre qui changera sa vie : l'actrice et professeur Stella Adler. "Quand j'ai connu mes premiers succès, Lee Strasberg a voulu s'attribuer le mérite de ma formation… Certains le vénéraient, mais je n'ai jamais compris pourquoi : je l'ai toujours tenu pour une personne fade et dépourvue de talent, et je ne l'aimais pas beaucoup. Je passais parfois à L'Actor's Studio le samedi matin parce qu'Elia Kazan y enseignait et qu'il y avait là-bas beaucoup de filles mignonnes. Mais Strasberg ne m'a jamais appris à jouer.

En 1944, après la tournée d'été de la troupe de l'école, Marlon Brando doit quitter l'école et est engagé dans la pièce "I Remember Mama" où il reçoit des critiques convenables. La pièce sera un succès et tiendra l'affiche pendant deux ans. Pendant cette période il vit pour ainsi dire chez la famille de Stella Adler qui continue d'instruire son élève. Alors qu'il refuse de partir en tournée avec "I Remember Mama", elle lui décroche un rôle dans "Truckline Café" monté par ses amis du Group Théâtre Elia Kazan et Harold Clurman. Il joue aux cotés de Karl Malden avec qui il va devenir ami et partager par la suite de nombreuses fois l'affiche à Hollywood. Tous les deux obtiennent de bonnes critiques, mais la pièce est un flop. Marlon ne reste pas inactif très longtemps et est engagé par une des reines de Broadway, Katharine Cornell, pour jouer dans une pièce de George Bernard Shaw, "Candida". La première a lieu le jour de ses 22 ans. En 1946, "Naissance d'un drapeau", une pièce de Ben Hecht, lui permet de jouer avec l'un de ses acteurs préféré, Paul Muni. Par la suite l'actrice Tallulah Bankhead le choisit comme partenaire dans "L'Aigle à deux têtes" de Jean Cocteau, mais Marlon se rend rapidement compte que l'actrice, assez portée sur la boisson, aimerait également en faire son gigolo. Se rendant compte que ses sentiments ne sont pas partagés, Tallulah convainc le producteur de renvoyer Marlon. En fait, le rôle avait déjà été proposé à John Garfield et Burt Lancaster, mais l'un comme l'autre s'était révélé indisponible.

Lorsque le nom de Brando fut évoqué tant Elia Kazan qu'Irene Selznik, la productrice (fille de Louis B. Mayer et fraîchement divorcée de David O. Selznik) le trouvèrent trop jeune, mais décidèrent de demander son avis à Tennessee Williams qui, fort emballé par le jeune acteur, lui confia avec plaisir le rôle de Stanley Kowalski qui allait à tout jamais être associé à Marlon Brando. Avec le reste de l'affiche constitué de Jessica Tandy, Karl Malden et Kim Hunter, "Un Tramway Nommé Désir" devient l'événement de Broadway de l'année 48. Cependant le fait de devoir devenir huit fois par semaine Stanley et ce pendant des mois sera une expérience éprouvante pour Marlon. Celui-ci essaye de s'évader lorsqu'il n'est pas en scène en boxant en coulisses, mais un jour un mauvais coup lui casse le nez et, après avoir fini la pièce en sang, il sera emmené à l'hôpital, Jack Palance le remplaçant sur les planches.

L'Ascension Cinématographique: Hollywood et les Rôles Iconiques

Au retour du voyage en Europe qu'il vient d'accomplir, Marlon reçoit plein de propositions de films. Il décide de choisir "C'étaient des hommes" (The Men, 1950) de Fred Zinnemann où, dans un rôle de soldat paralysé, il donne la réplique à Theresa Wright. Ce film a comme avantage de ne pas lier Marlon à un studio pour sept ans, mais seulement pour le film. Après avoir réussi à échapper à la guerre de Corée, Marlon est tout naturellement appelé par Kazan pour tourner l'adaptation de "Un Tramway Nommé Désir" (A Streetcar Named Desire, 1951). Si l'ensemble du casting de la pièce est conservé, Jessica Tandy est remplacée par Vivien Leigh, qui avait créé le rôle en Angleterre, afin d'offrir une star à la distribution. Contrairement à Kazan, Marlon Brando jugera le changement positif.

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Le film est un grand succès, mais Marlon ne remportera pas l'Oscar qui ira à Humphrey Bogart. L'année suivante, il retrouve Kazan pour "Viva Zapata !" qui lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars. Pendant le tournage, pour accentuer la haine qu'éprouvait le personnage d'Anthony Quinn pour le personnage de Marlon Brando, Kazan fit croire à Quinn que Marlon le détestait. Ce n'est que des années plus tard que la vérité fut rétablie. Joseph L. Mankiewicz l'engage ensuite comme vedette de "Jules César" (Julius Caesar, 1953) au milieu d'une pléiade de stars comme Deborah Kerr, Greer Garson ou encore James Mason. Cependant avoir incarné Marc Antoine restera un des grands regrets de Marlon, se considérant trop inexpérimenté pour s'attaquer à Shakespeare. Cela ne l'empêchera pas d'être nominé aux Oscars pour la troisième année consécutive.

La même année, il tourne "L'Equipée sauvage" (The Wild One) qui deviendra un de ses classiques. Son rôle de Johnny, chef d'un gang de motards, lancera la mode du blouson noir et fera de lui le rebelle par excellence. En revanche Marlon refuse de tourner dans "L'Egyptien" de Michael Curtiz et repart pour New York. Darryl F. Zanuck, pour qui il doit encore faire deux films, lui fait un procès mais rien n'y fait. Le patron de la 20th Century Fox lui propose alors de jouer à la place le rôle de Napoléon dans "Désirée" (1954) avec Jean Simmons.

1954 voit également sa troisième et dernière collaboration avec Elia Kazan dans "Sur les Quais" (On The Waterfront). Marlon avait longuement hésité à accepter le rôle suite aux dénonciations par Kazan d'anciens amis communistes, mais finit par tenir le rôle par amitié. J'ai beaucoup étonné la critique avec ma façon de marmonner mon texte. J'ai joué bien des rôles où je n'ai pas mangé une seule syllabe, mais il m'est arrivé de recourir à ce procédé, parce que c'est ainsi que les gens parlent dans la vie… Il est rare dans la vie que les gens sachent précisément ce qu'ils vont dire quand ils prennent la parole.

Lorsque Joseph L. Mankiewicz proposa à Marlon le rôle principal de "Blanches Colombes et Vilains Messieurs" (Guys & Dolls, 1955), celui-ci le prévint qu'il ne savait pas chanter, mais le réalisateur le rassure : il n'a jamais réalisé de comédie musicale, ils apprendront ensemble. Marlon suit des cours de chant et de danse, mais lorsque vient le moment d'enregistrer, sa performance vocale est si approximative que les ingénieurs collent entre eux les parties justes de chaque tentative. L'illusion est parfaite. C'est pendant la préparation du tournage qu'Elia Kazan fait rencontrer à Marlon sa nouvelle vedette : James Dean.

Pennebaker Productions et Sayonara

Il crée également sa propre maison de production, Pennebaker Productions, qu'il dirige avec son père. Qu'on lui donne une bonne pièce, et l'acteur n'a plus qu‘à se laisser faire. Pour renflouer les caisses de sa maison de production, il tourne et co-produit "Sayonara"(1957) de Joshua Logan qui raconte une histoire d'amour entre une japonaise et un officier. Cependant Marlon refuse que le film soit une version moderne de "Madame Butterfly" et exige que le film finisse par un mariage mixte, car ne pas le faire serait cautionner un certain racisme que le film voulait justement dénoncer.

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Mariages et Vie Personnelle

De mariage, il en est également question dans la vie réelle de Marlon, puisqu'il épouse l'actrice Anna Kashfi de dix ans sa cadette. Fin 57, il se rend en Europe pour prendre par au "Bal des maudits" (The Young Lions, 1958) d'Edward Dmytryk où il impose ses amis Montgomery Clift et Dean Martin dont les carrières battent de l'aile. S'étant assuré un droit de regard sur le scénario, il demande également à ce que le personnage allemand qu'il interprète soit peu à peu désillusionné du nazisme, afin de montrer une autre vision que celle de l'Allemand raciste et brutal qui avait prévalu jusque-là. Peu de temps après la naissance de leur fils, Christian, Marlon et Anna divorcent.

Ayant besoin d'argent, il accepte de tourner l'adaptation de "La descente d'Orphée" que Tennessee Williams avait écrit en pensant à Marlon et à la grande actrice italienne Anna Magnani. Le film, rebaptisé "L'homme à la peau de serpent" (The Fugitive Kind, 1959) comprendra également Joanne Woodward et sera dirigé par Sidney Lumet. Au début des années 60, il épouse Movita Castaneda, qui a sept ans de plus que lui et qui joua dans la première version des "Mutinés du Bounty". Il aura deux enfants avec elle. 1962 : Marlon se marie avec l’actrice polynésienne Tarita Teriipaia de 20 ans sa cadette qu’il rencontre sur le tournage du film Les Révoltés du Bounty. Avec elle, il a deux nouveaux enfants Simon Teihotu Brando (1963) et Tarita Cheyenne Brando (1970).

Western et Projets Personnels

D'un autre côté, son projet de western qu'il prévoyait depuis longtemps, voit enfin le jour. Après de longues années à écrire ce qui devait être le scénario ultime du western (auquel participa Sam Peckinpah), Marlon confie la réalisation à Stanley Kub…

Icône de Mode Masculine

La mode homme est souvent parsemée de ces personnages historiques provenant d’un univers différent et dont on entend le nom revenir régulièrement. L’icône de mode de laquelle nous nous apprêtons à examiner le style à la loupe a traversé les époques sans prendre une ride. Du moins dans l’imaginaire collectif qui a continué à l’aduler pour sa beauté et son talent de jeunesse alors même qu’il était sur le déclin. Plus jeune, mon père le mentionnait souvent comme référence d’un acteur incontournable ayant dépassé les frontières du cinéma. On a dit de lui qu’il fut une rockstar avant même la naissance du rock ! Si vous portez des t-shirts blancs aujourd’hui, vous lui devez en quelque-sorte.

1939 : après des séparations et réconciliations successives ayant poussé la mère et ses trois enfants à un exil californien de deux ans, la famille se retrouve dans l’Illinois à Libertyville, une petite ville au Nord de Chicago. 1943 : Une nouvelle fois, alors qu’il fréquente la Shattuck Military Academy, une école militaire à laquelle allait son père, il se fait une nouvelle fois renvoyer pour insubordination et décide d’arrêter les études et part pour New York ou ses soeurs étudient à la American Theatre Wing Professional School, une école pour apprendre le théâtre.

Ne nous le cachons pas, si Marlon Brando a réussi à percer, c’est d’avantage pour sa gueule que pour la technique de jeu qu’il a appris sur les bancs de l’école. Car oui, il est beau, très beau et représente une sorte de perfection masculine. Du haut de ses 1,75m, il a dans sa jeunesse tout pour plaire et son regard plein d’assurance fait des ravages. Il comprend vite la recette du succès sur scène mais également auprès des femmes. En effet, si avant la Guerre le mec normal représentait une sorte de fiabilité et un parti certain pour la gent féminine, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, celui qui a pris sa place devait faire preuve de plus de virilité.

Les hommes américains se sont donc rendus compte que l’on était quand même pas mal en sous-vêtements et commencèrent à porter en ville leur tricot de corps pour copier celui que les femmes adulent déjà : Marlon Brando. En effet, c’est la marque de fabrique de ses débuts, le port du t-shirt uni serré, voire du débardeur, débraillé, sale même avec un air provocateur et les cheveux pas coiffés. Malgré les personnages qu’il incarne, Marlon Brando a tout du fils de bonne famille hors écran. Pourquoi joue-t’il si bien le bad boy à l’écran ? Car dans sa tête et du fait de son enfance, Marlon Brando est un insoumis.

L’Equipée Sauvage, film duquel il est la vedette en 1954 aura un retentissement à l’échelle planétaire, notamment pour le style qu’il arbore. A l’époque, si ce n’est plus le professeur ou le comptable qui plait mais bien le mauvais garçon en t-shirt sur sa bécane, ce film y est pour beaucoup. Plus même, il contribue à populariser la tenue du jeans/t-shirt et le blouson en cuir noir de type perfecto lui doit sa mauvaise image. La même année, Brando est à l’affiche du film Sur les Quais de Elia Kazan. Son impact est bien moindre, mais il témoigne une nouvelle fois du la propension du jeune acteur à incarner des personnages troubles et turbulents.

Une aussi jolie bouille ne pouvait que tomber dans la drague de haut vol. Toujours plutôt chic hors des tournages et lors de ses apparitions publiques dans ses jeunes années, Marlon Brando collectionne les conquêtes avec des noms rutilants cochés sur sa liste. Alors que les autres icônes populaires de sa génération telles qu’Elvis ou James Dean n’étaient jamais très élégants et incarnaient un style « jeune », il n’est pas rare de voir Marlon Brando porter le costume à l’écran comme dans la vie. Hors caméra, il adopte un style généralement plus casual à partir du milieu des années 50 : costume avec ou sans cravate et oublie sa chevelure rebelle pour une raie sur le côté.

Au fil de son existence, Marlon Brando n’aura eu de cesse d’être un grand animateur de la mode masculine. Très jeune, alors que ses premiers succès à l’écran interviennent, il est faiseur de tendances et imprime à toute sa classe d’age un style plus décontracté que celui porté auparavant. Le cap de la trentaine le voit s’assagir niveau vestimentaire mais il garde un style très actuel pour l’époque. Arme fatale du séducteur, il porte le col roulé de temps à autre, mais en général, il préfère le costume. S’il est bien loin du look mauvais garçon de ses jeunes années, Marlon Brando s’est adapté à sa nouvelle condition de star et de séducteur. Pour la suite de sa vie, il gagne en maturité vestimentaire et assume sa condition de star planétaire. A partir des années 1970, ses tenues sont bien moins conventionnelles et témoignent un goût certain pour la mode du futur. Dans le film Un Dernier Tango à Paris (1972), il porte par exemple un manteau long digne de ceux tendances ces dernières années. Il en est de même pour cette photo de 1982 accompagné d’un indien d’Amérique ou Marlon a opté pour une veste à l’esprit très workwear comme celles que l’on voit aujourd’hui rééditées.

Le Parrain et la Consécration

1972 : malgré une liste d’acteurs potentiels longue comme le bras, Francis Ford Coppola choisit Marlon Brando pour incarner le rôle principal de son nouveau film nommé Le Parrain aux côtés d’un casting prometteur. Selon l’histoire, de nombreux doutes auraient été formulés à son encontre pour le rôle (cachet trop cher, non moins vendeur qu’auparavant), mais le réalisateur aurait insisté. A raison puisque le succès est au rendez-vous tant au niveau commercial que critique et bat de nombreux records à l’époque. Tout le casting est nommé aux Oscars et pour sa performance aujourd’hui légendaire, Marlon Brando est lauréat dans la catégorie « meilleur acteur ».

1972 : La même année, il apparaît une nouvelle fois dans le film à scandale Le Dernier Tango à Paris de l’italien Bernardo Bertolucci et se voit une nouvelle fois nominé aux Oscars.

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