L'élevage de poulains, en particulier ceux de race blanche, requiert une attention particulière dès la naissance. Cet article se penche sur les spécificités de l'alimentation du poulain, les soins à prodiguer, ainsi que sur une race particulière, l'Appaloosa, et les risques liés à l'exposition au soleil.
Importance du Colostrum et Allaitement Artificiel
Le poulain nouveau-né doit impérativement recevoir du colostrum, idéalement dans les 12 heures suivant la naissance. Si le poulain n’a pas tété la mère à la naissance, il doit recevoir un colostrum de bonne qualité (>60g d'immunoglobulines/litre) évalué au préalable avec un colotest. L'absorption du colostrum doit avoir lieu moins de 12h après la naissance. Ainsi, le passage des anticorps qu'il contient au poulain est assuré. L'idéal est de débuter la première tétée dès que le poulain présente un réflexe de succion, soit environ 2h après le poulinage. Ce premier lait, riche en anticorps, est essentiel pour l'immunité du poulain. Idéalement, 3 biberons de 300-350 ml chacun sont distribués à 2 h d’intervalle pour des poulains de sang; pour des poulains de races lourdes cette quantité peut être portée à 400-450 ml.
Dans certains cas, l'allaitement maternel peut être impossible ou insuffisant. Le poulain peut être définitivement orphelin (mort de la mère au poulinage ou peu de temps après, refus d’allaiter) ou provisoirement (ictère hémolytique, mammite) ou encore partiellement (lactation faible). L’adoption permet de solutionner le premier cas, mais ne solutionne pas les deux autres, seul l’allaitement artificiel apporte une solution à l’ensemble des cas. Dans ces situations, l'allaitement artificiel devient nécessaire. Le colostrum peut provenir d’une autre jument après congélation via une banque de colostrum. Il existe également dans le commerce du colostrum équin de substitution fabriqué à partir d’immunoglobulines sériques. Le colostrum congelé doit être réchauffé à 40°, puis distribué à une température de 38°. Ne jamais le décongeler au micro-ondes qui détruirait les immunoglobulines. Il peut aussi être prélevé sur une autre jument venant de pouliner.
Le lait artificiel doit être distribué à l’aide d’un biberon en verre ou d’une bouteille à goulot étroit et d’une tétine en caoutchouc type « agneau ». En général, les seaux de poudre de lait artificiel contiennent une tétine appropriée. Bien s’assurer que le poulain déglutit et que le lait ne coule pas à la commissure des lèvres. Le réflexe de succion peut être vérifié en faisant sucer son doigt enduit de lait au poulain. Pour faire téter le poulain, mettre celui-ci en position debout et maintenir les naseaux au-dessus de la ligne des yeux. Si le poulain, après avoir manifesté des réflexes de succion et tété, s'affaitblit et refuse de boire le biberon suivant, appeler immédiatement le vétérinaire (entérotoxémies fréquentes chez le jeune). Les biberons doivent être nettoyés avant chaque tétée, à défaut d’être stérilisés. Le lait ne doit pas être préparé à l’avance et tout lait non consommé doit être jeté.
Rythme et Quantités d'Alimentation
La fréquence et la quantité des tétées évoluent avec l'âge du poulain.
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- A la naissance: Le poulain tète en moyenne 7 à 10 fois par heure. Les quantités ingérées à chaque tétée sont faibles (150-200g). Par exemple : 2h, 6h, 10h, 14h, 18h, 22h.
- La troisième semaine: On abaissera le nombre de tétées à 5 en supprimant la tétée de nuit et en distribuant des quantités pouvant aller jusqu’à 1,5l.
- A un mois: On peut habituer le poulain à boire au seau en distribuant 4 repas de 3 litres chacun. Cette accoutumance au seau peut être beaucoup plus précoce, certains poulains s’y habituent dès les premiers jours. On fera sucer les doigts enduits de lait au poulain et l’on trempera doucement les doigts dans le seau, pendant que le poulain tète. Cette opération nécessite un peu de patience, mais l’alimentation « à volonté » du poulain peut présenter des avantages.
- A 2 mois: On peut passer à 3 repas de 5l et commencer à distribuer un aliment spécifique pré-sevrage (comportant des protéines de lait) à raison de 500 g au début pour arriver à : 1,5 kg à 3 mois, 2- 2,5 kg à 4 mois et 3- 4 kg à 6 mois. En parallèle, on réduira les quantités de lait distribuées pour réaliser un sevrage précoce à 4 mois. On peut même commencer à faire manger au poulain de petites quantités d’aliment dès l’âge de 1 mois, en lui présentant à la main, car il n’aura pas l’exemple de la mère.
Il est possible également de distribuer du foin d’excellente qualité (récolté tôt et dans de bonnes conditions) à volonté à partir de 2 mois. Le foin de luzerne est intéressant pour sa bonne valeur en protéines et son apport en lysine (acide aminé indispensable). Maintenir de l’eau propre à la disposition du poulain, ainsi qu’une pierre de sel pur.
Exemple de régime alimentaire :
- A 3 mois: 3 repas de lait de 5 l chacun + 1,5 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
- A 105 jours: 3 repas de lait de 4 l chacun + 2 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
- A 110 jours: 2 repas de lait de 5 l chacun + 2,5 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
- A 115 jours: 1 repas de lait de 5 l +2,5 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
- A 120 jours: 0 repas de lait + 3 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
On peut fabriquer l’aliment complémentaire à partir de céréales aplaties (orge, avoine), de poudre de lait (pour poulain, chevreau, veau ou agneau en s’assurant que ces deux dernières soient exemptes d’antibiotiques) et d’un complément minéral vitaminé (CMV) de type 8(P)/19(Ca), en utilisant la formule suivante :
- Céréales : 77%
- Poudre de lait : 20%
- CMV : 3%
Il est très élevé, mais on peut pratiquer un sevrage plus précoce encore (60 jours) sur des animaux de moindre valeur. Pour cela, il faut les habituer au seau dès la deuxième semaine et réduire progressivement la distribution de lait après 45 jours. Cependant, ce sevrage est délicat à réaliser du fait de la faible capacité d’ingestion du poulain.
Les quantités de concentrés ingérées peuvent atteindre 2kg/100 kg de poids vif, soit 2,5 kg distribués en 3 repas pour un poids de 125 kg à 60 jours, du foin de luzerne étant distribué à volonté, la distribution de concentré débutant dès l’âge de 2 semaines à raison de 200g/j. Les quantités présentées ci-dessus correspondent à celles distribuées à des poulains de sang, pour des poulains de race lourde, il conviendrait de multiplier ces quantités par 1,5.
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Il est possible de se procurer le lait artificiel, soit auprès de vétérinaires, soit auprès de certaines maisons d’aliments. Chaque fabriquant possède ses propres recommandations auxquelles il convient de se conformer, notamment en matière de dilution de poudre, pour limiter les risques de diarrhée ou de constipation. Tous les laits reconstitués contiennent environ 15 % de matière grasse et 22 % de protéines brutes. Certains fabricants proposent du lait reconstitué, ou un aliment de complément lacté, ou les deux.
Race Appaloosa: Particularités et Entretien
Au cœur des grandes plaines de l’Ouest américain, un cheval attire l’attention par sa robe distinctive et son histoire singulière : l’Appaloosa. Souvent associé à ses magnifiques taches multicolores, il existe aussi une version fascinante, moins commune, celle du cheval Appaloosa noir. Cette robe sombre, bien qu’inhabituelle, porte en elle la même richesse culturelle et les caractéristiques physiques qui font la renommée de la race. Le cheval Appaloosa puise ses racines dans une époque où le cheval fut introduit sur le continent nord-américain par les conquistadors espagnols. Au début du XVIIIe siècle, ces équidés gagnaient les territoires qui composent aujourd’hui l’Oregon, l’Idaho et l’État de Washington. C’est précisément là que la tribu des Nez Percés élabora, avec soin et passion, une sélection rigoureuse des chevaux. La célèbre robe tachetée, signature visuelle de la race, séduit déjà alors par sa beauté et son originalité. Cette apparence singulière n’est pas qu’esthétique ; par exemple, la faible quantité de crins sur certains chevaux facilitait la traversée de terrains épineux et rendait la monture plus résistante aux blessures dues aux ronces. En 1877, l’histoire prend un tournant dramatique lorsque le chef Joseph et les Nez Percés furent vaincus, conduisant à la dispersion du troupeau. Le cheptel fut perdu ou vendu, mettant en péril la survie de la race. Toutefois, au début du XXe siècle, grâce à l’ardeur et à la passion de quelques éleveurs éclairés, une campagne de sauvegarde prit forme. Le stud-book officiel fut établi en 1938, garantissant la poursuite de cette tradition. Ainsi, le cheval Appaloosa, véritable icône du Far West, ne fut pas effacé par l’histoire malgré les épreuves.
Le cheval Appaloosa se distingue par plusieurs particularités physiques uniques, qui font sa renommée parmi les races de chevaux américaines. D’une stature moyenne comprise entre 1,45 m et 1,65 m pour un poids oscillant entre 450 et 700 kg, il combine puissance et agilité. Sa silhouette est médioligne, avec une ossature robuste, un dos court et large, un poitrail profond et des membres puissants. Les taches qui ornent sa robe ne sont pas seulement esthétiques, elles sont des marqueurs génétiques indissociables de la race. Il est important de noter que toutes les robes colorées d’Appaloosa ne comportent pas nécessairement des taches visibles. Environ un quart des poulains naissent avec une robe unie dite “solid”. Néanmoins, les combinaisons entre les formes et couleurs des taches, la crinière, la queue et les sabots rendent chaque cheval absolument unique, presque comme une œuvre d’art. L’Appaloosa noir, s’il demeure relativement rare, fait partie intégrante de la diversité fascinante des robes de cette race chevaline emblématique. Son fond sombre met en valeur les contrastes des taches blanches ou plus claires qui peuvent apparaître selon les spécimens. Cette robe noire chez l’Appaloosa est aussi intéressante de par sa symbolique : associée à la force, au mystère, elle offre une alternative aux traditionnels chevaux tachetés qui font la renommée de la race. Pour mieux comprendre cette rareté, il est bon de rappeler que la sélection des chevaux a toujours privilégié la robustesse, le caractère doux et la polyvalence au-delà de l’esthétique.
Parmi toutes les races de chevaux américaines, l’Appaloosa brille par sa polyvalence. Que ce soit en équitation western, en randonnée ou dans des compétitions variées, il s’adapte avec brio. Aux États-Unis, il accompagne souvent les cowboys dans le travail du bétail, notamment dans les activités de cutting ou de reining, où agilité et rapidité sont essentielles. Les cavaliers amateurs comme professionnels trouvent en l’Appaloosa un compagnon fiable pour l’endurance, le TREC ou même le trail. Son caractère docile mais énergique le rend accessible aux débutants tout en satisfaisant les plus exigeants. En Europe, notamment en France, la reconnaissance officielle de la race par les Haras Nationaux date de 1997, suscitant un regain d’intérêt pour cette monture au charme sauvage. L’élevage chevaux Appaloosa progresse dans les élevages dédiés à la diversité génétique et à la qualité des lignées. Face à la rareté de la robe noire parmi les Appaloosas, les éleveurs s’engagent pour sa préservation. La sélection rigoureuse vise à favoriser les chevaux qui conjuguent les caractéristiques fondamentales de la race avec cette robe rare et élégante. Plusieurs projets d’élevage à travers le monde œuvrent à ce que les lignées noires ne soient pas sacrifiées sur l’autel de la standardisation. Ces programmes valorisent également l’aspect culturel, mettant en avant l’histoire amérindienne liée à la race. L’entretien de l’Appaloosa, cheval de selle, fait appel à un dressage adapté prenant en compte le caractère doux mais énergique de la race. Maintenir une bonne condition physique avec un régime alimentaire équilibré, associé à une activité régulière adaptée, favorise la longévité.
Protection Solaire: Prévention et Traitement des Coups de Soleil
Alors que de nombreux cavaliers se mettent de la crème solaire lorsqu’ils partent en randonnée équestre par un fort soleil, ils ont tendance à sous-estimer ce même risque dû aux coups de soleil chez leur compagnon équidé. Après tout, les chevaux ont un pelage : la nature a bien dû prévoir la chose, non ? Malheureusement, leurs poils n'offrent pas toujours un niveau de protection suffisant contre les rayons UV-A et UV-B. Que sont les UV-B, me direz-vous ? Ce sont les rayons à ondes courtes responsables chez l'homme du bronzage ; ils sont par ailleurs importants pour la formation de la vitamine D. Il y a aussi les rayons UV-A : ce sont des ondes longues atteignant les couches plus profondes de la peau, précisément jusqu'au derme. Les coups de soleil se manifestent, comme vous le savez, après une exposition trop longue au soleil.
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Certaines plantes augmentent le risque de coup de soleil chez un cheval. Nos chers compagnons étant des herbivores exclusifs, il faut faire attention au type de plantes qu’ils ingèrent : par exemple, la luzerne, le sarrasin ou encore le millepertuis contiennent des substances photosensibilisantes qui peuvent rendre sa peau plus sensible au soleil : on parle alors de photosensibilité. Elle ne concerne pas tous les chevaux ; certains n’y sont pas sujets, mais chez les chevaux sensibles, cette dernière peut entraîner une photo-dermatite primaire : cette maladie de la peau est soit déclenchée par la lumière par l'ingestion ou l'injection d'une substance photo-sensibilisante, soit par absorption directe de cette dernière par la peau. Un cheval peut également souffrir d’une photo-dermatite secondaire, métabolique cette fois-ci : une substance photosensibilisante s’accumule alors dans son plasma, son foie n’étant plus en mesure de décomposer un produit de dégradation de la chlorophylle. Dans ce cas particulier, cette substance surdosée provoque elle aussi une sensibilité accrue aux coups de soleil. Les plantes qui entraînent cette forme métabolique sont les renoncules, les séneçons et le trèfle hybride.
Nombreux sont les propriétaires de chevaux qui pensent que seuls les chevaux blancs ou de couleur claire sont des sujets à risque. Mais c’est faux ! Sous leur pelage, une part importante des équidés à la robe claire ou grise présente en réalité une peau sombre, presque noire, qui absorbe les rayons du soleil et filtre les rayons UV dangereux. Ainsi les chevaux à la robe claire, grise, ou tachetée sont autant à risque que leurs collègues à la robe noire, alezans ou bais. Les chevaux blancs ou clairs aux yeux bleus sont souvent appelés albinos dans le langage courant. Mais ce type de chevaux est appelé en langage spécialisé Cremello, Perlino ou Smokey Cream. L’appellation Albinos n’est rien de plus qu’un terme appliqué à l’espèce humaine qui a été repris à tort pour les chevaux ! C’est le gène Crème qui est responsable de l’apparence de ce type de chevaux, par un double héritage.
Vous vous demandez comment identifier un coup de soleil chez votre animal ? Lors d’un coup de soleil, la peau du cheval ne devient pas rouge vif comme les humains, mais a tendance à gonfler et est douloureuse. Cela ressemble à de la gale de boue que vous connaissez peut-être en hiver. Apparaissent alors des croûtes, qui, si elles sont enlevées, laissent des zones de peau suintantes, qui cicatrisent mal. Dans les cas plus graves, vous observerez la formation de petites cloques. Si, par inadvertance, vous n’avez pas remarqué les coups de soleil de votre cheval, et continuez à l’exposer au soleil, alors les zones touchées vont s’étendre et s'enflammer. Selon la sensibilité de sa peau, l'intensité du rayonnement solaire et la durée d’exposition au soleil, la brûlure de sa peau peut être plus ou moins grave. Dans le cas d'une dermatite solaire (coup de soleil), à la différence d'une brûlure thermique causée par une chaleur intense, un érythème va se former, en général après 3 à 5 heures. Faites attention à l’eau lors des baignades entre autres : elle agit comme un facteur accentuant le risque de coups de soleil.
Voici ci-dessous une classification des coups de soleil selon leur gravité. 3ème degré : coup de soleil grave avec destruction voire détachement de la peau sur une surface étendue, possibilité de réaction inflammatoire majeure avec infection bactérienne secondaire et fièvre. La première action à prendre est une simple règle de bon sens : mettez votre cheval à l’ombre. Ensuite, il s’agit de refroidir les zones touchées avec des chiffons humides et de l’eau froide. De plus, les besoins en eau du cheval ont tendance à être plus importants en cas d’atteinte par des coups de soleil. De plus, s’il est atteint au niveau du museau, les tiges de foin ou de paille, relativement dures, peuvent lui poser des difficultés pour s’alimenter.
Une fois que vous avez refroidi les zones de peau touchées, il convient alors de nettoyer les membres au savon doux antiseptique (les coups de soleil sont souvent à ce niveau), en faisant bien mousser le produit et en le laissant agir un certain temps. Ensuite, lavez-les à l’eau claire puis séchez chaque zone de manière individuelle : idéalement avec de vieilles serviettes propres pour bien séparer chaque zone touchée (il y a 4 paturons et 4 fois deux côtés de boulets ou membres) . De cette façon, vous éviterez de propager une infection bactérienne d’une zone à l’autre, et accélérerez la guérison. N’arrachez surtout pas les croûtes : si elles tombent d’elles-même, très bien, mais ne forcez pas le mouvement ; tapotez doucement la zone sensible pour la sécher. Le but est ici de favoriser la régénération de la peau. À cet effet, évitez tout type de crème ou de préparation contenant des graisses : en effet, celles-ci peuvent entraver la dissipation de la sensation de chaleur de la peau brûlée, voire intensifier d’éventuelles réactions inflammatoires. En cas de zone atteinte de façon limitée, présentant de petites croûtes, vous pouvez utiliser une crème protectrice et hydratante qui soit aussi cicatrisante. Dans les cas un tant soit peu plus sérieux, vous pouvez appliquer du Predniderm, une crème qui est à la fois anti-inflammatoire et antibiotique : elle agit comme un traitement de soutien des plaies superficielles, et aide à favoriser la fonction protectrice naturelle de la peau. Et dans les cas bien plus sérieux, en présence de croûtes volumineuses, d’une infection plus étendue ou bien si les membres ressemblent à de vrais poteaux, il faudra consulter votre vétérinaire et lui demander conseil.
La façon la plus simple de prévenir les coups de soleil chez votre cheval est tout simplement de ne pas l’y exposer ! Pour ce faire, prévoyez toujours quelques zones ombragées dans le pré : une rangée d’arbres ou bien un petit abri où il pourra se protéger des rayons du soleil. Pour un niveau de protection plus élevé, vous pouvez lui administrer, sur les zones à risque, de la crème solaire spécialement conçue pour les chevaux. Attention dans tous les cas à bien choisir une crème solaire qui soit exempte de graisse (et qui pourrait coller sur son pelage), sans parfum (un cheval a le nez sensible ; une odeur incommodante pourrait être problématique pour lui) et sans conservateurs. Certains choisissent même une crème solaire pour enfant. Toutefois, une seule application avant la sortie au paddock n’est généralement pas suffisante : plusieurs applications quotidiennes sur les zones claires ou à la peau rose s’imposent pour obtenir une protection suffisante ; privilégiez pour ce faire une crème solaire d’indice minimum 30. Alors oui, cela a un certain coût, mais il en va de la santé de votre cheval ! Des masques de protection peuvent être utiles pour protéger les naseaux et la zone autour de la bouche lors d’une promenade en grande partie hors des bois. Et si vous voulez une protection corporelle intégrale pour un cheval à la peau sensible ou peu pigmentée, vous pouvez opter pour une chemise ou couverture anti-UV qui protège l’ensemble du corps de l’animal, de la tête à la queue. Soyez vigilant, car une fois votre cheval atteint, il est très difficile de lui guérir ses coups de soleil. Le conseil est donc, autant que possible, de bien respecter les différentes mesures de prévention que nous avons préconisées dans cet article… Croyez-nous, votre cheval s'en réjouira ! Un autre conseil : attention aux plantes pouvant entraîner de la photosensibilisation. Surveillez donc bien le régime alimentaire de votre cheval afin de limiter les risques liés à une sensibilité accrue aux coups de soleil. Néanmoins, n’oubliez pas l’essentiel : profitez autant que possible des randonnées à cheval cet été, tout en restant vigilant à bien adapter les lieux et heures de promenade en fonction de l’ensoleillement et de la chaleur ambiante.
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