Introduction
L'utilisation des biberons, qu'ils contiennent du lait maternel ou infantile, est une pratique courante dans les premières années de la vie d'un enfant. En France, cette pratique est encadrée par une législation spécifique, notamment en ce qui concerne les matériaux utilisés, les conditions d'accueil des enfants allaités en crèche, et l'information des consommateurs dans les établissements publics. Cet article vise à faire le point sur la législation relative à l'utilisation des biberons, ainsi qu'à fournir des conseils pratiques aux parents et aux professionnels de la petite enfance.
Législation sur les Matériaux des Biberons : Focus sur le Bisphénol A (BPA)
Le BPA : Historique et Utilisations
Le bisphénol A (BPA) est un composé chimique qui a été synthétisé à la fin du 19ème siècle. Dans les années 1930, il a été étudié pour ses propriétés hormonales de synthèse, dans le but de prévenir les avortements spontanés. Cependant, il a été délaissé au profit du distilbène.
Le BPA est utilisé dans la fabrication du polycarbonate, un plastique rigide présent dans de nombreux produits : CD, DVD, verres de lunettes, vitrage de sécurité, prises et interrupteurs électriques, équipements médicaux, boîtiers électroniques (téléphones portables, ordinateurs, bouilloires et cafetières électriques…). On utilise également le BPA pour protéger de l’oxydation les équipements et les objets qu’elles recouvrent : coques de navire, ponts ou meubles métalliques, sols, éoliennes, intérieur de réservoirs et tuyauteries en métal ou béton, réseaux d’adduction d’eau potable (cuves et canalisations), amalgames dentaires. Enfin, une large proportion de papiers thermiques actuellement utilisés pour les terminaux d’impression de petite taille (reçus de cartes de crédit, pompes à essence, etc.) sont recouverts sur l’une de leur face d’une poudre de BPA.
Risques Potentiels pour la Santé
En 2002, un panel international d’experts s’est intéressé aux potentiels effets cancérogènes du BPA chez l’homme. Des études in vivo et in vitro ont été analysées. Chez l’homme, le rapport fait référence à une unique étude épidémiologique recherchant un lien entre exposition au BPA et cancer du sein (Yang 2009). En septembre 2011, l’Anses a publié une expertise collective sur les effets sanitaires du BPA. Celle-ci s’est intéressée aux effets cancérogènes du BPA sur la prostate et sur le sein. Il n’existe aucune étude de cancérogénicité du BPA chez l’homme pour le cancer de la prostate, et ses effets dans les études animales sont controversés. En ce qui concerne le sein, l’expertise de l’Anses confirme que la seule étude épidémiologique ne permet pas de conclure sur le pouvoir cancérogène du BPA, mais certains effets cancérogènes sont avérés chez l’animal (accélération de la maturation architecturale de la glande mammaire, développement de lésions hyperplasiques) ; d’autres suspectés chez l’animal (développement de lésions de type néoplasiques, augmentation de la susceptibilité à développer des tumeurs.
L’importance de la production du BPA et ses multiples utilisations le rendent très présent dans l’environnement. Toutefois, la principale source d’exposition au BPA considérée par les agences internationales est l’exposition par ingestion, par migration du BPA des contenants vers les contenus alimentaires (WHO, 2010). Les autres sources et voies d’exposition étaient estimées négligeables pour la population générale (inhalation de poussières contaminées, pénétration cutanée due à la manipulation de papier thermosensible…). Cependant, une étude récente de l’INRA réalisée sur des modèles ex vivo de peau de porc et sur de la peau humaine, a montré une importante pénétration cutanée du BPA (Zalko, 2011 ; Marquet, 2011). Par ailleurs, des études américaines ont trouvé chez les personnes manipulant des papiers thermiques, que les doses résiduelles de BPA étaient supérieures à celle de la population générale (Braun, 2010).
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Malgré une importante consommation de produits alimentaires en contact avec du BPA, l’exposition des adultes et des enfants est estimée être largement inférieure à la DJA de 0,05 mg/kg/j (EFSA, 2008). La Valeur Limite d’Exposition Professionnelle (VLEP) aux poussières de BPA inhalables établie par l’Union Européenne est de 10 mg/m3, en moyenne sur 8 heures (INRS, 2010).
Interdiction du BPA en France
L’Union européenne (UE) est à l’origine d’un classement CMR de substances, et de plusieurs normes à valeur règlementaire en France. La législation européenne a d’autre part déterminé la limite de migration spécifique du BPA vers les denrées alimentaires qui sont à son contact. Cette limite conditionne la fabrication de matériaux en contact avec les aliments.
En France, la loi concernant l’interdiction de l’utilisation du bisphénol A dans les contenants alimentaires a été votée au Sénat en 2e lecture en décembre 2012 : celle-ci est effective depuis le 1er janvier 2013 pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans, et le sera au 1er janvier 2015 pour les autres produits. En janvier 2015, l’EFSA a publié sa réévaluation complète de l’exposition au BPA et de sa toxicité. Les experts de l’EFSA ont conclu que le BPA ne posait pas de risque pour la santé des consommateurs de tous les groupes d’âge (y compris les enfants à naître, les nourrissons et les adolescents) aux niveaux actuels d’exposition. Les incertitudes entourant les effets sanitaires potentiels du BPA sur la glande mammaire ainsi que sur les systèmes reproductif, métabolique, neurocomportemental et immunitaire ont été quantifiées et prises en compte dans le calcul de la DJT.
Alternatives au BPA
Face aux préoccupations liées au BPA, de nombreux fabricants proposent désormais des biberons en matériaux alternatifs, tels que :
- Le polypropylène (PP) : un plastique sans BPA, résistant et léger.
- Le verre : un matériau sûr, facile à nettoyer et recyclable.
- Le silicone : un matériau souple, résistant à la chaleur et sans BPA.
Allaitement et Modes de Garde : Droits et Contraintes
Défis Rencontrés par les Mères Allaitantes
De nombreuses mères qui reprennent le travail et confient leur enfant à une crèche ou à une assistante maternelle rencontrent des difficultés liées à l'allaitement. Ces difficultés peuvent prendre différentes formes :
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- Exigences spécifiques concernant les biberons : certaines crèches peuvent exiger des biberons en verre, tandis que d'autres les refusent.
- Contraintes sur la fraîcheur du lait : certaines crèches demandent du lait tiré le jour même, ou de moins de 24 ou 48 heures, ou uniquement du lait congelé.
- Contrôle de la température du lait : certaines crèches vérifient la température du lait à l'arrivée, tandis que d'autres demandent un biberon d'eau dans la glacière pour tester la température.
- Gestion du lait non consommé : certaines crèches jettent le lait non bu dans la journée, même s'il n'a pas été entamé, tandis que d'autres le rendent aux parents ou le congèlent.
- Restrictions sur les horaires d'administration du lait : certaines crèches ne donnent du lait qu'aux heures des repas définies, interdisant l'administration de lait en milieu de matinée.
- Préparation standardisée des biberons : certaines crèches préparent des biberons de 150 ml, même si l'enfant boit moins, gaspillant ainsi du lait maternel.
- Contraintes liées à l'âge de l'enfant : une crèche peut accepter le lait maternel "tant que l'enfant n'est pas en mesure d'être assis à table et manger en autonomie avec les autres".
Droits des Mères Allaitantes et Recours Possibles
Il est important de souligner qu'aucun texte légal ne justifie ces contraintes. Les parents ont le droit de défendre leur choix d'allaiter leur enfant et de demander des aménagements raisonnables pour faciliter l'allaitement dans les structures d'accueil.
Voici les étapes à suivre en cas de difficultés :
- Dialogue avec le personnel de la crèche : la première étape consiste à essayer de trouver un terrain d'entente avec le personnel de la crèche, la directrice, le médecin employé par la crèche et le médecin de PMI.
- Sollicitation du Défenseur des droits : si le dialogue ne suffit pas, vous pouvez solliciter le Défenseur des droits pour faire évoluer les conditions d'accueil des enfants allaités. Le Défenseur des droits s'assure du respect de "l'intérêt supérieur de l'enfant, c'est-à-dire que l'intérêt de l'enfant soit considéré comme primordial et prioritaire sur tout autre".
- Référentiel national pour la qualité de l’accueil du jeune enfant : Pour dialoguer avec les professionnels de santé, les parents peuvent s’aider du Référentiel national pour la qualité de l’accueil du jeune enfant, pour appuyer leurs demandes qui participent au respect des besoins de leur bébé et au respect de l'allaitement. Voir entre autres les passages sur la familiarisation et sur l’allaitement.
Conseils Pratiques pour les Mères Allaitantes
- Exprimer ses besoins clairement : expliquez aux professionnels de la petite enfance vos besoins et vos attentes concernant l'allaitement de votre enfant.
- Se renseigner sur les pratiques de la crèche : avant d'inscrire votre enfant, renseignez-vous sur les pratiques de la crèche en matière d'allaitement et assurez-vous qu'elles sont compatibles avec vos choix.
- Préparer le lait à l'avance : si la crèche accepte le lait maternel, préparez les biberons à l'avance et étiquetez-les clairement avec le nom de votre enfant et la date de tirage.
- Fournir des informations sur l'allaitement : mettez à disposition des professionnels de la petite enfance des informations sur les bienfaits de l'allaitement et les besoins spécifiques des bébés allaités.
- Soutenir la crèche dans sa démarche : proposez votre aide pour mettre en place des pratiques favorables à l'allaitement, par exemple en participant à des formations ou en partageant votre expérience avec d'autres parents.
Alimentation du Bébé en Crèche : Quantité de Lait et Introduction des Protéines
Quantité de Lait Maternel : Mythe des 30 ml par Heure
À notre connaissance, il n’y a aucun texte, étude, protocole validé, recommandation qui validerait les fameux 30 ml de lait maternel à préparer par heure d’accueil. Néanmoins ces 30 ml représentent un chiffre intéressant puisque pour 3 heures d’accueil, cela donne un biberon de 3 x 30 ml = 90 ml, et c'est très souvent ce que les bébés en allaitement exclusif boivent quand ils sont en dehors de chez eux, ou sans maman. L’expérience des milliers de mères rencontrées par les animatrices LLL montre qu’ils boivent parfois moins et rarement plus. Cette notion est vraiment sourcée. Voir par exemple Régulation de la synthèse de lait chez les femmes.
90 ml x 8 tétées = 720 ml, sachant que ceci est théorique car le ventre des bébés n’étant ni transparent, ni gradué, ils boivent en fait ce qu’ils veulent, car ils savent ce dont ils ont besoin. Les chiffres n’ont jamais fait bon ménage avec l’allaitement. Les bébés nourris avec une Préparation Pour Nourrisson vont, au fil du temps, réduire le nombre de leur biberons, ce qui est rarement le cas d’un enfant allaité, qui, entre 1 et 6 mois, peut tout à fait rester à 7-8-9 tétées ou plus par 24 heures et cela perturbe les professionnel.le.s de santé alors que c’est un comportement banal. Elles ne l’intègrent pas quand elles demandent de fournir de plus en plus de lait maternel. On voit ainsi les bébés qui ne sont pas allaités, boire 6 biberons de 120 ml = 720 ml par 24 heures à 1-2 mois selon leur poids, leur appétit ; puis à l’âge d’être confié soit vers 3 mois, 5 biberons de 150 ml = 750 ml par 24 heures ; et 4 biberons de 180 ml = 720 ml par 24 heures vers 4-5 mois
Donc tous les bébés boivent à peu près le même volume, mais n’ont pas le même nombre de repas. Ce nombre, qui semble encore élevé, de tétées alors que l'enfant a plusieurs mois peut étonner, mais c'est parce qu'entre une mère et son bébé allaité, il ne passe pas que du lait. Allaiter ne sert pas uniquement à nourrir comme le fait le biberon de PPN, il sert à se quitter le matin avec du bon lait de maman dans le petit bidon, à se retrouver le soir, à se calmer, à se rassurer, à s’endormir, à se ré-endormir, à faire le plein d’amour, il y a même des tétées pour rien. Toutes ces tétées aident à garder sa lactation.
Lire aussi: Stérilisation des biberons : la méthode à chaud expliquée
Respecter la satiété du bébé, ne pas le forcer à finir son biberon, puis son assiette, c'est vraiment lui donner la chance par la suite de ne pas aller au-delà de sa faim, facteur important de prévention de l’obésité.
Cependant, pour cela, il pourrait-être judicieux de partager avec les professionnel.le.s une approche qu'elles connaissent rarement, c'est le don du biberon de lait maternel, et même de tous les biberons, quasi à l'horizontale. Ainsi le bébé tète pour obtenir du lait, lait qui ne coule pas tout seul, l’enfant n'est pas noyé par des flots de lait qu'il ne maîtrise pas. Il prend son temps pour boire, avec des pauses comme au sein, et ce temps permet à son estomac de prévenir son cerveau qu'il n'a plus faim.
Introduction des Protéines et Lait Maternel : Pas d'Incompatibilité
Les composants majeurs du lait maternel sont : l'eau (87,5 % environ), les glucides (7 % environ), les lipides (4 % environ), les protéines (1 % environ), les micronutriments (0,5 % environ).
Une fois de plus les professionnels de santé ne tiennent pas compte qu'il s'agit de lait maternel, et non de lait de vache en poudre.
Un peu d'histoire médicale pour comprendre pourquoi les PS sont préoccupés par un éventuel excès de protéines dans l'alimentation des enfants. Le lait de vache, selon les textes, c'est 32 g/l, voire 35 g/l de protéines, pour permettre au petit veau de se mettre debout sur ses pattes dès la naissance, de suivre sa mère et de grossir énormément. Au siècle dernier, dans les débuts de son utilisation pour les bébés, en remplacement du lait maternel, le lait de vache a été coupé d'eau pour diminuer le taux de protéines. Puis les industriels vont le chauffer, cela modifie l'albumine, et la dessiccation aboutira au lait en poudre.
Pendant longtemps, les laits industriels pour bébés ou PPN auront autour de 18 g/l de protéines. Ensuite le législateur a demandé de baisser ce taux pour se rapprocher du taux de protéines du lait maternel qui est de 8 à 12 g/l. En 2025, comme l'indique un document de la firme qui commercialise le lait P. que j'ai sous les yeux, le taux de protéines des PPN de cette marque est de 13 g/l, mais il peut monter pour certaines PPN à 19 g/l.
Et n'oublions pas que ce ne sont pas les mêmes protéines, dans leur quantité et dans leur forme chimique, dans le lait de femme et le lait de vache. Nos bébés humains sont des petits mammifères qui survivent car ils sont portés pour être en sécurité, pour se développer dans la tendresse, la relation et l'imitation des adultes qui les entourent. Ils n'ont pas besoin de grossir à outrance mais ont besoin, pour nourrir leur cerveau, organe plus important que pour le veau, de galactose, qui vient du lactose, le sucre du lait, et de protéines, mais pas celles qui font grossir, celles qui protègent, majoritaires dans le lait maternel (voir ci-dessous l'article de GIFA). Donc oui, il est bon de limiter les excès de lait de vache, mais pas de lait maternel adapté à l'enfant, sans risque pour ses reins puisque c'est le lait normal pour les bébés humains.
L'enfant allaité reçoit donc un lait normalement dosé en protéines adaptées à son organisme. Aucun risque de surdosage s'il a en parallèle peu de lait de vache, de moins bonne valeur nutritionnelle que le lait maternel, Il aurait chez lui à midi tétée et repas avec des protéines, en particulier riches en fer, ou repas et tétée.
C'est bien de vouloir limiter les protéines données aux bébés, mais ne nous trompons pas de cible.
Comme, à la crèche, le biberon de lait maternel est proposé après le repas, les parents pourraient-ils demander ? exiger ? négocier avec le médecin de PMI qui supervise cette crèche ? fournir une ordonnance de leur médecin pro-allaitement demandant que leur enfant (pas celui de la crèche, c'est bien le leur, n'est-ce pas ?) n'ait pas de yaourt de lait de vache, ou de fromage de lait de vache, de moins bonne valeur nutritionnelle que du lait maternel, comme cela semble être l'habitude d'après le message, et que ce dessert soit le biberon de lait maternel, l'enfant buvant ce qu'il veut, avec le biberon donné quasi à l'horizontal pour respecter sa satiété. Le reste éventuel de lait maternel du biberon étant rendu à la mère car il lui appartient, c'est son corps qui l'a fabriqué. À 80 € le litre remboursé par la CPAM pour les prématurés, le jeter serait la dernière chose à faire.
Les parents peuvent aussi demander le texte sur lequel s'appuie cette directrice, pour rencontrer l'auteur, mais dommage d'en arriver là.
Extrait d'un article de GIFA sur la composition du lait maternel.
La faible teneur en protéines du lait maternel (environ 8 à 12 g/l, 4 Kcal/g) est adapté à l’immaturité rénale et hépatique du bébé (4 fois moins de protéines que dans le lait de vache).
Ces protéines se décomposent d’une façon plus complète et sont mieux absorbées par le système digestif du nourrisson que les protéines de…
Préparation et Conservation des Biberons de Lait Infantile
Vous utilisez du lait infantile pour nourrir bébé ? Versez la quantité d’eau nécessaire dans le biberon, selon l’âge de votre bébé et les prescriptions de la boîte. Selon vos habitudes, chauffez le biberon en utilisant un chauffe-biberon ou un bain-marie, avec une eau tiédie à 40°C maximum pour une meilleure dissolution. L’utilisation du four à micro-ondes n’est pas recommandée car il ne permet pas un chauffage homogène, ce qui peut entraîner un risque de brûlure. Introduisez la dose de poudre correspondante, à l’aide de la mesurette fournie dans la boîte. La mesurette doit être arrasée, à l’aide du rebord de la boîte ou d’un couteau propre. Vissez la tétine, remettez le capuchon et sans attendre mélangez le biberon en le faisant rouler entre vos mains dans un premier temps jusqu’à dissolution complète de la poudre. Avant de le donner à votre bébé, vérifiez la température en versant quelques gouttes dans le creux de votre poignet.
Une sortie en prévision avec votre bout de chou ? Préparez à l’avance l’eau dans le biberon et, au dernier moment, ajoutez la poudre que vous aurez dosée et stockée à part, dans une boîte doseuse par exemple. Quand il prend la forme d’une poudre, le lait infantile est non stérile : cela signifie qu’une fois ouverte, la boîte de lait en poudre est susceptible d’être contaminée par des bactéries si des méthodes strictes de conservation ne sont pas respectées. Lorsque votre boîte de lait infantile est ouverte, le produit peut être conservé environ 1 mois. Pour optimiser sa conservation, vous devez garder l’emballage bien fermé, et le placer dans un endroit sec, à l’abri de la chaleur et des rayons du soleil, et à température ambiante. Vous avez réchauffé le biberon de bébé au bain-marie ou au chauffe-biberon ? Le lait infantile doit alors être consommé dans la demi-heure. Au-delà de 30 minutes, il est impératif de jeter le lait, les micro-organismes se développant plus rapidement dans un biberon de lait réchauffé.
Afin de respecter les règles de conservation énoncées plus haut, il n’est pas recommandé de préparer un biberon de lait trop à l’avance pour ne pas l’exposer à des risques de contamination. Si vous souhaitez faire une balade avec votre enfant, le mieux est de transporter dans deux contenant différents le lait en poudre et l’eau ; il vous suffira d’effectuer le mélange dans le biberon dès que bébé aura faim. En cas d’urgence, ou de façon exceptionnelle, il est toutefois possible de préparer le biberon à l’avance, puis de le conserver dans le réfrigérateur durant une période de 24 heures maximum. La date limite de consommation d’un lait en poudre non ouvert dépend avant tout du fabricant. De manière générale, une boîte qui n’a pas été ouverte peut être conservée entre 12 à 18 mois. Vous pouvez également mettre tous les éléments du biberon directement au lave-vaisselle.
Affichage des Prix et Services dans les Cafés et Bars
Pour boire un verre ou déguster une pâtisserie, rien de mieux que la terrasse d’un café ! Les cafés et bars sont tenus d'afficher de manière obligatoire les prix des boissons et denrées, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'établissement. Ils ont également des interdictions, comme refuser de servir un simple café en terrasse ou de changer la consommation si elle n'est pas assez chaude. Les cafetiers sont tenus de remettre au consommateur une note au-dessus de 25 €. Quelle que soit la catégorie d’établissement, les restaurants et débits de boisson ont l’obligation d'indiquer de manière visible sur leur carte ou sur un espace d'affichage la possibilité pour les consommateurs de demander de l'eau potable gratuite. Bon à savoir : le prix des communications téléphoniques passées dans un café est librement fixé par le cafetier, à charge pour lui d’afficher précisément ce prix.
Adaptation du Bébé Allaité à la Crèche : Conseils pour les Professionnels
L'accueil d'un bébé allaité en crèche nécessite une adaptation spécifique de la part des professionnels de la petite enfance. Voici quelques conseils pour faciliter cette transition :
- La sieste : un moment clé : La sieste fait partie de l'adaptation et de la prise de connaissance entre la nounou et le bébé, et ce que le bébé soit allaité ou pas. Pour chaque nouvel accueil et quel que soit l'âge, arriver à des siestes sereines prend plus ou moins de temps.
- Bercements et rituels : Jusqu'à environ 18 mois, les bercements dans les bras peuvent être utiles. Il est important de tenter différentes approches, car ce qui fonctionne avec un enfant peut ne pas fonctionner avec un autre.
- Objets transitionnels : Proposer des objets transitionnels, tels qu'un chat en peluche, une poupée, une photo de papa et maman, une boîte à musique, ou un vêtement imprégné de l'odeur de la mère.
- Chansons et routines : Chanter toujours la même chanson, chaque jour en boucle, pendant quelques minutes au moment du coucher.
- Transition progressive : Commencer par des siestes dans les bras, puis sur un matelas dans le salon, et enfin dans la chambre porte ouverte.
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