Il est fréquent que les parents de jeunes enfants rencontrent des difficultés avec le sommeil de leur bébé. Un bébé qui ne s'endort pas seul peut être source de fatigue et d'inquiétude pour les parents. Il est important de comprendre les causes possibles de ce problème et d'explorer des solutions adaptées pour favoriser un sommeil paisible pour le bébé et pour permettre aux parents de se reposer. Les parents d’un bébé qui ne dort pas disent vivre un enfer et souhaitent renouer avec le bonheur simple de voir grandir leur tout-petit.
Comprendre le sommeil de bébé
Avant 6 mois : un rythme de sommeil en développement
Avant l'âge de 6 mois, il est normal que les nourrissons ne fassent pas de longues nuits et segmentent leurs temps de repos. Les nourrissons ne sont physiologiquement pas capables de rester une longue plage horaire sans reconstituer leurs réserves énergétiques. Ils ont besoin de manger régulièrement. À la naissance, les bébés ne sont pas calés sur un rythme circadien de 24 heures ; et il va leur falloir un peu de temps pour acquérir ce rythme cyclique. C’est uniquement au bout de quelques semaines de vie que votre tout-petit commencera à différencier le jour et la nuit, et à comprendre, avec votre aide, que la nuit est propice à un long repos et la journée à des temps d’éveil et d’échanges. Il est intéressant de noter que cette adaptation se fera, quel que soit son lieu de vie et la saison à laquelle il est né.
Après 6 mois : habitudes et besoins
Les enfants de plus de 6 mois, qui pèsent plus de 5 ou 6 kg et mangent 4 repas par jour, n’ont plus de raison physiologique de se réveiller la nuit pour manger. Il s’agit d’une habitude prise, d’une adaptation qui n’est pas encore en place par rapport à l’autoroute du sommeil.
Causes possibles des difficultés d'endormissement
Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi un bébé a du mal à s'endormir seul :
- Besoin de succion: Le nourrisson a un fort besoin de succion. Tous les nouveau-nés tètent leur langue, pour prolonger le plaisir de la tétée et se rassurer. Mais certains ont un besoin plus intense que d’autres.
- Coliques: Le bébé a des coliques. Ces épisodes peuvent être stressants pour les parents et très inconfortables pour les tout-petits.
- Stimulation excessive: À force d’être trop éveillés, certains bébés ont du mal à trouver le sommeil. Par exemple, un mobile musical qui tourne au-dessus de leur lit risque de trop solliciter leur attention plutôt que d’être propice à leur endormissement.
- Faim : Le bébé semble avoir toujours faim. Il convient alors, avant de remettre en question la qualité de l’allaitement, d’étudier sa courbe de poids. Si elle est normale mais que l’enfant pleure beaucoup, le problème ne vient sans doute pas de l’alimentation, et il faudra s’interroger sur les autres besoins du bébé (besoin de sommeil, besoin de sécurité, besoin de succion, besoin d’être bercé…). Si la courbe de poids est en-dessous ou au-dessus de la moyenne, il est impératif de consulter votre pédiatre pour faire le point avec lui sur l’aménagement du régime alimentaire de votre tout-petit.
- Anxiété de séparation : Le moment du coucher peut être une vraie épreuve pour les bébés de 6 mois à 1 an. Et pour cause : aux alentours de 8 mois, les bébés vivent ce qu'on appelle "l'angoisse de la séparation". Ils deviennent de plus en plus conscients du monde qui les entoure et réalisent qu'ils sont une entité à part entière. En effet, si votre petit ne veut pas s'endormir (ou n'arrive pas) sans vous, c'est parce qu'il est stressé. Il vient de comprendre que vous et lui n'êtes pas la même personne. Il développe alors la peur d'être seul.
- Habitudes d'endormissement: Que ce soit la journée, le soir ou la nuit, ne le laissez pas s’endormir en tétant le sein ou le biberon. Ne restez pas aux côtés de votre enfant jusqu’à ce qu’il s’endorme. Si, la nuit, votre enfant se réveille et ne parvient pas à se rendormir sans avoir été nourri, essayez de le déshabituer en diminuant la quantité de lait prise. S’il est allaité, réduisez le temps passé au sein la nuit (15 minutes, puis 10 minutes, puis 5 minutes).
- Terreurs nocturnes : Les terreurs nocturnes surviennent au cours d’un cycle de sommeil. Elles ne peuvent donc pas être qualifiées d’éveil de l’enfant, car il continue à dormir - même s’il perturbe son entourage. Ces terreurs nocturnes peuvent survenir dès les 8 mois de votre bébé, mais sont le plus fréquentes vers 3 ou 4 ans, et peuvent durer jusqu’à l’âge de 6 ans. L’enfant crie, semble terrifié, il transpire, se débat. Si on le réveille, il est extrêmement confus, et ressent un vrai malaise.
- Cauchemars : Les cauchemars sont des rêves angoissants qui se produisent en fin de sommeil paradoxal, donc généralement dans la deuxième partie de nuit (à partir de 2 ou 3 heures du matin), et qui peuvent réveiller l’enfant du fait de l’intensité de la peur générée. L’enfant a alors besoin de réconfort et pleure pour appeler ses parents. Les cauchemars sont occasionnels et surviennent fréquemment entre 1 et 6 ans, période durant laquelle l’enfant fait de nombreuses acquisitions que son cerveau a besoin de digérer et de trier par le biais des rêves, bons ou mauvais.
- Anxiété parentale : Les parents peuvent traverser des périodes de stress, qui rejailliront inévitablement sur le sommeil de l’enfant. Dans ce cas, même si les problèmes ne peuvent disparaître d’un coup de baguette magique, n’hésitez pas à les verbaliser devant votre bébé, de façon rassurante et positive : « Tu as senti que papa et maman étaient stressés. C’est parce que… Mais ne t’inquiète pas, nous savons comment résoudre ce problème, c’est normal, dans la vie, que tout ne soit pas tout rose, etc. »
- Dépendance à la présence parentale : Votre enfant a des pensées inquiétantes, ce qui le stresse et donc il pleure et demande votre présence. Votre présence le rassure, il se sent mieux rapidement. Vous avez vous-même des pensées inquiétantes au sujet de votre enfant (« il sera fatigué demain, il va réveiller ses frères et sœurs, je ne peux pas me recoucher tant qu’il ne s’est pas endormi… »). Donc vous ressentez du stress et finissez par céder à ses demandes. La présence parentale peut sembler être une bonne solution à court terme, car l’enfant s’endort plus vite et sans pleurs. Mais comme toute conduite d’évitement, elle présente des conséquences néfastes à long terme. Votre enfant pourrait penser qu’il n’est pas capable de s’endormir seul, il serait alors entièrement dépendant de vous pour cela. Cette dépendance le limitera dans sa vie quotidienne. Il pourrait notamment refuser d’aller chez ses grands-parents ou partir en colonie de vacances, alors que ces activités lui feraient plaisir.
Solutions et conseils pour favoriser l'endormissement autonome
Pour aider votre bébé à s'endormir seul, vous pouvez mettre en place différentes stratégies :
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Créer un environnement propice au sommeil
- Aménager la chambre : Assurez vous que la chambre de bébé est confortable et propice au sommeil. Régler la température sur 18°C pour optimiser le sommeil de votre enfant. Vous pouvez également ajouter une veilleuse pour plonger bébé dans l'univers du sommeil.
- Maintenir un taux d'humidité adéquat : Pour que votre bébé soit en parfaite santé, vous devez maintenir un taux d'humidité compris entre 40% et 60% dans sa chambre. En effet, un air trop sec peut irriter les voix respiratoires de bébé et le mettre en situation de gêne. Utiliser un humidificateur d'air est idéal pour créer un environnement sain pour bébé. Il facilite la respiration pendant le rhume ou d'autres problèmes respiratoires que les bébé peuvent avoir.
- Limiter les écrans : Avant 3 ans, votre bébé est trop petit pour regarder un écran. Les bébés qui sont placés devant un smartphone, une tablette, ou la télévision, dormiront moins que les autres et auront plus de mal à trouver le sommeil, comme l’affirment les conclusions de nombreuses études sur le sujet. Outre la stimulation du cerveau opérée par le contenu regardé, la lumière bleue de l’écran modifie son horloge interne circadienne, responsable des cycles de sommeil et d’éveil.
- Favoriser la distinction jour/nuit : Familiarisez votre bébé avec la distinction jour / nuit, c’est-à-dire lumière / obscurité. Aidez-le à faire la différence entre la journée et la nuit en agissant différemment selon le moment de son éveil. La nuit, faites le moins de bruit possible, chuchotez et évitez les lumières violentes. Durant ses siestes de la journée n’hésitez pas à garder la lumière du jour, à parler à voix haute.
Mettre en place un rituel du coucher
- Instaurer un rituel : Adoptez un rituel du coucher (histoire, chanson, disposition des peluches, câlin) toujours dans le même délai, le même ordre mais dans son lit, puis restez un petit moment à ses côtés mais partez avant qu’il ne soit totalement endormi. Le rituel du coucher est extrêmement important pour l’enfant ! Il doit remplir plusieurs conditions pour être efficace : il doit tout d’abord correspondre à l’âge de l’enfant. Le sommeil de l’enfant et ses besoins psychologiques changent et évoluent en fonction de son âge, ainsi son rituel doit également s’adapter. Réaliser le rituel avec une lumière tamisée. L’enfant comprend que c’est l’heure de dormir. De plus la mélatonine, hormone du sommeil, est uniquement sécrétée dans le noir. Le rituel doit se passer dans la pièce où l’enfant dort pour qu’il associe bien cette pièce au moment où il faut dormir. Trouver le bon équilibre concernant la durée du rituel. Pas trop long sinon l’enfant risque d’être trop fatigué pour dormir. Pas trop court car il pourrait ne pas être assez apaisé pour trouver le sommeil. Il faut que le rituel du sommeil soit encadré. Si vous aviez décidé de lire qu’une histoire pendant le rituel, il est important de s’y tenir ! Entre 1 et 3 ans, nos petits bout’choux aiment tester leurs parents ! Ils ne le font pas par méchanceté mais car c’est une étape importante pour eux durant laquelle ils créent leur personnalité.
- Être attentif aux signes de fatigue : Sachez repérer ces petits signes de fatigue (bâillement, frottement d’oreille ou des yeux) mais n’attendez pas pour le coucher qu’il soit au milieu d’un cycle. Cela ne marchera pas. Couchez-le dès que vous repérez des signes de fatigue, sans attendre l’épuisement : bébé pleurniche, a des mouvements un peu plus saccadés que d’habitude, son humeur change, il suce son pouce, bâille, se frotte les yeux…
Accompagner l'endormissement
- Déposer bébé dans son lit avant qu'il ne soit complètement endormi : Repérer les cycles de sommeil et d’éveil de votre bébé, ainsi que ses signes de fatigue, en l’observant jour après jour, vous permettra d’anticiper un peu le coucher, avant que votre bébé ne s’endorme complètement dans vos bras. Il est aussi recommandé d’endormir votre bébé là où il se réveillera : imaginez-vous vous endormir sur votre canapé et vous réveiller dans votre chambre… Si jamais cela arrive pour votre bébé, veillez juste à lui dire alors qu’il est endormi, que quand il se réveillera il sera dans son lit et que vous serez à côté.
- Rassurer et consoler : Si votre bébé pleure encore quelques nuits, ne le laissez pas seul mais allez le rassurer et le consoler régulièrement ! S’il est allaité, il est préférable que ce soit le père qui le fasse plutôt que la mère, pour ne pas brouiller le message qu’on lui transmet. Ne restez pas à côté de lui jusqu’à ce qu’il se rendorme : dites-lui calmement mais avec assurance qu’il est l’heure de dormir, que vous êtes non loin de lui mais que, la nuit, tout le monde dort dans son lit. Armez-vous de patience pour affronter ces quelques nuits pendant lesquelles votre bébé aura peut-être besoin d’être câliné régulièrement.
- Utiliser un doudou de séparation : L’angoisse de la séparation peut en être la cause. Un doudou de séparation comme le You&Me peut offrir une solution rassurante et apaisante. Conçu pour s'imprégner et transporter l'odeur réconfortante des parents, ce doudou astucieux aide bébé à se sentir en sécurité même en l'absence de maman ou papa. Pour cela, il suffit que l’un des parents dorme avec l’un des deux corps textiles inclus pendant quelques nuits afin qu'il s’imprègne de leur odeur. Ensuite, donnez-le à bébé pour qu'il puisse retrouver cette présence rassurante, même lorsque vous n'êtes pas à ses côtés. Certains enfants ont aussi besoin d’objets apaisants pour s’endormir. C’est d’ailleurs tout à fait conseillé d’investir un doudou ou de trouver des objets qui permettront à votre bébé se s’endormir plus sereinement. Ces objets apaisants permettent à l’enfant de trouver de la douceur et du réconfort, indispensable pour s’endormir. Ces objets ne remettent pas en cause la capacité d’un enfant à s’endormir de façon autonome.
- Parler à son bébé : Enfin comme toujours, parler à son bébé est un outil formidable. Dites-lui que vous avez confiance en lui, qu’il est capable d’être dans son lit, que vous êtes à côté, qu’il n’est pas seul, que vous veillez sur lui jour et nuit. Dites-lui aussi que vous avez besoin d’un peu de temps pour vous, et qu’il est en sécurité même à côté de vous.
- Être progressif et patient : Si vous cherchez une astuce pour faire dormir bébé autrement que dans vos bras, vous pouvez commencer par des mises au lit très progressives : posez doucement votre enfant dans son berceau dès qu’il montre des signes de fatigue (bâillements, frottements des yeux), tout en restant à proximité pour le rassurer par la voix ou le toucher. Vous pouvez aussi faire de petits bercements dans le lit lui‐même, ou placer votre main sur son ventre pour maintenir un léger contact.
- Utiliser un babyphone avec fonction talk back : Choisissez un babyphone doté de la fonctionnalité talk back. En l'activant vous pouvez réconforter votre tout-petit sans même devoir entrer dans sa chambre. Vous pouvez lui murmurer des mots doux ou lui chanter une berceuse réconfortante apaisant ainsi ses pleurs à distance. De plus grâce à la surveillance vidéo offerte par le babyphone, vous avez la possibilité de jeter un coup d'œil rapide sur votre enfant pour vous assurer qu'il va bien.
Gérer les réveils nocturnes
- Ne pas perturber les cycles de sommeil : Ne perturbez pas ses cycles de sommeil en le prenant dans vos bras dès qu’il émet le moindre bruit ou s’agite un peu. En effet, il se peut qu’il passe tout simplement d’une phase de sommeil paradoxal à une phase de sommeil lent. Cette transition intervient à plusieurs reprises chaque nuit et il est normal qu’elle engendre des micro-réveils.
- Réagir aux cauchemars : Contrairement à la conduite préconisée en cas de terreurs nocturnes, il est important de rassurer l’enfant qui a fait un cauchemar et appelle à l’aide.
- En cas de réveils matinaux : Difficile de « conditionner » un bébé très matinal. La seule chose que vous puissiez faire, c’est retarder progressivement la prise de son petit déjeuner pour caler bébé sur une heure qui vous convienne mieux. Votre tout-petit décalera ainsi - peut-être ! - son heure de réveil. N’hésitez pas à laisser votre bébé babiller seul dans son lit le matin lorsqu’il est réveillé mais ne pleure pas.
- En cas de réveils nocturnes et de demande de tétée : Avant tout, il est important de voir avec votre pédiatre si votre bébé a encore besoin ou non de téter la nuit. Dans la plupart des cas, à partir d’un an, l’enfant n’a pas de besoin physiologique de téter la nuit. Avec l’approbation de votre pédiatre si bébé n’a plus besoin de téter la nuit il faut commencer à travailler sur la dissociation sein/sommeil. Cette tétée de nuit peut-être soit une tétée de réconfort, elle peut aussi être un moyen de lier ses différents cycles de sommeil ou encore elle peut être devenue une habitude où l’enfant a faim. Dans un premier temps, il est important de diminuer ces tétées la nuit. Ensuite il faut l’accompagner dans l’auto-apaisement.
Autres solutions
- Réducteur anti-coliques : Le réducteur anti coliques CloudNest est conçu pour soulager les coliques du nourrisson en lui apportant une source de chaleur apaisante et relaxante sur son ventre douloureux. Une bouillotte remplie de graines de lin naturelles est intégrée dans le réducteur au niveau de ventre de bébé.
- Consulter un professionnel : Vous ne supportez plus le fait que votre bébé ne dorme pas, ou se réveille la nuit ? Aucune hésitation : consultez ! Ne restez pas seul(e) avec votre fatigue et votre angoisse de ne pas réussir à endormir votre bout de chou. Si les terreurs nocturnes de votre enfant vous angoissent et que vous culpabilisez à l’idée de ne pas intervenir et de laisser votre enfant aux prises avec ses peurs, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre. La mise en place du sommeil de votre bébé peut demander du temps et beaucoup de patience. Si cela devient difficile pour vous, n’hésitez pas à vous faire accompagner sur cette question.
L'importance de l'endormissement autonome
Savoir s’endormir seul le soir est essentiel pour votre enfant. Cela lui permettra aussi de se rendormir seul lors des réveils nocturnes naturels que nous avons tous. De plus, en acceptant de faire dormir votre enfant avec vous, il pourrait y voir une validation du fait qu’il a raison d’avoir peur et qu’il est dangereux pour lui de dormir seul dans sa chambre. La situation est ainsi figée, si l’on n’agit pas. À noter que le cosleeping impacte la qualité de sommeil de votre enfant et la vôtre. Évidemment, s’il s’agit d’une situation ponctuelle, ce n’est pas bien grave.
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