Les cauchemars sont une expérience courante chez les enfants, en particulier autour de l'âge de 3 ans. Bien qu'ils puissent être effrayants pour l'enfant et déstabilisants pour les parents, il est important de comprendre leurs causes et de connaître les solutions pour aider votre enfant à retrouver un sommeil paisible.
Comprendre les cauchemars et les terreurs nocturnes
Il est essentiel de distinguer les cauchemars des terreurs nocturnes, car ce sont deux phénomènes différents qui nécessitent des approches distinctes.
Cauchemars
- Nature: Rêves lucides et mémorables, souvent liés à des peurs ou des situations stressantes. Les enfants se souviennent souvent très bien des détails de leur cauchemar.
- Moment de survenue: Se produisent durant le sommeil paradoxal, généralement plus tard dans la nuit. L'enfant se réveille complètement et peut expliquer ce qui lui a fait peur. On observe souvent un pic vers 2 ou 3 ans, lorsque les enfants ont une imagination débordante et qu’il est encore difficile de faire la distinction entre la réalité et l’imaginaire.
Terreurs nocturnes
- Nature: Épisodes de peur intense, généralement sans contenu de rêve spécifique. L'enfant adopte un comportement complexe, étrange et inconscient qui peut inquiéter son entourage.
- Moment de survenue: Apparaissent fréquemment dans les premières heures de la nuit, pendant le sommeil profond. L'enfant peut crier, s'agiter et être difficile à réveiller. Il ne se souvient généralement pas de l'épisode le lendemain matin. Elles surviennent pendant le sommeil non paradoxal, c’est-à-dire pendant la première partie de la nuit. Généralement, votre enfant se réveille en criant au début ou au milieu de la nuit. Votre enfant crie, transpire, donne des coups de pied, frappe et/ou a un rythme cardiaque élevé. Votre enfant ne vous reconnaît pas et ne se laisse pas calmer. En bref, il est bouleversé et inaccessible.
Causes des cauchemars chez l'enfant
Les cauchemars chez les enfants peuvent avoir de nombreuses origines, qu'il est important d'identifier pour mieux les gérer.
Facteurs psychologiques
- Stress et anxiété: Les enfants peuvent vivre des moments de stress à l'école, dans leurs amitiés ou à cause de changements dans leur vie familiale (changement d’école, déménagement, rupture …).
- Traumatismes: Des événements difficiles, comme la perte d'un être cher ou un divorce, peuvent entraîner des cauchemars fréquents.
- Impressions émotionnelles: Des expériences émotionnelles très fortes, même joyeuses, peuvent parfois se transformer en rêves troublants. Le cauchemar, c’est un bis repetita des peurs de la journée qui n’ont pas été correctement digérées.
- Peurs non digérées: Le cauchemar est un moyen pour l'enfant d'exprimer ses frustrations, ses peurs ou ses sentiments honteux comme l'envie, la jalousie ou la méchanceté.
Facteurs physiologiques
- Fatigue accumulée: Un manque de sommeil peut augmenter le risque de faire des cauchemars.
- Santé mentale: Des problèmes comme la dépression ou l'anxiété peuvent perturber le sommeil.
- Médicaments: Certains traitements médicaux peuvent affecter le sommeil.
- Maladies: Le fait d’être malade, de souffrir de fièvre peut causer des terreurs nocturnes.
Environnement et habitudes de sommeil
- Bruits extérieurs: Des sons comme des cris, des alarmes ou même le bruit de la rue peuvent déranger le sommeil.
- Lumière et obscurité: Une chambre trop éclairée ou trop sombre peut impacter la qualité du sommeil.
- Rituels de coucher: Ne pas avoir de rituels apaisants avant d'aller se coucher peut rendre les enfants plus sensibles aux cauchemars. L’instauration d’un rituel du coucher est primordiale dès la plus tendre enfance.
- Changements de routine: Des changements de routine ou des habitudes de sommeil (environnement, horaires…) peuvent provoquer des terreurs nocturnes.
Que faire lorsqu'un enfant fait un cauchemar ?
Voici quelques conseils pour aider votre enfant lorsqu'il se réveille après un cauchemar :
- Allez vers votre enfant: Votre présence le rassurera et l’aidera à se sentir à nouveau en sécurité. Allez directement vers votre enfant et dites-lui que vous êtes là.
- Rassurez-le: Dites à votre enfant qu’il a fait un cauchemar et que celui-ci est maintenant terminé. Qu’il est maintenant en sécurité. Dites à votre enfant que vous comprenez sa peur.
- Prenez-le dans vos bras: Les câlins et le contact physique peuvent aider à calmer l'enfant.
- Utilisez l'imagination: Vous pouvez faire disparaître les monstres en utilisant un « spray à monstres », par exemple. Ou si cela semble trop confus de chasser les monstres tout en essayant d’apprendre à votre enfant que les monstres n’existent pas, utilisez un « spray contre les pensées qui font peur ».
- Changez d'humeur: Aidez votre enfant à changer d’humeur. Vous pouvez distraire votre enfant en lui faisant penser à des choses agréables, comme son jeu préféré ou son animal préféré.
- Parlez du cauchemar: Le lendemain matin, vous pouvez interroger votre enfant sur le rêve effrayant de la veille. Un certain nombre d’études suggèrent que la réécriture (en anglais : rescription) du rêve a un effet positif sur les cauchemars, y compris chez les enfants. Pour les cauchemars récurrents, essayez de proposer une autre fin à son rêve avec votre enfant.
- Dessiner le cauchemar: Votre Mini peut dessiner son cauchemar, pour extérioriser à travers l’art et avoir un support de discussion. Il aura l’occasion, avec vous, de dédramatiser en ajoutant des détails comiques à son dessin (comme ajouter un bon nez de clown à la sorcière, par exemple ! Direct, elle fait moins peur !)
Que faire face aux terreurs nocturnes ?
Contrairement aux cauchemars, il ne faut pas réveiller un enfant qui fait une terreur nocturne. Voici comment réagir :
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- Ne réveillez pas l'enfant: Pendant un épisode de terreur nocturne, il ne faut surtout pas tenter de réveiller la personne qui subit une crise. Cela peut engendrer des conséquences néfastes.
- Restez calme: Être témoin d’une terreur nocturne peut être assez déstabilisant. L’adulte ou l’enfant atteint de ce trouble va soudainement se redresser sur son lit et se mettre à crier violemment. Son corps en sueurs peut se mettre à trembler. Ses yeux sont ouverts et son regard fixe. Pourtant il n’est pas réveillé. Il n’est donc pas réceptif au discours que vous pouvez lui tenir pour le calmer.
- Assurez la sécurité: Veillez à ce que l'enfant ne se blesse pas en se déplaçant dans la pièce.
- Attendez que l'épisode passe: L’adulte ou l’enfant se recouche ensuite de lui-même. Il n’y a pas de solution miracle pour stopper une terreur nocturne.
- Ne parlez pas de l'épisode le lendemain: Le lendemain, n’évoquez pas cet épisode de terreurs nocturnes, ce qui pourrait créer une angoisse pour les nuits suivantes.
Prévention des cauchemars
Bien qu'il soit difficile de prévenir complètement les cauchemars, certaines mesures peuvent aider à réduire leur fréquence :
- Routine du coucher régulière: Favoriser une routine de coucher régulière. L’instauration d’un rituel du coucher est primordiale dès la plus tendre enfance.
- Environnement de sommeil paisible: Favoriser un environnement de sommeil paisible et confortable.
- Éviter les écrans avant le coucher: Utilisation limitée des écrans au moins une heure avant le coucher. La lumière bleue des appareils peut perturber la production de mélatonine, l’hormone qui aide à dormir.
- Gérer le stress et l'anxiété: Gérer le stress et l'anxiété en pratiquant des techniques de relaxation, comme la méditation ou la respiration profonde.
- Sommeil suffisant: Les enfants qui manquent de sommeil sont plus susceptibles de faire des cauchemars. Veillez à ce que votre enfant ait son quota de sommeil et à ce que l’heure du coucher soit adaptée à son âge.
- Éviter les histoires effrayantes: Évitez les films, les livres et les histoires effrayantes pendant la journée et surtout avant le coucher.
Remèdes naturels pour favoriser le sommeil
Certaines plantes peuvent aider à favoriser un sommeil paisible chez l'enfant :
- Tilleul: Largement connu en Europe pour son odeur réconfortante et ses tisanes apaisantes, l’arbre du tilleul agit sur les difficultés d’endormissement. Laisser infuser une pincée de tilleul dans une petite tasse d’eau tiède permet à l’enfant de retrouver rapidement son calme.
- Camomille: Grâce à ses molécules d’apigénine, ce végétal permet de soulager l’agitation nerveuse et de réduire l’insomnie mineure. Pour l’enfant, prévoyez une demi-cuillère à café de fleurs de camomille pour 25 cl d'eau tiède.
- Aubépine: Cet arbuste aux propriétés apaisantes permet de réduire l'anxiété avant un retour à l’école ou durant une période émotionnellement éprouvante.
- Mélisse: Son infusion a pour objectif de relaxer et apaiser. Elle fonctionne autant chez les petits que chez les grands, en cas de troubles du sommeil. Prévoyez 3 grammes de feuilles sèches dans une tasse d’eau. Laissez infuser un maximum de 10 minutes.
- Fleur d'oranger: Issue des fleurs fraîches du bigaradier, la fleur d’oranger offre de nombreuses propriétés médicinales.
Il existe également en pharmacies et parapharmacies des solutions de phytothérapie adaptées à l’enfant qui associent ces différentes plantes.
Quand consulter un professionnel ?
Dans la plupart des cas, les cauchemars et les terreurs nocturnes sont des phénomènes normaux qui disparaissent avec le temps. Cependant, il est important de consulter un médecin ou un spécialiste du sommeil si :
- Les cauchemars sont fréquents et perturbent le sommeil de l'enfant.
- Les terreurs nocturnes sont sévères et mettent l'enfant en danger.
- L'enfant présente d'autres troubles du sommeil associés.
- Les cauchemars ou les terreurs nocturnes sont liés à un événement traumatisant.
- Les troubles du sommeil persistent plus d’une semaine.
- Si on se sent dépassés, en tant que parents, par une situation ou la gestion des cauchemars, on n’hésite pas à prendre rendez-vous chez un ou une psychologue.
Troubles du sommeil chez l’enfant : causes et solutions
Chez l’enfant, les troubles du sommeil peuvent être un signe d'anxiété et doivent toujours faire l’objet d’une consultation médicale. Les enfants dont l'insomnie retentit de façon significative sur la vie quotidienne, dans un ou plusieurs domaines, doivent faire l'objet d'une évaluation appropriée.
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Causes
On distingue trois grandes causes : psychologique, organique et comportementale.
- Les causes psychologiques (stress, angoisse) sont rares avant 6 ans, mais peuvent apparaître vers 3-4 ans avec l’entrée à l’école.
- Environ 20 à 30 % des troubles sont liés à des causes organiques, comme des douleurs récurrentes, des otites à répétition ou des reflux.
- Mais la majorité (70 à 80 %) sont comportementales : des troubles liés aux habitudes de sommeil. Par exemple, un enfant habitué à s’endormir dans les bras aura du mal à s’endormir seul par la suite. Cela peut créer un cercle vicieux.
Solutions
- Rituel de sommeil: La base du traitement, c’est effectivement le rituel de sommeil : avoir un rythme régulier, avec des horaires fixes pour les levers, les couchers et les siestes, sept jours sur sept. C’est ce qu’on appelle la chronothérapie. Cela permet déjà de stabiliser le rythme.
- Thérapie adaptée: Le but est de rendre le processus le plus doux possible. Les pleurs, qu’on ne cherche pas à éviter à tout prix, sont une réaction normale de l’enfant, qu’ils soient dus à la douleur, au stress ou au changement des habitudes.
- Apprendre à s’endormir seul: Du point de vue occidental, on tend à dire qu’il est nécessaire que l’enfant s’endorme seul. La vraie question est : qu’en est-il quand l’enfant va à la crèche ou chez d’autres ? Peut-il s’endormir seul ? Et quel impact cela a-t-il sur la santé physique et mentale de la maman, surtout si elle se réveille plusieurs fois par nuit ?
- Techniques de relaxation: À partir de 2 ans et demi ou 3 ans, l’enfant peut sortir de sa chambre et négocier. L’objectif n’est pas d’entrer dans un conflit, mais de travailler sur sa motivation. Par exemple, on peut introduire une tierce personne, comme un ange ou le marchand de sable, pour l’aider à rester dans son lit. Au lieu de dire : « Tu restes dans ta chambre », les parents peuvent encourager l’enfant en lui disant : « Le marchand de sable t’apportera un bon point si tu restes bien dans ton lit. » Cela permet de sortir sans avoir à négocier. D’autres méthodes incluent les laissez-passer ou les bons points. Si l’on reste dans le conflit, il ne finit jamais, car l’enfant cherche à tester ses limites. Le conflit chez l’enfant est un moyen de tester la réaction des parents.
- Limiter les écrans: En clinique, nous avons tendance à dire que chaque minute d’écran correspond à une minute de sommeil en moins, et de mauvaise qualité. Ce phénomène est particulièrement préoccupant chez les enfants de 2 ans, qui regardent en moyenne la télévision plus d’une heure par jour, sans compter les autres écrans, comme les tablettes. L’accumulation de ces moments d’écran a un impact significatif sur leur développement cérébral et leur sommeil. Les écrans captent l’attention des enfants de manière hypnotique. Même un écran éteint peut les distraire, les empêchant de se concentrer sur autre chose. Il faut aussi prendre en compte l’impact de la lumière bleue émise par les écrans, qui perturbe la sécrétion de mélatonine, l’hormone du temps. Cela décale leur cycle circadien et rend l’endormissement plus difficile.
Refus d'aller se coucher
Le refus d’aller se coucher peut être secondaire à l’installation progressive de mauvaises habitudes de sommeil. Parfois aussi, l’horaire de coucher est inadapté : trop tôt, votre enfant peut avoir du mal à s’endormir et peu à peu craindre cette attente pendant laquelle il s’ennuie… trop tard, il a pu lutter contre le sommeil, ce qui peut aboutir à un certain énervement qui n’est pas propice à l’endormissement.
Parasomnies
Les parasomnies sont des comportements anormaux survenant pendant le sommeil. Elles peuvent être moteurs (le sujet bouge), verbales (il parle) ou sensorielles et sont classées en fonction du moment de leur apparition au cours du cycle de sommeil. Les cauchemars (mauvais rêves) peuvent apparaitre tôt entre 1 ou 2 ans. Ils surviennent souvent en milieu ou fin de nuit. Les cauchemars peuvent devenir problématiques lorsqu’ils sont fréquents : plusieurs fois par semaine, éventuellement toujours sur le même thème. Des cauchemars isolés, avec des contenus variables ne sont pas des signes d’alerte et surviennent de manière habituelle chez les jeunes enfants. Le problème apparaît lorsqu’ils sont récurrents car ils peuvent entraîner la crainte d’aller au lit. Dès 5 ans, il est possible en consultation de travailler avec l’enfant en le faisant dessiner ou modeler avec de la pâte à modeler, ou mimer son mauvais rêve.
Terreurs nocturnes, éveils confusionnels et somnambulisme
Les terreurs nocturnes, les éveils confusionnels et le somnambulisme sont des troubles très fréquents chez l’enfant. Les terreurs nocturnes se traduisent par un « éveil » brutal (en fait l’enfant n’est pas vraiment réveillé) souvent accompagné par un cri et des pleurs. L’enfant s’assoit sur son lit, les yeux sont grands ouverts, il semble en proie à une terreur intense. Il est couvert de sueur, sa respiration est forte, saccadée, son cœur bat vite. Il peut sauter du lit. Il ne répond pas quand on lui parle, ne reconnait pas son entourage. Il peut prononcer des paroles incohérentes. Les essais pour le réveiller sont souvent infructueux et peuvent entraîner des réactions agressives ou provoquer un réflexe d’échappement hors du lit. Elles durent de 1 à 20 minutes puis l’enfant se rendort. Les terreurs nocturnes sont relativement fréquentes entre 4 et 8 ans (presque 15% des enfants de moins de 10 ans en ont fait de façon occasionnelle). Les terreurs nocturnes répétitives sont plus rares (environ 1 à 3% des enfants de moins de 15 ans). Très souvent confondus avec les terreurs nocturnes, ils sont fréquents chez l’enfant de moins de 5 ans. Ils surviennent lors d’une sieste ou en début de nuit et peuvent se répéter durant cette dernière. Progressivement, l’enfant grogne, pleure puis il s’agite et peut sortir de son lit, il repousse celui qui cherche à le consoler. L’enfant semble réveillé mais en réalité dort profondément. Si le somnambulisme peut débuter dès que l’enfant est capable de marcher, il est plus fréquent chez les 6-12 ans. Il s’agit d’une manifestation très banale - 15 à 40% des enfants de 1 à 15 ans ont fait au moins un accès de somnambulisme - qui touche aussi bien les garçons que les filles, mais les accès répétés sont beaucoup plus rares (1 à 6% des enfants sont réellement somnambules, faisant plusieurs accès par mois). L’enfant a les yeux grands ouverts. Le visage est inexpressif, sa démarche est lente. Le somnambule réalise des actes relativement élaborés (éviter des meubles, descendre des escaliers) mais il peut également se blesser, en particulier dans une maison qu’il ne connaît pas. L’enfant est généralement docile si on n’essaye pas de le réveiller. Il existe une forme plus agitée de somnambulisme, beaucoup plus rare, qui survient essentiellement chez l’adolescent. Au cours de cet accès un peu particulier, la démarche est anxieuse. L’adolescent est agité et parle davantage et de façon incohérente. Lorsqu’on le touche, il se recroqueville. Les stimulations augmentent son état d’agitation et il peut avoir des réactions violentes. Dans 60 à 80% des cas, la parasomnie est héréditaire (antécédents chez le père ou la mère). Elle survient au cours de la première partie de la nuit, 1 à 3 heures après l’endormissement. L’enfant ne se souvient pas de cet épisode le lendemain matin. Le réveiller est particulièrement difficile (du fait du sommeil lent profond). Il refusera le plus souvent les consolations. Certaines maladies du sommeil se combinent parfois avec des parasomnies. Ceci arrive dans les cas où terreurs nocturnes ou somnambulisme sont anormalement fréquents. La terreur nocturne et l’éveil confusionnel sont très souvent confondus avec le cauchemar. Celui-ci apparaît en seconde partie de nuit, au cours d’une période de sommeil paradoxal, alors que les terreurs nocturnes apparaissent en première partie de nuit au cours du sommeil lent profond.
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