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Berceuse Bébé Axel: L'Écho d'une Guitare Électrique au Cœur de la Chanson Française

Quand on pense guitare électrique, on pense souvent au rock, au métal ou au blues, des genres musicaux fortement associés aux artistes américains, britanniques ou australiens. Pourtant, les artistes français ont également su mettre en avant cet instrument emblématique dans des compositions mémorables. Cet article explore la présence de la guitare électrique dans la chanson française, en commençant par un titre d'Axel Bauer sorti en 1991.

Axel Bauer et l'Électrification de la Chanson Française

En 1991, Axel Bauer sort un titre qui, malgré son style rock, est devenu un standard de la chanson française. Cette chanson se distingue par des paroles qui peuvent être chantées de manière posée, comme sur l’original.

La Guitare Électrique : Un Instrument Polyvalent au Service de la Chanson Française

La guitare électrique ne se limite pas aux genres musicaux anglo-saxons. Elle s'est invitée dans le paysage musical français, apportant une couleur particulière à des chansons devenues cultes. Des artistes comme Renaud, avec sa chanson dédiée à sa fille Lolita, née en 1980, ont su utiliser cet instrument pour exprimer des émotions profondes. Cette chanson, sortie en 1983, a été composée par Henri-Alain Langolff.

L'Influence Américaine et l'Adaptation Française

L'influence de la musique américaine est indéniable dans la chanson française. Des titres comme "Le pénitencier" de Johnny Hallyday, publié en 1964, sont des adaptations de chansons populaires américaines, en l'occurrence "The House of the Rising Sun". De même, "Rockollection" de Laurent Voulzy, sortie en 1974, s'inspire de "Cette année-là" de Claude François, elle-même une adaptation de "December, 1963" de Frankie Valli & The Four Seasons. "Cette année là" est une chanson enregistrée par Claude François en 1976. Elle fait référence à l’année 1962. Il s’agit d’une adaptation du titre December, 1963 de Frankie Valli & The Four Seasons sorti en 1975, un tube aux Etats-Unis en 1976. Ces exemples témoignent d'un dialogue constant entre les cultures musicales.

La Guitare Électrique : Un Instrument d'Émotion et d'Engagement

La guitare électrique peut également servir à exprimer des émotions fortes et des engagements sociaux. "Idées noires", une chanson interprétée par Bernard Lavilliers et Nicoletta, sortie en 1983, illustre cette dimension. Elle est reprise par Bernard Lavilliers et Catherine Ringer en 2014. De même, "Osez Joséphine", sortie en 1991, est un hymne à la liberté des femmes, fusionnant une musique typée américaine à des paroles françaises.

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La Guitare Électrique : De l'Intro Mémorable au Rock Engagé

L'intro d’une chanson peut marquer les esprits et devenir un élément emblématique. Qui a écouté la radio dans les années 80 a forcément cette intro de guitare électrique en tête. Avec "Un Jour En France", on est plus dans le rock que la chanson française.

La Guitare Électrique : Une Relation Intime avec l'Artiste

La relation entre un artiste et sa guitare peut être une source d'inspiration. "Qui de nous deux", titre sorti en 2003, fait référence à la relation entre l'artiste et sa guitare. L’introduction est clairement électrique.

Au-delà de la Musique : Histoires et Émotions

La musique ne se limite pas aux notes et aux paroles. Elle raconte des histoires, exprime des émotions et nous transporte dans des univers différents. Petit Paresseux a une bonne idée : aller se baigner ! Tout au long de sa descente, pas à pas, il rencontre ses amis et tous veulent l accompagner. Depuis toujours, les animaux parlent à Asha, et elle leur répond. Un jour, une étrange maladie qui vient d'un moustique envahit Chandigarh. Le maharadjah a été piqué. Vient le tour du père d'Asha. Argento, le petit poisson d'argent, nageait dans les profondeurs de la mer immense à la recherche de son ami Bébé Baleine. Ce projet traite du temps, de son élasticité, de ce qu il contient de métamorphose, d'évolution, de progrès ou même de régression. Quel grand jour pour le petit train : c'est son premier voyage ! Il s'élance vaillamment, mais bientôt, la pente devient raide, et le vent et la neige se déchaînent. Il va avoir besoin de tout son courage… Un jour, une baleine rencontre un petit poisson. - Soyons amis et jouons ensemble ! disent-ils. Dans le pays de Bassima, la guerre fait rage. Avec sa famille, elle fuit en quête d'un nouvel abri. Un jour Ernest, le petit lapin, trouva un livre et l'emporta chez lui. Son petit frère Victor, qui n'en avait jamais vu, lui demanda : « Un livre, ça sert à quoi ? Un matin pas comme les autres, pourtant, deux mamans ont égaré leur petit. Une grossesse, c'est long… Surtout pour Tom, l'aîné, qui a hâte de connaître son petit frère ! Alors il observe le ventre de sa maman, qui s'arrondit de plus en plus. Il essaie de communiquer avec ce tout petit bébé qui n'est pas encore né. Le petit frère de Caro la croco bave tout le temps, mais sa maman le trouve tellement mignon. Caro n'en peut plus, elle est terriblement jalouse ! Une berceuse en chiffons déploie sous nos yeux la vie de Louis Bourgeois, une artiste de renommée mondiale, dans un récit poétique et superbement nuancé. De mémoire de flamant rose, Bibi a toujours fait partie de la colonie. C'est elle qui enseigne aux plus jeunes tout ce qu'ils doivent savoir: tenir debout sur une patte, nettoyer leurs plumes… Un jour pourtant, il fut à court d'idées. Le lendemain, il décida donc d'aller en ville… Lorsque le jour se lève enfin, les animaux se rejoignent dans une jolie bibliothèque au coeur de la forêt, et profitent de moments précieux autour des livres, des activités, des jeux… Un album contemplatif et plein de poésie. Dans le jardin, Maman Ourse jardine en chantonnant. Sasha joue, mais il sait que, bientôt, ce sera l'heure. Il ne veut pas attendre… C'est l'automne. Les feuilles tombent, les jours deviennent plus courts et les nuits de plus en plus fraîches. L'hiver approche. Chaque jour, des enfants, des femmes et des hommes risquent leur vie pour se mettre à l’abri. Billy se fait de la bile. Tout l'inquiète, surtout ce qui n'existe que dans son imagination. Mais, tout à coup, il se souvient qu'il a oublié de faire quelque chose de très important… Il est parti sans faire un bisou à sa maman ! " Trop piquant, disent les passants. Va-t'en ! À la fête, il y a son Papi et il veut encore lui faire des bisous bizarres. Petite Ourse se sent seule. Il se passe quelque chose de grave et d'horribilifique dans la galaxie : un Tue-planète démolit tout sur son passage. Isée est venue appeler les poussins à l'aide. Une nuit, l’orage éclate en tonnerre et la maison des poussins est foudroyée du haut en bas. Aussitôt le Kontrôleur de Kastatroffe arrive. Blaise et les poussins n’ont pas de permis de foudroyage de maison. Ils doivent payer une amende. Le soleil, la mer, ma bouée… Hmmmm ! Comme c'est bon d'être en vacances ! Mais soudain… bloub bloub bloub ! Quelles sont ces petites bulles à côté de moi ? Ah, c'est Papa ! Il me soulève dans ses bras. Tiens, d'autres bulles plus grosses… Tiloup attrape une grosse frayeur en apercevant par la fenêtre une forme qui ressemble à Bob le loup, le mangeur d'enfants. Il s'évanouie. Mais le seul qui va proposer son aide à la maman de Tiloup pour l'emmener à l'hôpital, c'est Bob… Chercher des trésors avec son grand-père est ce que préfère la jeune Léonie. Chaque semaine, tous deux examinent ce qu'ils ont trouvé et caché dans une petite boîte, puis ils se promènent à la recherche de nouveaux trésors. Bon voyage, Gouzi Lapin ! Trixie part en vacances chez ses grands-parents avec Gouzi Lapin, son doudou bien-aimé. Mais une fois à destination… catastrophe ! GOUZI LAPIN A DISPARU ! Toute la famille fait de son mieux pour la réconforter mais Trixie est inconsolable. Finis les monstres à cauchemars ! Au revoir les parents… Au revoir le soleil… La nuit est tombée, les animaux vont se reposer : chat ou chien, mais aussi pigeon, chenille, araignée, sauterelle ou tortue s'installent dans des positions parfois surprenantes. Nous sommes de vraies jumelles. Et nous partageons la même couverture depuis que nous sommes nées. Eliott ne tient plus en place. C'est bientôt Noël, il faut vite préparer la maison. C'est lui qui choisit le sapin et le décore. Mais le temps se fait long. Alors Eliott trompe l'ennui comme il peut : il regarde la neige tomber, dessine le Père Noël, ouvre une à une les fenêtres du calendrier de l'Avent… Le soir du 24 décembre, Papa et Maman ont organisé un grand repas de famille : il y aura Lucie, sa cousine, Granlou et Maminette aussi. "Emile, debout ! Il est 7 heures ! " Hein, quoi, comment ? 7 heures ? il est 7 heures ? Aujourd'hui, Emile va au thé dansant. C'est sa copine vieille dame qui l'a invité. Elle lui a dit que dimanche, y'a un thé dansant et qu'Emile est son invité spécial. Aujourd'hui, Emile visite le musée. Le musée de la peinture. C'est la copine d'Emile qui l'y emmène. Emma se réjouit de passer un week-end seule au bord de la mer avec son père. Mais ce dernier reste en permanence devant son ordinateur. Avec un mot et un trait, Rascal déroule le fil complexe des émotions. Selon les jours, 1,2,3 je suis multiple… colérique, serein, effrayé… A l'heure du goûter, Brunette décide d'aller chez son grand-père sans rien dire à personne. Elle saura bien trouver le chemin toute seule. Elle est grande ! Mais quand la nature s'anime autour d'elle et dévoile des créatures surprenantes et fantastiques, Brunette se demande… S'est-elle trompée de route ? Ours s'est levé très tôt ce matin pour aller à l'arrêt de bus. Il attend son ami Goliath. Mais celui-ci n'arrive pas. La maman de Scroute a " perdu les os " ! Elle envoie donc Scroute chercher son papa qui-saura-quoi-faire. Sur son chemin, de quiproquos en quiproquos, le petit Scroute rencontre Billizekido, l'apprenti cow-boy aux cerceaux, Scrognongnon, le recycleur de voitures en perdition, Bidibilibidibilip, le robot chic, même en slip… En voiture ! En voiture ! La construction européenne racontée aux enfants : Jean-Jean, le conducteur de train convie les habitants de l'Europe à un grand goûter aux couleurs de la liberté. Les ours en ont assez d'être les héros de tant d'histoires. Ils refusent d'être utilisés à nouveau comme personnages principaux. Aujourd'hui, Poc et moi, on a trouvé le merle sur le sentier. Il était allongé, tout tranquille. Il devait sans doute dormir. Tu ne devineras jamais ce qui m'est arrivé ce matin, c 'est trop dingue ! Ce matin, alors qu'elle broutait paisiblement du côté de l'étang, Shanice a assisté à une truc dingue. Un truc tellement dingue, que ses copines vont en rester bouche bée. A condition que Shanice parvienne à raconter son histoire jusqu'au bout. En plein coeur de l'hiver, un petit cheval est appelé à devenir une star mondiale. Au printemps, Barnaby rend service à une ribambelle de voisins. Par une chaude journée d'été, un petit garçon rejoint ses grands-parents. À l'automne, une grande tempête se prépare…

Gabriel Yared : Un Compositeur Voyageur

Gabriel Yared évoque sa conception de l’écriture pour l’image, reflet d’un parcours unique, au contact de cinéastes français, britanniques, italiens, libanais, grecs, égyptiens, américains. Il y a dans sa position une intégrité, une rectitude qui amènent au constat suivant : Yared n’écrit pas par fonction mais par conviction. Pour apporter son éclairage musical, sa lumière à un film, il lui faut un minimum d’affinité avec le metteur en scène, avec le sujet et son traitement. D’où plusieurs partitions fracassantes, fruits d’une vraie chimie humaine et esthétique (avec Beineix, Minghella, Annaud, Dembo, Rappeneau, Ocelot…). D’où aussi, parfois, des déceptions quand le film ne se révèle pas à la hauteur de ses ambitions. À sa manière, Gabriel Yared ressemble à certains dieux hindous, multiformes. On pourrait presque dire qu’il y a autant de Yared que de films mis en musique par Yared. Cela tient aussi à sa trajectoire personnelle : né à Beyrouth en 1949, il abandonne rapidement ses études de droit pour suivre en auditeur libre les cours d’Henri Dutilleux et Maurice Ohana, à l’École Normale de Paris. C’est à Rio qu’il va ensuite séjourner pendant un an et demi, collaborant notamment avec Ivan Lins, ambassadeur de la bossa moderne. La musique brésilienne l’entraîne dans un torrent de voluptés façon sucré-salé, comme un étrange mariage de soleil et de larmes, rejoignant l’une de ses préoccupations : une ligne de chant claire, qui parle au cœur, aux sentiments, mais troublée par une harmonisation et un contrepoint savants. À son retour à Paris, en 1973, la chanson le happe : il devient l’un des couturiers vedettes de la variété de l’époque, écrivant les arrangements et dirigeant les séances de Michel Jonasz, Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Françoise Hardy et même Francis Lai, pour l’unique incursion de Claude Lelouch dans le western (Un autre homme, une autre chance, 1977). Pour Gabriel Yared, l’homme providentiel va s’appeler Jacques Dutronc : le chanteur de J’aime les filles le recommande aux metteurs en scène de deux films dans lesquels il fait l’acteur, Jean-Luc Godard pour Sauve qui peut (la vie) et Christian de Chalonge pour Malevil, d’après le roman de Robert Merle. Si l’aventure Malevil s’achève avec désillusion (musique tronquée, escamotée), le face-à-face avec Godard produit de belles fulgurances. « Il ne m’a montré aucune image, ne m’a pas donné de script, à l’exception d’un court synopsis, se souvient Gabriel Yared. On a d’abord longuement parlé, dans un bistrot de Saint-Cloud. Puis, au cours de l’enregistrement, Godard est resté silencieux, réagissant très rarement aux morceaux qu’il découvrait. Il a ensuite monté ses images sur ma musique, non sans pratiquer les coupes drastiques et brutales qui reflètent son point de vue, passionnant, sur la bande sonore. Cette expérience a eu une influence considérable sur mon travail : elle a fait naître en moi l’envie de composer de la musique avant toute chose, en restant au plus près du projet artistique mais sans chercher à coller à une image précise. La composition hors image, nourrie par la lecture du scénario, par mes discussions avec le metteur en scène, a longtemps été ma méthode préférée. Au fil des années, j’ai mis de l’eau dans mon vin : désormais, dans un deuxième temps, j’affine, je cisèle ma musique en fonction de l’image, de la lumière, du jeu des comédiens, du montage. Voilà la carrière cinématographique de Yared lancée. Mais, à vrai dire, c’est comme s’il avait déjà vécu plusieurs vies. À travers le cinéma, il va simplement trouver le moyen de faire la synthèse entre ses différentes cultures. Car tel est le paradoxe de Gabriel Yared : branchez-le sur Alban Berg, il vous parlera de Marvin Gaye ; évoquez Bobby McFerrin, il vous répondra sur L’Enfant et les sortilège*s. Le 26 février 1981, Dutronc invite son protégé à diriger en direct deux suites symphoniques, l’une de *Sauve qui peut (la vie), l’autre de Malevil dans Le Grand Échiquier que lui consacre Jacques Chancel. Devant son écran de télévision, le jeune cinéaste Jean-Jacques Beineix, dont le premier long-métrage Diva va sortir trois mois plus tard, tombe amoureux de l’écriture de Yared. Ils se rencontrent courant 1982, en amont du tournage à Cinecittá de La Lune dans le caniveau. « J’ai le sentiment d’avoir trouvé l’équivalent avec des notes de mon univers », déclare alors Beineix. Impression confortée par le fait de bénéficier de la partition sur le plateau, du Tango de l’impasse à La Folie des docks, vertigineux ostinato dont Yared déclinera le principe dans Le Talentueux M. Ripley/Crazy Tom et Bon Voyage/Crazy Fred. Sans parler de la délicate et pudique Valse de Loretta, née de sa rencontre avec Nastassja Kinski. « Écrire la musique d’un film, c’est aussi faire un portrait, souligne-t-il. Ce qui m’est arrivé avec Nastassja mais aussi avec Isabelle Adjani et Juliette Binoche. » Le binôme Yared-Beineix poursuivra sa route avec deux autres opus, dont 37°2 le matin, premier succès discographique à grande échelle du compositeur. C’est aussi l’époque où Yared renoue avec ses racines, presque à son insu. « Enfant, avoue-t-il, la musique arabe ne m’attirait pas. Au contraire, elle me plongeait dans une infinie tristesse. Je la rejetais, je ne cherchais ni à la comprendre, ni à l’assimiler. C’est par et grâce au cinéma que j’ai pris conscience de sa richesse, sur le tard. En l’espace de quelques années, Gabriel Yared impose sa signature à l’échelle mondiale, en multipliant les collaborations avec Bruno Nuytten (Camille Claudel), Robert Altman (Beyond Therapy, Vincent & Theo), Etienne Chatiliez (Tatie Danielle), Jean-Jacques Annaud (L’Amant), et même le tumultueux Jean-Pierre Mocky, l’espace de plusieurs bouffonneries hallucinogènes (Les Saisons du plaisir, Une nuit à l’Assemblée nationale) et d’un thriller très maîtrisé (Agent trouble). Accro à la partition de 37°2, le Britannique Anthony Minghella le contacte en 1996 pour Le Patient anglais, fresque d’influence leanienne, qui vaudra un Oscar à son compositeur. À l’instar de Maurice Jarre, c’est via l’Angleterre que Gabriel Yared va conquérir les Etats-Unis. Le tsunami du Patient anglais conditionne son image auprès du public anglo-saxon, celle d’un compositeur d’inspiration romantique ou néo-romantique. Etiquette flatteuse (qu’Hollywood va largement exploiter) mais réductrice, ne correspondant pas à la réelle palette de ses capacités. D’autant que ses trois autres longs-métrages avec Minghella ne décalcomanieront jamais la formule magique du Patient anglais. À la limite, ils la contrediront presque, en particulier Par effraction (co-composé avec le groupe pop Underworld) et Le Talentueux M. Ripley, dont la troublante berceuse Lullaby for Cain, au lyrisme ambivalent, s’impose comme l’un des Everest de Yared. « Les paroles écrites par Anthony délivrent un message extrêmement subversif, explique-t-il. La haine t’a fait tuer ton frère mais dors, mon fils, dors. C’est une façon de mettre le spectateur sur les rails du sujet mais sans rien en dévoiler. Tout cela a été possible grâce à la confiance de Minghella. Pendant dix ans, il a été le cinéaste qui a su le mieux me pousser vers des chemins inexplorés, puiser au fond de moi des ressources nouvelles. Aucune de nos aventures partagées ne souffre du syndrome de répétition. Depuis plusieurs années, Gabriel Yared se fait plus rare, plus sélectif et semble se regénérer auprès d’une nouvelle génération d’auteurs : Cédric Kahn (pourtant réfractaire à la musique originale), Florian Henckel von Donnersmarck (La Vie des autres, co-composé avec Stéphane Moucha), Maïwenn (Le Bal des actrices), Mona Achache (Le Hérisson), Jan Kounen (Coco Chanel & Igor Stravinsky) et même, tout récemment, Angelina Jolie pour ses premiers pas dans la mise en scène (Au pays du sang et du miel). Ses rêves semblent toujours le porter vers la musique de ballet (où il s’est illustré avec Carolyn Carlson, Roland Petit et Wayne McGregor et le Royal Ballet de Londres), l’opéra (un projet en cours avec Amin Maalouf) et les concerts de ses compositions pour l’image, réunissant des solistes du nouveau monde, dont l’incandescente soprano Gaëlle Méchaly. L’année dernière, son confrère Alexandre Desplat lui a rendu hommage avec une singulière relecture de Camille Claudel pour le Traffic Quintet, retour symbolique au premier traitement de l’ouvrage, pour quatuor à cordes. Aujourd’hui, après trente-deux ans de mariage avec le cinéma, Gabriel Yared est plus que jamais un compositeur voyageur, ouvert au monde, un créateur d’une sensibilité à fleur de peau, dont plusieurs bandes très originales font déjà partie de la mémoire collective. Cet hommage à la Cinémathèque française est l’occasion d’évoquer librement son rapport à l’image, avec son lot de réussites, de convictions mais aussi sa part d’ombre, d’incertitude. Stéphane Lerouge.

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