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Carole Tolila et le Deuil de la Maternité : Entre Désir d'un Troisième Enfant et Acceptation

Chez émoi émoi, le partage des questionnements universels est une valeur essentielle. Carole Tolila, animatrice télé, journaliste, et maman de deux enfants, Edgar et Thelma, incarne cette complexité. Elle jongle avec brio entre sa vie professionnelle et personnelle, tout en se confrontant à la question délicate du deuil de la maternité.

Le Désir Inattendu d'un Troisième Enfant

Pour Carole, avoir trois enfants semblait une évidence, une vision ancrée depuis son enfance. Elle se souvient de la joie suscitée par l'arrivée surprise de son petit frère, six ans après sa naissance. Cette expérience a façonné son désir d'une famille nombreuse.

« J’ai une grande soeur et un petit frère qui est arrivé comme un miracle pour mes parents. Une surprise, 6 ans après ma naissance. Je me souviens que cette nouvelle a donné lieu à une grande fête, quelque chose de joyeux. Je n’ai pas vécu ma deuxième grossesse comme étant la dernière, je me suis tout de suite projetée avec un troisième enfant. Evidemment, sans en parler à Thomas. »

Cependant, la réalité est plus nuancée. Après la naissance de Thelma, son mari, Thomas Isle, a exprimé le sentiment d'être au complet avec deux enfants, un argument que Carole ne peut ignorer. Thomas, un père très investi, craint qu'un troisième enfant ne compromette sa disponibilité pour ses aînés.

Le Deuil de la Maternité : Une Question Universelle

Le deuil de la maternité est un sujet universel, souvent abordé entre amies, évoquant ce désir persistant d'un dernier enfant. Mais peut-on réellement affirmer qu'une grossesse est la dernière ? Que l'on ne ressortira plus jamais les bodies ?

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Carole confie avoir vécu ses grossesses à un rythme effréné, en parallèle d'une vie professionnelle intense. Elle regrette de ne pas y avoir consacré le temps et l'énergie nécessaires.

« Mes grossesses, je les ai vécues en parallèle d’une vie professionnelle intense donc inévitablement, j’ai le sentiment de ne pas y avoir consacré le temps et l’énergie que j’aurais dû. Je me souviens que quand j’étais enceinte de Thelma, je lui disais « Accroche-toi ! Tu es une fille, tu vas voir il faut tout mener de front ! On serait plus sereine si l’on savait que l’on pouvait faire des enfants facilement, plus tard. A 30 ans, tu dois tout mener de front : ta carrière, ta vie de femme et ta nouvelle vie de mère. Si je faisais un enfant dans 2, 3 ans, je serais sans doute moins intense dans ma vie pro. »

Elle se fixe une limite d'âge, 38 ans, pour concevoir un troisième enfant, consciente des contraintes biologiques et personnelles.

« Je ne sais pas pourquoi mais je me suis dit que 38 ans serait ma dernière année pour avoir un troisième enfant. J’ai conscience que je pourrai tomber enceinte après cet âge mais c’était ma limite personnelle. Aujourd’hui, j’ai 38 ans et l’envie d’un petit dernier est toujours présente même si je fais un travail dessus. »

Pour Carole, comme pour beaucoup de femmes, l'idée de ne plus vivre une grossesse marque la fin d'une époque, d'une jeunesse. Une troisième grossesse représente la possibilité de vivre pleinement l'instant présent, sans regrets.

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« J’ai l’impression, que j’ai 1 milliard de choses à vivre, à tester si je tombe à nouveau enceinte. Que cette fois-ci, je vivrai cela intensément et sans regret. »

Elle exprime également sa tristesse de n'avoir vécu que deux fois la magie de créer un être humain.

« Je trouve que vivre la magie de fabriquer un être humain est dingue. Et ne l’avoir fait que deux fois me rend triste ! »

L'Influence des Images et des Réseaux Sociaux

En tant que journaliste spécialisée dans la maternité, Carole est constamment confrontée à des images idéalisées de nouvelles maternités, notamment sur Instagram, ce qui nourrit son désir d'un troisième enfant.

« Sans compter qu’Instagram et ses images de gros ventres, de bébés, d’images idéalisées, de petits derniers comme un conte de fée, nourrit ce désir chez moi. Même si je sais qu’Instagram n’est pas la vraie vie. »

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Changer de Paradigme : Accepter un Nouveau Chapitre

Le deuil de la maternité implique un changement de paradigme, un passage à autre chose. Pour Carole, ne plus tomber enceinte symbolise le début de la vieillesse, une nouvelle étape de la vie qu'il faut accepter.

« Ne plus tomber enceinte, c’est aussi le début de la vieillesse. Tu bascules dans un autre temps de vie. Et cela peut être long avant d’être en accord avec cette option. »

Elle reconnaît également les risques potentiels d'un troisième enfant, notamment la précarité de leurs métiers d'intermittents, la surcharge pour Thomas, et l'argument écologique.

« Mais je sais aussi que ce troisième enfant peut déséquilibrer une vie, notre couple et aussi nos convictions. Sur la table, quand on expose les arguments, ils vont plutôt dans le sens de s’arrêter là : il y a la précarité de nos métiers d’intermittents, il y a Thomas très investi à qui je ne peux pas imposer une charge supplémentaire s’il ne le sent pas et il y a enfin l’argument écologique qui a du sens pour nous. »

Malgré ces arguments rationnels, le désir d'un troisième enfant persiste, alimenté par la curiosité et l'envie de vivre une dernière aventure.

Le Parcours Semé d'Embûches et l'Espoir Fragile

Le chemin de Carole Tolila vers la maternité a été marqué par des obstacles et des épreuves. Elle a vécu une menace d'accouchement prématuré lors de sa première grossesse, suivie d'une césarienne et d'un baby-blues. Malgré cela, elle a rapidement envisagé un deuxième enfant.

Plus récemment, Carole a partagé publiquement sa douleur face à plusieurs fausses couches, une épreuve difficile qui a mis à l'épreuve son espoir d'un troisième enfant. Elle a évoqué la difficulté d'accepter que ce désir ne se réalisera peut-être pas, tout en soulignant l'importance de briser le silence autour de la fausse couche, un sujet souvent tabou.

"Depuis 5 ans, je cherche à comprendre pourquoi je bloque sur les ventres arrondis dans la rue ou sur les familles de trois enfants. J’ai demandé à des dizaines de femmes si elles se sentaient 'au complet' après leur dernier enfant. Ce que je n’ai pas raconté dans le podcast, c’est que, pendant plusieurs années, j’ai eu des soucis de santé incompatibles avec une nouvelle grossesse. Quand il a été à nouveau possible d’essayer, on a laissé faire le destin… et ça a marché".

Elle a également confié que son anniversaire était devenu un moment douloureux, lui rappelant la diminution de sa fertilité avec l'âge.

"Bon bah là, c'est fini, il faut fermer la porte", s'est-elle dit le jour de ses 43 ans, comme elle l'a expliqué dans Les Maternelles XXL.

Malgré ces épreuves, Carole a connu des moments d'espoir, comme lorsqu'elle est tombée enceinte après une longue attente. Malheureusement, ces grossesses se sont interrompues prématurément, ravivant la douleur et la fragilité.

"Le 11 juillet 2025, j’ai appris que j’étais enceinte. Mais à 8 semaines et 6 jours cette grossesse s’est arrêtée. Donc ce mois de juillet est aussi marqué par cette fausse couche (mot hideux). Je le dis ici car j’ai l’impression de mentir en postant des soleils couchants et des sourires. Je ne cherche pas enjoliver ma vie et en même temps, je ne veux pas être impudique".

Les Indispensables de Carole Tolila pour la Maternité

Dans un registre plus léger, Carole Tolila partage ses indispensables pour les futures et jeunes mamans :

Pour la future maman :

  1. Des crochets pour soutien-gorge (pour agrandir le tour de taille).
  2. Une jupe longue confortable.
  3. Un carnet pour noter les informations importantes.
  4. Une séance chez l'ostéopathe.
  5. Un stick à lèvres.
  6. Une bonne sage-femme.
  7. Sentir son bébé bouger.
  8. Une lampe de chevet.

Pour la jeune maman :

  1. Un pyjama confortable.
  2. Un téléphone portable.
  3. Les sites internet dédiés à la maternité.

tags: #carole #tolila #troisième #grossesse

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