Loading...

Marilyn Monroe : Une Icône Dévoilée à Travers le Prisme de la Cicatrice

Marilyn Monroe, une figure emblématique du cinéma américain, continue de fasciner et d'inspirer. Au-delà de l'image glamour et de la célébrité, se cache une vie complexe, marquée par des blessures profondes et une quête incessante d'amour et de reconnaissance. L'ouvrage de Claude Delay, Marilyn Monroe, la cicatrice, propose une exploration littéraire et intime de cette icône, dévoilant les multiples facettes de sa personnalité et les traumatismes qui ont façonné son destin exceptionnel.

Une Enfance Douloureuse et Marquée par l'Abandon

Norma Jeane Mortenson, plus tard connue sous le nom de Marilyn Monroe, est née dans des circonstances précaires à l'hospice des pauvres de Los Angeles. Sa mère, Gladys Pearl Baker, était une femme fragile, aux prises avec des problèmes de santé mentale, et son père est resté inconnu. Cette absence paternelle et l'instabilité maternelle ont profondément marqué l'enfance de Marilyn, la plongeant dans un sentiment d'insécurité et d'abandon.

Gladys, enceinte à quatorze ans, a été contrainte d'épouser un vagabond. Son père-photo, ressemblant à Clark Gable, ne l'a jamais reconnue. Gladys a placé Norma Jeane chez les Bolender, des gens religieux. Sa grand-mère Della a tenté de l'étrangler, avant d'être internée et de mourir à l'asile. La terreur d'une hérédité pourrie s'est installée.

À l'église de la Science Chrétienne, la petite Norma Jeane se rêvait nue. Gladys et son amie Grace emmenaient l'enfant voir les villas des stars. Grace s'est attachée à Norma Jeane et lui répétait qu'elle était belle. Gladys, culpabilisée par la mort de son fils, a voulu reprendre Norma Jean, mais a été de nouveau internée. Grace est devenue tutrice, puis a placé l'enfant à l'orphelinat de Los Angeles. Norma Jeane hurlait : "Je ne suis pas orpheline, j'ai une mère". Grace lui prêtait ses bigoudis et l'emmenait à l'institut de beauté.

L'enfance de Marilyn a été marquée par une succession de foyers d'accueil, où elle se sentait souvent mal à l'aise et négligée. Ces expériences ont contribué à son besoin constant d'attention et d'affection, ainsi qu'à sa vulnérabilité face aux manipulateurs.

Lire aussi: Informations : Brassière Naissance Petit Bateau

La Quête d'une Identité à Travers le Miroir

Une pause d'amour a rayonné sur son adolescence grâce à sa tante Ana. C'est chez elle que ses règles se sont déclenchées, entraînant une transformation de son corps. Le miroir est devenu le compagnon de sa vie. Tante Ana, malade du cœur, n'a pas pu la garder. Pour éviter son retour à l'orphelinat, elle a été mariée à Jim, un voisin d'origine irlandaise.

Le miroir est devenu "son partenaire de chaque instant". Elle y contemplait celle qu'elle est devenue, et qu'elle a fabriquée de A à Z. Si loin de Norma Jeane… Un jour, Truman Capote l'a découverte immobile devant une glace, et lui a demandé ce qu'elle faisait là. Jamais elle ne pourra relier Marilyn et Norma Jeane. Elle est l'une et l'autre, et ne trahira jamais l'une pour l'autre. Ce dédoublement lui procure un tel sentiment d'étrangeté qu'elle se demande souvent qui vit à sa place. Aucune psychanalyse ne pourra l'aider à réunir ses deux moi.

L'entrée dans la féminité douloureuse a marqué l'entrée dans l'histoire du miroir. Le miroir est devenu son parent, elle n'en avait pas, elle a cherché son reflet, son identité, et cette identité, elle n'est jamais parvenue à la trouver. Quand elle est devenue actrice, le miroir est toujours là comme "parent" mais il lui renvoie aussi tous ses faux selfs, c'est-à-dire les rôles qu'elle joue, et elle se cherche en vain derrière ces faux selfs. Les gens qui l'ont rencontrée, étaient constamment troublés, car ils avaient l'impression qu'elle n'était pas là. Elle n'arrivait pas à s'incarner à l'intérieur, à faire un avec elle-même.

Johnny Hyde : Un Mentor et un Amour Platonique

Son début misérable chez les frères Groucho Marx a pris tournure en attirant le regard du plus grand agent d'Hollywood, Johnny Hyde. Il s'est épris follement de la débutante et voulait l'épouser. Cardiaque, il n'avait plus que quelques mois à vivre, et a proposé sciemment à Marilyn de l'épouser, pour faire d'elle une femme riche et libre. Elle a refusé. Il l'a présentée à ses premiers grands metteurs en scène, John Huston dans The Asphalt Jungle, et Mankiewicz pour All about Eve. Mais le deuil de Hyde était trop lourd pour elle. L'étoile de vison qu'il lui a achetée pour Noël est arrivée après sa mort, et elle a tenté de s'empoisonner. Natasha Lytess, sa première coach, l'a sauvée.

Johnny Hyde était âgé de 53 ans et Marilyn en avait 22. Malgré qu'il soit marié depuis 20 ans, et père de famille, il est tombé littéralement fou amoureux de Marilyn et a tout quitté pour elle, se consacrant exclusivement au lancement de sa carrière. Il a racheté le contrat qui la liait à Harry Lipton et est devenu très proche de Marilyn: son ami, son confident, son mentor, son professeur, son pygmalion. Il s'est installé avec Marilyn dans une luxueuse maison de North Palm Drive à Beverly Hills qui comportait quatre boxes revêtus de cuir blanc comme dans un bar, et une piste de danse. Marilyn appelait cette demeure "mon petit Romanoff"; et Hyde l'emmenait à bon nombre de soirées hollywoodiennes.

Lire aussi: Tricoter une brassière en laine pour nouveau-né

Marilyn racontait: "J'ai été terriblement chanceuse en rencontrant un homme qui devint non seulement mon agent, mais mon plus cher ami. Lorsque la première fois, j'ai fait part de mon désir de devenir actrice à Johnny Hyde, il n'a pas souri. Il a écouté attentivement et dit 'bien sûr tu peux devenir une actrice!'. Il fut la première personne qui a pris mes ambitions au sérieux et rien que pour ça, ma gratitude est infinie. Bon nombre d'hommes que j'ai connu pensaient que tout ce qui me préoccupait était les vêtements et les fêtes. La vérité, c'est que je n'ai jamais vraiment été une adepte des fêtes parce que j'étais trop timide au milieu d'un groupe, j'ouvrais à peine la bouche. 'Dis ce que tu penses' me disait Johnny. 'Tu es un individu à part entière, comme n'importe qui d'autre. Tu as le droit d'avoir ton opinion. "Ce fut Johnny aussi qui commenca à me faire lire. (…) Johnny me donna non seulement confiance en moi, mais il me montra comment occuper mon temps libre. J'avais l'habitude de traîner quand je n'avais pas de travail. Peut être j'aurais pu dormir un peu plus. Peut être je pourrais prendre un long petit déjeuner. Ou j'aurais pu téléphoner longuement pour tuer le temps. Johnny me donna le conseil d'utiliser chacun de mes moments disponibles pour m'améliorer. 'Réfléchis bien à chaque situation. Etudies!' disait-il. Soudainement, ça ne semblait plus être un effort de se lever et de plonger la tête dans le travail. Je trouvais que j'étais moins incomprise quand je prenais la parole et m'expliquais, plutôt que de fuir une communion de pensées. 'Il n'y a rien d'effrayant!' répétait Johnny. Il m'enseigna aussi la ponctualité. J'étais inconsciente de la temporalité.

Johnny Hyde s'occupa à plein temps de Marilyn: il lui acheta une nouvelle garde-robe, lui paya de minimes opérations de chirurgie esthétique (au nez et au menton), et prit en charge ses frais de coiffure.

Souffrant du coeur, Hyde savait qu'il ne serait pas toujours là pour protéger Marilyn. Il l'appelait "baby" et la demanda plusieurs fois en mariage. Même Joseph Schenck, le co-fondateur de la Fox et ami de Hyde, a tenté de persuader Marilyn d'accepter les propositions de mariage de Hyde: "Qu'est-ce que tu as à perdre?" demanda Schenck à Marilyn, lui avançant l'argument que si malheur arriverait à Hyde, elle serait à l'abri du besoin. "Moi-même", lui répondit-elle. Comme elle l'a avoué à des amis, elle aimait tendrement Johnny Hyde, mais sans passion. La foi et la reconnaissance qu'il avait en elle étaient un immense cadeau mais elle ne pouvait épouser un homme marié, dont elle n'était pas amoureuse. Car elle aimait toujours à cette époque un autre homme, Fred Karger. Un week-end, elle laissa même Johnny Hyde seul à Palm Springs pour rejoindre Fred Karger à Los Angeles, à qui elle lui aurait dit: "Johnny est adorable. Je l'aime vraiment. Mais ce n'est pas le même amour qu'il a pour moi." Après les demandes en mariage répétées de Hyde, elle lui aurait répondu: "Non Johnny, je ne suis pas amoureuse de vous…

En 1950, Johnny Hyde parvient à décrocher pour Marilyn une audition pour le film de John Huston: The Asphalt Jungle. Marilyn travailla avec sa professeur de théâtre, Natasha Lytess, pour s'y préparer. Huston est ravi et il déclara: "Elle n'a pas eu le rôle grâce à Johnny Hyde, mais parce qu'elle était sacrément bonne." Le film remporte un grand succès et fut salué par la critique. Puis elle tourne dans d'autres films mineurs (Right Cross , Hometown Story et The Fireball ), avant que Johnny ne harcèle le scénariste et metteur en scène Jospeh L. Mankiewicz, pour que ce dernier offre un rôle à Marilyn dans All about Eve . Les critiques remarquent Marilyn et tous la trouvent formidable à l'écran.

Hyde décède d'une crise cardiaque le 18 décembre 1950, après une longue veillée à laquelle Marilyn était présente. Plusieurs jours après la cérémonie, au Noël 1950, elle se rendit chez Natasha Lytess en laissant un mot griffoné sur l'oreiller: "Je laisse ma voiture et mon étole en fourrure à Natasha", et sur un autre billet sur la porte de la chambre: "Ne laissez pas Barbara entrer." Barbara était la fille de Natasha. Natasha comprit de suite que quelque chose de grave s'était passé: elle se précipita dans la chambre et découvrit Marilyn sans connaissance. Elle avait avalé un tube entier de pillules. Natasha retira de sa bouche une pleine poignée d'une matière verdâtre et visqueuse, qu'elle n'avait pas eu le temps d'avaler. Marilyn Monroe: "Johnny Hyde avait plus du double de mon âge; un homme doux, gentil et brillant et depuis, je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme lui. Il avait beaucoup de charme et était chaleureux.

Lire aussi: L'importance de la brassière de naissance

Les Hommes de Sa Vie : Amours et Désillusions

Entre les requins du cinéma, Claude Delay fait des portraits à la cravache des hommes de sa vie. Parce que Marilyn est leur proie. Ils la dévorent. Elle leur échappe en même temps, rusée et enfantine, avec son sourire de paradis terrestre. La Fox la traite mal, elle fait un coup de jaguar en épousant le champion adulé de base-ball de l'Amérique, Joe Dimaggio. Lui l'adore et ne songe qu'à lui faire quitter le cinéma. Il fait prodigieusement l'amour, mais hélas il est muet. Elle va épouser l'homme des mots, l'écrivain Arthur Miller. Leur histoire d'amour échoue. Devenir une artiste seul compte à ses yeux.

Amoureuse du Président, le seul homme qu'elle n'ait pas appelé Papa mais Prez, elle va aller chanter pour lui, contre l'avis de la Fox, pour son anniversaire. Dans sa robe perlée qui épouse si étroitement son corps, elle éclipse toutes ses rivales : Maria Callas, Ella Fitzgerald. En retard, comme toujours - elle est en retard sur sa vie - et trois fois pour rien annoncée par Peter Lawford, il articule à la quatrième : « The late Marilyn Monroe ». En retard, certes, mais late est aussi utilisé pour défunte.

La Psychanalyse : Une Quête de Soi Semée d'Embûches

Il faut bien comprendre que le noyau des psychanalystes européens se tient, se soutient, contre vents et marées. Aucun simulacre hollywoodien ne peut éclipser leur alliance inaliénable. La première analyse, allemande émigrée, Margaret Hohenberg lui parlera bourse, à la fin. Le docteur Marianne Kris, émigrée elle aussi et amie d'enfance d'Anna Freud succède et commettra l'irréparable faute de l'hospitaliser au milieu des grandes folles. Enfin le dernier, Ralph Greenson, renonçant à toute précaution éthique, vivre son roman personnel de metteur en scène raté et de personnage en quête d'auteur à travers le drame de Marilyn.

Marilyn était très attachée à son masseur et confident, Ralph Roberts, son doux géant connaissant toutes ses habitudes et seul capable de venir à bout de ses insomnies. Il avait aussi bégayé enfant et tenté de devenir acteur. Il parvenait à la détendre et à l'endormir, détachant le soutien-gorge qu'elle portait la nuit pour protéger ses seins - jamais le jour - et le lui renouant endormie.

Une Mort Mystérieuse et Prématurée

Un accident de parcours, sans doute, mais tenu au grand secret. Pourquoi la voiture allant à toute allure vers l'aéroport, la nuit de sa mort, et arrêtée par hasard par un policier de la route, révéla t-elle réunis Robert Kennedy le ministre de la justice, hagard et la chemise déchirée, Peter Lawford le conducteur et le Dr. Greenson le psychanalyste ? Quel genre de lavement fut-il administré à Marilyn par l'âme damnée de Greenson placée là comme gouvernante ? Que penser des preuves disparues, tous les échantillons médicaux et les fiches téléphoniques ratissés à l'aube par le FBI ?

La Nudité : Une Affirmation de Soi et une Vulnérabilité

Sa nudité. Elle en rêve depuis qu'elle est toute petite, quand grisée par les encens et les hymnes à l'église de la Christian Science, elle s'imaginait survolant les paroissiens complètement nue. Sa nudité l'exalte. Seule actrice à ne pas porter de dessous, ses robes moulées épousent son corps et son âme, c'est-à-dire sa passion de la séduction.Être aimée, encore et toujours plus, elle ne se lassera jamais de ce fantasme pour lequel elle se bat et veut devenir elle-même.

tags: #brassiere #maternite #jeune #maman #lytess #avis

Articles populaires:

Share: