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Techniques Anciennes de Césarienne : Approche Rectus Antérieur

Introduction

L'histoire de la césarienne est jalonnée de progrès chirurgicaux significatifs. Parmi les techniques anciennes, l'approche rectus antérieur mérite une attention particulière. Cet article explore cette méthode, en tenant compte des informations disponibles, afin de comprendre son importance historique et ses implications.

Aperçu Historique des Techniques de Césarienne

Les premières césariennes étaient souvent pratiquées post-mortem sur des femmes décédées, dans l'espoir de sauver l'enfant. Au fil du temps, la césarienne est devenue une intervention chirurgicale pratiquée sur des femmes vivantes, mais avec des taux de mortalité élevés en raison des infections, des hémorragies et du manque d'anesthésie.

L'Approche Rectus Antérieur : Une Technique Spécifique

L'approche rectus antérieur, ou incision à travers les muscles droits de l'abdomen, était une technique utilisée pour accéder à l'utérus lors d'une césarienne. Cette approche implique une incision verticale médiane, permettant un accès direct à la cavité abdominale.

Description de la technique :

  • Incision cutanée: Une incision arciforme à concavité supérieure est pratiquée à environ 2 cm au-dessus de la symphyse pubienne.
  • Incision aponévrotique: L'aponévrose des grands droits est incisée sur le même trajet que l'incision cutanée, mais légèrement plus haut.
  • Accès à l'utérus: Après avoir incisé et écarté les muscles droits de l'abdomen, le chirurgien accède à l'utérus pour effectuer la césarienne.

Avantages et Inconvénients de l'Approche Rectus Antérieur

Avantages:

  • Accès direct et rapide à l'utérus: L'incision verticale offre un accès direct et relativement rapide à l'utérus, ce qui peut être crucial dans les situations d'urgence.
  • Bonne exposition du champ opératoire: Cette approche permet une bonne visualisation de l'utérus et des organes environnants, facilitant ainsi l'intervention.

Inconvénients:

  • Risque accru de complications pariétales: L'incision verticale à travers les muscles droits peut entraîner un risque plus élevé de complications pariétales, telles que les hernies incisionnelles et les infections de la plaie.
  • Douleur postopératoire plus importante: La section des muscles droits peut entraîner une douleur postopératoire plus intense et une récupération plus longue.
  • Cicatrisation moins esthétique: La cicatrice verticale peut être moins esthétique que les incisions transversales.

Évolution des Techniques de Césarienne

Au fil du temps, les techniques de césarienne ont évolué pour minimiser les complications et améliorer les résultats pour la mère et l'enfant. L'approche de Pfannenstiel, une incision transversale basse, est devenue la technique la plus couramment utilisée en raison de ses avantages en termes de réduction des complications pariétales, de la douleur postopératoire et d'amélioration de l'esthétique de la cicatrice.

Techniques chirurgicales alternatives

Laparotomie transversale: Une laparotomie transversale, qui consiste à inciser l'abdomen horizontalement, permet d'accéder au pelvis en traversant les muscles droits.

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Opération d’Ingelman-Sundberg: Une opération de soutènement du col vésical, pratiquée par voie périnéale, consistant à placer une bandelette prothétique sous le col vésical en la fixant latéralement aux tissus fibreux situés sous les branches ischiopubiennes (rami ossis ischii). Elle reprend les principes de base de l'opération d’Ingelman-Sundberg.

Incision vaginale antérieure médiane en T inversé: Une incision vaginale antérieure médiane en T inversé, commençant à moins d'un centimètre du méat urétral pour se terminer sur le col par une seconde incision transversale. Elle permet un bon clivage vésico-vaginal puis vésico-utérin lors des cures chirurgicales de prolapsus. Après ouverture du cul-de-sac vaginal antérieur en avant du col, une paire de ciseaux est introduite fermée dans le plan vésico-vaginal.

Incision interne de la région cervicoprostatique: Intervention endoscopique réalisant une incision interne de la région cervicoprostatique, allant d'un méat urétéral au veru montanum, dans le but d'ouvrir le col de la vessie et de traiter ainsi les rétrécissements et obstacles de cette région. Elle s'applique ainsi aux scléroses congénitales ou acquises du col vésical, à certains adénomes prostatiques. L'incision peut être uni- ou bilatérale.

Courte incision chirurgicale du col utérin: Courte incision chirurgicale du col utérin pendant le travail permettant de lever un obstacle cervical à l’accouchement

Incision oblique de l'aponévrose du muscle grand oblique: Incision oblique de l'aponévrose du muscle grand oblique (m. obliquus externus abdominis) suivie de l'écartement transversal des fibres des muscles petit oblique (m.obliquus internus abdominis) et transverse (m.

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Contexte des sons et des activités à Rome

Les villes sont bruyantes. L’affirmation, aussi simple que brutale, ne manquera pas d’irriter les historiens qui trouvent a priori moins d’intérêt à l’énonciation de réalités immuables qu’à celle de nuances et de variations. Il semble pourtant difficile d’échapper à un tel constat pour qui envisage les phénomènes urbains sous l’angle des perceptions acoustiques. L’exacerbation sonore en contexte urbain est une évidence pour tous les contemporains ; elle relève d’une expérience directe du vécu. Traversée par les voitures et les bus, les trams et les avions, bordée d’usines et des égosillements marketés des centres commerciaux, la ville contemporaine suscite les réflexions des urbanistes afin de limiter les effets de la concentration des hommes et des activités.

Dès les années 1960 la puissance de nuisance des sons en ville avait incité les tenants d’une écologie sonore naissante à enregistrer aussi rapidement que possible ce qui pouvait l’être, avant que le grand vacarme urbain n’engloutisse toutes les subtilités de l’écoute dans son maelström assourdissant. À l’origine de la mécanisation des sociétés, la révolution industrielle semblait être le vers introduit dans le fruit d’une humanité jusqu’alors apaisée. Il n’est toutefois pas besoin de tirer bien fort sur le fil de l’enquête, comme l’incite à le faire une historiographie de plus en plus abondante concernant l’histoire des perceptions sonores, pour que des périodes plus anciennes viennent contester l’idée d’une coupure radicale induite par la révolution industrielle. Londres ou Paris au XVIIIe s. n’auraient pas été des cités bruyantes ? Le Tableau de Paris de Louis-Sébastien Mercier n’en est-il pas la démonstration contraire ? La tradition des « cris de ville », rassemblant les appels des marchands et artisans dont les activités font résonner le tissu urbain du matin au soir, est ainsi solidement établie pour la période moderne. La fricassée des cris de Paris composée en 1578 par Jean Servin fait brillamment éclater au grand jour la cacophonie de l’espace urbain parisien, donnant une ampleur inédite à l’appel de Clément Janequin, « Voulez vous ouyr les cris de Paris ? », lancé quelques décennies auparavant. C’est toutefois bien aux villes médiévales qu’il convient de faire remonter la tradition de ce genre littéraire, comme l’a démontré L. Vissière à partir de textes du XIVe s. : du soir au matin et en toutes saisons les habitants des villes d’Occident étaient environnés d’appels commerciaux, de la rythmique vocale structurant la vie collective.

Mais avant que les guildes se forment, avant que l’Occident se couvre de son blanc manteau d’églises - et donc de cloches -, avant que les grandes foires rassemblent bêtes et marchands, les villes étaient-elles silencieuses ? La question peut paraître naïve tant les sources sont explicites. Il suffit pour s’en convaincre de sauter les siècles et de remonter jusqu’aux premiers grands rassemblements urbains pérennes, en d’autres mots aux premières villes de l’humanité en Mésopotamie. Le mythe akkadien d’Atra-Hasīs, dont la version connue la plus ancienne date du XVIIe s. av. J.-C., fait état d’un conflit sonore opposant les dieux et les hommes.

La radicalité de la réponse fut à la hauteur des nuisances ressenties par les divinités. Un seul homme survécut au déluge, Atra-Hasīs, chargé de fonder une nouvelle humanité. Loin des théogonies mésopotamiennes, les sources du monde grec et romain sont elles aussi particulièrement riches en informations sur la vie sonore des cités. Cris, coups, chants, braiements, musique, rassemblements populaires : textes et vestiges n’attendent que les historiens pour rendre sonore l’Antiquité. Dans l’optique des interrogations précises de ce dossier seuls les documents en rapport avec la production artisanale dans le monde romain ont été pris en considération. Il importe toutefois de conserver en tête combien il s’agit là d’une entrée spécifique dans le paysage sonore des cités antiques, riche de bien d’autres émissions acoustiques entendues concomitamment par les Anciens. C’est par commodité problématique que l’on extrait ainsi une partie du réel sonore des agglomérations anciennes, dont la richesse globale procédait justement de sa diversité. La dimension relativement restreinte d’un corpus de sources thématiquement défini avec précision a conduit en retour à considérer les métiers urbains au sens large.

Sans grand étonnement, la bibliographie actuellement à disposition pour cette étude spécifique est d’assez faible ampleur : le croisement de l’histoire des métiers, de l’histoire urbaine et de l’histoire des sens dans l’Antiquité est une approche peu commune. Son intérêt ne semble pas anecdotique pour autant, dans la mesure où passer par l’appréhension acoustique du réel ouvre des perspectives sur une compréhension plus fine de l’organisation et du fonctionnement des cités du monde romain. Le relevé et la description des sons du travail entendus dans les villes romaines pourrait être en soi l’objectif de l’étude. On souhaiterait toutefois ne pas s’en contenter ici et se servir des informations contenues dans les sources pour souligner combien les sonorités peuvent servir de clé dans la compréhension de phénomènes plus généraux dans les sociétés anciennes. Ainsi l’objet sonore en lui-même importe moins que son émetteur, son récepteur qui nous en relate l’identité tout comme le contexte, réel ou fictif, dans lequel a lieu l’écoute. Le son pur, dans sa qualité acoustique première, étant toujours hors de portée pour l’historien, il ne saurait être l’objet de l’enquête.

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Afin de prendre la mesure des potentialités de l’enquête, un temps consacré à la définition des catégories d’objets étudiés s’impose ici. Les termes « son » et « bruit » désignent-ils la même réalité ? D’un point de vue acoustique la réponse peut être positive : tous deux correspondent à des événements sonores quantifiables. Une nuance d’importance existe néanmoins entre les deux, qui ne relève pas d’une réalité physique mais morale : le son devient bruit dès lors qu’un acteur du monde social, percepteur direct ou indirect de ladite réalité acoustique, le considère dérangeant. En d’autres termes le bruit est un son construit socialement, défini comme paroxystique par un acteur dans une perception contextuelle. Le bruit intègre dans sa définition même le fait qu’il ait été perçu et classé comme dérangeant. La nuisance sonore, quant à elle, correspond à une échelle supérieure : elle signifie une formalisation de la gêne. Elle entraîne plainte et parfois réaction de nature variée : l’existence d’une législation ad hoc rend ainsi possible une action légale autrement inenvisageable. Le bruit devient nuisance sonore dès lors qu’il entraîne des perturbations dans un fonctionnement social qui serait par ailleurs considéré comme normal. La nuisance signifie en ce sens un écart à la norme, ou du moins à ce que l’individu percevant considère comme étant la norme. Dès lors s’intéresser à ce que les acteurs pensent comme des nuisances, sonores en l’occurrence, c’est se donner la possibilité de saisir en creux ladite norme. Pour la période contemporaine l’enjeu peut être de donner une dimension qualitative, humaine, là où la loi fixe un cadre quantitatif.

Ainsi, construire une histoire des nuisances sonores c’est procéder à une archéologie de l’« oreille morale », c'est-à-dire des jugements en contexte sur les saillances acoustiques. Un premier temps de l’enquête construira le paysage des activités rendues vivantes par les perceptions auditives des auteurs romains : quels types de métiers attirent l’oreille des auteurs de sources narratives ? Plus encore, quels segments de la chaîne de la production et de la commercialisation ? On peut par ailleurs se demander si l’insertion de ces données dans la topographie précise des cités permet d’aller plus loin dans la compréhension de l’organisation de leur espace productif. Mais une étude des nuisances sonores se doit, malgré une quantité de sources toujours inférieure à nos souhaits, de chercher à dépasser le stade de la description pour tenter d’atteindre le niveau plus général d’analyse des cadres de la perception. Les événements sonores et la perception qui en étaient réalisée par les Anciens sont des objets socialement, politiquement, économiquement construits.

Si Jupiter n’était pas sourd du moins avait-il manifestement une tolérance aux bruits humains plus élevée que celle d’Enlil. Les cités romaines n’ont pas connu son ire, elles n’ont pas été ensevelies par les flots, mais ce n’est pas pour autant qu’elles étaient silencieuses. Martial, dont les textes sont avec ceux de Juvénal une des sources les plus riches quant au ressenti de la vie urbaine du Ier s. ap. J.‑C., se fait l’écho du vacarme consubstantiel à la cité : « la méditation et le repos sont à Rome également interdits à qui n’est pas riche ». Pour le satiriste comme pour les divinités du panthéon mésopotamien le problème principal est celui de l’impossibilité à trouver le sommeil, une impossibilité que Juvénal assigne à qui n’a pas les moyens de s’isoler derrière les murs épais d’une grande domus. L’origine de cette privation de repos réside avant tout dans le simple rassemblement des hommes en une quantité jamais atteinte jusqu’alors dans l’Antiquité, source d’un gigantesque tohu-bohu. Par l’accumulation des humains qui la compose l’Vrbs est bel et bien l’espace le plus bruyant que des oreilles antiques avaient pu fréquenter. Si l’on en croit Stace il émane ainsi d’elle en permanence un bruit confus. Horace synthétise quant à lui cette réalité par l’expression « strepitus nocturnos atque diurnos » : un fracas de nuit comme de jour, telle est la réalité acoustique que devait supporter un habitant de la capitale. La ville est structurellement parcourue de cris (clamosa) ; elle bruisse du clamor des hommes incapables de faire silence et dont les éclats vocaux entretiennent un boucan permanent. En sus de ce bruit de fond continu, une grande clameur monte régulièrement des bâtiments conçus pour abriter des rassemblements de foule, tels les édifices de spectacle. Alors qu’il s’apprêtait à réfléchir dans le silence de la solitude Sénèque voit ainsi son esprit brièvement troublé par l’ingens clamor poussé par les spectateurs des jeux et qui franchit les limites de sa demeure.

Écoutons à nouveau Rome avec Horace et commençons à dessiner le tableau sonore des activités productives de la capitale. Derrière la mise en scène du poète, rendu inapte à satisfaire la muse, ballotté qu’il est dans les rues « entre les flots et les tempêtes de la Ville » (fluctibus in mediis et tempestatibus urbis), se donne à entendre un phénomène acoustique intense que l’auteur illustre de quelques exemples se rattachant au monde du travail : « c’est un entrepreneur (redemptor) qui se hâte, bouillant d’impatience, avec ses mules et ses portefaix, c’est un cabestan qui élève en tournant soit une pierre soit une poutre énormes, c’est un convoi funèbre qui dispute le passage à des chariots pesamment chargés ; d’un côté court un chien enragé, de l’autre un porc fangeux. Va maintenant, et médite des vers harmonieux ». Hommes, animaux et machines se trouvent ici assemblés pour faire dans les rues de la capitale un terrible tintamarre. Dans ces vers, quelques traits du paysage des activités de Rome se laissent apercevoir. S’il n’est pas possible de savoir dans quelle entreprise exacte était impliqué le redemptor, un terme générique pour qui entrait en contrat avec la cité dans le cadre d’opérations pouvant aller de l’entretien de bâtiments aux pompes funèbres, le cabestan (machina) évoque en revanche le secteur de la construction, ce qui ne saurait surprendre dans une cité en perpétuel chantier comme l’était Rome au temps d’Horace.

Martial développe dans l’une de ses épigrammes tous les bruits qui le poussent à quitter le tohu-bohu de l’Vrbs dès qu’il en a la possibilité. Parmi eux se détachent singulièrement les sons métalliques en lien avec le monde des métiers. Il y est question des malleatores, les artisans du métal qui frappent d’une masse les baluci, minuscules grains d’or provenant d’Hispanie, afin de rendre utilisable le précieux minerai. Une fois le métal formé ce sont les nummularii qui prennent le relais, agents de change dont la position inférieure dans la hiérarchie du monde de la banque les condamne au regard des auteurs de sources narratives. Le satiriste les accable de tous les maux, dont le moindre n’est pas de trafiquer de la monnaie néronienne qu’ils agitent à longueur de journée. De manière ample ce sont les chaudronniers (aerarii) qui polluent la tranquillité de Martial, et cela tout au long du jour (die toto), selon une expression équivalente à celle d’Horace. Si ce poème n’exprime pas plus précisément ce qui est reproché aux ouvriers du métal, l’épigramme 68 du neuvième livre permet de le préciser. Les cris d’un maître d’école réveillant tout le quartier dès potron-minet font alors l’objet de quelques comparaisons éclairantes. Sa voix est notamment mise en parallèle au travail de spécialistes du métal en train de fixer la statue en bronze d’un avocat sur un cheval. Les coups répétés, qualifiés du terme grauis, sont à l’origine de …

Autres termes médicaux

Aorte abdominale: Partie terminale de l’aorte descendante située dans la cavité abdominale. Ses branches collatérales sont les artères phréniques inférieures, les artères lombales, l’artère sacrale médiane, le tronc cœliaque, l’artère mésentérique supérieure, l’artère mésentérique inférieure, les artères rénales, les artères testiculaires chez l’homme et ovariques chez la femme.

Défaut de développement de la paroi abdominale: Défaut de développement de la paroi abdominale avec hypoplasie ou aplasie des muscles de l’abdomen, en particulier des muscles grands droits (m. rectus abdominis). Il se présente sous deux formes principales : une forme avec déhiscence et éviscération (laparoschisis) et une forme avec continuité de la paroi donnant un aspect distendu et plissé de l’abdomen et toujours associée à d’autres anomalies : hernies, cryptorchidie, malformations urinaires en particulier méga-uretères etc.

Cavité abdominale: Espace délimité à son pourtour par les parois ostéo-musculaires de l’abdomen et séparé du thorax à sa partie supérieure par le diaphragme, tandis qu’il communique largement, à sa partie inférieure, avec la cavité pelvienne par l’orifice supérieur du pelvis. Cette cavité contient les organes rétro-péritonéaux et les organes péritonisés abdominaux, séparés par le péritoine pariétal postérieur définitif.

Contracture abdominale: Sensation d'une paroi abdominale qui, à la palpation appuyée, ne se laisse pas déprimer, parce qu'elle a perdu sa souplesse habituelle. Cette tension et rigidité par contracture de la musculature est due à un phénomène irritatif infectieux intrapéritonéal diffus (appendicite aigüe, cholécystite aigüe, perforation appendiculaire, ulcéreuse, viscérale, diverticulaire, etc.).

Grossesse abdominale: Rare grossesse extra-utérine avec implantation de l'œuf dans la grande cavité abdominale. Elle peut être primitive lorsque la fécondation a eu lieu au cours de la migration intra-abdominale de l'ovule, ou secondaire à une rupture utérine après une ancienne césarienne corporéale, ou sur un utérus malformé, ou à une grossesse tubaire par rupture de la trompe, ou après migration de l'œuf fécondé dans la cavité abdominale. La symptomatologie, très différente de la grossesse extra-utérine tubaire, est faite de douleurs pelviennes ou pelvi-abdominales associées à des troubles du transit puis à des métrorragies.

Hypertension abdominale: L’hypertension abdominale ou hyperpression abdominale (HPA) appelée aussi syndrome du compartiment abdominal (SCA) est une entité clinique peu connue, dont les causes sont multiples. La pression abdominale normale est de 0 à 5 mm Hg. On distingue 4 degrés d’HPA de 7 à 30 mm Hg. Le syndrome du compartiment abdominal (SCA) se définit par une pression intra-abdominale dépassant un seuil critique, accompagnée de conséquences locales (hépatiques, intestinales et rénales) et générales (circulatoires, respiratoires et neurologiques). Le SCA peut être aigu secondaire à une pancréatite aigüe, des brulures graves, un sepsis, un traumatisme important de l’abdomen, après une intervention chirurgicale majeure nécessitant des transfusions et/ou une réanimation liquidienne intensive, par exemple une chirurgie d’anévrysme aortique. Il peut potentiellement conduire à un syndrome de détresse respiratoire de l'adulte, à une défaillance multiviscérale et au décès dans environ 50% des cas, malgré un traitement adapté. Le SCA peut aussi être chronique. Il peut aussi être récurrent c’est-à-dire récidiver après traitement. Le tableau clinique peut être trompeur; manifestations respiratoires, anurie ou conséquences circulatoires pouvant être au premier plan. L'évaluation clinique de l'hypertension abdominale par la palpation est souvent trompeuse ; la mesure de la pression intravésicale reflet de la pression intra-abdominale permet de préciser le stade du SCA.

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