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La Fondation Bill et Melinda Gates et le Financement de l'Avortement : Entre Philanthropie et Controverses

La Fondation Bill et Melinda Gates, forte d'une dotation considérable, se consacre au financement de projets d'éducation, de développement et de santé à l'échelle mondiale. Toutefois, ses actions, notamment en matière de santé reproductive, suscitent des débats passionnés, oscillant entre bienfaits humanitaires et controverses éthiques.

Une Fondation aux Multiples Facettes

La Fondation Bill et Melinda Gates est l'une des plus importantes fondations philanthropiques au monde. Elle investit massivement dans divers secteurs, notamment la santé mondiale, l'éducation et la lutte contre la pauvreté. Si ses actions sont souvent saluées, certaines décisions et orientations stratégiques font l'objet de critiques, en particulier en ce qui concerne le financement de l'avortement.

En 2019, Bill Gates se félicitait des dizaines de millions d'enfants qui avaient été vaccinés grâce à sa fondation. Pourtant, les pays en développement ne peuvent pas produire eux-mêmes des médicaments génériques ou des vaccins, car le milliardaire s'oppose à la levée des brevets. L'homme d'entreprise s'immisce dans les politiques de santé publique, puisque sa fondation est le deuxième contributeur le plus important de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

En parallèle, la fondation Gates investit dans des secteurs tels que le pétrole, l'armement, les boissons sucrées et alcoolisées, soulevant des questions sur la cohérence de ses actions et leurs impacts sociétaux. "On a trouvé que 40 % des investissements avaient clairement des incidences sociétales : pollution, inégalité (…). Pizzas : elles font gonfler la pâte…"

La Santé Reproductive au Cœur des Débats

Un aspect particulièrement controversé des activités de la fondation est son engagement en faveur de la santé reproductive, notamment le financement de programmes de planification familiale et d'accès à l'avortement. Pour ses défenseurs, cet engagement est essentiel pour l'autonomisation des femmes et la réduction de la pauvreté, tandis que ses détracteurs y voient une promotion de l'avortement contraire à leurs convictions morales et religieuses.

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Dans un entretien au « Guardian », le couple avertit que ce décret risque de mettre en danger la vie de millions de femmes et de jeunes filles. La global gag rule (règle du bâillon mondial) rétablie par le président américain Donald Trump, supprimant l’aide des Etats-Unis à toute ONG soutenant l’avortement dans le monde, pourrait toucher des millions de femmes et de jeunes filles, mettant en danger leur vie et celles de leurs enfants, a mis en garde le couple de milliardaires philanthropes Bill et Melinda Gates.

Ce changement de politique pourrait, selon eux, porter un coup fatal aux financements américains des programmes de santé reproductive et de planification familiale dans les pays en développement. Les Etats-Unis assurent la plus grande part de cette aide. Ces coupes pourraient, selon Bill Gates, « créer un vide que même une Fondation comme la nôtre serait incapable de combler ». Le couple s’est exprimé à l’occasion de la publication de la lettre annuelle de la Fondation Bill et Melinda Gates, adressée cette année à Warren Buffett, l’homme d’affaires qui a fait don il y a dix ans d’une part importante de sa fortune à la Fondation (laquelle est partenaire du Monde Afrique). Celle-ci a pour objectif central de sauver des vies, en particulier celles des enfants, par l’amélioration de la santé dans le monde en développement. Pour atteindre cet objectif, donner les moyens aux femmes et aux filles de se prendre en charge est primordial, selon Bill et Melinda Gates.

Le président Donald Trump a signé un décret visant à rétablir la global gag rule, dès le premier jour de sa prise de fonctions. Depuis Ronald Reagan en 1984, les présidents républicains ont chaque fois rétabli cette règle, que les présidents démocrates ont systématiquement suspendue. Cette règle interdit le financement par le gouvernement fédéral américain d’organisations internationales qui « pratiquent ou soutiennent activement l’avortement, le considérant comme une méthode de planning familial ».

Mais le décret du président Trump va plus loin, s’appliquant à toute organisation, pas uniquement celles impliquées dans le planning familial. Cet élargissement était une surprise, selon Melinda Gates. « Nous sommes inquiets que ce glissement puisse toucher des millions de femmes et de jeunes filles dans le monde », a-t-elle déclaré au Guardian. « Il est probable que cela ait un impact négatif sur de nombreux programmes de prévention qui fournissent des traitements vitaux aux personnes qui en ont le plus besoin. Notamment, les programmes de prévention et de traitement du sida, de la tuberculose, du paludisme, et de santé maternelle et infantile dans le monde. Permettre aux femmes de planifier et d’espacer leurs grossesses, leur permettre d’accéder à des programmes de prévention et de traitement des maladies infectieuses, tout cela est vital. Cela sauve des vies de mères, cela sauve des vies de bébés, et cela bénéficie depuis longtemps du soutien des Etats-Unis. »

Bill Gates assure que leur Fondation ne sera pas capable de combler le manque de financement potentiel. « Les Etats-Unis sont les premiers donateurs dans le secteur dans lequel nous travaillons. L’aide de l’Etat ne peut être remplacée par la philanthropie. Quand des Etats se désengagent de secteurs comme celui-ci, cela ne peut pas être compensé, il n’y a pas de véritable alternative. L’élargissement de cette politique, en fonction de la façon dont elle sera mise en œuvre, pourrait créer un vide que même une Fondation comme la nôtre serait incapable de combler. »

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Bill Gates a eu avec Donald Trump un appel téléphonique en novembre 2016, puis une réunion à New York en décembre, a-t-il expliqué au Guardian. Les deux hommes ont parlé de l’éradication de la polio et de la recherche, que soutient la Fondation Bill & Melinda Gates, pour un vaccin contre le sida, ainsi que des moyens de prévenir des pandémies comme Ebola en Afrique de l’Ouest. « C’était une bonne conversation et j’en étais ravi - du fait qu’il était intéressé à ce que je lui parle du travail de la Fondation », a déclaré Bill Gates. Mais le philanthrope n’avait alors pas anticipé l’étendue du décret que M. Trump était sur le point de signer sur la planification familiale, une question qui est au cœur du travail de la Fondation.

La lettre de la Fondation à M. Buffett dresse un bilan des progrès accomplis en dix ans, depuis 2006, lorsque ce dernier s’est engagé à verser chaque année 10 millions d’actions de son fonds d’investissement Berkshire Hathaway, ce qui représentait à l’époque 31 milliards de dollars (29,2 milliards d’euros). Le couple souligne les progrès effectués pour sauver des enfants, en particulier grâce au développement de la vaccination et de l’immunisation, ainsi que ce qui reste à faire pour permettre aux femmes d’accoucher en sécurité et de faire face à la malnutrition. Donner les moyens aux femmes de se prendre en charge est essentiel, et leur donner accès à des contraceptifs afin qu’elles puissent avoir le nombre d’enfants qu’elles veulent et espacer les naissances est crucial. Quand les femmes laissent passer au moins trois ans entre chaque naissance, leurs enfants ont plus de chance de survivre, d’être en bonne santé et bien éduqués, disent-ils. « Comme les vaccins, les contraceptifs sont une des innovations les plus importantes pour la préservation de la vie dans l’histoire », écrit Bill Gates dans sa lettre.

Depuis la création de la Fondation, il s’est opéré un glissement de la recherche de solutions technologiques vers une attention plus large portée aux changements sociaux. L’importance accordée à l’émancipation et au renforcement du rôle des femmes s’est imposée d’elle-même, estiment-ils.

L'Autonomisation des Femmes : Un Enjeu Central

Pour la Fondation Gates, l'autonomisation des femmes est un levier essentiel pour le développement. En leur donnant accès à l'éducation, à la santé et aux opportunités économiques, on favorise leur participation active à la société et on améliore les conditions de vie de leurs familles.

« Vous ne pouvez pas prétendre être du monde développé et ensuite vous retourner et nier l’importance du rôle des femmes dans les pays les plus pauvres », affirme Melinda Gates. Qu’elles nourrissent leurs enfants au sein puis les fassent vacciner fait une grande différence sur la manière dont grandiront ces enfants et sur leur espérance de vie, alors que les hommes ne seront pas forcément là pour s’en occuper. « C’est pourquoi il faut prendre en considération le rôle des femmes et se rendre compte qu’elles sont un accélérateur de tout ce que vous aimeriez qu’il se passe dans le monde pour la santé, le développement et le changement social. » Et la philantrophe de citer l’exemple du Rwanda qui, entre 2008 et 2015, a réduit son taux de mortalité infantile de 30% avec des gestes tout simples, comme l’allaitement maternel dès la première heure de vie, la section du cordon ombilical en suivant une méthode hygiénique, ou la technique dite de la « mère kangourou »: le contact peau à peau entre mère et bébé pour augmenter la température de son corps.

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« La pauvreté est sexiste », ajoute Bill Gates dans la lettre annuelle publiée par le couple, une phrase qu’il a empruntée au chanteur de U2 Bono. « Plus une société est pauvre et moins les femmes ont de pouvoir. Ce sont les hommes qui décident si elles ont le droit de sortir, de parler aux autres femmes, de gagner leur vie. Ce sont les hommes qui décident s’il est acceptable ou pas de frapper une femme. La domination masculine dans les sociétés les plus pauvres est tout simplement effarante. » « C’est aussi paralysant, ajoute Melinda Gates. Limiter le pouvoir des femmes maintient tout le monde dans la pauvreté. »

Le couple Gates évoque ses visites aux prostituées en Inde, qu’ils ont encouragées à s’organiser en groupes de soutien, estimant que cela pouvait les aider à insister pour que leurs clients utilisent des préservatifs, afin de les protéger du sida. « Cette vision s’est révélée bien trop étroite », a affirmé Bill Gates. En vérité, ces femmes ont commencé à s’entraider pour chaque aspect de leur vie.

« Warren [Buffett], si Melinda et moi pouvions où que ce soit dans le monde pour vous montrer les résultats de votre investissement, nous vous ferions sans doute rencontrer des travailleuses du sexe probablement rencontrer des travailleuses du sexe. J’en ai rencontré un groupe à Bangalore, et quand elles ont parlé de leur vie, j’ai fondu en larmes », écrit Bill Gates. « Une femme nous a raconté qu’elle s’était tournée vers le travail du sexe après que son mari l’a quittée, que c’était la seule solution qui lui restait pour nourrir ses enfants. Lorsque des membres de sa communauté s’en sont aperçus, ils ont contraint sa fille à quitter l’école. La fillette s’est braquée contre sa mère et l’a menacée de se suicider. Cette mère a été confrontée au mépris de la société et au ressentiment de sa fille, aux risques du travail de prostituée et à l’humiliation, lorsqu’elle est allée faire un test de dépistage du VIH à l’hôpital. Personne ne daignait la regarder, la toucher ou lui parler. Et pourtant elle était là, et me racontait son histoire avec dignité. »

L'Impact des Politiques Américaines sur la Santé Mondiale

La politique américaine en matière de financement de la santé mondiale a un impact considérable sur les programmes de santé reproductive dans les pays en développement. La "global gag rule", rétablie par le président Donald Trump, a eu pour conséquence de priver de nombreuses organisations d'aide financière, compromettant ainsi l'accès aux services de planification familiale et d'avortement.

L’une des premières mesures de Donald Trump une fois officiellement intronisé président des États-Unis a été de signer un décret interdisant l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de sept pays du monde à majorité musulmane. Mais si cette mesure fait toujours parler aujourd’hui, un autre décret récemment signé pourrait lui aussi faire quelques vagues… En effet, le milliardaire de la Maison Blanche a interdit désormais le financement public d’ONG soutenant l’avortement dans le monde.

"Nous sommes inquiets de voir ce changement avoir une incidence sur des millions de femmes et de filles à travers le monde. Cela aura probablement un effet négatif sur un large éventail de programmes de santé qui fournissent des traitements sauvant des vies. Permettre aux femmes de programmer et espacer leurs grossesses et leur donner l'accès à des traitements et à la prévention de maladies infectieuses sauvent des vies. Cela sauve la vie de mamans et cela sauve la vie de bébés, et ce jusqu'ici avec un large appui des États-Unis", a ainsi déclaré Melinda Gates dans les colonnes du quotidien britannique The Guardian.Alors que la fondation de Bill Gates cherche entre autres à apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé, le célèbre chef d’entreprise a souligné que sa fondation ne pourrait pas combler le vide financier créé par le décret de Donald Trump. "Les États-Unis sont notre premier donateur.

La décision du président américain Donald Trump d'interdire le financement d'ONG internationales qui soutiennent l'avortemen t touchera des millions de femmes et mettra des vies en danger, ont mis en garde mardi le milliardaire philanthrope Bill Gates et son épouse Melinda."Une incidence sur des millions de femmes et de filles". "Nous sommes inquiets de voir ce changement avoir une incidence sur des millions de femmes et de filles à travers le monde", a déclaré Melinda Gates au quotidien britannique The Guardian. "Cela aura probablement un effet négatif sur un large éventail de programmes de santé qui fournissent des traitements sauvant des vies", a-t-elle ajouté."Permettre aux femmes de programmer et espacer leurs grossesses et leur donner l'accès à des traitements et à la prévention de maladies infectieuses sauvent des vies", a souligné Melinda Gates. "Cela sauve la vie de mamans et cela sauve la vie de bébés, et ce jusqu'ici avec un large appui des Etats-Unis".Le gouvernement américain, 1er donateur de la fondation Gates. Bill Gates, dont la fondation créée avec son épouse en 2000 cherche notamment à apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé, a souligné de son côté que son organisation philanthropique ne pourrait pas combler le vide financier créé par le décret du 23 janvier de Donald Trump. "Les Etats-unis sont notre premier donateur. La décision du président américain de ne plus financer les ONG internationales qui soutiennent l'avortement aura "une incidence sur des millions de femmes".Bill Gates et son épouse Melinda s'élèvent contre la décision de Donald Trump. Le président américain a décidé d'interdire le financement d'ONG internationales qui soutiennent l'avortement. Pour les milliardaires philanthropes, cela touchera des millions de femmes et mettra des vies en danger.

« Nous sommes inquiets de voir ce changement avoir une incidence sur des millions de femmes et de filles à travers le monde », a déclaré Melinda Gates au quotidien britannique The Guardian. « Cela aura probablement un effet négatif sur un large éventail de programmes de santé qui fournissent des traitements sauvant des vies », a-t-elle ajouté. « Permettre aux femmes de programmer et d'espacer leurs grossesses et leur donner l'accès à des traitements et à la prévention de maladies infectieuses sauvent des vies », a souligné Melinda Gates. « Cela sauve la vie de mamans et cela sauve la vie de bébés, et ce, jusqu'à maintenant avec un large appui des États-Unis. »

Bill Gates, dont la fondation créée avec son épouse en 2000 cherche notamment à apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé, a souligné de son côté que son organisation philanthropique ne pourrait pas combler le vide financier créé par le décret du 23 janvier de Donald Trump. « Les États-Unis sont notre premier donateur. Cette aide gouvernementale ne peut être remplacée par la philanthropie », a-t-il ajouté.

Annoncée sous la présidence du républicain Ronald Reagan en 1984, la politique anti-avortement remise en vigueur par Donald Trump prévoit que les fonds fédéraux d'aide internationale ne peuvent être alloués à des ONG étrangères qui pratiquent l'avortement ou militent pour rendre l'avortement légal. Le manque à gagner pour ces ONG est estimé à 600 millions d'euros, selon les Pays-Bas.

L'Engagement de Melinda French Gates

Après son départ de la Bill & Melinda Gates Foundation, Melinda French Gates a annoncé son intention de consacrer une part importante de sa fortune à la défense des droits des femmes, notamment en matière de santé reproductive. Cette décision témoigne de son engagement personnel en faveur de l'autonomisation des femmes et de leur accès aux services de santé essentiels.

Melinda French Gates met en œuvre sa nouvelle stratégie philanthropique. L’ancienne épouse du cofondateur de Microsoft Bill Gates, a annoncé mardi qu’elle verserait un milliard de dollars aux personnes et organisations œuvrant pour la cause des femmes.L’annonce intervient au moment où militants et élus de gauche aux Etats-Unis dénoncent un recul des droits des femmes dans le pays, notamment face aux multiplications des interdictions de l’avortement dans différents Etats.

« En près de 20 ans comme militante pour les femmes et les jeunes filles, j’ai appris qu’il y aura toujours des gens pour dire que ce n’est pas le bon moment de parler d’égalité des genres », a déclaré la philanthrope dans une tribune du New York Times. « C’est frustrant et c’est une vision de court terme », ajoute-t-elle.Celle qui présidait la Fondation Bill et Melinda Gates, l’une des fondations philanthropiques les plus influentes du monde, avait annoncé il y a deux semaines qu’elle allait quitter cette organisation créée avec son ex-mari Bill Gates. Son dernier jour au sein de cette organisation, particulièrement engagée en matière de santé et de réduction de la pauvreté, sera le 7 juin.« Le moment est venu pour moi d’aborder le prochain chapitre de ma philanthropie », avait expliqué Melinda French Gates mi-mai, ajoutant qu’elle allait disposer de 12,5 milliards de dollars pour s’engager « auprès des femmes et des familles ». Mardi, elle a précisé qu’une première tranche d’un milliard de dollars serait versée par le biais de bourses et subventions à travers son organisation, Pivotal, « à destination de groupes œuvrant aux Etats-Unis pour protéger les droits des femmes et faire progresser leur pouvoir et influence ».

Melinda French Gates affirme dans sa tribune que depuis l’arrêt de la Cour suprême américaine en 2022 décidant d’annuler la garantie fédérale du droit à l’avortement, elle a ressenti le besoin de rediriger certains de ses financements vers les droits reproductifs des femmes aux Etats-Unis, et pas seulement à l’étranger.

En quittant la Bill & Melinda Gates Foundation au printemps dernier, la milliardaire américaine avait annoncé « ouvrir un nouveau chapitre de la philanthropie ». « Il est clair que nous devons faire mieux pour éliminer les obstacles à la santé des femmes. La bonne nouvelle est qu’il existe de nombreuses organisations dans le monde qui font exactement cela. Ces derniers mois, Melinda French Gates s’est à plusieurs reprises exprimée sur le recul du droit à l’avortement aux États-Unis et a apporté son soutien à Kamala Harris à la présidence américaine, soulignant que la démocrate « comprend les besoins des femmes aujourd’hui ».

La Stratégie Internationale de la France en Matière de DSSR

La France s'est engagée à promouvoir les droits et la santé sexuels et reproductifs (DSSR) à l'échelle internationale. Elle a notamment lancé une nouvelle stratégie internationale en matière de DSSR pour la période 2023-2027, qui vise à renforcer l'accès à la contraception, à l'avortement sûr et aux services de santé reproductive pour les femmes et les filles dans le monde entier.

Les droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR) se sont progressivement imposés dans les débats au sein des enceintes internationales depuis les années 2000. En 2021, la France, en tant que co-leader de la coalition d’action du Forum Génération Egalité sur l’autonomie corporelle et les droits et santé sexuels et reproductifs, a pris plusieurs engagements en matière de droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR). En 2023, La France lance sa nouvelle Stratégie internationale en matière de droits et santé sexuels et reproductifs 2023-2027.

En effet, les DSSR renvoient à un triple enjeu : de droits humains et de libertés individuelles, d’égalité de genre et de développement durable des sociétés, et enfin de santé publique. Grâce au soutien et à l’expertise de la société civile, la définition suivie et adoptée par la France depuis 2018 est celle de la Commission Guttmacher-Lancet qui la caractérise comme « un état de bien-être physique, affectif, mental et social, concernant tous les aspects de la sexualité et de la reproduction, et pas seulement l’absence de maladie, de dysfonctionnement ou d’infirmité. Ainsi, une approche positive de la sexualité et de la reproduction doit reconnaître le rôle joué par les relations sexuelles sources de plaisir, la confiance et la communication dans la promotion de l’estime de soi et du bien-être général. Pourtant, ces évolutions se font dans un contexte international fragile. → la Stratégie de la France en santé mondiale : la santé sexuelle et reproductive est présente dans cette stratégie. Grâce au financement de la France, ce mécanisme innovant de coordination, d’appui technique et de mise en œuvre, aux niveaux régional et national, réunit les mandats complémentaires et les avantages comparatifs distincts de : OMS, ONU Femmes, FNUAP et UNICEF.

Depuis 2011 ans, la France a investi plus de 160 millions d’euros à travers le Fonds Muskoka pour des interventions sur le terrain, en lien avec les autorités locales, qui s’organisent autour de quatre thèmes principaux : (i) la santé maternelle, néonatale, infantile et la planification familiale, (ii) la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescent(e)s, (iii), le renforcement des systèmes de santé et (iv) la nutrition. Ainsi, entre 2010 et 2017, tous les pays Muskoka ont connu une réduction importante de leur taux de mortalité maternelle, avec une réduction de taille pour la Guinée (44%), le Sénégal (43%) et le Burkina Faso (38%). L’ONG RAES, Réseau africain pour l’éducation et la santé, a initié en 2011 la création d’une sitcom panafricaine appelée " C’est la vie ! ", qui dépeint l’histoire d’un centre de santé fictif d’une ville d’Afrique de l’Ouest. En abordant tour à tour les défis politiques, socio-économiques et sanitaires, cette sitcom traite des thèmes allant de la santé sexuelle et reproductive, aux questions de sexualité à l’école en passant par les violences faites aux femmes. Appuyé notamment par des financements français et de la Fondation Gates, C’est la vie ! Le Fonds Muskoka a apporté son soutien technique sur la saison 3, son support technique et financier pour la création, production et diffusion du Kit pédagogique dans les 8 pays. En 2022, l’AFD a financé une nouvelle phase du projet C’est la vie ! pour la production de la saison 4 et la poursuite des activités communautaires dans 4 pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger, Sénégal), à hauteur de 5 millions d’euros.

Malthusianisme ou Lutte Contre la Pauvreté ?

La question du financement de l'avortement par la Fondation Gates soulève des interrogations sur les motivations réelles de cette action. Certains y voient une volonté de limiter la croissance démographique dans les pays en développement, tandis que d'autres estiment qu'il s'agit d'une mesure visant à améliorer la santé des femmes et à réduire la pauvreté.

Malthusianisme pour cause de peur de la surpopulation ou bonne foi pour sortir de la pauvreté des pays africains? La question est épineuse car l’objectif de lutte contre la pauvreté (s’il n’est pas teinté de malthusianisme) est louable mais les moyens éminemment critiquables, tant on connaît leurs effets dévastateurs sur le plan démographique, sociétal et spirituel. Lutte contre la pauvreté, Micro-finance, lutte contre le VIH, belles initiatives pour développer de vaccins contre la malaria ou autres maladies très prévalentes dans les pays pauvres. .. Seulement, voilà! En avril 2012, lors du lancement de sa campagne No Controversy, quelques dirigeants du monde occidental avaient donné à Melinda Gates plus de $2.6 milliards pour cette campagne de promotion du planning familial en Afrique et Asie. Elle leur avait assuré alors: « Certaines personnes pensent que lorsqu’on parle de contraception, c’est un nom de code pour l’avortement, et c’est faux. Et du 12 au 15 novembre 2013, se tenait la Conférence Internationale en Ethiopie, organisée par la Fondation Gates, avec pour Co-Chair Melinda Gates, et de nombreuses tables rondes portant sur l’IVG. Un des objectifs clefs de la conférence est le maintien de la pression sur les Etats contributeurs. Les partenaires de Melinda Gates, comme le Planning familial et Population Action International (PAI), ont promis d’intensifier leur travail militant, et de faire en sorte que les financements des donneurs et des Etats continuent d’abonder.

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