L'Institut pour une culture de sécurité industrielle (Icsi) est de plus en plus sollicité par des industriels et des entreprises dont les structures sont éclatées. L'Icsi, à travers des figures comme Camille Brunel et Dounia Tazi, s'engage à faire évoluer les cultures de sécurité dans divers secteurs, souvent à l'international. Cet article explore comment l'Icsi, avec l'expertise de Camille Brunel et d'autres spécialistes, aborde la complexité de la culture de sécurité, en particulier dans les contextes d'éloignement et d'autonomie des salariés.
Le modèle ABC et la perception des risques
Camille Brunel décortique le modèle ABC pour décrypter ce qui influence les comportements de sécurité et incite l'organisation à agir sur la perception des risques. Le modèle ABC, bien connu de la littérature scientifique, aide à répondre à la question de ce qui influence le plus nos comportements de sécurité. Les comportements les plus souvent adoptés sont ceux pour lesquels on perçoit une conséquence certaine, immédiate et positive : gagner du temps ou du confort par exemple. Ces prises de décisions du quotidien se font de manière très rapide et largement inconsciente. Cela nous fait parfois agir à l'encontre de la prévention !
Autonomie, éloignement et culture de sécurité
La nouvelle édition des Cahiers de la Sécurité Industrielle édités par l'Icsi, intitulée « Autonomie, éloignement et culture sécurité » rassemble les expériences d'entreprises qui ont le souci de concilier haut niveau de sécurité et éloignement des salariés. La culture de sécurité, ce sont des valeurs et des pratiques développées et partagées par les acteurs d’une organisation afin de maîtriser les risques liés à leurs activités. Cela implique une certaine proximité.
La problématique de l'éloignement
Parfois, leurs effectifs comptent seulement deux ou trois personnes, répartis sur un territoire très large donc éloignés de leur structure, de leur hiérarchie et de leurs pairs. Dans d’autres entreprises, certains employés sont amenés à travailler seuls, de façon autonome, à des centaines de kilomètres de leur n+1, qu’ils ne rencontrent qu’occasionnellement. L’éloignement des salariés n’est pas au coeur de la réflexion des entreprises même si les industriels sont en train de prendre conscience de ces difficultés. L’Icsi s'adresse à ces entreprises et aux parties prenantes de la sécurité industrielle.
Les défis de la gestion de la sécurité à distance
À un niveau individuel, les organisations ont du mal à définir le profil de ces personnes, à assurer un suivi approprié, à leur délivrer une formation adéquate. Comment faire remonter les risques quand l’entreprise ne possède pas la visibilité suffisante ? Ensuite, le lien qui se tisse entre les pairs est déterminant en termes de sécurité. L’entreprise doit ainsi réussir à créer un réseau pour que naisse un collectif. Il n’est pas forcément physique mais prévoit des moments d’échange, de partage et d’écoute. Un troisième axe est l’attitude du manager de proximité. L’organisation doit l’aider à maintenir le bon équilibre entre confiance et contrôle.
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Le rôle des outils de télécommunication
Lors de ces réunions du groupe d’échange, l’Icsi s'est rendu compte du double-tranchant des outils de télécommunication.
L'équipe de l'Icsi : Expertise et engagement
L'Icsi s'appuie sur une équipe multidisciplinaire pour mener à bien ses missions.
- Dounia Tazi: Directrice des opérations de l’Icsi, elle accompagne de nombreux membres de différents secteurs dans leurs programmes d’évolution de leur culture de sécurité, souvent à l’international. Elle aime « faire bouger les lignes », de provoquer des prises de conscience qui changeront durablement la maîtrise des risques. La multiplicité de ces interactions est précieuse car la sécurité ne se décrète pas, elle se co-construit.
- Denis Ortega: Il intègre l’équipe projet de l’Icsi en 2023 après plus de 30 années d’expérience en tant que préventeur sécurité. Pour Denis, la prévention, c’est se mettre au service des autres, éviter les accidents et rendre les gens véritablement acteurs de la sécurité. Il apporte son expérience pratico-pratique, au plus près du terrain.
- Camille Brunel: Après 8 ans d’interventions terrain auprès des adhérents de l'Icsi, il met son enthousiasme légendaire au service du pôle Savoir-faire & méthode.
- Alain Noizet: Psychologue et ergonome, il rejoint l’Icsi en 2022 en tant que spécialiste des facteurs organisationnels et humains. Son métier est d'analyser le fonctionnement des entreprises dans toute leur complexité, pour mieux les aider à identifier les actions d’amélioration de leurs systèmes de sécurité et de leur performance.
- Myriam Promé: Ergonome, elle rejoint l'Icsi au pôle Projets en 2009, après 20 ans en tant que consultante facteurs humains et organisationnels au sein d'Areva. Spécialiste de la remontée aux causes profondes lors de l’analyse d’événement, elle apprécie de pouvoir challenger les visions sécurité des adhérents.
- Nicolas Toledo: Ancien officier de police judiciaire, il intervient pour l’Icsi depuis 2016 et met sa riche expérience au service du pôle Projets depuis 2018.
- Benjamin Razaiarisoa: Ergonome et expert en facteurs organisationnels et humains, il rejoint le pôle projet en 2021. Il apporte une connaissance approfondie du secteur nucléaire, tout en ayant exploré les multiples facettes de nombreux autres secteurs d’activités.
- Gunther Piqué: Ergonome et spécialiste des facteurs organisationnels et humains, il intègre l’Icsi en 2023. Il se passionne et se forme à l’ergonomie et à la psychologie. Il mène de nombreuses missions sur tous types de terrains industriels.
- Denis Besnard: Psychologue, il est co-directeur scientifique de l’Executive Mastère spécialisé « Manager des organisations à risques ». Il aime accompagner chacun dans sa démarche de formation, et aider ses étudiants à s’accomplir dans leurs projets professionnels.
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