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Aménorrhées secondaires : Causes, diagnostic et traitements

Introduction

L'aménorrhée secondaire se définit comme l'absence de règles pendant au moins trois mois chez une femme qui avait auparavant des cycles menstruels réguliers. Il est crucial de différencier l'aménorrhée secondaire de l'aménorrhée primaire, où les règles n'ont jamais commencé. Cette condition peut être source d'inquiétude pour les femmes, car elle peut signaler des problèmes de santé sous-jacents. Cet article explore en détail les causes, les méthodes de diagnostic et les options de traitement de l'aménorrhée secondaire.

Causes de l'aménorrhée secondaire

Les causes de l'aménorrhée secondaire sont variées et peuvent être regroupées en plusieurs catégories :

Causes physiologiques

  • Grossesse : La grossesse est la cause la plus fréquente d'aménorrhée secondaire. L'augmentation des niveaux d'hormones, notamment la progestérone, stoppe l'ovulation et la menstruation.
  • Allaitement : L'allaitement peut également entraîner une aménorrhée, appelée aménorrhée de lactation. La succion du bébé stimule la production de prolactine, une hormone qui inhibe l'ovulation.
  • Ménopause : La ménopause, qui survient généralement entre 45 et 55 ans, marque la fin des cycles menstruels en raison de l'épuisement des follicules ovariens.

Causes liées au mode de vie

  • Stress : Le stress chronique peut perturber l'équilibre hormonal et entraîner une aménorrhée. Le stress active l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, ce qui peut inhiber la production d'hormones reproductives.
  • Perte de poids excessive ou troubles de l'alimentation : Une perte de poids rapide ou un indice de masse corporelle (IMC) trop faible peuvent perturber les cycles menstruels. Les troubles de l'alimentation, tels que l'anorexie mentale et la boulimie, sont souvent associés à une aménorrhée.
  • Exercice physique intense : Les athlètes de haut niveau, en particulier celles qui pratiquent des sports d'endurance, peuvent développer une aménorrhée en raison de la faible masse grasse corporelle et du stress physique.
  • Obésité : L'obésité peut perturber l'équilibre hormonal en raison de la production excessive d'œstrogènes par le tissu adipeux. Cela peut entraîner une aménorrhée ou des cycles irréguliers.

Causes hormonales

  • Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : Le SOPK est un trouble hormonal courant qui se caractérise par des cycles menstruels irréguliers, une hyperandrogénie (excès d'hormones mâles) et des ovaires polykystiques.
  • Troubles de la thyroïde : L'hypothyroïdie (insuffisance de production d'hormones thyroïdiennes) et l'hyperthyroïdie (production excessive d'hormones thyroïdiennes) peuvent perturber les cycles menstruels.
  • Hyperprolactinémie : Un taux élevé de prolactine dans le sang peut inhiber l'ovulation et entraîner une aménorrhée. Cela peut être causé par une tumeur de l'hypophyse (prolactinome) ou par certains médicaments.
  • Insuffisance ovarienne prématurée (IOP) : L'IOP, également appelée ménopause précoce, survient lorsque les ovaires cessent de fonctionner avant l'âge de 40 ans.

Causes médicamenteuses

  • Contraceptifs hormonaux : L'arrêt des contraceptifs hormonaux, tels que la pilule contraceptive, peut entraîner une aménorrhée post-pilule, qui est généralement temporaire.
  • Antidépresseurs et antipsychotiques : Certains antidépresseurs et antipsychotiques peuvent augmenter les niveaux de prolactine et entraîner une aménorrhée.
  • Chimiothérapie et radiothérapie : Ces traitements peuvent endommager les ovaires et entraîner une aménorrhée permanente.

Causes anatomiques

  • Syndrome d'Asherman : Ce syndrome est caractérisé par la formation de cicatrices dans la cavité utérine, généralement après une dilatation et curetage (D&C) ou une infection.
  • Sténose cervicale : Un rétrécissement du col de l'utérus peut bloquer le flux menstruel et entraîner une aménorrhée.

Autres causes médicales

  • Maladies chroniques : Certaines maladies chroniques, telles que la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse et la maladie cœliaque, peuvent perturber les cycles menstruels.
  • Tumeurs : Les tumeurs de l'hypophyse, de l'hypothalamus ou des ovaires peuvent perturber l'équilibre hormonal et entraîner une aménorrhée.

Diagnostic de l'aménorrhée secondaire

Le diagnostic de l'aménorrhée secondaire implique une évaluation complète de l'histoire médicale de la patiente, un examen physique et des tests complémentaires.

Anamnèse

Le médecin interrogera la patiente sur ses antécédents menstruels, ses habitudes de vie, son niveau de stress, son poids, son alimentation, son activité physique et ses antécédents médicaux et familiaux.

Examen physique

L'examen physique comprendra une évaluation des signes vitaux, un examen de la thyroïde, un examen des seins et un examen pelvien.

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Tests complémentaires

  • Test de grossesse : Un test de grossesse est essentiel pour exclure la grossesse comme cause d'aménorrhée.
  • Tests hormonaux : Des analyses de sang seront effectuées pour mesurer les niveaux d'hormones, notamment la FSH, la LH, l'œstradiol, la prolactine, la TSH et les hormones thyroïdiennes.
  • Test de progestérone : Ce test consiste à administrer de la progestérone à la patiente. Si les règles surviennent après l'arrêt de la progestérone, cela indique que l'utérus est réceptif aux hormones et que le problème se situe au niveau de l'ovulation.
  • Échographie pelvienne : Une échographie pelvienne peut être réalisée pour évaluer les ovaires, l'utérus et la muqueuse utérine.
  • IRM cérébrale : Une IRM cérébrale peut être réalisée si une tumeur de l'hypophyse est suspectée.
  • Hystéroscopie : Une hystéroscopie peut être réalisée pour visualiser la cavité utérine et détecter la présence de cicatrices ou d'anomalies.

Analyses complémentaires mentionnées dans les données fournies

Bien que les données fournies ne traitent pas directement de l'aménorrhée secondaire, elles mentionnent diverses analyses et études de cas qui pourraient éclairer le diagnostic différentiel et la compréhension des conditions médicales associées à l'aménorrhée. Par exemple:

  • Analyses de la fonction thyroïdienne: Les références à l'étude du goitre exophtalmique soulignent l'importance d'évaluer la fonction thyroïdienne dans le diagnostic différentiel de l'aménorrhée.
  • Recherches sur les maladies infectieuses: Les références à la tuberculose, à la syphilis et à d'autres infections mettent en évidence la nécessité d'exclure ces causes potentielles d'aménorrhée.
  • Études neurologiques: Les références à des cas de myélome, d'embolie cérébrale et d'autres troubles neurologiques soulignent l'importance d'évaluer le système nerveux central dans certains cas d'aménorrhée.

Traitements de l'aménorrhée secondaire

Le traitement de l'aménorrhée secondaire dépend de la cause sous-jacente.

Traitements liés au mode de vie

  • Gestion du stress : La réduction du stress par des techniques de relaxation, comme la méditation, le yoga ou la thérapie, peut aider à rétablir les cycles menstruels.
  • Modification du régime alimentaire et de l'exercice physique : Un régime alimentaire équilibré et un exercice physique modéré peuvent aider à maintenir un poids santé et à réguler les cycles menstruels.
  • Prise de poids : Si l'aménorrhée est due à une perte de poids excessive, une prise de poids progressive peut aider à rétablir les cycles menstruels.

Traitements hormonaux

  • Contraceptifs hormonaux : Les contraceptifs hormonaux peuvent être prescrits pour réguler les cycles menstruels et traiter les symptômes associés au SOPK.
  • Thérapie hormonale substitutive (THS) : La THS peut être utilisée pour traiter l'aménorrhée due à une insuffisance ovarienne prématurée.
  • Médicaments pour traiter l'hyperprolactinémie : Les médicaments, tels que la bromocriptine, peuvent être utilisés pour réduire les niveaux de prolactine et rétablir les cycles menstruels.
  • Lévothyroxine : La lévothyroxine est utilisée pour traiter l'hypothyroïdie et rétablir les cycles menstruels.

Traitements chirurgicaux

  • Chirurgie pour enlever les tumeurs : Si l'aménorrhée est due à une tumeur de l'hypophyse ou des ovaires, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour enlever la tumeur.
  • Hystéroscopie opératoire : Une hystéroscopie opératoire peut être réalisée pour enlever les cicatrices dans la cavité utérine (syndrome d'Asherman).

Autres traitements

  • Induction de l'ovulation : Si la patiente souhaite concevoir, des médicaments peuvent être utilisés pour induire l'ovulation.
  • Traitement des maladies sous-jacentes : Le traitement des maladies chroniques, telles que la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse, peut aider à rétablir les cycles menstruels.

Remarques sur les traitements mentionnés dans les données

Les données fournies font référence à divers traitements utilisés à la fin du 19e siècle, dont certains peuvent sembler obsolètes ou inappropriés selon les normes médicales actuelles. Par exemple, les références à l'utilisation de l'extrait éthéré de fougère mâle, de l'arsénique ou des bains très chauds doivent être interprétées dans le contexte historique de la pratique médicale de l'époque. Ces références ne doivent pas être considérées comme des recommandations de traitement actuelles.

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