La construction navale est un processus complexe qui englobe une multitude d'étapes, allant de la conception initiale à la mise à l'eau du navire. Parmi ces étapes, le montage et le support du navire en construction, ainsi que son entretien ultérieur, sont d'une importance capitale. Le berceau de navire, structure conçue pour soutenir le navire pendant ces phases, joue un rôle crucial dans la sécurité et l'efficacité de ces opérations.
Construction Navale: Montage en Cale et en Forme
Après les étapes de réflexion et de préfabrication, le navire peut commencer à être construit en tant que tel, en cale ou en grande forme. Le montage en forme est plus facile qu’en cale car il s’effectue à plat (et non sur un plan incliné), sur un attinage plus simple et avec des engins de levage d’une plus grande capacité. Néanmoins, la construction sur cale demeure plus impressionnante, notamment au moment du lancement.
Montage sur cale
Les tronçons (préalablement assemblés) sont montés. Ces opérations sont majoritairement effectuées à l’aide des engins de levage lourds des cales. Les tronçons sont quant à eux supportés par des files de tins qui eux-mêmes supportent des longrines mobiles longitudinales. La stabilité transversale est assurée par des accores ou des épontilles en bois ou en acier.
Montage du moteur principal
Un bâtiment « Moteurs » est installé à la demande aux abords de la cale. Il dispose d’un toit amovible permettant l’entrée et/ou la sortie des différents composants du moteur.
Le Ber: Support Crucial pour le Lancement
Quelques temps avant le lancement, le ber (ou berceau) du navire est installé sous la coque de ce dernier. Il comprend principalement deux couettes mortes enduites de suif, deux couettes vives, des colombiers, des sangles, des languettes ou coins de serrage, des traversiers, rabans, crampons et vérins de poussée.
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Baptême du Navire: Une Tradition Ancestrale
Le navire est baptisé et reçoit un nom, une identité. Il est béni par le Prêtre (en Europe) en présence d’une marraine, qui brise une bouteille de champagne sur le brion ou l’étrave du navire pour l’occasion. Pour les musulmans, le baptême est opéré avec de l’eau de la Mecque.
Les Défis Climatiques et les Solutions Innovantes
Perdus au milieu des sapins, les chantiers Aker Yards de Turku s’étalent sur 144 hectares, dont 14.5 de surface couverte. C’est là que s’activent 2200 salariés et des centaines de sous-traitants : « Notre principal problème réside dans les conditions climatiques, qui sont assez rudes en hiver. C’est pourquoi la surface couverte est importante, car de nombreux travaux doivent être réalisés à l’abri de la neige. C’est également pourquoi, le long de la cale de construction, les blocs sont surmontés de tentes mobiles », explique Matti Heikkinen, directeur du chantier. Avec un thermomètre qui peut descendre sous la barre des 20 degrés, le site de Turku est contraint de dépenser 7 millions d’euros de chauffage chaque hiver. Contrairement aux anciens Chantiers de l’Atlantique et à Fincantieri, un réseau de câbles électriques bien plus important habite, en conséquence, les navires en construction afin d’assurer, au cours des mois les plus froids, une température conciliable avec le travail quotidien dans ces cathédrales d’acier. Le climat de la péninsule scandinave pose également des soucis pour rejoindre la haute mer. Pendant presque trois mois, à compter de décembre ou janvier, l’accès à la mer baltique, qui nécessite 10 heures de navigation au milieu d’un archipel de 20.000 îles, est pris par les glaces. Celles-ci, trop épaisses, ne permettent pas le passage des grands navires de croisière, dont la largeur atteint désormais la quarantaine de mètres.
Pré-armement: Une Technique Efficace
Sous l’imposant portique bleu foncé, capable de soulever des blocs de 600 tonnes, les fonds d’un imposant navire sont progressivement posés. Déjà, sur le quai, d’impressionnants blocs attendent de rejoindre le mécano géant en cours d’édification dans la cale. Le navire en cours de montage est le Color Magic, second cruise ferry de la classe Fantasy, destiné à la compagnie norvégienne Color Line. Le bateau mesurera 224 mètres de long, sa jauge atteindra 75.000 tonneaux et il sera capable d’embarquer 2750 passagers. A l’instar des autres grands chantiers européens, les blocs constituant la coque des bateaux sont pré-armés, c'est-à-dire dotés du maximum d’équipements avant de rejoindre les autres ensembles de la structure. Cette technique, qui se développe au fil des années, permet de gagner du temps sur le délai de construction, l’introduction d’éléments dès l’origine étant plus souple que leur mise en place une fois la coque achevée : « La construction des panneaux se fait à l’envers pour faciliter le travail. Il y a ensuite l’assemblage des blocs pré-armés qui sont conduits dans une zone de peinture, achevés, puis soulevés par le portique et déposés dans la cale sèche », explique Matti Heikkinen. Selon le patron de Turku : « Il n’y a pas de grandes différences avec Saint-Nazaire sur le pré-armement, si ce n’est qu’en Finlande, les blocs sont peints ». La peinture des éléments, qui donne, à première vue, l’impression d’un travail plus achevé en Finlande au moment de la pose en cale, est rendu nécessaire par le fait que Turku ne dispose pas de cale sèche, à part la forme de construction, creusée dans le granit et occupée en permanence par le montage de nouveaux bateaux. Les travaux de peinture doivent donc être achevés avant le lancement du navire, qui sera aménagé à quai.
Le Ber: Un Élément Indispensable pour l'Entretien et la Sécurité
Pendant l’hiver, lorsque le bateau n’est pas utilisé, de nombreux propriétaires préfèrent le garder au sec plutôt que dans l’eau. Ce choix présente un triple avantage : d’une part, il permet de réduire les coûts d’amarrage et, d’autre part, il permet de nettoyer la coque et d’éviter les soucis liés au maintien des amarres lors des jours de mauvais temps. Cependant, la décision de mettre le bateau au sec nécessite l’utilisation de berceaux professionnels qui peuvent offrir un logement sûr, pratique et résistant pour son bateau, quelle que soit sa taille. Habituellement, ce sont les chantiers navals et les clubs, avec leur personnel, qui s’occupent de cet aspect, mais il n’est pas rare que le propriétaire souhaite assister aux opérations et s’assurer que son bateau est maintenu dans un berceau parfait. Dans les deux cas, il peut donc être utile d’avoir quelques connaissances techniques sur le sujet.
L'Évolution de l'Halage
Dès que l’homme a commencé à construire des bateaux en bois, il les a immédiatement placés à terre, que ce soit dans les chantiers navals pour la construction, l’entretien ou les réparations, ou pour le stockage. À l’origine, les bateaux étaient soutenus par des glissières en bois fabriquées sur mesure et placées sous la quille, tandis que des pieux et des troncs de bois étaient utilisés comme supports latéraux, calés avec de petits coins pour les ajuster à la hauteur souhaitée : il ne s’agissait certainement pas du berceau parfait, car toute cette procédure prenait et continue de prendre beaucoup de temps, même aujourd’hui dans les chantiers qui utilisent encore ces équipements en bois. De plus, compte tenu de la précarité de ces coins, l’opération mettait en danger la vie des ouvriers travaillant sous les embarcations, ainsi que l’intégrité des bateaux eux-mêmes.
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Aujourd’hui, grâce au développement des technologies, les chantiers gèrent la sortie de l’eau et le déplacement des bateaux avec des grues et des “travel lift”, et la prise de conscience de la nécessité de nouvelles installations en acier pour le positionnement des bateaux à terre s’est également développée, dans le but de garantir un berceau parfait aux propriétaires. En particulier, pour le déplacement dans les zones techniques et pour l’optimisation des espaces, Navaltecnosud Boat Stand a conçu des chariots motorisés ou remorqués qui transportent des bateaux à moteur et à voile et les placent en toute sécurité à l’endroit désiré. De plus, l’entreprise a mis en œuvre une technologie innovante également dans les équipements pour caler les bateaux à terre, incitant les chantiers navals du monde entier à remplacer les coins et les pieux en bois par des équipements en acier galvanisé. Par conséquent, il existe maintenant une multitude de supports à hauteur fixe ou réglable pour la quille des bateaux à moteur, ainsi que différents modèles de chevalets verticaux ou inclinés réglables en hauteur à placer sur les bordés de ces bateaux à moteur. Pour les voiliers, en revanche, les chevalets ont une inclinaison fixe ou réglable afin de s’adapter au mieux à toutes les formes de coque.
Le Berceau Parfait pour Tous les Types de Bateau
Navaltecnosud Boat Stand fabrique une variété de produits adaptés à tous les besoins de la modernisation des mises à sec, en respectant scrupuleusement les strictes exigences imposées par l’Union européenne pour la production de ces équipements avec le plus haut niveau de sécurité, et en pouvant exploiter la certification CE, par le biais de l’apposition d’une plaque métallique sur chaque produit pour garantir sa fiabilité.
Bateaux à moteur de 6 à 10 mètres
Pour obtenir un berceau parfait pour un bateau à moteur de 6 à 10 mètres, une seule et simple équipement, plutôt basse en hauteur, est suffisante car il n’y a pas besoin de supporter un poids excessif.
Bateaux à moteur de 11 à 15 mètres
Avec l’augmentation de la taille (et donc du poids) du bateau à moteur, plusieurs équipements sont nécessaires. En particulier, Navaltecnosud Boat Stand suggère d’utiliser des tréteaux fixes, des tréteaux télescopiques réglables doubles, des chevalets verticaux et des chevalets à inclinaison fixe.
Bateaux à moteur de 16 à 20 mètres
Le support parfait pour les bateaux à moteur de 16 à 20 mètres nécessite une variété moindre d’équipements par rapport aux coques plus petites, mais avec une quantité et une capacité accrues. En particulier, Navaltecnosud Boat Stand suggère des tréteaux fixes, des tréteaux télescopiques réglables doubles et des chevalets verticaux.
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Conseils Essentiels pour Choisir et Utiliser un Ber
- Vérifiez le tonnage max par ber. Visez une marge de sécurité de 20%.
- L’acier galvanisé à chaud est impératif contre la rouille. Un ber qui rouille faiblit.
- Des réglages fins garantissent une répartition parfaite des charges.
Saint-Nazaire: Un Haut Lieu de la Construction Navale
Saviez-vous que l’on construit des paquebots à Saint-Nazaire depuis plus de cent cinquante-cinq ans ? Depuis le début des années 1860, les Chantiers de l’Atlantique ont vu passer dans leurs cales des centaines de navires, militaires, pétroliers, cargos, ferrys, méthaniers… Mais surtout des paquebots. Le tout premier construit en France, au chantier de Penhoët, s’appelait Impératrice Eugénie . Il s’agissait d’un navire à voiles et à vapeur de 108 mètres de long, mis en service en 1865. Le géant des mers, plus grand paquebot du monde Wonder of the Seas de la compagnie Royal Caribbean Cruise Line quitte Saint Nazaire. C’est l’un des derniers géants des chantiers de l’Atlantique.
Une Histoire Riche en Événements
Aussitôt, la paisible cité sur l’embouchure de la Loire devient une fourmilière industrielle… Jusqu’à la faillite du site en 1866, date à laquelle une loi supprimait toute protection de la construction navale française. L’histoire aurait pu s’arrêter là. « Le chantier de Penhoët fermé, ce fut l’exode d’un ou deux milliers d’ouvriers avec leurs familles. Les affaires reprirent à partir de 1881, avec des hauts et des bas. Les deux guerres mondiales, mais particulièrement la seconde, ont éreinté l’activité de la navale, sans la couler. Entre 1939 et 1945, Saint-Nazaire a subi 62 bombardements, dont quatre particulièrement meurtriers (le 16 novembre 1942, et les 28 février, 22 et 28 mars 1943). Le chantier de Penhoët avait reçu 250 bombes de gros calibre et de nombreuses bombes incendiaires. Ses stocks et son outillage avaient en grande partie disparu. Ses ateliers étaient détruits à 80 %.
Innovation et Durabilité
Le France (3e du nom, 1962) a signé la fin des transatlantiques français, mais pas celle des paquebots. Construits aujourd’hui pour la croisière, ils rivalisent d’ingéniosité, à la fois dans leurs aménagements et leur conception pour limiter leur empreinte environnementale. L’objectif étant d’arriver, dans quelques années, à des navires zéro émission. À l’automne 2022, les Chantiers de l’Atlantique livreront un premier paquebot fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL) à la compagnie MSC Croisières. Long de 333 mètres, large de 47 mètres, il comportera également un démonstrateur de pile à combustible. Les Chantiers de l’Atlantique travaillent aussi sur de nouveaux carburants verts et innovent en développant une voile rigide géante et un gréement brevetés qui seront mis, dans un avenir proche, sur des paquebots neufs et des cargos.
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