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Le Drame de Mérignac : Témoignages et Réflexions sur la Tragédie de Chahinez

L'histoire de Chahinez, une femme de 31 ans brûlée vive par son mari à Mérignac, en Gironde, a profondément ému la communauté locale et a soulevé des questions cruciales sur les violences conjugales et les défaillances du système de protection. Cet article se penche sur les témoignages de ses proches, les circonstances de sa mort, et les réflexions qu'elle suscite sur la prévention des féminicides.

Une Femme Discrète et Solaire : Le Portrait de Chahinez

Dans le quartier du Burck à Mérignac, les voisins et amis de Chahinez se souviennent d'une femme discrète et solaire. Patrick, son voisin, la décrit comme une "femme douce, jolie, éminemment sympathique". Les personnes rencontrées par franceinfo évoquent son sourire et sa gentillesse. De la maison à l'école du quartier du Burck, où le petit Saïd et sa sœur Mélissa sont scolarisés, il y a à peine cinq minutes à pied. Un boulevard à traverser, quelques commerces, un petit bois, et des visages qu'on croise tous les jours. Celui de Chahinez, 31 ans, était rond et toujours souriant.

Chahinez s'était installée à Mérignac en septembre 2018 avec son mari, dans un petit pavillon aux murs jaunes avec garage, jardin et vue sur un petit ruisseau, avenue Carnot. Femme au foyer discrète, elle n'avait pas de famille en France, à l'exception d'un grand-oncle à Paris. Son mari, lui, avait des attaches dans la région, travaillait comme maçon et avait la réputation d'être un personnage bruyant et instable. Il avait déjà été condamné à six reprises pour conduite en état d'ivresse et violences.

Les Circonstances du Drame : Un Acte d'une Violence Inouïe

Le 4 mai, Chahinez est morte sur le chemin de l'école qu'elle empruntait chaque jour. Son mari lui a tiré deux balles de fusil dans les jambes avant de l'asperger d'un liquide inflammable, de mettre le feu à son corps, et de tenter d'incendier sa maison. L'homme de 44 ans était convaincu que sa femme "avait un amant et qu'elle le manipulait", selon les mots de la procureure de la République de Bordeaux, Frédérique Porterie. Les cris, les détonations, la fumée noire qui sort du garage…

La violence avait éclaté au grand jour en juin 2020. Sur le trottoir, juste devant leur maison, Chahinez avait été étranglée par son mari. En comparution immédiate, il avait été condamné à 18 mois de prison, dont neuf assortis d'un sursis probatoire pendant deux ans. Le couple s'était séparé, et la jeune femme s'était alors libérée.

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Malgré l'interdiction de paraître au domicile et d'approcher la victime, son mari, qui ne disposait pas d'un bracelet antirapprochement, un dispositif mis en place contre les violences conjugales, avait rôdé dans le quartier pendant plusieurs mois. Sa camionnette, ainsi que ses allées et venues autour du domicile, ne passaient pas inaperçues. "Elle vivait dans la peur."

Le 15 mars, le mari de Chahinez lui avait envoyé un SMS, lui donnant rendez-vous devant le supermarché du quartier, "pour parler de l'avenir des enfants", racontent les "tatas". Un prétexte : il l'avait frappée et avait tenté de la faire monter dans sa camionnette, avant de prendre la fuite. Elle avait porté plainte au commissariat de Mérignac. En fuite et recherché par la police depuis cette agression, le mari a refait surface le 4 mai, pour tuer sa femme.

L'Intégration à Mérignac et le Réseau de Soutien

A Mérignac, Chahinez s'était liée rapidement d'amitié avec Noura, Amira et Arbia, trois Algériennes vivant de l'autre côté du boulevard. Les enfants, l'Algérie, le quotidien : tout rapprochait les quatre "tatas", comme on les appelait dans le quartier. "C'était comme une sœur", résume Noura. Cette dernière évoque une amie qui "faisait tout pour ses enfants."

"Elle était appréciée par les plus vieilles qui voyaient en elle leur fille, et par les plus jeunes qui percevaient en elle une grande sœur avec ses conseils", témoigne Samira El Khadir, élue à la ville de Mérignac, devant le château du Burck abritant l'association Tournesol. "Les Marocains, les Algériens, les Tunisiens, les Français…"

Au-delà de ses enfants, "Chouchou" (un de ses surnoms) laissait paraître peu de chose. Rares étaient les mots sur ses passions. "Elle aimait le handball qu'elle pratiquait en Algérie", confie Noura. Elle ne se plaignait pas. "Les problèmes, elle se les gardait pour elle", souffle Marie, une voisine. "Quand son mari était là, on n'entendait pas Chahinez. Dans le jardin, c'était papa, papa, papa, jamais maman."

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La Vie Après la Séparation : Une Brève Période de Liberté

Le mari était sorti de prison en décembre, cinq mois seulement après sa condamnation. Chahinez s'était refermée, craignant cet homme qui avait dit, au moment de son incarcération, "qu'il reviendrait se venger", selon Samira El Khadir.

"Elle revivait, elle était joyeuse et recevait des amis avec leurs enfants, tout le monde jouait, il y avait des rires d'adultes, des joies d'enfants", se souvient Patrick, marqué par l'odeur des gâteaux. "Ses amis disaient qu'elle cuisinait beaucoup, elle aimait faire des couscous, des pâtisseries", confirme Samira El Khadir. Chahinez, qui avait travaillé dans les cantines de la ville entre novembre 2019 et mars 2020, avait même repris une activité.

L'Avenir Brisé : Ambitions et Projets

Ces derniers temps, Chahinez cherchait du travail, ambitionnait de devenir "agent de restauration dans le cadre d'un projet d'insertion professionnelle", selon le maire. Son dernier entretien s'était tenu mardi, juste avant le drame. Elle pensait aussi à "des vacances en Algérie" avec ses copines, et voulait obtenir son permis de conduire.

Le Contexte des Violences Conjugales et les Défaillances du Système

L'affaire Chahinez met en lumière les défaillances du système de protection des victimes de violences conjugales. Malgré les condamnations antérieures de son mari, l'interdiction d'approcher la victime et le dépôt de plainte suite à une agression en mars, il a pu passer à l'acte. L'absence de bracelet antirapprochement et le manque de suivi ont été pointés du doigt.

Cette tragédie rappelle l'urgence de renforcer les dispositifs de prévention et de protection, d'améliorer la coordination entre les différents acteurs (police, justice, associations) et de sensibiliser la population aux violences conjugales.

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PMA : Parcours du combattant et alternatives

L’histoire d’Émilie, 43 ans, illustre les difficultés d’accès à la PMA (Procréation Médicalement Assistée) en France. Après deux tentatives infructueuses, elle s’est vue refuser un troisième essai sans explication. Face à cette situation, elle a opté pour une insémination artisanale avec un ami comme donneur.

Sarah, quant à elle, a choisi un donneur anonyme rencontré sur internet. Elle a insisté sur l’importance de la ressemblance physique avec le donneur et de la fourniture de tests médicaux. Cependant, la psychologue Mathilde Bouychou met en garde contre les risques de cette pratique, notamment le risque de voir le donneur vouloir reconnaître l’enfant.

Adeline et Céline, en couple, ont également rencontré des difficultés pour avoir un enfant. Elles ont finalement opté pour un don anonyme après avoir envisagé la PMA à l’étranger.

Ces témoignages soulignent la complexité des parcours de PMA et les alternatives parfois choisies par les femmes, malgré les risques qu’elles peuvent comporter.

Le Centre Gaia à Bruges : Un Centre de Référence pour la Femme

Le Centre Gaia, installé au cœur de la Polyclinique Jean Villar à Bruges (Bordeaux), est un centre de référence pour la femme en Aquitaine. Il propose une maternité de niveau 1, une équipe de médecins spécialisés en médecine de la reproduction, et des ateliers d'accompagnement à l'allaitement maternel, au chant prénatal, au portage bébé et à la santé environnementale. Le centre propose également le traitement de rajeunissement vaginal MonaLisaTouch®.

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