La fécondation in vitro (FIV) est une technologie de reproduction assistée (TRA) qui offre de l'espoir à de nombreux couples confrontés à des problèmes d'infertilité. Boston, avec ses institutions médicales de pointe et ses spécialistes de la fertilité de renom, est devenue une plaque tournante pour les traitements de FIV. Cet article vise à fournir un guide complet des meilleurs centres de FIV à Boston, en tenant compte de divers facteurs tels que les taux de réussite, l'expertise médicale et les soins aux patients.
Comprendre la FIV et son importance
La FIV est un processus complexe qui implique la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde en dehors du corps, en laboratoire. L'embryon ou les embryons résultants sont ensuite transférés dans l'utérus, dans l'espoir d'une grossesse réussie. La FIV est souvent envisagée lorsque d'autres traitements de fertilité se sont avérés inefficaces ou lorsque des problèmes d'infertilité spécifiques sont identifiés, tels que :
- Facteur féminin : Troubles de l'ovulation, endométriose, problèmes de trompes de Fallope.
- Facteur masculin : Faible nombre de spermatozoïdes, mauvaise motilité des spermatozoïdes ou morphologie anormale des spermatozoïdes.
- Infertilité inexpliquée : Lorsque la cause de l'infertilité ne peut être déterminée.
- Préservation de la fertilité : Pour les personnes qui souhaitent préserver leur fertilité avant un traitement médical ou en raison de facteurs liés à l'âge.
Facteurs à considérer lors du choix d'un centre de FIV
Choisir le bon centre de FIV est une décision cruciale qui peut avoir un impact significatif sur les chances de succès. Voici quelques facteurs clés à prendre en compte :
- Taux de réussite : Les taux de réussite sont un indicateur important de l'efficacité d'un centre de FIV. Cependant, il est essentiel d'examiner attentivement ces taux, car ils peuvent varier en fonction de l'âge des patients, de leur état de santé et d'autres facteurs. Il est également important de comprendre comment le centre de FIV calcule ses taux de réussite et de les comparer à la moyenne nationale.
- Expertise médicale : L'expérience et l'expertise des spécialistes de la fertilité sont essentielles. Recherchez des médecins certifiés en endocrinologie de la reproduction et en infertilité (REI) et qui ont une solide expérience dans le traitement de divers problèmes de fertilité.
- Technologie et installations : Les centres de FIV de pointe devraient disposer d'une technologie de pointe et d'installations de laboratoire avancées. Cela inclut des incubateurs modernes, des systèmes de micromanipulation et des capacités de diagnostic génétique préimplantatoire (DPI).
- Soins aux patients : L'expérience globale du patient est un aspect important à considérer. Recherchez un centre de FIV qui offre des soins compatissants et personnalisés, ainsi qu'un soutien émotionnel et des conseils tout au long du processus de traitement.
- Coût : Le coût de la FIV peut varier considérablement d'un centre à l'autre. Il est important de comprendre la structure tarifaire et de se renseigner sur les options de financement ou les programmes d'assurance disponibles.
Les meilleurs centres de FIV à Boston
Bien qu'il soit difficile de nommer définitivement les "meilleurs" centres de FIV, voici quelques-uns des centres les plus réputés à Boston, connus pour leur expertise, leurs taux de réussite et leurs soins aux patients :
- Massachusetts General Hospital Fertility Center: Fait partie d'un hôpital universitaire de premier plan, ce centre offre une gamme complète de services de fertilité, y compris la FIV, l'IUI et le DPI.
- Brigham and Women's Hospital Center for Reproductive Medicine: Un autre centre réputé affilié à un grand hôpital universitaire, offrant des traitements de fertilité avancés et des soins personnalisés.
- Boston IVF: L'une des plus grandes et des plus anciennes cliniques de fertilité aux États-Unis, avec plusieurs sites dans la région de Boston. Connue pour ses taux de réussite élevés et son approche innovante du traitement de la fertilité.
- Fertility Centers of New England: Un autre grand groupe de fertilité avec plusieurs cliniques dans la région, offrant une gamme complète de services de fertilité et un soutien aux patients.
Il est important de noter que cette liste n'est pas exhaustive et qu'il existe d'autres excellents centres de FIV à Boston. Il est recommandé de faire des recherches approfondies et de consulter plusieurs centres avant de prendre une décision.
Lire aussi: Canapés IKEA : confort et style
Innovations et recherches en FIV
Le domaine de la FIV est en constante évolution, avec de nouvelles technologies et des recherches prometteuses qui améliorent continuellement les taux de réussite et élargissent les options pour les couples infertiles. Voici quelques développements notables :
- Diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) : Le DPI permet de dépister les embryons à la recherche d'anomalies génétiques avant leur implantation, ce qui augmente les chances d'une grossesse réussie et réduit le risque de fausse couche.
- Vitrifiation : La vitrifiation est une technique de congélation rapide qui améliore considérablement les taux de survie des ovules et des embryons congelés, offrant ainsi plus de flexibilité dans les traitements de FIV.
- Stimulation ovarienne personnalisée : Les protocoles de stimulation ovarienne personnalisés sont adaptés aux besoins individuels de chaque patiente, ce qui permet d'optimiser le nombre et la qualité des ovules prélevés.
L'âge et la fonction ovarienne
Il est d’usage de considérer que la fonction ovarienne des femmes diminue avec l’âge. Après 42 ans, la grossesse devient presque impossible et après 43 ans, elle est de l’ordre du miracle. Cette baisse de la fertilité féminine liée à l’âge a été attribuée au fait que les femmes sont nées avec un nombre défini d’ovocytes et qu’à partir de la naissance, le nombre d’ovocytes restants dans l’ovaire décline en permanence. En outre, le matériel génétique de ces ovocytes se modifie en vieillissant, et ainsi, les erreurs deviennent plus fréquentes au cours de la ségrégation des allèles qui a lieu au cours de la maturation ovocytaire. Il en résulte une augmentation du nombre d’anomalies chromosomiques ovocytaires et par conséquent, embryonnaires. Deux dogmes médicaux et physiologiques ont été à la base de la croyance professionnelle qu’il n’y avait rien à faire pour retarder ou mieux corriger ce processus de vieillissement de l’ovaire féminin. Le premier dogme considère que les femmes naissent avec un nombre d’ovocytes qui diminuera inéluctablement au cours de la vie. Le second dogme largement répandu, soutient qu’en vieillissant, la femme réponde de moins en moins à la stimulation ovarienne et produit donc moins d’ovocytes (et d’embryons) et que ce processus est irréversible.
L'histoire d'une patiente de 43 ans
L’histoire particulière de cette patiente que Gleisher aime raconter mérite d’être soulignée. Il s’agit d’une femme de près de 43 ans qui consultait pour une fécondation in vitro (FIV) dans le but de préserver sa fertilité. Elle en a été semble t’il fortement déconseillée. En dépit des conseils éclairés de son médecin, la patiente a insisté pour bénéficier d’un cycle de FIV qui ne produit qu’un seul œuf puis un embryon. Malgré ce résultat décevant mais non moins inattendu, l’équipe médicale acquiesça à sa demande de poursuivre les traitements. Au terme de 9 cycles de FIV consécutifs, l’équipe médicale pu constater qu’à chaque cycle, elle produisait de plus en plus d’ovocytes et des embryons d’une qualité grandissante facilitant la cryoconservation. À partir du huitième cycle, les doses de stimulation ont été réduites car la réponse au traitement était telle qu’un risque d’hyperstimulation était non négligeable. La patiente avoua au cours de son sixième cycle avoir tenté de trouver sur internet, après le résultat décevant de sa première tentative, des recettes qui permettraient d’améliorer la réponse ovarienne.
Ubiquinol (Coenzyme Q10)
L’autre avenue thérapeutique actuellement étudiées dans le but d’obtenir un rajeunissement ovarien est celle de l’ubiquinol (Coenzyme Q10). Leur étude porte sur 6.164 patientes ayant reçu 14.248 cycles de FIV ou d'Icsi dans leur centre. En moyenne, elles avaient reçu 2,3 cycles, mais certaines avaient reçu jusqu'à 10 cycles. En France, seules quatre tentatives sont prises en charge par l'assurance maladie, rappelle-t-on. Ainsi, entre quatre et six cycles, les chances d'obtenir une naissance vivante s'améliorent de 10 points de pourcentage dans une hypothèse optimiste, mais quasiment pas (seulement deux points) dans une hypothèse plus prudente.
Considérations éthiques et juridiques
La FIV soulève également d'importantes considérations éthiques et juridiques. Il s'agit notamment de questions liées à :
Lire aussi: Trouver un médecin de FIV à Dallas
- La sélection d'embryons : Le DPI permet de sélectionner les embryons les plus sains pour l'implantation, mais soulève également des questions sur la "conception de bébés" et le potentiel de discrimination génétique.
- La maternité de substitution : La maternité de substitution est une option pour les couples qui ne peuvent pas porter de grossesse, mais elle soulève des questions complexes sur les droits parentaux et le bien-être de la mère porteuse.
- La propriété des embryons congelés : En cas de divorce ou de décès, la question de la propriété des embryons congelés peut devenir litigieuse.
Il est important d'être conscient de ces considérations éthiques et juridiques et de discuter de ses valeurs et de ses croyances avec son équipe médicale et un conseiller juridique si nécessaire.
Scandale impliquant Merle Berger
Les faits remontent à plus de quarante ans, mais l’affaire a éclaté l’année dernière lorsque Carolyn Bester a découvert des liens de parenté avec Merle Berger, un médecin spécialisé en problèmes de fertilité, grâce à un test ADN à domicile. Le professionnel de santé, ancien professeur de l’école de médecine de Harvard (Etats-Unis) est en effet, au cœur d’un scandale. Sarah Depoian, la mère de Carolyn Bester, affirme qu’il l’a inséminée sans son consentement, rapporte Futurism.Les faits dénoncés par la plaignante se seraient déroulés dans le cadre d’une procédure de fécondation in vitro (FIV) dans laquelle le médecin aurait utilisé son propre sperme. Merle Berger, par ailleurs fondateur d’une clinique de FIV à Boston (Etats-Unis), aurait menti à Sarah Depoian, affirmant que le sperme était celui d’un étudiant en médecin anonyme. Carolyn Bester, désormais âgée de 42 ans, a assuré à Associated Press que le spécialiste avait abusé de la confiance de sa mère dans une « des périodes les plus vulnérables de sa vie ».La plaignante demande des dommages et intérêts« Certaines personnes qualifient cet acte horrible de viol médical, mais peu importe comment vous l’appelez, la mauvaise conduite odieuse et intentionnelle du Dr Berger est contraire à l’éthique, inacceptable et illégale », a dénoncé l’avocat de Sarah Depoian. Un procès va avoir lieu, et sa cliente compte bien y obtenir des dommages et intérêts.L’avocat du médecin incriminé a rejeté les accusations, soulignant que les faits reprochés au spécialiste sont anciens. Il s’est dit certain que la justice américaine écartera les accusations qui visent son client faute d’éléments juridiques ou concrets suffisants. Les résultats de tests ADN pratiqués bien plus récemment pourraient être utilisés.
Chimérisme
Le premier cas médiatisé remonte à 2002 à Boston. Une femme de 52 ans, Karen Keegan, est atteinte de glomérulonéphrite focale sclérosante, responsable d’une insuffisance rénale. Or voilà que les tests concluent que cette femme ne peut pas être la mère biologique de deux de ses trois enfants. Ils possèdent un allèle HLA provenant de leur père mais l’autre ne peut pas venir de leur mère. Les médecins du Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston, qui suivent depuis longtemps cette patiente, savent qu’elle est la mère de ces trois garçons. C’est alors que les généticiens découvrent la présence d’un groupe tissulaire HLA dans le sang de cette femme (haplotype HLA 1 et 3) et d’un autre groupe HLA (haplotype HLA 2 et 4) dans certains autres tissus. Chimérisme tétragamétique chez une femme XX/XX (porteuse de 2 génomes XX différents). Son père était porteur des haplotypes HLA 1 et 2, alors que sa mère possédait les haplotypes 3 et 4. Le chimérisme de cette patiente, mère de trois enfants, résulte de la fusion précoce de deux embryons XX fécondés séparément, l’un porteur des haplotypes HLA 1 et 3 et l’autre possédant les haplotypes 2 et 4. Yu N, et al. N Engl J Med. Cette patiente est donc le produit d’un chimérisme tétragamétique. Tout s’explique : deux zygotes XX ont été fertilisés chacun de leur côté. L’un était porteur des haplotypes HLA 1 et 3, tandis que l’autre contenait les haplotypes HLA 2 et 4. Après avoir fusionné, il s’est ensuivi un mélange des lignées cellulaires dans plusieurs tissus de l’organisme, à l’exception du tissu sanguin. Cette femme ne présentait donc pas de signe de chimérisme sanguin. Ceci explique l’impossibilité, en se basant uniquement sur l’étude des groupes sanguins, de pouvoir détecter le chimérisme. Le second cas rapporté dans la presse américaine concerne une femme, Lydia Fairchild, qui a demandé à bénéficier d’une aide financière pour élever ses trois enfants. L’État de Washington l’accuse de fraude à l’assistance sociale car les tests ADN montrent que ce ne sont pas ses enfants. Mme Fairchild fournit pourtant leurs actes de naissance et tente de prouver qu’elle est leur mère. Elle contacte même l’obstétricien qui les avait mis au monde et qui se déclare prêt à se porter garant du fait qu’ils sont bien les siens. Malgré tout cela, la procédure judiciaire est lancée et ne s’arrête pas. Durant l’enquête, elle est sur le point d’accoucher de son quatrième enfant. Le juge ordonne qu’un témoin assiste à l’accouchement et observe la réalisation de prélèvements sanguins sur la mère et l’enfant, effectués aux fins d’analyse ADN. Malgré la présence de ce témoin, les autorités continuent à penser que Mme Fairchild a pu jouer le rôle de mère porteuse. Ils ne sont toujours pas convaincus que ses enfants sont les siens. En effet, les tests génétiques sont formels : le petit ami de Lydia Fairchild, Monsieur Townsend, est bien le père des enfants, mais Lydia ne peut être leur mère. Les généticiens de Boston vont alors établir que Lydia Fairchild est en réalité bien leur mère et que tous ses enfants sont issus d’un embryon provenant d’une seconde lignée de cellules chimériques qu’elle porte en elle. Cet homme et sa femme peinent à concevoir un autre enfant. Ils n’ont jamais reçu de greffe d’organe ni été transfusés. À la naissance, le groupe sanguin du bébé est AB+, ce qui apparaît incompatible avec le fait que le mari est A+ et que sa femme est A-. Le couple contacte la clinique de fertilité, estimant qu’une erreur s’est produite. La clinique lance alors une enquête interne et a conclu que le mari était le seul donneur de sperme d’origine caucasienne ce jour-là. Cherchant des réponses, le couple se procure un test de paternité réalisable à domicile. Ce test PCR sur écouvillon buccal repose sur l’analyse de 15 marqueurs génétiques (STR). Il s’avère que seulement 12 des 15 marqueurs correspondent à ceux des parents. Le couple contacte alors un avocat afin de réaliser un test de paternité, dans un cadre légal cette fois. Un second test, réalisé dans un autre laboratoire que le premier, conclut que 11 marqueurs STR sur les 15 testés correspondent, confirmant ainsi les résultats du test précédent. C’est alors que le couple contacte le généticien Barry Starr à Stanford. D’autres analyses génétiques sont réalisées sur le père et l’enfant. Elles vont montrer que l’ADN de cet homme ne partage qu’environ 25 % d’homologie avec l’ADN de son bébé. Les laborantins collectent l’ADN de plusieurs échantillons provenant du mari : sang, sperme, cheveux, peau et muqueuse buccale. Les tests révèlent la présence de deux lignées cellulaires génétiquement indépendantes dans le sperme du mari. Il s’avère par ailleurs que le génome majoritaire est le seul que les examens ont détecté dans le sang de cet homme. Embryons humains à un stade précoce. Zeiss Microscopy. Cet homme, issu d’un chimérisme tétragamétique, est bien le père biologique de ses deux fils. Cet homme a conçu son deuxième enfant avec un sperme contenant le génome minoritaire, en l’occurrence celui de son jumeau mort in utero. Par conséquent, le père est un parent du second degré de son propre fils. Ce cas hors norme montre que les tests de paternité reposant sur les marqueurs génétiques STR sont parfois insuffisants pour identifier des personnes chimériques dans la mesure où une relation avunculaire (entre oncle et neveu) peut totalement passer inaperçue. En France, plusieurs cas de diagnostic prénatal de chimère humaine après fécondation in vitro ont été décrits. Il y avait eu un transfert in utero de trois embryons qui avait conduit à une grossesse unique. Une échographie, réalisée à la 17e semaine d’aménorrhée, a montré un retard de croissance intra-utérin sévère. Le couple a alors demandé une interruption de la grossesse à la 19e semaine d’aménorrhée en raison de la sévérité du retard de croissance intra-utérin. L’analyse du liquide amniotique a révélé la présence de deux lignées cellulaires de formules chromosomiques 46,XY et 46,XX. Ce cas correspond donc probablement à une grossesse gémellaire composée de deux embryons, de sexe masculin et féminin, mais dont un seul, le féminin, s’est développé. Pour le dire autrement, la sœur a fusionné in utero avec son frère jumeau, jusqu’à ne faire plus qu’un seul organisme doté de deux lignées cellulaires génétiquement différentes. En 2011, des gynécologues-obstétriciens du CHU de Grenoble ont rapporté, dans le Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, un cas de chimérisme tétragamétique chez une femme de 30 ans présentant une grossesse spontanée gémellaire monochoriale biamniotique (caractérisée par un placenta et deux sacs amniotiques). L’évolution de la jumelle a été favorable. Ce bébé possédait deux lignées cellulaires sanguines, en l’occurrence une double population de globules rouges (pour les systèmes Rhésus et Kell). Les analyses ont par la suite montré que le chimérisme était limité aux seules cellules sanguines. On parle alors de chimérisme hématopoïétique. Lors d’une grossesse gémellaire monochoriale, les jumeaux peuvent échanger leur sang via leur placenta commun. Il est possible que l’immaturité immunitaire fœtale ait permis à des cellules souches sanguines du jumeau masculin mort in utero de se fixer précocement dans la moelle osseuse du jumeau féminin survivant. Elles y ont ensuite proliféré. À l’âge de trois ans, la formule chromosomique et le groupe sanguin étaient toujours les mêmes que ceux retrouvés au 16e jour de vie. Le premier cas de chimérisme confiné aux cellules sanguines a été rapporté en 1953 chez une femme qui possédait deux groupes sanguins, A et O. La procréation médicalement assistée joue probablement un rôle favorisant la survenue de nouveaux cas de chimérisme. En effet, la fécondation in vitro augmente les chances d’obtenir une grossesse gémellaire et donc la probabilité que deux embryons entrant en contact étroit puissent fusionner avant même d’être implantés. Le chimérisme est un thème qui a également retenu l’attention des scénaristes de séries télévisées, comme dans l’épisode 23 de la 4e saison des Experts (CSI: Crime Scene Investigation), diffusé aux États-Unis en mai 2004. Dans cet épisode, une femme est violée par un individu qu’elle identifie plus tard lors d’une séance d’identification. Celui-ci est soumis à un test ADN, mais l’échantillon ne correspond pas. L’homme est finalement relâché, malgré les objections de la victime qui affirme l’avoir formellement reconnu. On découvrira plus tard que le violeur est une chimère et que le sperme découvert sur la scène de crime est celui de son jumeau mort in utero. Dans Dr House (saison 3, épisode 2), l’équipe médicale résout le cas d’un jeune enfant, produit d’une fécondation in vitro, qui s’avère être une chimère. Dans Grey’s Anatomy, un épisode relate le cas d’une adolescente hermaphrodite. Au terme de ce billet de blog consacré aux diverses formes de chimérisme naturel, phénomène rare, mais ô combien fascinant, force est de constater que la nature sait inventer les mécanismes les plus improbables quand il s’agit de créer un embryon. Elle peut ainsi créer un être humain qui renfermera les cellules d’un autre individu qui, lui, ne naîtra jamais. Ou comment un individu n’étant pas né peut tout de même participer à la formation de son jumeau survivant et ainsi engendrer une descendance.
Lire aussi: Guide poussettes Chicco
tags: #meilleur #centre #de #FIV #Boston