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Les bulles de sang dermatologiques chez le nourrisson : causes et traitements

Les bulles de sang dermatologiques, également connues sous le nom de pétéchies, angiomes ou hémangiomes, sont des affections cutanées courantes chez les nourrissons. Bien que souvent bénignes, il est important de comprendre leurs causes, leurs symptômes et les options de traitement disponibles. Cet article vise à fournir des informations complètes sur ces affections, en abordant les différents types de bulles de sang, leurs causes potentielles, les méthodes de diagnostic et les approches de traitement.

Comprendre les bulles de sang dermatologiques

Pétéchies

Les pétéchies sont de petites taches cutanées, arrondies et plates au toucher, qui apparaissent sur la peau. Ces taches, de couleur rouge, brune ou violette, peuvent être regroupées en bouquet et ressembler à une éruption cutanée. Un signe caractéristique des pétéchies est qu'elles ne perdent pas leur couleur lorsque vous appuyez dessus. Elles peuvent parfois apparaître sur la surface intérieure de la bouche ou même sur les paupières.

Les pétéchies sont dues à l'infiltration de sang sous la peau provoquée par une hémorragie (saignement) due à la rupture d’un capillaire (petit vaisseau sanguin qui relie les artères aux veines). Un certain nombre de facteurs peuvent provoquer ces hémorragies :

  • Efforts prolongés : Certaines activités peuvent déclencher l’apparition de pétéchies sur le visage, le cou et la poitrine tels que : de la toux, des vomissements, l'accouchement, des exercices d’haltérophilie.
  • Traumatismes.
  • Maladies infectieuses : Infections virales comme la mononucléose infectieuse, l'endocardite et la grippe ; les infections bactériennes telles que la méningite, la scarlatine et les angines streptococciques ou la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses ; une septicémie ; les fièvres hémorragiques comme la dengue, l’Ebola ou la fièvre jaune.
  • Troubles sanguins et immunitaires : le syndrome hémolytique et urémique (SHU) ; le purpura thrombocytopénique idiopathique (PTI) ; la leucémie ; la thrombopénie ; les vascularites ; le purpura rhumatoïde.
  • Médicaments : certains antibiotiques comme la pénicilline ; contre le paludisme comme la quinine ; des antiépileptiques, comme la phénytoïne et l'acide valproïque ; des anticoagulants comme l’héparine ; des anti-inflammatoires non stéroïdiens comme le naproxène ; des anti-dépresseurs.
  • Carences vitaminiques : le manque en vitamine C ou scorbut ; et la carence en vitamine K.

Les pétéchies en soi ne nécessitent pas de traitement. Elles disparaissent habituellement sans aucune intervention. Par contre, si vous remarquez l’apparition de pétéchies inexpliquées il est conseillé de consulter un médecin pour retrouver la cause et avoir un traitement adapté.

Il est conseillé de consulter rapidement un médecin si votre enfant présente des pétéchies inexpliquées ou étendues, en particulier s’il y a de la fièvre associée. Il est important d'en déterminer la cause, car certaines causes sous-jacentes peuvent être potentiellement graves.

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Angiomes

Un angiome se définit comme une anomalie localisée des vaisseaux sanguins. Les experts parlent aussi d' "anomalies vasculaires superficielles". Si ces formations vasculaires anormales peuvent apparaître au niveau de tous les organes, elles touchent le plus souvent la peau. Chez le nouveau-né et le bébé, on observe surtout des hémangiomes, des angiomes plans et des lymphangiomes.

Angiomes plans

Dans le langage courant, on parle plutôt de "tache de vin". L'angiome plan est une malformation vasculaire qui concerne les capillaires, c'est-à-dire les plus petits vaisseaux sanguins. Chez le bébé, l'angiome plan est congénital, c'est-à-dire présent dès la naissance. Il est habituellement bénin, avec un impact uniquement esthétique.

Chez le nourrisson et le bébé, l'angiome plan se présente sous la forme d'une tache rouge plane (sans relief), qui ne blanchit pas totalement lorsqu'on appuie dessus, que l'on peut observer à n'importe quel endroit du corps, et qui est plus ou moins étendue.

Contrairement à l'hémangiome infantile, l'angiome plan n'a pas tendance à disparaître avec l'âge : il grandit proportionnellement à la croissance de l'enfant. En cas de retentissement esthétique important, il peut être traité à l'aide d'un laser à colorant pulsé (4 à 6 séances en moyenne sont nécessaires).

Syndrome de Sturge-Weber-Krabbe

Le syndrome de Sturge-Weber-Krabbe (ou "angiomatose encéphalo-trigéminée") associe un angiome plan du visage (qui se voit notamment au niveau des paupières), un angiome méningé (c'est-à-dire : une anomalie vasculaire au niveau des méninges, ces "couches protectrices" du cerveau) et un glaucome congénital.

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En l'absence de traitement, l'atteinte cérébroméningée peut être responsable d'une épilepsie grave et d'un retard psychomoteur. Le syndrome de Sturge-Weber-Krabbe se diagnostique à l'aide d'une IRM cérébrale.

Lymphangiomes

Un lymphangiome se définit comme une malformation des vaisseaux lymphatiques. Chez l'enfant et le bébé, on en distingue 2 catégories :

  • Les lymphangiomes macrokystiques qui se présentent sous la forme de kystes volumineux sous la peau ; mous au toucher, ils apparaissent brutalement, plutôt au niveau du cou et de la tête. Le traitement est plutôt chirurgical.
  • Les lymphangiomes microkystiques qui peuvent ressembler à des "nappes" de petits boutons translucides ou rouges, indolores, et qui évoluent plutôt à la faveur de poussées inflammatoires.

Hémangiomes infantiles

Les hémangiomes infantiles ne sont pas rares : ces angiomes atteignent en moyenne 5 % à 10 % des bébés. Ils apparaissent généralement entre la naissance et les premières semaines de vie. L'hémangiome infantile correspond à la prolifération bénigne de cellules endothéliales ; celle-ci s'accompagne de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogenèse).

Il existe différents types d'hémangiomes infantiles :

  • Les hémangiomes superficiels (on parle aussi d' "angiomes tubéreux" ou de "fraises") qui se présentent sous la forme de plaques rouge vif bien délimitées, en relief, qui pâlissent lorsqu'on appuie dessus, plus ou moins nombreuses et plus ou moins étendues.
  • Les hémangiomes sous-cutanés (ou "hémangiomes dermiques purs") qui ressemblent visuellement à des tuméfactions en relief, bleutées ou couleur peau, fermes et élastiques au toucher.
  • Les hémangiomes mixtes associent certaines caractéristiques des hémangiomes superficiels et des hémangiomes profonds.

Après une phase de croissance qui dure en moyenne 5 à 6 mois (parfois 1 an dans les cas les plus sévères), l'hémangiome infantile se stabilise ; dans 70 % des cas, il régresse jusqu'à disparaître totalement vers l'âge de 5-6 ans. La plupart des hémangiomes infantiles ne nécessitent aucun traitement. Dans certains cas, les hémangiomes infantiles peuvent se compliquer : le dermato-pédiatre pourra alors proposer une intervention chirurgicale, un traitement au laser ou encore des médicaments (cortisone, bêtabloquants…). En cas d’hémangiome volumineux ou qui se complique, le médecin peut prescrire des bétabloquants. Ces derniers, et plus particulièrement le propranolol, représentent le traitement médicamenteux de première intention. L’initiation de ce traitement débute à l’hôpital car la forme sirop du propranolol est disponible uniquement dans les pharmacies hospitalières. L’effet du produit est rapide puisqu’en quelques heures l’hémangiome se ramollit, et sa régression s’amorce en 3 à 4 mois.

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L’ablation chirurgicale d’un hémangiome infantile n’est recommandée que lorsque la taille de celui-ci présente un risque pour la vision ou la respiration ou s’il se complique (ulcération, formation de croûte).

Un hémangiome infantile n’est pas présent dès la naissance, il se développe dans les premiers jours à semaines qui suivent la naissance. Cet élément est caractéristique de l’affection, et conforte le médecin dans son diagnostic. La première phase d’évolution d’un hémangiome infantile est celle de l’apparition et de la prolifération de l’hémangiome entre l’âge de 0 à 6 mois. Selon son type, l’hémangiome se développe sur et/ou sous la peau. Bien que certains puissent être beaucoup plus grands, la majorité des hémangiomes infantiles n’excèdent pas 5 centimètres. Plus de la moitié d’entre eux sont localisés sur la tête ou au niveau du cou. Ils peuvent aussi se développer sur certains organes, par exemple le foie.

Les hémangiomes infantiles sont indolores, cependant ils peuvent se rompre et entraîner des saignements. Lorsqu’ils sont proches d’un œil, ils peuvent altérer la vision avec un risque de cécité définitive. Les hémangiomes infantiles profonds de grandes tailles qui ont une croissance rapide peuvent parfois occasionner des douleurs. La deuxième phase d’évolution d’un hémangiome infantile est celle de la stabilisation, aux alentours des 12 mois de l’enfant. Puis progressivement, l’hémangiome perd sa couleur et sa fermeté. Vers l’âge de 4 ans, on observe de façon spontanée, une disparition quasi-complète de ce dernier dans 30 à 40% des cas. En revanche, dans plus de 60% des cas, des séquelles persistent. Elles peuvent être très discrètes ou parfois nécessiter un traitement par laser ou chirurgie réparatrice.

Outre les potentielles séquelles physiques de l’hémangiome infantile, il faut également tenir compte des éventuelles répercussions psychologiques sur l’enfant. Le regard des autres peut, en effet, être très difficile à gérer pour certains. Le diagnostic d’un hémangiome infantile est clinique, à savoir uniquement basé sur l’aspect et les circonstances d’apparition de la ou des lésions. Il peut être posé par le médecin généraliste ou le pédiatre. Cependant, certains hémangiomes, et plus particulièrement ceux localisés au niveau du visage peuvent faire l’objet d’une consultation et d’une prise en charge dermatologique.

Dermatite atopique (eczéma)

La dermatite atopique (DA), autrefois appelée eczéma constitutionnel, est une maladie chronique qui peut toucher l'enfant et l'adulte. Elle débute presque toujours chez le nourrisson ou l’enfant en bas âge, généralement vers trois mois, mais parfois dès les premières semaines de la vie. La DA évolue en alternant poussées et phases de rémission. Elle peut durer de plusieurs mois à plusieurs années. L’évolution est le souvent favorable, la majorité des DA s’améliorant puis disparaissant au cours de l’enfance. 20% des DA de l’enfant persistent après l’âge de 8 ans, et 5 % après 20 ans. L’évolution prolongée concerne surtout les DA sévères. La DA peut parfois aussi débuter à l’âge adulte.

Les lésions cutanées de la DA peuvent prendre plusieurs aspects qui vont coexister du fait de l’évolution de la maladie alternant poussées et rémissions. Les poussées commencent le plus souvent par une simple rougeur de la peau qui démange. La démangeaison est parfois difficile à reconnaître chez le tout petit enfant, mais elle est souvent à l’origine de troubles du sommeil. L’apparition de petites surélévations nombreuses et palpables, responsables d’une rugosité de la peau, complète le tableau d’eczéma. Une phase suintante peut faire suite à cette rougeur. Les surélévations se transforment en vésicules, toutes petites bulles de liquide qui se voient à peine, puis se rompent et libèrent un liquide translucide à la surface de la peau : c’est le suintement. Une phase croûteuse survient ensuite au cours de laquelle des croûtes se forment sur les vésicules qui se sont rompues lors de la phase suintante. D’autres lésions peuvent être présentes y compris en dehors des poussées : une lichénification qui correspond à une peau épaissie, quadrillée en surface et souvent pigmentée, des lésions de prurigo liées au grattage intense (ce sont des lésions épaisses, arrondies, profondément «ancrées» dans la peau).

Chez le nourrisson, l’atteinte concerne essentiellement le visage. Ce sont les parties bombées du visage qui sont touchées : le front, les joues, le menton, en épargnant le centre du visage et le nez en particulier. La face externe des bras et les cuisses sont fréquemment touchées. Parfois, certains nourrissons ont une atteinte plus diffuse qui concerne la quasi-totalité de la surface corporelle. Chez l’enfant plus grand, les lésions se localisent préférentiellement au niveau du cou, des plis du coude, des poignets et de l’arrière des genoux. Chez l’adulte, si la dermatite atopique persiste, l’atteinte peut être généralisée avec souvent un renforcement dans les plis des coudes et des genoux. Mais ce sont souvent le cou et le visage seuls ou de façon prédominante qui sont touchés par l’eczéma. Une atteinte des mains est également fréquente et parfois aggravée par l’activité professionnelle.

Le terme ‘atopie’ regroupe sous un même vocable différentes maladies chroniques : la dermatite atopique, l’asthme, les rhino-conjonctivites saisonnières (« rhume des foins ») et les allergies alimentaires. Au cours de sa vie, un individu peut faire une ou plusieurs de ces manifestations, simultanément ou à des âges différents de la vie (c’est ce qu’on appelle la marche atopique). Ainsi, chez l’enfant, d’autres manifestations atopiques peuvent s’associer à la DA ou apparaître au cours de sa vie : allergie alimentaire, souvent dès le plus jeune âge, asthme (un patient sur 4 ou 5 aura de l’asthme plus tard), rhinite et/ou conjonctivites allergiques souvent autour de l’adolescence.

Les lésions de grattage de l’eczéma atopique peuvent se compliquer d’une infection bactérienne, le plus souvent causée par le staphylocoque doré, un germe qui vit habituellement sur la peau. L’infection peut aussi être virale en particulier par le virus de l’herpès. Ce virus, très fréquent dans l’environnement familial, à la crèche ou à l’école, peut infecter les lésions d’eczéma. Cette infection est parfois grave. Une modification rapide de l’aspect des lésions avec des douleurs, de la fièvre, une altération de l’état général nécessite un traitement en urgence.

Le diagnostic de DA est avant tout clinique. Il se base sur l’âge de survenue, le prurit, la sécheresse de la peau, l’aspect et la localisation des lésions ainsi que la notion de terrain atopique personnel et/ou familial. Les examens complémentaires ne sont pas nécessaires au diagnostic, ni à la prise en charge efficace de la maladie. De même, le suivi est essentiellement clinique. Aucun examen complémentaire ne permet d’annoncer à l’avance la disparition ou l’espacement des poussées.

Le traitement de la dermatite atopique est symptomatique. Il ne vise pas à faire disparaître définitivement la maladie, mais à traiter les symptômes lors des poussées et à prévenir les récurrences par une prise en charge au long cours. Les traitements locaux (émollients, dermocorticoïdes et inhibiteurs de la calcineurine topiques) sont le plus souvent suffisants pour contrôler la maladie, en particulier chez l’enfant. En cas de DA modérée à sévère, d’échec des traitements locaux ou de réponse partielle à ces traitements avec persistance d’une altération de la qualité de vie, un traitement systémique (photothérapie, ciclosporine ou méthotrexate ou traitements de nouvelle génération : biothérapies ou inhibiteurs de JAK) peut alors être indiqué.

La sécheresse de la peau est l’une des caractéristiques de la DA. L’utilisation d’émollients fait partie intégrante du traitement de fond de la DA car elle permet de prévenir les poussées d’eczéma et l’irritation de la peau en restaurant la fonction de barrière de la peau. Les émollients doivent être appliqués sur tout le corps et tous les jours, dans l’idéal une à deux fois par jour après une douche rapide et un séchage par tamponnement avec une serviette douce. Le traitement des poussées repose sur l’utilisation de topiques à base de corticoïdes appelés dermocorticoïdes. Ils permettent de traiter les lésions dès qu’elles apparaissent et sont arrêtés quand elles ont disparu.

Solutions naturelles pour favoriser la cicatrisation

Les pétéchies étant liées à votre faculté de cicatrisation et de renouvellement de la peau, il convient alors d'utiliser des solutions naturelles favorisant cette cicatrisation, et la disparition des hématomes.

Nous pouvons donc vous conseiller, séparément ou ensemble :

  • De l'huile végétale de Moringa : idéale pour se débarrasser des vergetures, des cicatrices et des traces laissées par les boutons. Elle sera idéale pour booster la cicatrisation de votre peau et gommer la trace des pétéchies.
  • De l'huile végétale de Calendula : toute douce, pour apaiser votre peau et l'aider à se reconstruire.
  • De l'huile essentielle de palmarosa : pour fluidifier la circulation sanguine et aider votre corps à se débarrasser de ces petites proches de sang piégées dans la peau.
  • De l'huile essentielle de niaouli : décongestionnante veineuse, là aussi pour aider à l'élimination des pétéchies.

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